La surmédiatisation de Nicolas Hulot redouble à l’occasion de la sortie de son film « Le syndrome du Titanic » qui sort ce mercredi 7 octobre, et que personnellement je ne verrai pas… du moins en salle.

Voici deux papiers intéressants, qui sortent le même jour, annonciateurs d’un ras le bol qui ne devrait pas trop tarder à se faire sentir

 

Morceaux choisis :

Philippe Bilger dans une tribune de Marianne s’enflamme contre "l’écologiste héliporté" et son discours culpabilisant et anti-hédoniste.

HULOT c’est trop

Son visage sympathique est trompeur : on sent que l’apocalypse à venir… l’emplit de joie car elle le place sur le devant de la scène politique et médiatique et offre le grand mérite de nous faire peur…

il prend en charge la planète et sur un ton chaleureusement comminatoire nous enjoint de respirer avec mauvaise conscience…

il délivre des sermons et, à l’écouter religieusement, on s’étonne qu’une part de l’humanité n’ait pas déjà décidé de se supprimer ou choisi de revenir aux temps confortables et écologiquement purs de l’âge de pierre.

L’obsession environnementale est devenue un culte pour les uns et une formidable opportunité pour les autres, notamment les politiques.

Enfin, puis-je, sans légitimité particulière, suggérer à Nicolas Hulot de changer de ton pour nous donner envie d’accomplir de petits pas vers un mode de vie plus sain, plus économe ?

Je déteste ces bonnes idées qui se dégradent en idéologie. Premier conseil : que Nicolas Hulot nous laisse un peu vivre et rabâche moins !

 

Laurence Caramel et Elise Vincent analysent dans le Monde ce qui, au-delà de la sortie du film annonce peut être un tournant du mouvement écologiste : celui de la radicalisation.

Nicolas Hulot, radicalement vert

Inutile de chercher des images de nature et de grands espaces dans ce nouveau plaidoyer. Sa caméra …vomit le consumérisme des riches. Les accents sont tiers-mondistes, anticapitalistes, décroissants.

Un constat moins environnemental que social qui a surpris jusqu’aux sponsors du film… SNCF, EDF, l’Oréal…

Nicolas Hulot serait donc devenu "radical" ? L’animateur écolo s’en défend !

La préparation du "Pacte écologique", publié en 2006, marque le véritable tournant. Peu de temps auparavant, il a rencontré Jean-Paul Besset aujourd’hui député européen d’Europe-Ecologie. C’est avec lui qu’il finit de tourner le dos au modèle de développement qui fonde les sociétés occidentales depuis la révolution industrielle. "La radicalité que d’aucuns feignent de découvrir est déjà tout entière présente dans les cent premières pages du pacte", souligne M. Besset.

 

Et pour terminer…. a voir absolument, Stéphane Guillon sur France Inter ce matin.

         

Ajout du 14 oct. 2009 :