Mon précédent billet indiquait qu’il y avait clairement débat scientifique sur l’origine anthropique du réchauffement climatique à travers la production de CO² liée à l’activité humaine. Cette théorie élaborée par le GIEC et soutenue par les organisations écologistes, les médias et les politiques (sauf le président tchèque le Dr Vaclav Klaus (1) qui a contesté publiquement à l’ONU le 24 septembre 2007 le monopole actuel et les avis orientés du GIEC) conduit en particulier en France à la mise en place d’une politique anti CO² maintenant connue sous l’appellation de "taxe carbone".
 
La Taxe Carbone : précipitée autant qu’inutile !
Précipitée : parce que le débat scientifique n’a pas validé cette théorie mise au point par le GIEC, écartant et occultant les études et les résultats de climatologues de renommée mondiale, de plus en plus nombreux qui s’en désolidarisent. En France, le pouvoir politique a choisi de cautionner les théories de l’instance "officielle", mise en place a grands frais au niveau "mondial". Observons que dans le cas des OGM c’est au contraire l’instance officielle française AFSSA que le pouvoir politique a choisi de discréditer, en s’appuyant sur quelques "scientifiques" de pacotille pour refuser la technologie OGM.
Inutile : parce que même en admettant que la théorie du GIEC soit la bonne, la France, du fait de l’importance du parc nucléaire dans la production d’énergie, est le pays européen, avec la Suède et la Suisse, dont le taux d’émission de CO² par habitant est le plus bas d’Europe (5.5 à 6.0 tonnes de CO² par habitant). Qui plus est la France n’émet que 1% du CO² mondial (360 Millions de tonnes sur une production totale mondiale de 32 milliards de tonnes). On voit bien dans ces conditions que quoique la France fasse dans son propre pays, les répercussions sur l’évolution du taux de CO² au niveau de la planète et à fortiori sur le climat seraient complètement négligeables !
Alors quel intérêt pour notre pays de se payer une taxe carbone qui sera obligatoirement supportée par les ménages quoiqu’on en dise, pour une réduction hypothétique de nos émissions de CO² qui de toutes façons n’aura quasiment aucune incidence sur le réchauffement climatique au niveau de la planète ?
 
 

Pour les pays en développement comme la Chine, on pourrait de la même façon parler de l’Inde, l’énergie fossile est celle dont l’utilisation est la moins coûteuse tout en permettant l’amélioration la plus rapide des conditions de vie de ses habitants. La Chine construit actuellement une centrale thermique au charbon toutes les semaines. Ce plan sur 20 ans prévoit un accroissement moyen annuel de la puissance mise à disposition d’au minimum 50 000 mégawatts par an. Le besoin est immense et ce ne sont pas les énergies de substitution qui permettent d’arriver à ce résultat aussi rapidement. Cela n’empêche pas la Chine de se doter de centrales nucléaires (une vingtaine de centrales de puissances comprises entre 500 et 2000 mégawatts sont ainsi programmées d’ici 2015). Tout récemment un accord conclu avec les américains prévoit d’ici 2020 la construction progressive d’une centrale solaire, la plus puissante au monde (2000 mégawatts de panneaux solaires sur une superficie de 65 km², qui rivalisera donc avec les centrales nucléaires d’aujourd’hui), en Mongolie intérieure….
Nous aurions vraiment mauvaise grâce, nous occidentaux, à faire des remarques sur ce plan, d’autant plus qu’un certain nombre de centrales nucléaires sont construites avec Alsthom et Areva !
Ces pays qui se développent consommeront plus ou moins vite toute l’énergie fossile de la planète. Christian Gérondeau, dans son dernier livre, "CO² un mythe planétaire", évalue ce laps de temps à une centaine d’années, avec un doublement des quantités de CO² rejetées par rapport aux quantités actuelles. Dans ces conditions, qu’on le veuille ou non, toute vélléité de ralentir l’émission de CO² dans les pays riches ne pourrait aboutir au mieux qu’à retarder de quelques années l’épuisement des réserves et le pic de CO² qui lui est associé !
Pour Vincent Courtillot dans son dernier livre "Nouveau voyage au centre de la terre", « Les réserves de combustibles fossiles n’étant pas inépuisables, il est sage d’apprendre à s’en passer. Mais le réchauffement intense que l’on nous annonce n’est pas certain. Les prévisions du GIEC sont trop souvent basées sur des modèles mathématiques nourris de données imprécises et incomplètes. Et si le réchauffement devait se poursuivre selon ces prévisions douteuses, au lieu d’en dénoncer toujours les inconvénients, on devrait également songer aux avantages comme un accroissement de la production agricole. Le CO2 accélère la croissance des plantes, ce qui devrait permettre de nourrir davantage de monde. »
On pourrait rajouter que "apprendre à se passer des énergies fossiles" passe également par la mise en oeuvre de moyens importants, tant dans les domaines de la recherche que du développement, sur des énergies de substitution efficaces comme la production d’énergie nucléaire par surgénérateurs, la fusion nucléaire ou les biocarburants de 2ème génération…
Sources :

 
Une taxe carbone pour quel bénéfice politique ?

"Je ne laisserai pas l’environnement aux seuls écologistes". Ces propos de N. Sarkozy expliquent en partie son choix du Grenelle de l’environnement puis dans la foulée de la Taxe carbone. Tout cela montre s’il en était besoin que l’écologie sera le thème majeur des élections de 2012. Il faut donc occuper le terrain… à tout prix… en comptant sur le matraquage d’un électorat, pourtant peu enclin aux prélèvements obligatoires, mais sous influence forte d’une nébuleuse rassemblant organisations écologiques, organisations mondiales pseudoscientifiques (GIEC), industriels promoteurs d’économies d’énergie, publicitaires de tout poil, communicants véhiculant l’angoisse et la peur (voir les films d’Al Gore – Une vérité qui dérange, Yann Arthus Bertrand – Home – et demain Nicolas Hulot – Le syndrome du Titanic -)…

Je pense sincèrement qu’on ne peut pas indéfiniment tromper le public et les électeurs en faisant reposer une action politique sur une vaste escroquerie intellectuelle. Cette situation me fait penser à la crise des subprimes et à l’escroquerie financière qui consistait à cautionner des prêts hasardeux avec de l’argent qui n’existait pas.

Nous sommes à l’époque des bulles, aujourd’hui c’est celle du réchauffement climatique… quand explosera t-elle ?

Le problème c’est qu’avec ce genre de politique on ne crée pas de véritable richesse pour le moyen et long terme. Au plus, on "relance" la machine économique pour le court terme en ponctionnant l’épargne actuelle et les richesses accumulées par le passé… tout en continuant d’augmenter le déficit public du pays à une allure vertigineuse. Enfin la véritable question qui me semble bien plus problématique est que ce sont les PVD, aujourd’hui la Chine demain l’Inde et le Brésil, qui sont en train de créer la vraie richesse en s’emparant et en développant les technologies occidentales que nous refusons sous couvert d’écologisme.

 

(1) Vaclav Klaus a succédé à Nicolas Sarkozy à la présidence du conseil des ministres de l’Union Européenne jusqu’en Juin 2009. Cet homme est bizarrement passé inaperçu… Pourquoi ?