ou le ridicule ne tue pas…

mais surtout une bien belle manière de faire péter la bulle encore un peu plus vite.

 

Vous l’avez certainement vu ou lu dans les médias, traité sous divers angles.
Aussi INVRAISEMBLABLE que cela paraisse, quelques centaines de « scientifiques » (il y a en fait un peu de tout), ont osé demander à leur Ministre de tutelle, ainsi qu’ à l’Académie des Sciences de valider et d’approuver leurs travaux. Et dans le même temps de faire taire Claude Allègre et Vincent Courtillot à travers leurs derniers livres publiés, notamment lorsqu’ils  insistent sur le fait que les “affirmations péremptoires” de MM. Courtillot et Allègre ne passent pas par le filtre standard des publications scientifiques.
1. Encore faut-il que les affirmations en question aient une visée scientifique ! Un livre, c’est plutôt de la vulgarisation.
2. Ceci est complètement faux au moins pour Vincent Courtillot qui, je cite « sur les 5 dernières années a fait 6 publications dans des revues internationales de très haut niveau et que deux autres sont actuellement en relecture par des pairs anonymes »
On sait à peu près d’où cela vient : Valérie Masson Delmotte (Directrice de recherche au CEA), comme Jean Jouzel, tous deux impliqués fortement dans le GIEC, J. Jouzel en étant le Vice président.
Ces mêmes climatologues pourraient plus utilement corriger le dernier rapport AR4 du GIEC lui aussi truffé d’ « erreurs », volontaires j’insiste, et pas seulement sur la date de fonte complète des glaciers de l’himalaya (prévue par les bons modèles climatologiques en 2035… au lieu de 2350 : oui oui sérieux c’est dans le dernier rapport du GIEC aux politiques. C’est aussi nul et « naïf » que la pétition d’aujourd’hui.
 
Il y aurait beaucoup de choses à dire au sujet de cet épisode sidérant mais les bras m’en tombent. Néanmoins je pense que nous sommes face à la plus parfaite démonstration de la dérive que peut entraîner un « machin » comme le GIEC, lorsque Science et politique ne sont plus indépendantes. L’inquisition, le Lyssenkisme on pourrait penser que ça ne peut plus arriver au 21ème siècle ? Eh bien non, nous en avons la triste illustration. Ces gens là ne sont pas naïfs pourtant, je dirai même qu’ils sont devenus « de bonne foi ». Lorsqu’on s’autoproclame LA communauté de chercheurs en climatologie et que l’on décrète que le débat est clos, on s’expose à ce genre de dérive fatale.
 

Pour ceux qui le souhaitent voici quelques liens ou citations vers des réactions à cette pétition reflétant parfaitement ce que je pense de cette très sidérante histoire.

 

 

 Benoît Rittaud : dans une Lettre ouverte aux signataires de l’appel

« Éthique scientifique et sciences du climat »
« En dévoyant le sens du processus de relecture par les pairs, aussi bien qu’en soumettant votre travail à l’imprimatur de structures politiques, vous ne réalisez sans doute pas la portée de votre geste. Votre assaut dérisoire se fait au prix d’un précédent extrêmement dangereux, qui fragilise la science dans son ensemble et va contribuer à affaiblir plus particulièrement la climatologie. Nous touchons là à des idées qui vont bien au-delà du seul débat sur le climat : la place de la science, la liberté d’opinion. »
"Un scientifique n’a pas pour vocation de chercher ce qui est bien ou mal mais plutôt ce qui est vrai ou faux"
 

Benoît Rittaud est directeur de recherches en mathématiques au CNRS, il anime un blog remarquable et surtout il vient de publier un non moins remarquable livre : « Le Mythe climatique » publié au Seuil – mars 2010

 

 

 

Christophe Barbier, dans une excellente chronique de l’Express : Allègre et le bris de vert
"Les écolos-catastrophistes sont les meilleurs alliés d’Allègre l’approximatif."
"Triste spectacle que ces escouades de savants se réfugiant dans les jupes de Valérie Pécresse, pour que leur ministre les protège de Claude Allègre."
"Que les amoureux de la nature renouent avec l’humanisme : on ne sauvera pas la planète contre l’homme"
« Allègre fait un malheur comme prophète parce qu’il n’est pas un prophète de malheur. »

 

Laurent Joffrin dans Libération : « Vérités »

« …Au fond, pourquoi le climatoscepticisme a-t-il autant gagné en visibilité depuis trois ou quatre mois ? … L’opinion, on le voit dans beaucoup de domaines, se méfie d’instinct des vérités officielles. L’expression de thèses péremptoires, la dénonciation virulente des questionneurs, la transformation de résultats scientifiques en prêches exaltés finissent par nuire à la cause qu’on veut défendre. Ces dérives avivent aussi une question plus philosophique : croit-on encore au progrès ?…»

 
Jean François Kahn dans Marianne : « …de là à ce que des scientifiques, en l’occurence des climatologues, exigent, par pétition, que le pouvoir politique en place sévisse contre ce "délinquant" intellectuel qui ne partage pas leur point de vue, il y a, sans doute, un pas de trop qui n’aurait pas du être franchi. Comme si c’était à Sarkozy ou a sa ministre de juger de la pertinence d’une théorie scientifique"« …

 

 

Marc Ménessier interviewe Vincent Courtillot dans Le Figaro :

« Le GIEC n’est pas le garant de la vérité scientifique »

"Je n’oublie donc en rien «les principes de base de l’éthique scientifique», comme cela m’est reproché. Mes collègues et moi avons simplement contribué à ouvrir un débat qu’il était auparavant très difficile d’avoir."

 

Lire l’interview ici

Réponse de V. Courtillot sur RTL

 

 

 

 
Jean-Marc LÉVY-LEBLOND Physicien et épistémologue dans une tribune de Libération :
« que les signataires jugent nécessaire de faire appel aux pouvoirs politiques et administratifs pour étayer leurs positions revient à reconnaître le manque d’indépendance qui leur est reproché par leurs adversaires, et qui obère la fiabilité des travaux du Giec».
"La pétition adressée par plusieurs chercheurs à leurs autorités de tutelle ouvre, de l’intérieur, une brèche sans précédent dans l’autonomie intellectuelle qu’à toujours revendiquée le milieu scientifique"
 

 

Serge GALAM – Physicien – dans « Causeur » :

« Des scientifiques demandent une police de la science »

" …si les signataires s’estiment victimes d’affirmations mensongères ou calomnieuses, cela relève de la loi. C’est donc à la justice, pas aux institutions scientifiques qu’ils doivent faire appel. Demander à celles-ci de trancher en désignant les bons et les mauvais est proprement effrayant quand on en envisage toutes les conséquences. Les signataires ont-ils réfléchi au précédent qu’ils ont créé ? "

"Lorsqu’une théorie scientifique prend le pouvoir pour sauver les hommes, cela s’est toujours terminé par des massacres"

 

Voir l’article ici.

et sur France 5.fr

 

 

 

 

 

Axel KAHN – Génétitien – dans Marianne du 9 avril 2010 :

"Le but de ce texte n’est aucunement de faire taire les adversaires du réchauffisme. Il trahit plutôt l’infantilisme extravagant d’une partie de la communauté scientifique si assurée de son confort paisible et certaine d’être adoubée, que l’inconfort de la critique lui semble invraisemblable."
 
"Mais, au-delà de la pétition, ce qui fait problème et ne me semble pas acceptable, c’est que certains journaux choisissent leur camp, et épousent une cause en vouant ceux qui s’en écartent aux gémonies."

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