« Manger de la viande va t’il devenir socialement inacceptable » s’interroge Les Echos du 27 octobre relatant une interview de Nicolas Stern au « Times » de Londres.

Consternant… jugez vous-même :

« notre tolérance vis-à-vis de ceux qui ne s’orientent pas vers un régime végétarien va diminuer au cours des prochaines années, compte tenu des conséquences pour la planète de l’élevage d’animaux » explique ce Lord britannique.

« La viande entraîne un gaspillage d’eau et crée beaucoup de gaz à effets de serre. Elle exerce une pression considérable sur les ressources de la planète. Un régime végétarien est bien meilleur«  explique Lord Stern.

En cause ? : Le méthane éructé par nos braves ruminants…

Le méthane et les ruminants

Michel Doreau, chercheur à l’INRA Clermont-Ferrand, est le spécialiste français de cette question. Il nous explique comment, en digérant, les ruminants fabriquent du CH4 :

« Vaches, moutons et chèvres ont une énorme poche (rumen ou panse) où les aliments restent 24 heures et fermentent. Chez l’homme, cette digestion se passe dans l’intestin grêle et on fabrique du glucose, mais les ruminants, eux, produisent à cette occasion de l’hydrogène que des bactéries transforment en méthane.

La panse étant très près de la bouche, la vache rote en permanence : 400 à 600 litres de méthane par jour (l’équivalent de 300 g) et 600 à 900 litres de gaz carbonique. Le reste de la nourriture fermente et est pété par des fermentations dans le gros intestin. On dit généralement que 95% sortent pas l’avant et 5% par l’arrière ».

 

Méthane et pergélisols

Les pergélisols (permafrost en anglais) sont des sols et sous sols qui ne dégèlent pas pendant au moins deux années de suite. On les retrouve surtout en Sibérie, dans le Canada arctique et l’Alaska.

Ils représentent environ 20 % de la surface de terre du monde, 25 millions de km², dont un quart des terres émergées de l’hémisphère nord. Leur profondeur moyenne est de 500 mètres.

En dégelant (sous l’effet du réchauffement climatique par exemple ?) ces sols riches en matière organiques pourraient libèrer progressivement dans l’atmosphère des quantités non négligeables de méthane et de CO².

 

Les principales sources de méthane sont :

– La fermentation anaérobie dans les zones humides (marais, mangroves, rizières) : 32% des émissions.
– Les énergies fossiles (gaz naturel, grisou dans les mines de charbon) : 21% des émissions.
– Les ruminants : 16% des émissions.
– Les déchets humains (décharges) : 12% des émissions.
– La biomasse en décomposition (forêts primaires, sous bois, feuilles mortes…) : 10% des émissions.
– Les sédiments et océans : 4% des émissions

– Je n’oserai pas parler du compostage !

Qui est Nicholas STERN ?

C’est l’auteur d’un influent rapport sur le changement climatique paru en octobre 2006 à la demande de Tony Blair, décidé à prendre des mesures draconiennes, et ayant besoin d’un document d’expert pour fonder sa politique. C’est aussi un ancien responsable des services économiques de la Banque Mondiale.

Ce rapport orchestre sur le plan économique la grande escroquerie du réchauffement climatique : créer des marchés mondiaux d’échanges des titres d’émission de carbone et en France, conclusion logique du Grenelle, inspirer notre belle taxe Carbone.

Le rapport sort au moment même où Al Gore lançait son film en Europe, Sir Stern (il faut l’appeler ainsi car la Reine l’a fait chevalier)  qui était encore à ce moment-là secrétaire du Trésor de Sa Majesté, s’est depuis rapproché de ceux qui lorgnent sur ce marché juteux puisqu’il est désormais conseiller spécial de HSBC, une des banques historiques de l’empire colonial britannique. Il n’a fait que suivre Al Gore à la City de Londres, puisque l’ancien vice-président américain y préside un fond hyper spéculatif (hedge fund). Beaucoup de points communs entre les deux hommes. Al Gore avait aussi travaillé de près avec le gouvernement français : son film avait été promu par le ministère de l’Ecologie et des milliers de DVD avaient été diffusés dans les lycées de France.

Plus près de chez nous, le 6 juillet 2007, JL Borloo annonce que Nicholas Stern sera désormais son conseiller pour préparer le Grenelle de l’environnement et co-président avec Jean Jouzel, la superstar française du GIEC, d’une des six commissions préparant ce même Grenelle.

Récemment Nicholas Stern appelé également « l’économiste du réchauffement climatique » vient d’être sollicité pour donner une série de cours au Collège de France.

 

 

Le Rapport Stern – Analyse de JM Delouve (Institut Turgot)

Le rapport se base sur les hypothèses pessimistes d’évolution du climat du GIEC et en chiffre les coûts économiques à une perte de PIB pouvant aller de 5% à 20% vers la fin du XXIème siècle. Il préconise en conséquence un train de mesures qui coûterait environ 1% du PIB de chaque pays. Stern a revu ce montant en 2008, qu’il évalue maintenant à un coût annuel de 2% du PIB.

Jean Michel Delouve de l’Institut Turgot chiffre le coût de ces préconisations : « On remarquera que la proposition de Nicholas Stern de sacrifier dès maintenant 2% des PIB nationaux pour éviter des pertes estimées ci dessus se traduiraient par un bilan négatif. Dans cette hypothèse, nos PIB ne seraient plus, en 2050, que de 46% de celui qu’on atteindrait sans rien faire… La baisse constante du PIB de 20% comme conséquence d’une augmentation hypothétique de température de 4° à 5° C (la différence qui existe entre Strasbourg et Cannes), est une hypothèse absurde, puisqu’elle aboutit à une disparition pratique de toute économie en 22 ans, c’est-à-dire à l’extinction de l’humanité.

Ce sont de tels travaux qui servent de caution aux politiques des états actuellement ! »

Ce dont ne parlent ni STERN ni les MEDIAS

Vous trouverez ci-dessous un résumé d’un excellent article de Jean Martin publié sur son non moins remarquable site « Pensée unique ».

Jean Martin décortique, comme à son habitude, une publication scientifique très récente (17 Septembre 2009) qui fait l’état des lieux sur le sujet : « Observational constraints on recent increases in the atmospheric CH4 burden » soit « Limitations, résultant des observations, des hausses récentes de la charge en CH4 de l’atmosphère. »
Auteurs : E. J. Dlugokencky, L. Bruhwiler, J. W. C. White, L. K. Emmons P. C. Novelli, S. A. Montzka, K. A. Masarie, P. M. Lang, A. M. Crotwell, J. B. Miller et L. V. Gatti

Ces chercheurs relèvent tous des organismes qui font, depuis des années, la promotion du réchauffement climatique aux Etats-Unis. C’est à dire la NOAA (National Oceanic and Atmospheric  administration – USA) et l’Université du Colorado (Boulder) à l’exception de Gatti qui est un chercheur Brésilien. Dlugokencky est considéré comme le grand manitou du méthane à la NOOA.

Cet article a été publié dans une revue qui bénéficie de toutes les garanties requises : GEOPHYSICAL RESEARCH LETTERS, VOL. 36, L18803, doi:10.1029/2009GL039780, 2009

Ces chercheurs ont mobilisé les données de pas moins de 46 sites de mesures pour tracer les deux courbes maîtresses suivantes qui sont extraites de l’article en question et qui sont rapportées ci-dessous.

 

La courbe du haut très connue, nous indique la proportion du CH4 atmosphérique en ppb, de 1983 au début 2009.
L’effet de serre du méthane (CH4) est 25 fois plus grand que celui du CO2.

Ainsi, l’effet du méthane contenu dans l’atmosphère correspondrait approximativement à l’équivalent de de 45 ppm de CO2 à comparer aux 385 ppm de CO2 actuels. On constate que d’après les mesures rapportées ci-contre, l’équivalent en CO2 du méthane présent dans l’atmosphère est passé de 41ppm (en 1983) à 45 ppm (en début 2009) ce qui correspond à une augmentation, en équivalent CO2 de 4 ppm en 26 ans. Rappelons que, pendant la même période, c’est à dire entre 1983 et le début 2009, le taux de CO2 réel, lui, aurait augmenté de quelques 45 ppm.

Autrement dit, l’augmentation du taux de CH4 dans l’atmosphère de 1983 à nos jours est pratiquement négligeable par rapport à celle du CO2 pendant la même période.

Ce qui est plus surprenant encore et qui est selon Jean Martin inexpliqué, c’est le fait bien visible sur ce graphe que le taux de méthane présent dans l’atmosphère tend à se saturer. Autrement dit, le taux de croissance du CH4 atmosphérique diminue dans le temps.

 

Les 11 chercheurs cités ci-dessus, ont étudié la vitesse d’augmentation du taux de méthane présent dans l’atmosphère pendant la même période (courbe du bas). En termes plus savants, ils ont tracé la dérivée temporelle du taux de méthane en fonction du temps (reporté ci dessus en d(CH4)/dt en ppb par an). Comme on s’y attend la courbe du bas présente une pente moyenne négative. Autrement dit, la vitesse décroît nettement depuis 1983 jusqu’à nos jours en subissant un certain nombre de montées et de descentes.

La courbe du bas est intéressante à plus d’un titre :

1. Le taux d’augmentation du CH4 atmosphérique est pratiquement égal à zéro en début 2009. Autrement dit le méthane n’augmente pratiquement plus en ce moment même.

2. Le « pic » de température de 1998, sans doute dû au El Niño qui a régné à cette époque, a conduit à une légère accélération de l’augmentation du taux de méthane et il en a été de même lors de l’éruption du Pinatubo en 1991.

3. L’accélération apparente de la montée du taux de méthane en 2007 a provoqué une véritable panique parmi les alarmistes du climat qui avaient aussitôt établi un lien avec la fonte exceptionnelle de l’arctique. En réalité, le méthane contenu dans le pergélisol reste sagement piégé comme il l’a fait dans le passé même losque la température avait augmenté de 10°C.

4. Si la tendance observée de 1983 à nos jours, se poursuit dans les années à venir, la taux de méthane présent dans l’atmosphère risque de partir à la baisse. Nous verrons.

Les observations de ces 11 chercheurs montrant une stagnation de la production de méthane dans l’atmosphère sont incompatibles avec les affirmations alarmistes qui clouent au pilori les activités humaines, actuellement en pleine croissance.

Cette saturation apparente du taux de méthane présent dans l’atmosphère est en contradiction flagrante avec les projections du GIEC ainsi que l’a relevé l’ancien climatologue de Virginie (USA) Patrick J. Michaels, en reportant sur le graphe ci dessous les prévisions officielles du GIEC.

 

NB : C’est ce même universitaire qui vient de diffuser les résultats d’une étude sérieuse montrant que le dernier été austral (d’octobre 2008 à janvier 2009) a présenté le plus faible niveau de fonte des glaces jamais enregistré depuis 30 ans… alors que tous les médias continuent à affirmer que l’Antarctique est « en train de fondre du fait du réchauffement climatique et va nous submerger » !

Tous ces faits et en particulier la dernière phrase de la conclusion de l’article cité en dit long sur le mode de fonctionnement de la science climatique actuelle : « We emphasize that, although changing climate has the potential to dramatically increase CH4 emissions from huge stores of carbon in permafrost and from Arctic hydrates, our observations are not consistent with sustained changes there yet. »
« Nous insistons sur le fait que, bien que le changement climatique ait le potentiel d’induire un accroissement significatif des émissions de CH4 à partir des énormes réserves de carbone stockées dans le pergélisol et dans les hydrates présents en Arctique, nos observations actuelles sont en désaccord avec des changements persistant dans cette région. »
En bref ces chercheurs récitent le crédo du GIEC… mais ils constatent qu’il n’est pas en accord avec ce qu’ils observent !
 

 

Nous espérons, dit Jean Martin, qu’ils continueront à bénéficier de leurs contrats de recherche. A noter que cette démarche, très fréquente en climatologie avait été stigmatisée par Lintzen, le premier à avoir le courage de quitter le navire GIEC avant que l’on finisse bien par s’apercevoir de l’imposture de ce nouvel ordre mondial.
Ces observations rassurantes, qui viennent pourtant d’un article et de chercheurs GIEC labéllisés n’ont comme d’habitude fait l’objet d’aucun écho de la part des médias… qui préfèrent reprendre les arguments de la nouvelle doctrine écolo prophétisée par les alarmistes altermondialistes de service comme Nicholas STERN.