La commune de Wambrechies, plus de 9000 habitants est localisée à 7 km au nord de Lille.  Village encore agricole, Wambrechies a perdu, à la fin du XXe siècle le peu d’industries qu’elle possédait (filature de lin, corderie, chicorée, brasseries, fabrique de bleu de Prusse…). Cependant le nom de Wambrechies reste associé au produit de sa distillerie de genièvre fondée en 1817 par Guillaume-Joseph-François Claeyssens. La distillerie continue de fabriquer, selon la méthode ancienne, un alcool de grains (seigle et orge maltée, aromatisés par des baies de genévriers) de qualité, réputé au-delà des frontières.

 

 

 

 

 

 

Au XIXe siècle furent édifiés les principaux monuments actuels de la ville (l’église Saint-Vaast, le chateau de Robersart et l’ancien hôtel de ville devenu office du tourisme).

 

 

Monsieur le Maire,

 

C’est à l’invitation de mon beau frère André Bermyn que j’ai assisté aux vœux organisés par la municipalité de Wambrechies lundi 11 janvier 2010 dernier.

Je dois vous avouer que votre discours ne m’a pas laissé insensible, en particulier vos propos allant courageusement à l’encontre de l’insidieuse pensée unique actuelle stigmatisant l’influence de l’homme sur le réchauffement climatique.

Pensée unique véhiculée par une idéologie verte confinant au dogmatisme, visant à culpabiliser l’homme et à le sacrifier au profit d’un nouveau dieu ou plus exactement de Gaïa déesse de la planète et de la terre. Les méthodes sont bien connues : faire peur (films catastrophe, médiatisation à tous les niveaux…) et maintenir béatement les populations (en particulier les jeunes qui y sont très sensibles) en attente d’un « immense espoir » d’un monde écologiquement meilleur, alors que les véritables dangers sont bien ailleurs.

Il n’est plus une seule de nos actions qu’il faille justifier par les concepts de « développement durable », de « biodiversité » et de lutte contre le réchauffement climatique… que ce soit, pour ne pas en laisser le monopole à certains ou tout simplement comme éléments marketing du business vert d’aujourd’hui.

Bien qu’il existe dans ce domaine beaucoup de charlatans et de prédicateurs (N. Hulot, Y.A. Bertand…) ou de manipulateurs (Al Gore, N. Stern…), ceux qui nous profèrent ces catastrophes, (la planète poële à frire de M. Rocard pour vendre sa taxe carbone, la fonte des glaces et la montée des océans, les sécheresses, les inondations et autres éruptions volcaniques tremblements et tsunamis….) sont nos politiques poussés par des ONG écologistes omniprésentes. Et tout ceci sous couvert d’une organisation scientifique mondiale dépendant de l’ONU (le GIEC – Groupe Intergouvernemental d’Etudes sur le Climat) dont les rapports sont soigneusement édulcorés et manipulés pour être utilisés à d’autres fins. Géopolitiques avec Copenhague et les ridicules tentatives d’isolement de la Chine ou simplement politiques avec l’hallucinante taxe carbone en France.

 

L’ennui est que ces promesses et cette espérance d’un monde meilleur, dont Copenhague récemment devait nous ouvrir les portes, repose sur un énorme malentendu. La climatologie est une science jeune, infiniment plus complexe que beaucoup d’autres sciences qui, en l’état actuel des choses, est bien dans l’incapacité de prédire l’évolution du climat à court et encore moins moyen et long terme, ni de déterminer les causes des « déréglements » récents. Les modèles qui tournent dans les puissants ordinateurs des climatologues sont avant tout des outils de simulation et de recherche mais certainement pas des appareils a faire des prévisions.

Or le GIEC transforme aujourd’hui ces résultats en certitudes et des hypothèses de travail en vérités établies. Plus grave encore, cet organisme fait de la rétention de données pourtant publiques, ce qui ne s’est jamais vu dans le domaine scientifique, falsifie les résultats (courbe de Mann dite en « crosse de hockey »…). Tout ceci  a été révélé en décembre dernier à l’occasion du fameux « climate gate » dont la réalité des faits a été reconnue par les chercheurs mis en cause eux-mêmes. Bizarrement la presse grand public française s’est honteusement tue sur ces évènements gravissimes. Un certain nombre de sommités mondiales du domaine de la climatologie (comme R. Lintzen, F. Singer, M. Latif….) avaient déjà courageusement quitté le GIEC en désaccord avec ses méthodes et sa finalité. Des chercheurs français comme Vincent Courtillot (géophysicien) ou Marcel Leroux (Climatologue récemment disparu) qui ont l’outrecuidance de proposer d’étudier des hypothèses différentes  sont traités de négationnistes par leurs pairs ou par une presse peu professionnelle en mal de catastrophisme et de sensationnel qui font vendre.

 

Alors, quels sont les faits qui semblent aujourd’hui solidement établis :

         OUI il est parfaitement établi que nous sommes actuellement sous un régime de réchauffement (+0.7°C au cours de ces 120 dernières années, bien que depuis l’éruption du Pinatubo en 1998 ces températures se stabilisent voir diminuent). Mais le niveau des températures actuelles n’est pas sans précédents car de nombreux témoignages et recoupements montrent qu’au moyen âge, autour des années 1100, les températures étaient au moins aussi élevées.

         OUI l’augmentation de la teneur en CO² correspond bien au développement industriel et à l’utilisation de l’énergie fossile faite par nos sociétés occidentales au cours de ces 100 dernières années.

         OUI le niveau des océans monte lentement (+1,3 mm/an) de même que les glaciers du monde reculent tout aussi lentement. Mais ces phénomènes datent du début des années 1800, bien avant l’ère industrielle et l’utilisation des énergies fossiles.

 

         Par contre, RIEN ne permet de dire actuellement qu’il y a un lien direct, de cause à effet entre le réchauffement des températures,  l’augmentation du taux de CO² du a l’homme ou la montée du niveau des océans, comme tente de nous le faire croire le GIEC.

La vapeur d’eau (les nuages) représente à elle seule 75% des gaz à effets de serre… et elle n’est même pas prise en compte par les modèles du GIEC… parce qu’on ne sait pas le faire ! L’activité solaire (tâches, éruptions et vents solaires en relation avec le magnétisme terrestre), les éruptions volcaniques etc… montrent des relations très étroites avec la température de la surface du globe…

 

Bref devant toutes ces incertitudes et au nom de l’abominable principe de précaution, facteur évident de régression de nos sociétés occidentales, on nous dit qu’il serait criminel d’attendre d’être certain à 100% pour agir.

Aujourd’hui quiconque doute de la culpabilité humaine dans cette affaire de climat, quand il n’est pas affublé de connotation négationniste, est immédiatement accusé de cautionner les pollutions de tous ordres, le gaspillage et tous les maux de la planète.

 

Eh bien osons dire NON, Monsieur le Maire, à ce nouvel ordre écologique radical (la deep ecology chez les anglo saxons) imposant insidieusement ses thèses malthusiennes, de décroissance accompagnée par une vision catastrophiste du monde.

En ce qui me concerne je me considère comme comme un écologue, qui essaie de mettre raisonnablement en pratique des principes de bon sens dans l’objectif de respecter la nature.  Je suis ingénieur agronome et je sais ce que veut dire la biodiversité. J’ai mis les bottes et les pieds pendant un certain nombre d’années dans la nature et dans les champs pour savoir combien le métier d’agriculteur est contraigant et difficile. Je sais pourquoi les agriculteurs ont adopté des techniques de production, si décriées aujourd’hui par ces mêmes bobos écolos rassasiés, techniques qui leur ont apporté un peu plus de bien être et de confort et qui, si elles sont correctement mis en oeuvre ne sont pas polluantes. Et je sais aussi pourquoi l’agriculture biologique, paraît il plus saine et respectueuse de l’environnement ce qui reste encore à prouver, ne peut en aucun cas devenir une production de masse.

 

Je reste intimement persuadé :

         Que les problèmes d’environnement ne seront résolus qu’avec des investissements importants dans la recherche, la mise au point de nouvelles technologies et non par la décroissance et le retour en arrière.

          Qu’il faut bien entendu limiter le plus possible notre production de C02, éviter les gaspillages et remplacer petit a petit les énergies fossiles par des énergies alternatives… mais pas à n’importe quel prix.

         Qu’il faut maintenir et favoriser la biodiversité à chaque fois que l’action humaine est susceptible de l’entamer.

 

Et je sais aussi que au niveau de la planète :

          La lutte contre le réchauffement climatique est un leurre et qu’en tout état de cause ce n’est pas une priorité.

          Les véritable priorités environnementales sont la démographie des pays en développement, l’accès aux ressources en eau, la nutrition des 3.5 milliards d’hommes à venir d’ici 2050 et plus près de nous, la gestion des déchets, la recherche et la mise au point de sources d’énergies de substitution aux énergies fossiles, économiquement viables.

 

On ne peut bâtir de politiques durables lorsqu’elles sont basées sur la manipulation et le mensonge. La réalité finit toujours par s’imposer mais le retour à la réalité peut se payer au prix fort.  

 

Trois évènements récents me confortent, pour une évolution positive des mentalités :

                Echec de Copenhague et victoire de la realpolitique chinoise face à des

            occidentaux européens qui feraient bien d’apprendre que la modestie fait

            partie de la diplomatie… même si la guerre économique est déclarée

            au monde par les chinois.

         Echec d’une taxe carbone française insuffisamment préparée et inadaptée face aux véritables enjeux environnementaux

         Un petit sondage anodin du Figaro sur internet en date du 10 janvier 2010, pas scientifique du tout, mais révélateur de l’évolution des perceptions : 55% des 18000 internautes ayant répondu "ne croient plus au réchauffement climatique".

 

J’aurais eu au moins ce soir là, Monsieur le Maire, le sentiment d’être un peu moins seul à œuvrer pour essayer de positiver face à une mouvance qui ne me semble pas être favorable a l’épanouissement de l’homme.

 

Très cordialement

 

 

Bernard CURE

Wambrecitain de 1947 à 1967