Un dossier critique sur l’alarmisme climatique

e56be517-f8ee-4253-abf8-251139e7bfa5Excellent dossier (la version numérique est ici : 4.5 €) qui intervient trois mois après le début de la révolte des gilets jaunes contre la taxe carbone à l’origine de l’augmentation du coût des carburants et particulièrement du vertueux Diesel.

L’opinion publique, à travers ses différentes composantes commence à prendre conscience que la transition énergétique dont on a jusqu’à présent tant vanté les vertes vertus, n’est qu’un prétexte à d’énormes prélèvements de taxes diverses, pour le colmatage d’un déficit public abyssal.

Dans le même temps, l’omniprésence et la capacité de nuisance et de désinformation de la sphère médiatique élargie, nous enferme dans une vision culpabilisatrice et apocalyptique d’un CO² produit par l’homme qui serait à l’origine du supposé bouleversement climatique actuel. Bouleversement bien hypothétique, non scientifiquement démontré sauf au prix d’énormes incertitudes. Je cite en vrac : campagnes de presse, rapports alarmistes, injonctions des politiques, vidéos culpabilisantes, interventions et pétitions d’artistes du showbiz, l’affligeante déférence des grands de ce monde devant une écolière suédoise qui sait ce qu’il faut faire pour lutter contre le climat… et le séchage des cours des écoliers le vendredi après midi pour la même cause…

Ne soyons pas naïfs, le grand débat national organisé en réponse aux gilets jaunes ne changera rien dans l’immédiat. Il faudra une autre révolte pour se sortir de cette idéologie instillée dans l’opinion publique par les activistes de l’écologie politique initialement recrutés dans la gauche post soixante huitarde, et dont les ficelles sont actuellement bien utilisées, depuis Al Gore, par la grande finance internationale et le capitalisme de connivence.

Quelques phrases clé tirées de ce dossier 

François Gervais (physicien, professeur émérite à l’université de Tours. Il a publié sur le climat dans des revues internationales et a été expert reviewer du rapport AR5 du GIEC. Il est auteur de L’Innocence du carbone, Albin Michel, 2013, et de L’urgence climatique est un leurre, L’Artilleur, 2018).

  • Vilipendé à tort, le CO2 est un bienfait pour l’humanité qui a permis de revégétaliser une bonne partie de la planète. Au nom de prévisions alarmistes, la France fait peser sur ses citoyens les plus modestes le coût d’une transition énergétique aux effets incertains.
  • En France, où la dette atteint 2 200 milliards d’euros, les Français devraient donc débourser, soit sous forme de taxes, soit par l’endettement, quelque 3 300 milliards d’euros supplémentaires pour éviter un réchauffement de l’ordre de 0,2 °C d’ici cinquante ans…
  • Les politiques françaises abusivement qualifiées de « climatiques » se réduisent à une importation massive de panneaux solaires photovoltaïques, principalement en provenance de Chine, et d’éoliennes importées d’Allemagne. Elles ne servent qu’à produire de l’électricité, alors que l’énergie électrique ne représente qu’un quart de l’énergie consommée. Seulement 5,3 % de l’électricité a été produite en France par des combustibles fossiles (1,4 % par du charbon, 2,6 % par du gaz, 1,3 % par du
    fioul). Cette politique vise donc à décarboner une fraction d’énergie de 1,3 %… un pourcentage excessivement éloigné de l’ambition clamée. La Cour des comptes
    l’a dénoncée.

Loïk Le Floch-Prigent (Ancien dirigeant de Elf Aquitaine et Gaz de France, spécialiste des questions d’énergie).

  • La transition énergétique dépend du renchérissement et de la raréfaction des hydrocarbures d’un côté et du prix des alternatives de l’autre. Si on décide de
    produire ces énergies avant qu’elles soient au bon prix, on devient un laboratoire pour le futur, mais ce laboratoire, il faut le payer. Et il faut être très riche.
  • Il n’existe pas, aujourd’hui, de possibilité de changer en dix ans l’ensemble du parc automobile, de diminuer le nucléaire, de ne pas utiliser les énergies fossiles… Les objectifs fixés ou suggérés par le gouvernement dans ce domaine relèvent de la politique-fiction qui nous mène dans le mur… notre industrie comme notre population n’y sont pas prêtes ! Cette idéologie de l’écologie politique française est responsable entre autres de la révolte des gilets jaunes. [A rapprocher de la déclaration ce jour même de Carlos Tavares responsable d’un géant automobile européen (Peugeot-Citroën-Opel) et également président de l’Association européenne des constructeurs : la décision du Parlement européen de réduire de 40% les émissions de CO2 d’ici à 2030 est un vote contre l’industrie européenne. Ce vote relaie les préconisations de l’écologie politique. Pendant ce temps les autres constructeurs et sous-traitants se plient aux exigences européennes plébiscitant la voiture électrique fonctionnant avec des batteries asiatiques comme seule solution d’avenir.]

Bertrand Alliot (docteur en science politique, ingénieur maître en gestion de l’environnement, il travaille pour l’université Paris-Est Marne-la-Vallée. Environnementaliste engagé et créateur de Nature TV.)

  • Les causes du réchauffement climatique, ses conséquences ainsi que les effets des politiques censées les combattre se situent clairement dans un angle mort de la raison politique.
  • Les pays de l’Union européenne encore pilotés par ceux de la vieille Europe… réussissent l’exploit de mener des actions dont la taille est minuscule au regard du problème posé, mais pourrait bien s’avérer majuscule au regard de conséquences économiques pouvant peser sur leurs peuples. 
  • Tels des apprentis sorciers, les pays d’Europe semblent vouloir tester des actions affectant négativement les générations actuelles tout en faisant le pari hasardeux qu’elles affecteront positivement les générations futures. L’entreprise peut avoir deux conséquences principales : d’abord entraîner une fragilisation de leurs économies (avec ses conséquences en termes de compétitivité). Provoquer ensuite le mécontentement, voire la révolte, d’une frange importante des peuples.
    Ce qui semble déjà avoir commencé…

Enfin il fallait bien, pour tenter d’équilibrer le dossier, un article de François Marie Bréon, colporteur infatigable comme Jean Jouzel de la Pensée Unique et de l’orthodoxie du GIEC. Rappelons que cet individu (directeur adjoint du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement de l’institut Pierre-Simon-Laplace) s’affiche ouvertement liberticide : « On peut dire que la lutte contre le changement climatique est contraire aux libertés individuelles et donc sans doute avec la démocratie. ». En plus c’est dans Libération !!! Oui vous avez bien lu, c’est Ici