ou la navrante démonstration d’un mauvais journalisme lorsqu’il est militant
 
Un de mes anciens collègues vient de m’envoyer le pamphlet du Monde (1 page entière s’il vous plait !) paru à la suite de la sortie du dernier livre de Claude Allègre "L’imposture climatique ou la fausse écologie".
A vrai dire je n’avais pas envisagé de billet sur ce sujet, ni même acheté le livre, connaissant les thèses en cause et estimant qu’il y aurait beaucoup de redites par rapport à ce que cet homme que j’admire vraiment a déjà pu écrire. Et pour tout dire, j’ai acheté à la place le bouquin de Jean Jacques Debout "Ma vie a dormir debout" que j’admire aussi beaucoup… dans un tout autre genre. Un peu de poésie dans cet univers de brutes !
Et puis, dans le même instant, suite à la décision des instances Bruxelloises d’autoriser (il y avait longtemps) la culture d’une pomme de terrre génétiquement modifiée mise au point par BASF, un autre article du même journal paru le lendemain sous la plume de Hervé Kempf autre activiste altermondialiste non moins célèbre vient confirmer s’il en était besoin la réalité militante de ce journal.
J’avais déjà eu l’occasion de fustiger la position du Monde dans mon dernier billet : "Réchauffement climatique, la bulle explose", en relevant notamment que la rédaction restait ancrée dans dans sa partialité, ses omissions volontaires et ses mensonges alors que Libération qui avait tenu des positions similaires reconnaissait, dans un éditorial de son rédacteur en chef, la réalité des problèmes que traversait aujourd’hui le GIEC et les thèses réchauffistes.
 
Le cent fautes de Claude Allègre :
un article du Monde "à la façon d’un scribe intégriste"
                            L’ouvrage
Ce livre raconte dans les détails comment une véritable conspiration mélangeant science et politique a pu imposer le mythe du réchauffement climatique… Il raconte par le menu comment les ambitions scientifiques et politiques de quelques-uns ont pu s’appuyer sur un affairisme très actif, une technostructure de l’ONU en recherche de justification et un mysticisme pour alimenter la peur et la culpabilité, ferments assurés de déclin. Ce livre donne les clés de ce qui apparaîtra demain comme le premier scandale planétaire. Avec, en toile de fond, le dévoiement de la très belle idée d’écologie
S’adressant aux écologistes, Claude Allègre estime que “leur grande imposture, c’est d’avoir fait croire que la priorité numéro un était la lutte contre le réchauffement climatique"
Dans un article du Monde intitulé «Le cent-fautes de Claude Allègre», le journaliste Stéphane Foucart propose une liste «d’approximations et d’erreurs factuelles à même de tromper le public».
Comme le dit Allègre lui même :"A priori, quel hommage, presque démesuré ! Hélas, cette page – tout entière consacrée à relever, à la façon d’un scribe intégriste, de supposées erreurs dans l’appareil de références et de citations – ne dit pas un mot de notre analyse de fond au lendemain de l’échec du sommet de Copenhague. Pourtant, quand le doigt montre la lune, c’est la lune, on le sait, qu’il faut regarder."
Je ne commenterai pas plus avant ce brûlot, mais les premières lignes de l’article se suffisent à elles mêmes. Elles donnent le ton et situent misérablement bien le niveau, je cite : "La cible principale de l’ouvrage est le GIEC, défini à tort par l’auteur comme le "Groupement international pour l’étude du climat" – il s’agit en réalité du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat." Bravo Mr Foucart vous êtes très fort !
Ce journaliste est un odieux récidiviste. C’est lui qui avait à l’époque déjà honteusement attaqué Vincent Courtillot lorsqu’il avait présenté le résultat des travaux de son équipe, osant simplement proposer une alternative solaire à l’origine anthropique du réchauffement climatique.
 
Une bonne réflexion sur le livre de Claude Allègre par François EWALD professeur au CNAM
 
 

 "Amflora" nouvelle Pomme de terre OGM de BASF
autorisée par Bruxelles le 2 mars 2010
Une illustration de l’abscence de politique Européenne et Française

 

 

Alors que BASF ne proposera pas cette variété à la France – les 2 industriels féculiers français ne sont pas pour l’instant demandeurs (sic !) -, grand remue ménage politico vert néanmoins !  Le Ministère de l’Agriculture annonce la prochaine saisine du Haut Conseil des biotechnologies, alors que l’AFSSA a déjà rendu un avis favorable pour son utilisation dès 2005 dans le cadre de la consultation Européenne ! 
La pomme de terre Amflora attendait depuis 14 ans une autorisation de commercialisation par la Commission européenne !
  • Amflora n’est pas destinée à être introduite dans les circuits alimentaires humains mais à des usages industriels (élaboration de papiers glacés, bétons, adhésifs…) ainsi qu’à l’alimentation animale via les coproduits résultant de l’extraction de l’amidon.
  • Amflora n’est pas destinée à être cultivée en France. Seuls 4 pays la cultiveront : Suède, Allemagne, Tchéquie et Pays Bas.
  • Cette Pomme de Terre présente un avantage environnemental incontestable : 100% d’amylopectines (amidon), contre environ 80% dans les autres variétés avec une teneur totale en amidon inchangée, l’amylose restant ne devant plus être séparé, ce qui évite un traitement industriel écologiquement coûteux.
 L’article de Hervé Kempf dans Le Monde du 2 mars 2010 : aucune information sur les caractéristiques de cette variété et les conditions de commercialisation et de culture. Uniquement le flot habituel des arguments écolos vis a vis de l’intégrité des institutions bruxelloises et nationales qui ont en charge l’autorisation de mise en marché de ces produits. Le seul titre de l’article : "Mépris des citoyens", la seule citation : Corinne Lepage, modèle d’intégrité dans le domaine. Navrant !
Rappelons que ce journaliste fielleux et partisan est un activiste proche de la mouvance altermondialiste qui met en perspective les scientifiques sceptiques et Hitler. Récemment il s’est permis, dans un éditorial du même journal d’assimiler les climatosceptiques au Lepénisme, mouvement pourtant militant pour la décroissance. On voit tout de suite le genre d’amalgame !
Cet homme et ces propos ne sont pas dignes d’un journal qui se dit être de "référence".
 
 Paroles de Climatosceptiques