Avant Propos

Je ne nie pas le réchauffement climatique, celui ci a toujours existé, il s’est encore récemment illustré au cours de ces quarante dernières années et ce n’est pas l’agronome que je suis qui niera l’avancée des dates de récolte des cultures et une plus grande précocité des vendanges sur tout notre territoire agricole.

Ce qui m’étonne particulièrement, c’est que depuis une vingtaine d’années une communication ubiquiste établit une relation directe de cause à effet entre l’augmentation de la « température moyenne du globe » et l’augmentation de la teneur de l’atmosphère en gaz carbonique, alors que scientifiquement rien n’est démontré.

Ce qui m’interpelle au plus haut point c’est le caractère hautement anxiogène de cette communication massive, basée sur des modèles très  peu robustes d’évolution des températures (la science climatique est très jeune et très complexe). Ces modèles qui ne devraient servir que d’outils de recherche sont en fait utilisés en terme de prédictions, à 50 ou 100 ans !, et présentés comme des certitudes (alors que la météo  à 10 jours est beaucoup plus prudente).

Ce qui enfin devient insupportable c’est la récupération politique du dossier qui contribue pour d’obscures raisons et fort inopportunément à l’aggravation d’une récession économique déjà largement engagée de notre pays.

Devant cette situation, je me propose dans une série de billets à suivre, de traiter des principaux éléments qui régissent le réchauffement climatique, sans dogmatisme, en reprenant des données factuelles, tout en analysant comment elles sont manipulées, interprétées et restituées unilatéralement par les « grands » médias actuels.

A venir :

Mon credo climato-réaliste (2)

Le GIEC et les COP – Conférence of Parties – (3)

 

Aurore boreale

Aurore boréale photographiée par Fredrik Broms le 20 mars 2013 en Norvège

En ces temps de chasse aux sorcières (voir ici l’histoire de l’inqualifiable mise à pied de Philippe Verdier de France Télévisions), de véritable inquisition instaurée par « l’Eglise de Climatologie », il m’apparaît de plus en plus nécessaire de relayer dans ce domaine une information libérée de l’actuelle pensée unique.

Il me paraît salutaire de démasquer les mensonges et contre vérités d’une propagande qui sévit depuis maintenant une vingtaine d’années. Le  lavage de cerveau ayant atteint son point culminant chez nous en France en cette fin d’année 2015 lors de la  la COP 21. Et ceci d’autant plus que je perçois parmi ma famille, les amis les plus curieux de mon entourage, beaucoup d’interrogations voir d’incompréhension, avec en germe un scepticisme plus ou moins affirmé face à cette désinformation massive.

Mais auparavant, il est nécessaire de se poser la question du pourquoi de cette situation. Comment en es-t-on arrivé là. Comment cette mécanique Onusienne s’est mise en place. Comment s’est-elle déployée dans un certain nombre de pays développés ? Pourquoi certains gouvernements ont été particulièrement proactifs sur le sujet, en particulier la France avec en point d’orgue le faste donné à la réunion du Bourget en ce mois de décembre 2015.   Quels sont les intérêts politiques et économiques gigantesques qui se cachent derrière cette problématique ?

Un des auteurs qui aujourd’hui me semble le mieux répondre à toutes ces questions est Rémy Prudhomme, pour qui le « réchauffisme » est un phénomène sociétal proche des églises qui retrouvent dans le réchauffisme des thèmes qui leurs sont chers : l’homme est coupable ; il conduit le monde et lui-même à la ruine ; seule la punition, la foi, l’ascétisme feront apparaître un homme nouveau qui pourra être sauvé.

ideologie du réchauffementTout cela est parfaitement décrit dans son livre L’idéologie du réchauffement et résumé dans deux articles importants qu’il faut lire avant de rentrer dans le détail plus technique du réchauffement climatique :

COP 21 : la charge iconoclaste d’un climato-relativiste

Le réchauffisme comme idéologie

Pour résumer, selon Rémy Prud’homme :

La dimension scientifique ne joue qu’un rôle ancillaire dans le discours dominant sur le climat …  Lorsqu’à Manille le président de la République française, flanqué de Nicolas Hulot et de Marion Cotillard, rend le réchauffement responsable des tremblements de terre et des tsunamis, ce n’est pas la science, même fragile, qui parle.

Le réchauffisme est une doctrine, une idéologie, dont les caractéristiques sont les suivantes :

  • Un système monocausal : tous les maux de la terre sont causés par le seul réchauffement (catastrophes naturelles, famines, déplacement des populations…)
  • Il est scientifiste : les idéologies prétendent s’appuyer sur la science, une science unique, dogmatique, fermée, irréfutable, définitive.
  • Il est étatique : les idéologies sont des doctrines épousées, capturées, instrumentalisées, par des Etats (ce qui les différencie des croyances populaires ou des religions). Elles disposent alors de l’appareil administratif, de la propagande publique, et du monopole de la violence légitime qui définissent l’Etat. La croyance devient alors obligatoire. Le réchauffisme n’a pas encore atteint ce stade, mais il s’y dirige d’un bon pas. Sa particularité est d’avoir été adopté, sinon inventé, par cet embryon d’Etat universel qu’est l’ONU.
  • Le réchauffisme est révolutionnaire : les prédictions apocalyptiques des idéologies débouchent sur la nécessité de révolutions préventives : le devoir du vrai croyant est de tout faire pour arrêter la mécanique infernale si bien identifiée par la « science ». L’idéologue est naturellement intolérant à l’égard des mécréants et même des sceptiques. Les réchauffistes, à la différence des nazis ou des communistes, n’ont encore assassiné personne (ce qui constitue une grande différence). Mais ils ne se gênent pas pour insulter, menacer, exclure, ceux qui ne pensent pas comme eux.
  • Il est enfin populaire : la plupart des idéologies ont été largement acceptées par les populations et en particulier par les intellectuels.
Grotte de glace - On peut en contempler au bord de certains glaciers dans le sud de l'Islande par exemple. Crédits photos : J.F. Chaubard / SIPA

Grotte de glace – On peut en contempler au bord de certains glaciers dans le sud de l’Islande par exemple. Crédits photos : J.F. Chaubard / SIPA

 

Quelques autres ouvrages remarquables :

Olivier Postel-Vinay : La Comédie du climat (J.C. Lattès, 2015).

Benoit Rittaud : Le mythe climatique (Seuil, 2010).

Philippe Verdier : Climat Investigation (Ring, 2015)

Drieu Godefridi : Le GIEC est mort, vive la science ! (Texquis, 2010).

Istvàn Marko : La Faillite du climatisme (les Belles Lettres, 2015).

Vincent Courtillot : Nouveau voyage au centre de la Terre (Odile Jacob, 2011).

François Gervais : L’Innocence du carbone – L’effet de serre remis en question (Albin Michel, 2013).

Christian Gérondeau : Climat : J’accuse (éditions du Toucan, 2015).

Jean Michel Bélouve : La servitude climatique – Changement climatique, Business et Politique (2009)

Serge Galam : Les Scientifiques ont perdu le Nord (Plon, 2008).

2 Blogs incontournables :

Skyfall – Changement climatique – Des nouvelles fraîches du réchauffement climatique.

Pensée unique – En matière de Sciences, le scepticisme est un devoir.