Plusieurs publications et évènements récents me font réagir sur la situation économique de la France et sur le comportement des français. Je vous invite à lire in extenso les deux petits articles ci dessous en cliquant sur le titre.

 Henri de Castries :

« Nous devons sauver le pays du décrochage » – L’express du 14 novembre 2012.

 Maurice Tubiana :

« Paralyser les avancées scientifiques menace notre avenir » La France agricole du 15 nov. 2012

 Au delà de l’appartenance du personnage au monde de la finance (Pdg d’AXA, 1er chiffre d’affaire mondial des sociétés d’assurance), ainsi qu’au cénacle très fermé du discret groupe Bilderberg dont il vient d’être élu Président cette année, il me faut bien constater que je partage complètement son analyse sur la politique économique de François Hollande et l’état de la société française, pointant l’incapacité française à entrer dans le XXIème siècle. Le Professeur Tubiana est un cancérologue, ancien directeur de l’Institut Gustave Roussy de Villejuif, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie nationale de médecine qu’il a présidée et auteur de nombreux ouvrages dont « Arrêtons d’avoir peur« , le dernier, paru chez Michel Lafon en 2012.
Je m’écarterai du domaine politique et économique pour n’en retenir qu’une phrase :« Depuis les années 1990, le monde vit une seconde Renaissance : Internet, c’est l’équivalent de l’invention de l’imprimerie (…) la montée des pays émergents, c’est la découverte de l’Amérique en 1492. La croissance mondiale s’accélère, les avancées médicales se multiplient, la durée de vie ne cesse de s’allonger. Jamais le monde n’a offert autant d’opportunités de progrès. Qui porte cette vision positive en France ? Personne ! J’enrage de nous voir jeter un regard apeuré sur ce monde qui change alors que nous avons tous les atouts pour y tenir notre rang. Quel gâchis !  Quelques extraits :« Les Français sont devenus pessimistes et ont peur de tout. Vis à vis de la science, c’est essentiellement l’écologie qui a joué. Les écologistes leur ont dit que la science était nuisible, qu’elle avait détruit les équilibres naturels (…) on a créé ce sentiment de défiance en disant que la nourriture moderne est mauvaise (…)  Il n’y a aucune base scientifique à la supériorité de l’alimentation bio. C’est l’exemple même d’une vision tout à fait théorique et idéologique qu’ont imposée les écologistes ».
 CONVERGENCES. Voilà deux hommes qui ont certainement une vision différente de l’agencement du monde, mais qui se rejoignent sur l’essentiel pour notre pays : notre créativité et notre compétitivité régressent dangereusement par manque de Sciences et par une pression fiscale servant à alimenter l’augmentation continue des dépenses publiques plutôt que de financer l’économie.

A propos de compétitivité, voici un petit diaporama digne de « l’économie pour les nuls » et admirablement bien fait (merci à mon ami Jean Paul) :

C’est quoi la compétitivité ? Et comment l’améliorer ?

La suite dans le prochain billet : une application à la situation de notre agriculture et à ce que nos « élites » veulent en faire.

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