1. Le mutisme délibéré de la grande presse
La presse française "mainstream" reste toujours quasiment muette face à ces ahurissantes révélations.

Il n’est pas concevable qu’un tel « scoop », dans un domaine d’hyper actualité comme le climat de la planète, à 15 jours d’un sommet politique mondial (Copenhague du 7 au 18 décembre 2009) ne puisse faire l’objet que de quelques lignes, pratiquement une semaine après la révélation de la fuite informatique.

Seuls quelques journaux tentent tant bien que mal de réciter les litanies réchauffistes du GIEC dont les malversations se refroidissent de jour en jour. Ces journalistes (Le Monde, l’Express, Le Point, Le Figaro, Les Echos… n’essaient même pas de faire un travail honnête d’investigation et de recherche sur le contenu véritable des mails en question, mais cachent malhonnêtement la réalité des choses. Ce n’est pas du bâclage, non, car cette attitude répond a quelque chose de plus profond malheureusement, c’est tout simplement de la désinformation.

 

 Voici à titre d’exemple ci dessous, ce qu’un journal comme le Monde qui se targue d’être de "référence" peut publier. Paru le 23 novembre 2009 sous la plume de Stéphane Foucard : ahurissant ! Qualifier de simple divergence une manipulation des données à ce point nous en dit long sur l’objectivité de ce Monsieur… à moins que ce ne soit une simple "astuce" !

Extrait du journal :

« … Dans un message de 1999, Phil Jones directeur du CRU, explique à son interlocuteur avoir utilisé une "astuce" ("trick", en anglais) permettant de "masquer" une divergence, dans certains jeux de données, entre épaisseur des cernes d’arbres et température…. »
 
Mail de Phil Jones, directeur du CRU :
« … I’ve just completed Mike’s Nature trick of adding in the real temps to each series for the last 20 years (ie from 1981 onwards) amd from 1961 for Keith’s to hide the decline… »
Traduction :
«Je viens de terminer d’utiliser l’astuce Nature de Mike qui consiste à incorporer les vraies températures à chaque série depuis les 20 dernières années (çad depuis 1981) et depuis 1961 pour celles de Keith’s afin de masquer le déclin…»

Ndt : "Nature" est la revue Scientifique bien connue. Le "déclin" dont parle Phil Jones, c’est celui des températures globales au niveau de la planète depuis 1998.

 

2. Un premier (petit) parti politique à réagir   

Je n’ai pas l’habitude de servir de relais aux partis politiques quels qu’ils soient, mais ce communiqué de presse du Parti Libéral Démocrate, avec lequel je n’ai aucun lien, refléte exactement ce que je pense de la situation navrante actuelle.

 

Communiqué de presse du PLD
A la veille du sommet de Copenhague dédié au climat, un scandale vient ouvrir le débat sur les fondements scientifiques de la thèse du réchauffement climatique par l’activité humaine. Les politiques environnementales ont depuis trop longtemps été monopolisées par un discours écologiste radical pas toujours fondé sur des analyses sérieuses et vérifiables. Avant d’accepter que le gouvernement s’engage davantage sur la voie de la décroissance par de nouvelles taxes et par de nouvelles normes lourdement contraignantes, les citoyens ont droit à un vrai débat ouvert pour juger de l’opportunité d’une telle politique.
L’affaire dite du « ClimateGate » nous révèle que derrière un discours culpabilisateur, les scientifiques à l’origine de la thèse du réchauffement par l’homme semblent avoir adopté une méthodologie hautement contestable. En outre, les emails révélés – s’ils sont authentiques – montrent une politique systématique d’éviction de voix discordantes dans la communauté scientifique, peu compatible avec une approche scientifique saine. Face à ces révélations troublantes, nous sommes en droit de leur demander des comptes et l’ouverture d’une véritable enquête scientifique sur la réalité de la théorie du réchauffement climatique par l’homme, et sur la nécessité des mesures qui sont prises sur le fondement de cette théorie.

Il est désormais temps que l’action politique tienne compte des nombreux scientifiques qui contestent depuis plusieurs années les modèles et les sources des partisans de la l’origine anthropomorphique du réchauffement climatique. L’action politique subit l’influence excessive du discours sans nuances de porte-parole médiatiques qui, sans aucune connaissance scientifique, se sont saisis du sujet pour prétendre « sauver la planète » d’un mal encore à définir.

C’est pourquoi le parti libéral démocrate juge inadaptées les mesures de décroissance envisagées. Nous demandons de mettre en suspens la taxe carbone qui aura nécessairement un impact négatif sur notre économie alors que ses avantages environnementaux escomptés sont désormais privés de fondement.