L’actualité m’oblige à revenir sur le réchauffement climatique, alors que j’avais d’autres billets plus ludiques en cours.
Le Grand Public n’est pas encore au courant car les grands médias français n’en ont honteusement pas encore parlé…. mais c’est d’un véritable CLIMATE GATE dont il s’agit.
 
1. Les faits :
  • Jeudi 19 novembre 2009, la BBC annonce qu’un hacker a piraté le serveur courriels du CRU (Climate Research Unit) de l’université d’East Anglia – Norwich, le centre d’études climatiques de référence du GIEC (avec le Met Office Hardley Centre qui lui est intimement lié). Rappelons que ce même CRU avait déjà fait l’objet de remarques acerbes de Vincent Courtillot dans ses vidéos pour ne pas avoir voulu lui communique les données brutes de température dans le cadre de ses études en relation avec le magnétisme terrestre.
  • Vendredi 20 novembre 2009 le directeur du CRU, Phil Jones a confirmé que son organisation a été piratée et que les données disséminées sur Internet paraissent être authentiques. Mickael Mann, l’auteur de la fameuse courbe en crosse du réchauffement reconnait également l’intrusion dans le Washington Post. Tous essaient de minimiser bien entendu la portée des textes comme Phil Jones qui dit dans le magazine Australien Investigate ne plus se souvenir exactement ce qu’il a pu vouloir dire il y a dix ans quand il a écrit dans un courriel qu’il faillait "cacher la baisse" !
  • Les 21 & 22 novembre 2009, le site internet Skyfall (Changement climatique) publie une analyse fine des mails les plus révélateurs qu’il faut absolument aller voir. Je vous conseille également l’analyse lumineuse de ces mails par Jean Martin sur son site la pensée unique.
2. Les principales révélations :
  • Les scientifiques du CRU parlent de leur usage de "tricks" (magouilles) pour dissimuler des résultats "embarassants".
  • Ils tentent notamment de gommer les températures élevées de l’optimum médiéval.
  • Ils reconnaissent leur incapacité à expliquer grâce à leurs modèles l’absence de… réchauffement actuel.
  • Leur Directeur Phil Jones demande explicitement à ses collègues de ne jamais mentionner la loi d’information britannique qui les oblige à communiquer les données de base).
  • Ces mêmes collègues sont soumis à des pressions pour ne pas publier dans des revues scientifiques acceptant des articles critiquant l’hypothèse du réchauffement.
3. Un morceau choisi… parmi 6500 fichiers et plus d’un millier de mails couvrant les 13 dernières années :
"The fact is that we can’t account for the lack of warming at the moment and it is a travesty that we can’t. The CERES data published in the August BAMS 09 supplement on 2008 shows there should be even more warming : but the data are surely wrong. Our observing system is inadequate."

"Le fait est que nous ne savons pas expliquer l’ascence de réchauffement en ce moment et c’est une farce… les données sont sûrement fausses, notre système d’observation est inadéquat".

 

 Bref, nous avons bien là la confirmation qu’il y a eu manipulation de l’information scientifique dans le but d’étayer la thèse de l’influence de l’activité humaine sur le réchauffement climatique à travers l’augmentation du taux de CO². C’est ce que de nombreux scientifiques de haut niveau, démissionnaires du GIEC ont déja clamé haut et fort et dont j’ai déja parlé dans un précédent billet.

 

 

4. Les "justiciers" potentiels ?

Il est bien évident que le piratage de sites informatiques est répréhensible… mais le mensonge et l’arnaque n’ont pas plus droit de cité.

Le hacker est-il manipulé et, si oui, par qui ?

Bien entendu c’est le sommet de Copenhague qui est en jeu. Tout l’édifice repose sur les "thèses alarmistes" du GIEC. Alors ?

  • Certains scientifiques de très haut niveau "Climato sceptiques" ayant démissionné du GIEC ?
  • Certains politiques qui commencent à se rendre compte des conséquences de l’énormité de la manipulation ?
  • Les gros pollueurs comme les Chinois, les Etats Unis ou l’Inde qui poursuivront l’utilisation d’énergies fossiles tant que leur prix restera compétitif
  • Les lobbies automobiles et pétroliers ?
  • … ou tout simplement un scientifique du CRU ou du Hadley center écoeuré par ces manipulations et souhaitant faire connaître la vérité… à suivre

5. A qui profite le crime aujourd’hui… ou les grands activateurs de la Bulle Climatique ?

Des sociétés d’investissement dans les risques sur le climat comme celle de … Al Gore (le monde est petit) : Generation Investment Management. 

Des géants de la finance comme Goldman Sachs ont misé gros sur ce marché artificiel.

Mais aussi les équipes de recherche à la botte du GIEC, comme le CRU et son directeur Phil Jones qui captent une très grosse partie des budgets de recherche dans le domaine climatique, qui rappelons le sont passés au niveau mondial de 180 millions de $ en 1988 à plus de 6 milliards aujourd’hui !

L’arsenal réglementaire des états qui nourrit artificiellement un système de subventions contre productives, même si aujourd’hui elles permettent de vendre de l’éco label à tout va.

Autrement dit, sous l’influence de ces nouveux lobbies verts, les états gonflent artificiellement l’activité de secteurs qui, sans ces aides, ne seraient pas rentables. Bien entendu, c’est l’épargne actuelle des citoyens qui est ainsi ponctionnée au profit de ces nouveaux lobbies et de la cohorte d’activités ainsi associées.

 

6. Et la grande presse française… que dit elle ?
Etrangement et honteusement RIEN ! sur un sujet qui pourtant aurait fait dans d’autres circonstances une UNE particulièrement croustillante, à l’inverse de la presse anglo saxone très critique. Voir par exemple l’éditorial du Wall Street Journal du 23 novembre 2009 sur la nature des mails piratés.

Evidemment cette presse française est fortement impliquée dans la diffusion de la pensée unique et le politiquement correct depuis dejà plusieurs années. Tout était vraisemblablement ficelé pour le sommet de Copenhague qui se tient maintenant dans 15 jours. La surprise est de taille et il faut la digérer.

Mais ne soyons pas naïfs, la pensée unique et les thèses du GIEC seront encore largement diffusées.

 

Néanmoins la brèche est ouverte… et les multiples incohérence de cette affaire de réchauffement climatique anthropique continuent d’apparaître au grand jour… jusqu’à ce que le grand public s’en aperçoive et… jusqu’à ce que la bulle éclate effectivement.

Affaire à suivre impérativement !

Ce qui serait dramatique, c’est que ce même grand public, s’apercevant encore une fois qu’il a été berné, abandonne les efforts qu’il faudra bien faire sur les véritables problèmes d’environnement qui seront la nourriture de la planète, l’accès à l’eau, plus près de nous la diminution du gaspillage, la gestion des déchets et bien entendu la mise au point d’énergies renouvelables techniquement justifiées et économiquement rentables

 

Dernière minute : à l’instant ou je met à jour ces lignes, Le Monde Libération et l’Express (pro GIEC) viennent effectivement de sortir des papiers "bien pensants" … alors qu’aucun des auteurs ou récipiendaires des mails scélérats n’a démenti ni la réalité, ni le contenu de ceux ci. Voir ce billet polémique mais oh combien perspicace analysant particulièrement le comportement des journalistes du Monde et de Libé : "Climategate et buzzomatiques".

 

Et pour les amateurs, un film (en anglais sous titré en français), que je viens de découvrir, superbement bien fait, interrogeant entre autres les démissionnaires du GIEC sur "L’arnaque du réchauffement climatique".