Eremerus himalaicus – Floraison au 30 mai 2012

 

 Les Eremurus sont originaires de prairies rocailleuses des régions semi-désertiques d’Asie centrale (Afghanistan, Pakistan, Himalaya). Ils appartiennent à la famille botanique des liliacées, sous famille des asphodélacées. Ce sont des plantes finalement peu répandues dans nos jardins, mais vraiment très spectaculaires puisque la tige portant l’inflorescence blanche dépasse régulièrement 2 mètres de hauteur chez Eremerus himalaicus. L’épi de cette espèce, la plus précoce, déploie des centaines de petites fleurs blanches fin mai, ici en normandie. Il existe d’autres espèces comme E. stenophyllus à fleurs jaunes, tardive (juillet), plus petite ne dépassant pas 1,5 mètres. E. robustus le plus grand de tous (3 mètres) présente des inflorescences moins serrées rose pâle à blanc qui s’épanouissent en juin.
 C’est à l’automne 2010, alors que je faisais des achats de végétaux en Belgique, que mon œil fut attiré dans le rayon des bulbes par un spécimen aux formes étranges, plus proche de la pieuvre que d’un oignon de tulipe. Le nom n’a également rien à envier à son aspect puisqu’il s’agit de l’Eremerus himalaicus, le Lys des steppes ou encore Foxtail Lily (Lys queue de renard), Desert candle en anglais.

Souche tubéreuse de Eremerus himalaicus

Plantation – 10cm de profondeur environ

Sortie de terre du bourgeon végétatif – 15 mars 2012

   
 Cet organe de réserve souterrain n’est d’ailleurs pas à proprement parler un bulbe mais plutôt un rhizome ou plus exactement une souche tubéreuse (à l’image de celle du Dahlia) dont les racines disposées en étoile forment une griffe avec un bourgeon central d’où émerge une rosette de feuilles basales.

Développement de la plante

   
     

Floraison

   
 

Culture

Après la floraison, la plante produit très vite des fruits (boules rondes et vertes à la place des fleurs). Il faut alors couper la tige pour que la plante se mette au repos pendant l’été. Les feuilles de la base sont caduques et commencent à se déssécher juste après la floraison. Il n’est pas nécessaire de déterrer la souche avant l’hiver si le sol est bien drainant. Par contre on protègera la souche avec par exemple un filet à mailles rempli de feuilles mortes et bien sèches. On prendra soin d’enlever ce filet par temps sec non gélif pour aérer le sol et éviter la stagnation de l’humidité. La fertilité du sol, l’exposition ensoleillée influent sur la qualité de la floraison. La hauteur de la tige nécessitera le plus souvent un tuteurage.