Avant de rentrer dans la riche et édifiante actualité du climate gate et de Copenhague, je vous rappelle mes précédents articles sur ce sujet :
 

Climat – A t-on réchauffé les chiffres ?

C dans l’air du vendredi 11 décembre 2009

 

 

 

 

C’est, depuis la mi novembre le premier débat parlant ouvertement du Climate gate dans la presse généraliste française.

  

Bravo à Yves Calvi pour ce remarquable débat contradictoire de très haute tenue, débat trop étouffé par la presse française jusqu’à présent…

Avec un Jean Jouzel plus politique que scientifique (et pour cause… vice président du GIEC oblige) complètement sur la défensive. Un vrai bonheur d’entendre Jean Jouzel dire que le débat est ouvert, qu’on peut discuter de tout. Il n’y a pas longtemps, il affirmait que l’affaire était close, que quasiment tout le monde était d’accord. Si le Giec a menti, c’est au moins sur cette histoire de consensus proclamé depuis des années. Alors que penser du reste? 
Un Vincent Courtillot dont la rigueur et l’honnêteté scientifique font vraiment plaisir à entendre, et un Laurent Cabrol plein de bon sens, ponctuant cet échange de questions et de remarques fort à propos.

J’avais personnellement posé une question sur internet juste avant l’émission qui était la suivante : "Comment peut-on expliquer que le "scoop" du climate gate ait été enterré par la presse généraliste française". Voir les réponses à partir de 56′ 20 dans la vidéo, J. Jouzel s’étonnant de la question… heureusement encore une fois que V. Courtillot ait pu intervenir avec sa clairvoyance et sa pugnacité habituelle sur le comportement radicalement différent de la presse anglo saxonne et concluant très prudemment que le débat était largement masqué en France.

 
Méthodes musclées à Copenhague
Les climatosceptiques sont ils des voyous ?

  

 

   

Il ne fait pas bon être un journaliste qui fait son travail à Copenhague !

Phelim McAleer journaliste et réalisateur du film "Not Evil Just Wrong" sous titré "The thrue coast of global warming hysteria" l’a appris à ses dépens. Ce film était une réponse au film et aux interventions chèrement payées d’Al Gore : "Une vérité qui dérange"

Le protagoniste officiel faisant taire par la force un journaliste accrédité, posant simplement une question :

Stephen Schneider, (National Center for Atmospheric Research Boulder, Colorado) un des 10 scientifiques "influents" du groupe 1 du GIEC. C’est cet honorable chercheur qui déclarait dans un interview à Discover Magazine en 1989 : "We have to offer up scary scenarios, make simplified, dramatic statements, and make little mention of any doubts we may have. Each of us has to decide what the right balance is between being effective and being honest.".

En français : "Nous devons présenter des scénarios effrayants, proférer des affirmations simplistes et catastrophiques sans prêter attention aux doutes que nous pourrions avoir. Chacun d’entre nous doit choisir entre l’efficacité et l’honnêteté".

Schneider oublie peut être qu’il annonçait avec vigueur le refroidissement dans les années 70. Il est devenu aujourd’hui un grand réchauffiste, au nom de la même idéologie. Interrogé sur son changement de cap par MacAleer pour les besoins de son film "Not evil just wrong", il avait alors demandé d’en être retiré ! 

 
 "La servitude climatique" – Science, économie et politique
Un ouvrage de Jean Michel Belouve
Je viens d’acheter ce livre imposant et suis en train de le lire. J’en ferai donc un bref compte rendu à la fin de sa lecture.
Mais d’ores et déjà on peut dire que c’est une véritable bible parfaitement documentée (300 sources citées en fin d’ouvrage) écrite par un homme de dialogue, raisonnable, posé mais critique, notamment en ce qui concerne "les pratiques déviantes des gouvernants et de leurs administrations".
Quelques éléments du sommaire :
1. L’histoire du changement climatique global (CCG) 1896 – 1988. La science, écologie et écologistes
2. L’histoire du CGG 1988 – 2009. Politique et géopolitique
3. La théorie officielle, le GIEC et le "Consensus"
4. La bataille entre alarmistes et sceptiques
5. La mobilisation, manipulation des opinions publiques
6. L’économie du carbone
7. Les Gourous de l’ombre aux Nations Unies : Maurice Strong, Al Gore…
8. Quel monde pour demain, la sécurité énergétique, le mythe de la croissance zéro
9. Quelle écologie pour l’humanité
 
Notons que ce livre a été publié juste avant les évènements du climategate. L’analyse n’en est que plus lumineuse
 
 
 A lire de toute urgence…. avant de payer la taxe carbone !
Jean-Michel Bélouve : « La servitude climatique : Changement climatique Business et politique », Michel Bénard éditeur. 24 €
 
La presse généraliste française commence à entr’ouvrir les yeux
Les Echos du 11 décembre 2009 – "Climat : entendre (aussi) les sceptiques" – Mathieu Lainé (Président d’Altermind) & Cécile Philippe (Directrice de l’Institut Economique Molinari)
"Il règne un débat extrêmement animé au sein de la communauté scientifique que l’affaire du « Climategate » va enfin révéler au grand public. Ne sombrons donc ni dans le catastrophisme populiste ni dans la diabolisation des recherches divergentes. Laisser les scientifiques travailler et débattre, librement et sans jugement de valeur, ce n’est en rien nier les préoccupations environnementales. En revanche, parce que précisément rien n’est certain, gardons-nous des solutions radicales qui pourraient finir par ruiner la liberté et l’innovation… Peut-être pour rien !"
Le Figaro du 11 décembre 2009 – "Séparer l’état de la nouvelle église écologiste" – Yvan Rioufol (Chroniqueur)
"Voici les matraquages sur l’implication de l’homme dans le réchauffement du climat. Sur cette question controversée, "le débat est clos", ont décrété les convertis, dont Nicolas Sarkozy. Cette semaine, cinquante-six journaux ont publié le même éditorial : "La question n’est plus de savoir si c’est l’activité humaine qui est responsable, mais de calculer le peu de temps qu’il nous reste pour limiter les dégâts." Où est le pluralisme des analyses ?"
Beaucoup de réflexions très justes, par contre je ne partage pas son commentaire concernant la surpopulation mondiale comme élément du réchauffement ! Mais comme lui on peut être simplement consterné que ces mêmes gouvernants présents à Copenhague étaient tous sans exception absents du dernier somment mondial de l’alimentation à Rome.
 
Que l’on ne se méprenne pas. Je suis très critique sur les manipulations en cascade que l’homme de la rue peut subir dans tous les domaines, mais j’ose espérer quand même que sur le fond, il peut ressortir de cette mobilisation autour du réchauffement climatique de bonnes décisions nous conduisant, nous incitant, à réduire le gaspillage dans tous les domaines.
Mais je crains que l’hystérie anti-CO2 ne conduise à mal poser les problèmes écologiques, et un problème mal posé conduit forcément à des décisions inadaptées.  
Donc la vraie question est celle de la gestion des ressources et non pas celle du C02.
Cette question est évidemment liée à la démographie, sujet tabou sur lequel les visions peuvent être aux antipodes.

Néanmoins, il n’est pas besoin de réchauffement climatique ni de droits à polluer pour développer l’aide aux pays pauvres sous quelque forme que ce soit : éducation des femmes et natalité, apport de technologies pour favoriser l’accès à l’eau, la production agricole voire la diminution de l’utilisation des énergies fossiles et la mise en oeuvre d’énergies alternatives… économiquement rentables.