Tout a commencé avec mes pommes véreuses et une récolte quasi nulle cette année. Une relation entre la biologie du parasite à l’origine de ces dégats (le carpocapse) et le climat de l’été m’ont amené naturellement au réchauffement climatique. Effectivement un été (un mois d’aôut surtout) un peu chaud mais surtout sec… mais tiens j’allais oublier tout d’un coup l’hiver dernier qui fut plutôt froid mais surtout long… Bref, je me suis quand même laissé aller dans mon premier billet sur la vague du réchauffement que l’on nous sert régulièrement sur les ondes et dans les journaux. Une pensée unique vers laquelle toutes les bonnes consciences convergent et qui nous amène, en France, tout droit à la taxe carbone… qui paraît-il ne nous coûtera rien !
Tout cela me rappelle de façon navrante la vache folle, le SRAS, la grippe aviaire et aujourd’hui encore le H1N1… vous voyez ce que je veux dire, les choses qui font peur et qui vous prédisent les plus grandes catastrophes a venir…
 
 Alors, le Réchauffement climatique qu’en est il vraiment, lorsqu’on essaie de regarder un peu à côté de ce que les acteurs de la pensée unique veulent bien nous faire ingurgiter tous les jours ?
 
1. Le GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Etude du Climat) / ICCP en anglais (Intergouvernemental Panel on Climate Change). Cet organisme est géré conjointement par l’ ONU, a travers l’Organisation Météorologique Mondiale et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement. La création du GIEC a été décidée par le G7 de Toronto en 1988. Le GIEC est chargé de rédiger des rapports qui servent de base aux décideurs politiques des différents pays membres. Quatre rapports successifs, approuvés en 1990,1995, 2001 et 2007, ont apporté un volume important d’informations, de commentaires, et de propositions. Selon le GIEC, la hausse de la température moyenne globale observée au XXème siècle a résulté de l’augmentation de la concentration atmosphérique en gaz à effets de serre,- dont le dioxyde de carbone (CO2) -, elle même causée par les activités humaines. La poursuite de cette évolution, d’après les simulations de modèles climatiques informatisés, provoquerait une hausse de températures de 2° C à 5° C vers la fin du XXème siècle, avec des conséquences dommageables diverses et terrifiantes ! C’est sur ces bases que le monde scientifique, les politiques, les médias et finalement le grand public ont été "informés".
Qu’en est il exactement :
La mission du GIEC : « …évaluer les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation… ». Comme on le voit l’origine humaine du changement climatique est appréhendée par le GIEC comme un postulat de départ puisqu’il est déjà contenu dans la mission. Dans ces conditions, rien n’est plus a démontrer et il ne faut pas alors s’étonner du contenu  alarmiste mettant en cause l’homme dans tous les rapports.

Composition et fonctionnement du GIEC : Les membres du GIEC sont essentiellement des fonctionnaires ONUsiens nommés par les gouvernements. Les scientifiques font partie du groupe de travail n°1. Mais ces scientifiques nont aucune influence directe sur les conclusions du GIEC. Ces dernières sont formulées par un cercle restreint de scientifiques qui a notamment rédigé pour chacun des quatre rapports le résumé pour les décideurs (Summary for policymakers) qui se révèlent être sélectifs du travail réalisé par les scientifiques et qui seuls servent de base aux décisions des politiques. Ainsi :

          Le premier rapport d’évaluation de 1990 conclut que les variations de température observées étaient « en gros » conformes avec les modèles d’effet de serre. Il conduisit à l’adoption du Traité Global du Climat au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992.

          Le second rapport d’évaluation de 1995 contient une conclusion mémorable : « L’examen des indices suggère une influence humaine sur le climat du globe ». Ce rapport a été l’objet de modifications importantes destinées à le mettre en conformité avec le Résumé pour les Décideurs et ceci après qu’il ait été définitivement approuvé par les scientifiques impliqués dans sa rédaction ! Ce rapport fournit la base de l’accord du protocole de Kyoto adopté en décembre 1997.

          Le troisième rapport d‟évaluation de 2001 est remarquable de par l’utilisation faite d‟articles scientifiques erronés dont celui décrivant la fameuse « Crosse de Hockey », adroitement immortalisée dans le film d’Al Gore, qui est une analyse d‟indicateurs variés proclamant que le vingtième siècle était le plus chaud des 1000 dernières années. Par la suite, on découvrit que cet article reposait sur une analyse statistique basée sur des erreurs fondamentales… comme beaucoup d’autres articles utilisés dans ce rapport.

          Le quatrième rapport a été publié en 2007. Lui aussi modifié pour se « conformer » au Résumé pour les décideurs. Il est révélateur que ce rapport n’utilise plus l‟article sur la « crosse de hockey », non plus que celui prétendant que le réchauffement avant 1940 était dû aux activités humaines. Il conclut que « l‟essentiel de l’augmentation observée dans la température moyenne du globe depuis le milieu du XXème siècle est très probablement due à l‟augmentation observée des concentrations des gaz à effet de serre d‟origine humaine » (italiques dans l‟original). Ce rapport a volontairement ignoré des données récentes disponibles en opposition avec la contribution humaine au réchauffement actuel ainsi que les progrès substantiels effectués par la recherche des dernières années sur les effets de l’activité solaire sur le changement du climat.

 

 Ce fonctionnement indique clairement que le GIEC est une organisation bien plus politique que scientifique !

 

Les scientifiques réagissent

  • Devant ces faits, un certain nombre de scientifiques experts internationaux ayant travaillé pour le GIEC ont refusé de se soumettre à un « consensus » qu’ils jugent infondé, et se sont désolidarisé des conclusions émises. On peut citer : R. Lindzen, R.A. Pielke Sr, J. Christy, R. Spencer, T.F. Ball, R.A. Bryson, M. Leroux, A.D. Clark, R.S. Courtney, C. Essex, W.M. Gray, C.D. et S.B Idso, H. Svensmark, N. Shaviv, W. Kininmonth, A.J. Tom van Loon, R. McKitrick, V. Courtillot, H. Tennekes, C. Landsea…
  • Un groupe de scientifiques indépendants s’est également constitué : le Nongovernmental International Panel on Climate Change (NICCP) qui a publié en 2008 un rapport intitulé « C’est la nature et non l’activité humaine qui détermine le climat », références :  S. Fred Singer, ed., Nature, Not Human Activity, Rules the Climate: Summary for Policymakers of the Report of the Nongovernmental International Panel on Climate Change, Chicago, IL: The Heartland Institute, 2008.
  • On peut relever tout a fait récemment en septembre 2009 des interventions de Mojib Latif climatologue et océanographe d’envergure mondiale, Professeur à la Division des Sciences de l’Océan à l’Université Christian Albrecht de Kiel, membre de l’Académie des Sciences de Hambourg, mais surtout l’un des principaux contributeurs et rédacteurs du GIEC, jusqu’ici connu pour son soutien à la théorie officielle de l’effet de serre. Ses déclarations du 4 septembre lors d’une conférence internationale à Genève placée sous l’égide de l’Organisation Météorologique Mondiale sur le fait que que le monde allait connaître vingt années de refroidissement ont fait l’effet d’une bombe !
  • Un peu plus tôt Vincent Courtillot, directeur de l’institut de physique du globe de Paris, professeur de géophysique à l’université de Paris-Diderot, membre de l’académie des sciences… faisait état de ses travaux lors des 2ème journées scientifiques de l’université de Nantes le 7 juin 2009. Avec une clarté pédagogique et une brillance orale qui n’exclut en aucun point la rigueur scientifique il démontre que les conclusions du GIEC, induisant une relation majeure de cause à effet entre CO2 et températures terrestres, sont très fortement entachées d’erreurs graves.
  • Il faudrait rajouter aussi Marcel Leroux, malheureusement récemment décédé qui s’insurgea très tôt contre les falsifications et les prédictions du GIEC, réfutant notamment la démarche de globalisation des données climatiques adoptée pour expliquer le réchauffement. Ref : Les échanges méridiens commandent le réchauffement climatique – Ac. des Sciences 5 mars 2007 

NB : Toutes ces références et bien d’autres sont reprises dans l’excellent site "Pensée unique" de Jean Martin, ancien directeur de recherche au CNRS, dont je vous conseille vivement la lecture si vous vous intéressez à ces questions scientifiques et de société.

 

 2. Un petit aperçu des erreurs graves et contre vérités scientifiques émanant du GIEC et circulant depuis maintenant plus de 30 ans à travers la planète.

Cette compilation très rapide et bien sur est basée sur les travaux et les réflexions des auteurs précédents qui ont tous peu ou prou travaillé sur les mêmes données que celles utilisées par le GIEC, mais sans a priori en les complétant avec les travaux de leur propre recherche ainsi que l’ensemble des données récentes qui n’ont volontairement pas été utilisées par le GIEC.

Pour être encore plus clair et simplificateur, je reprendrai les conclusions de l’article de Jean Martin : "Sept bonnes raisons de douter de l’effet de serre anthropogénique" (mis à jour le 09/06/2008 ). La thèse du réchauffement anthropogénique, c’est à dire due aux gaz à effets de serre comme le CO2 qui est un sous-produit de la combustion des énergies fossiles, souffre de nombreuses incohérences :

  • Si nous remontons jusqu’aux temps les plus reculés de l’histoire de notre planète (jusqu’à -600 millions d’années), nous constatons que les taux de CO2 dans l’atmosphère ont été beaucoup plus élevés que ceux que nous connaissons maintenant avec une vie, une biodiversité et une végétation florissantes et alors que la terre se réchauffait ou se refroidissait alternativement sans lien apparent avec le taux de CO2 atmosphérique.
  • L’épisode inter-glaciaire qui couvre la période de -600.000 ans jusqu’à nos jours est particulièrement instructif parce qu’il a servi de cheval de bataille aux tenants du réchauffement anthropogénique. L’examen de ces courbes et des valeurs associées montrent que le taux de CO2 atmosphérique n’a jamais déterminé la température de notre planète mais bien au contraire qu’il en est la conséquence directe.
  • L’examen des variations de températures qu’a connues la planète depuis quelques 5000 ans nous montre que le réchauffement actuel ne se distingue en rien des réchauffements qui ont précédé et auxquels, évidemment, l’homme n’a pas participé. Ce réchauffement actuel peut donc fort bien être totalement ou en grande partie, naturel.
  • La hausse bénigne du niveau des mers tout comme le recul des glaciers amorcés depuis le début du XIXème siècle avant l’utilisation des énergies fossiles, se poursuivent actuellement à un rythme constant sans que l’on puisse déceler la moindre accélération liée à la multiplication (par 6 ou 7) des émissions de CO2 anthropiques.
  • L’effet de serre dû au CO² a un impact bien plus faible que celui annoncé par les modèles du GIEC. Les travaux de Lindzen montrent que les modèles d’ordinateurs de l’effet de serre ont surestimé d’un facteur au moins de 3 à 4 le paramètre correspondant à l’augmentation de la température terrestre dû au doublement de la concentration en gaz carbonique. Diviser ce facteur par trois ou quatre revient à dire que l’effet de serre aura des conséquences négligeables en terme d’élévation de température.
  • Compte tenu de la loi en logarithme et de la hausse des températures de +0,6°C déjà observée sur les 100 dernières années avec un accroissement du taux de CO² de l’atmosphere de 280 ppm à 380ppm, l’ajout de CO2 supplémentaire (dû à l’activité humaine) ne peut induire qu’une très faible augmentation de température.
  • Enfin, il existe une alternative beaucoup plus crédible, absolument naturelle, soutenue par un très grand nombre d’observations expérimentales, pour expliquer les variations de température que connaît notre planète, maintenant et depuis de nombreux siècles : Tout simplement, les variations de l’activité solaire.

Sur ce dernier point, j’aimerai revenir sur l’exposé de Vincent Courtillot (voir encadré ci dessous), et ses travaux concernant le champ magnétique terrestre, sa spécialité. Ses travaux corroborent d’autres études réalisées par ailleurs et montrent des superpositions exactes entre les courbes du magnétisme terrestre, les variations du taux de rayonnement cosmique, l’activité du soleil à travers le nombre de taches solaires et les courbes de température globale.

 

Il apparaît pour le professeur Vincent Courtillot que les modèles du GIEC n’ont pas suffisamment pris en compte les incertitudes des données complexes et multiples et que le rôle du soleil, des rayons cosmiques et des nuages (vapeur d’eau, le principal gaz à effet de serre) ont sans doute été très sous évalués.

 

Pour les amateurs, ci joint la vidéo de son exposé à Nantes le 7 juin 2009 :

51 minutes pour désapprendre les erreurs du GIEC

 

 

La communauté scientifique bouge énormément ces derniers temps sur le sujet du réchauffement climatique :

– départ de nombreux scientifiques du GIEC pour retrouver leur indépendance

– annonce de Mojib Latif et des climatologues du GIEC qui reconnaissent un certain nombre d’erreurs

– les travaux de Courtillot et la communication sur les erreurs du GIEC

– …

Il sera alors très intéressant d’observer les réactions de la grande presse qui jusqu’à présent a été très discrète sur cette nouvelle donne, à l’occasion justement des deux prochains évènements que seront la sortie début octobre du film alarmiste de Nicolas Hulot : "Le syndrome du Titanic" et en décembre le sommet de Copenhague, prolongement de Kyoto et qui doit donner à la lutte contre le changement climatique une envergure mondiale.

 A suivre dans le prochain billet (3) : Une taxe carbone, en France, pour quoi faire ?