L’Épicéa de Sitka (Picea sitchensis), est une espèce de grand conifère de la famille des Pinacées.
Il est originaire de la côte ouest de l’Amérique du Nord, de l’Alaska jusqu’en Californie. Il tire son nom de l’île de Sitka (*) au sud de l’Alaska où il est particulièrement présent. Ces régions sont caractérisées par une forte pluviométrie (jusqu’à 2000 mm par an) et une hygrométrie élevée. Dans ces conditions ces arbres peuvent atteindre des hauteurs de 90 m avec un diamètre moyen de plus de 3 mètres.
En Europe où il a été intoduit au milieu du 19ème siècle dans les parcs et jardins sa hauteur ne dépasse pas 40 mètres. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, il a commencé a être utilisé comme essence de reboisement ou il peut couvrir des superficies non négligeables comme en Bretagne.
L’épicéa de Sitka est une des plus grandes espèces du genre Picea. Sur l’ensemble des conifères, elle occupe la troisième place en taille, après le séquoia et le sapin de Douglas.
(*) L’île de Sitka a été par ailleurs un point d’ancrage important de la progression Russe en Alaska, des Aléoutiennes vers la Californie avec la Nouvelle Arkhangelsk fondée par la Compagnie Russo-Américaine en 1799 sur l’île, devenant ainsi la capitale de la côte ouest de l’amérique au nord du 55ème parallèle.

Abattage de l’Epicéa de Sitka planté à Fontaine il y a 30 ans.
Bel arbre d’une hauteur de 15 à 20 m pour un diamètre à la base de 80 cm.
Les aiguilles sont pointues, font de 15 à 25 mm de long, sont de couleur vert bleu foncé et possèdent de 2 à 3 lignes de stomates sur la partie supérieure. La partie inférieure est bleue et blanche, elle possède deux importantes lignes de stomates.

Les cônes pendent, font de 5 à 11 cm de long pour 2 cm de large lorsqu’ils sont fermés et 3 cm une fois ouverts. Les écailles sont fines et flexibles et mesurent de 15 à 20 mm de long. D’abord vert rouge, ils deviennent bruns 5 à 7 mois après la pollinisation. Les graines sont noires (3 mm de long) et possèdent une aile de 7 à 9 mm.

Tables d’harmonie pour guitares acoustiques

Table d’harmonie en Epicea de Sitka (Picea sitchensis) et fond en Acajou d’amérique (Swietenia macrophylla)

Son bois est utilisé en menuiserie et en papeterie. Mais une utilisation plus spécifique le réserve à la fabrication de tables d’harmonie (voir ici définition) pour certains instruments de musique (piano, harpe, violon et guitare).
Citons les fameuses guitares américaines Gibson, Taylor et Fender qui utilisaient particulièrement les épicéas de Sitka de l’Orégon ou de Colombie Britannique.

Du point de vue sonore, l’épicéa de Sitka donne une clarté et un côté cristallin encore plus prononcés que l’épicéa européen.

 

Epicéa commun (Europe)

Epicea de Sitka (Amérique du Nord Ouest)
La dendrochronologie
C’est une méthode scientifique permettant en particulier d’obtenir des datations de pièces de bois et d’arbres à l’année près en comptant et en analysant la morphologie des anneaux de croissance. Cette science a été inventée et développée au cours du XXème siècle bien que Léonard de Vinci avait déjà décrit le principe des cernes de croissance et leurs variations en fonction des conditions climatiques.

Essai de reconstitution des types d’années climatiques
sur l’Epicéa de Sitka de la Ruette aux cailloux
On remarquera particulièrement la très faible épaisseur du cerne 2004, ce qui  suggère que pour ce type d’arbre situé dans un emplacement relativement frais et humide, l’arrêt de la croissance a eu lieu 1 an après la sécheresse de 2003.  La mort d’un cerisier en 2004 – 2005, situé à 10 m de l’épicéa et pratiquement du même âge, tendrait à confirmer cette observation.
Dendrochronologie et réchauffement climatique
La dendrochronologie a été découverte en 1933 par A.E. Douglass. Ce dernier s’est, en particulier, intéressé aux séquoias géants dont la longévité peut atteindre 3000 ans. Il découvrit des corrélations remarquables entre les épaisseurs des anneaux de croissance des arbres et les cycles des éruptions solaires. Il en déduisit que les éruptions solaires affectent notablement le climat de la Terre.

L’analyse d’un échantillon de bois en repérant ses anneaux de croissance et en attribuant à chacun d’entre eux un millésime de formation, permet de déduire les conditions climatiques contemporaines à la vie de l’arbre.
En prenant des échantillons dans différents sites d’une même région et ayant poussé à des époques différentes mais se recoupant, il est possible de recomposer une séquence sur plusieurs siècles.

Simple dans son principe, cette science n’en est pas moins complexe pour ne pas dire approximative. En effet la croissance des cernes dépend de nombreux paramètres autres que la température. On peut citer, l’humidité de l’air et le taux de CO2, la fertilité et les réserves en eau du sol, l’environnement immédiat de l’arbre (ombre, lumière, individu isolé ou non), l’influence du gel hivernal…
Les mesures directes d’épaisseur de cernes doivent donc être corrigées en prenant en compte les hypothèses que l’on fait de l’influence de ces divers paramètres.
La dendrochronologie est revenue sur le devant de la scène internationale en 1998, lors de la publication par Michael Mann de la reconstitution des températures du globe depuis l’an 1000 sous forme d’une courbe de température dont la forme en « crosse de Hockey » a permis d’aasoir sa célébrité. Cependant cette courbe gommait l’optimum médiéval (dont les températures étaient aussi élevées qu’aujourd’hui) ainsi que le petit âge glaciaire, faisant apparaître une élévation impressionnante des températures au cours du siècle dernier.
Le GIEC s’est immédiatement emparé de cette étude pour superposer cette courbe à celle du CO2 et conclure à la responsabilité de l’homme dans le réchauffement ainsi démontré. Ce fut l’argument n°1 pour déclancher les vagues d’alarmisme que l’on connut par la suite avec notamment le film d’Al Gore qui s’appuie inconditionnellement sur ces résultats.
Cet homme est un falsificateur et un escroc qui déshonore la Science !
Michael E. Mann est actuellement professeur dans le Department of Meteorology de la Pennsylvania State University,
Un des dix principaux rédacteurs finaux des rapports du GIEC.
Animateur de RealClimate.org, souvent cité par le GIEC, blog réchauffiste créé bien avant les blogs sceptiques montrés aujourd’hui du doigt par la presse bien pensante.
Les statisticiens Canadiens Steve McIntyre et Ross McKitrick après avoir obtenu par décision de justice les données de base ayant permis de tracer la courbe en crosse de hockey que Mann refusait de communiquer (comme Phil Jones pour les données du CRU) ont très vite montré que les résultats  étaient entachés d’erreurs graves, erreurs qui ont été confirmées par un audit réclamé par l’Académie des Sciences des USA à un groupe d’experts dirigé par le statisticien Wegman.
Ces mêmes auteurs puis Moberg (2005) et Loehle (2007) ont ensuite montré que les données utilisée par Mann avaient été soigneusement choisies et d’autres écartées. Les courbes reconstituées avec l’ensemble des arbres reproduisaient correctement l’optimum médiéval et le petit age glaciaire et relativisaient l’augmentation des températures du siècle passé.
Pour ceux qui veulent avoir la démonstration complète de ces falsifications, je recommande vraiment l’excellent papier en date du 10 octobre 2009 de Jean Martin sur son site Pensée unique : De Charybde en Scylla ! : Crosse de hockey II – le Retour !
A cela il faudrait rajouter bien sur les nombreux emails de Mann révélés lors du Climategate traduisant parfaitement l’aspect corrompu du personnage.
En voici quelques uns :
* Michael Mann discusses how to destroy a journal that has published sceptic papers.(1047388489)
* Mann thinks he will contact BBC’s Richard Black to find out why another BBC journalist was allowed to publish a vaguely sceptical article.(1255352257)
* Mann tells Jones that it would be nice to ‘”contain” the putative Medieval Warm Period’. (1054736277)
* Mann discusses tactics for screening and delaying postings at Real Climate.(1139521913)
Je n’allonge pas la liste, il y en a des centaines. Ces extraits de mails peuvent tous être vérifiés avec leur numéro sur la base de données qui les rassemble.