gauloisVoici  quelques réflexions sur un livre que j’ai apprécié, une matière dense mais une lecture facile, où l’on gagne parfois à revenir sur les pages précédentes. Je ne suis pas un fan de De Villiers, mais il faut reconnaître que l’homme a du talent et une culture certaine. Une plume agile, acerbe et colorée, souvent outrancière mais révélatrice, qui retrace avec brio les errements de la vie politique, de la société qu’elle incarne et ses interactions avec des crises majeures comme celle que nous vivons  actuellement avec l’épidémie de Covid 19.

Ce livre est le verbatim d’une rencontre entre le Ministre de l’économie de l’époque Emmanuel Macron, sa femme Brigitte avec Philippe de Villiers et Nicolas Sarkozy au Puy du fou en mai 2016. L’échange laisse penser à l’auteur que tous deux étaient sur la même longueur d’onde.

Mais très rapidement le ministre devenu président, montre à travers discours, prises de positions, statures, qu’il n’est pas celui venu au Puy du fou.

« Ce n’est plus le même Macron ».

« Il impose un nouveau clivage : le clan des progressistes dont il est le chef dans toute l’Europe, face aux populistes, qu’il identifie à des avatars du nazisme. Il ose assimiler patriotisme et racisme… ». « Ancien monde – Nouveau monde… un clivage bien réel entre l’homme de quelque part et celui de nulle part. Le premier cherche à jardiner, le second veut « posséder la nature »…

Mais « les français ont compris que les élites qui se disent progressistes veulent liquider les vieilles nations… ». Ainsi vinrent les gilets jaunes.

Puis ce fut l’épisode du Covid…

Quelques phrases à méditer

L’anti mondialiste, l’anti « village global » s’exprime ainsi :

 » Les grandes bureaucraties supranationales qui recouvrent aujourd’hui la planète d’une épaisse toile normative et scientifique… suffiront à la supervision de ce nouveau monde. Les glissements de la sémantique vont suivre : on ne parle plus de gouvernement mais de gouvernance, de loi mais de régulation, de frontière mais d’espace, de peuple mais de société civile… ». Et j’y rajouterai, tout récemment, on ne parle plus de distanciation physique mais de distanciation sociale.

La plus grande des bureaucraties supranationales c’est l’ONU, le machin dont parlait de Gaulle en son temps. Le plus bel exemple de manipulation scientifique et normative est celui de l’immense scandale du réchauffement climatique imputé sans aucune preuve à l’homme à travers la production de CO2 fossile. On assiste à une récupération tronquée de la science par des politiques, dans un but idéologique, de tentative de gouvernance mondiale : c’est l’œuvre du GIEC (Groupement International d’Experts sur le Climat) qui dépend de l’OMM (Organisation Mondiale de Météorologie), une des 15 agences spécialisées de l’ONU.

Plus récemment, à l’occasion de l’épidémie de Coronavirus, l’impensable scandale du Lancet, revue la plus prestigieuse dans le domaine de la science médicale, a montré comment une autre agence spécialisée de l’ONU : l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) influencée et manipulée par la puissance des « big Pharmas » a tenté d’accréditer une non moins incroyable étude bidon publiée en un temps record sur bases de données frelatées (« big datas »). L’objectif étant dans le cas présent de détruire des propositions de bon sens concernant l’utilisation de la chloroquine pour le traitement précoce de la grippe provoquée par le coronavirus.

Le scandale n’est pas chez le médecin Raoult, qui a montré avec brio comment gérer une crise épidémique quasi ordinaire, mais dans la compromission au plus haut niveau (OMS, ministère et administrations  de santé en France) entre politique et utilisation de la recherche dans le domaine médical.

« La politique est une comédie, l’élection n’est qu’un trompe l’œil, les décideurs sont ailleurs dans la main des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). »

« En cherchant des esclaves au bout du monde, nous avons fabriqué de nouveaux maîtres… »

Et le souverainiste de marteler :

« Nous sommes passés d’une Europe interétatique à une Europe de l’intégration supra étatique. Et nous sommes passés de la préférence communautaire à la fin du marché commun. Nous avons aliéné notre souveraineté. Les gens qui ont prôné cette idéologie… ont laissé derrière eux une France en friche, un pays qui n’a plus d’industrie, qui vend ses plate-forme aéroportuaires et qui favorise une agriculture dégradée en un processus agrochimique suicidaire, un pays qui fait fabriquer les pièces de rechange des chars Leclerc en Chine, et lui confie le soin de produire pour lui ses médicaments ».

Sur sa vision de l’agriculture et de l’écologie, plus loin il insiste :

« Nous avons perdu notre pêche et notre agriculture paysanne, nous avons largué notre industrie et nos pharmacopées ».

Et encore :

« Il faut sortir du productivisme, rétablir dans nos échanges et nos productions le primat du circuit court. Revenir au bidon de lait qu’on va chercher à la ferme d’à côté. »

On est ici au cœur de mon plus grand désaccord avec De Villiers.

Sur ces points d’un processus agrochimique suicidaire et de la perte de notre agriculture paysanne le souverainiste de Villiers, comme Bové en son temps, fait un improbable amalgame et révèle dans ce domaine l’incohérence de sa pensée. Le processus agrochimique n’est pas suicidaire, bien au contraire. Si l’on peut regretter (comme lui ?) que le process de fabrication industriel des produits chimiques ait été abandonné en France (voir Rhône Poulenc dans les années 90, vendu aux américains, Suisses et in fine aux Allemands), l’utilisation de ces produits aujourd’hui par les agriculteurs se fait dans des conditions professionnelles, archi contrôlées, respectant au plus haut point la santé des consommateurs avec un minimum d’impact sur l’environnement. Contrairement à ce que la doxa ambiante assène continuellement.

L’utilisation d’une protection des cultures performante permet la production de produits végétaux sains, en quantité suffisante et à des prix permettant l’accès aux plus démunis, ce que ne permettra jamais l’agriculture biologique. Elle permet une production maximale sur des surfaces minimales libérant ainsi des zones non cultivées où la biodiversité des espèces pourra se développer sans contraintes. Elle permet également à nos agriculteurs de rester compétitifs sur le marché mondial, de pouvoir exporter une production favorisée naturellement par nos sols et notre climat, et permettre une rentrée de devises dont le pays a et en aura encore plus crucialement besoin demain.

Je pense que la vision de l’agriculture de Philippe de Villiers, qui sous couvert d’écologisme rejoint l’idéologie gauchisante de l’écologie politique d’EELV, est une vision passéiste et aristocratique de l’agriculture, avec ses improbables culs terreux, taillables et corvéables à merci, premiers responsables et victimes des aléas de production inhérents à ce système de production.  Ce n’est pas le bobo intello des villes qui se coltinera la production de produits de base à raison de 80 heures de travail par semaine. C’est malheureusement cette vision de l’agriculture que la société actuelle désinformée  approuve et entraîne la France dans une désagriculturisation bientôt irréversible. Tout comme nous avons subi la désindustrialisation du pays depuis 30 ans que le souverainiste De Villiers regrette aujourd’hui amèrement.

 

Covid et Nouveau monde

Nous ne savions pas… mais gouverner c’est prévoir.

« … ils étaient prévenus depuis 12 ans par des voix autorisées et les plus hauts képis de l’armée française… que la menace virale était un risque sécuritaire majeur pour notre pays… 2008, 2013, 2017, aujourd’hui : une cyber-menace qui viendrait paralyser nos services collectifs et nos réseaux électriques, sans doute le prochain fléau ».

Lors de ma première mission en Chine en juin 2010, je me souviens parfaitement de mon étonnement lors de la lecture du China Daily à Pékin dont un article traitait du Plan pluriennal Chinois de l’époque, mentionnant les enveloppes affectées aux cinq grands secteurs de recherche et de développement du pays acec en tête : les risques épidémiques et la recherche biologique, ensuite le secteur des biotechnologies, celui de l’aéronautique et des process automatisés industriels. Ceci est révélateur des moyens mis en œuvre par les chinois, ce qui fait dire à Didier Raoult aujourd’hui que la science dans le domaine de l’épidémiologie n’est plus chez nous mais chez eux.

Un petit rappel de faits annonciateurs pas si lointains :

« Raffarin en 2004, il faut « faire quelque chose pour la Chine » : il décide d’aider les chinois à travailler sur les virus suite au SRAS, Chirac laisse parler son tropisme oriental, Michel Barnier signe un accord de coopération de transfert d’un laboratoire P4 à Wuhan sur le modèle du P4 Jean Mérieux à Lyon. La France maîtrise scientifiquement cette plate-forme novatrice, cinquante chercheurs français sont appelés à y travailler… mais les ingénieurs Chinois les ont remplacé au pied levé… des messages secret défense font connaître au pouvoir civil leurs réticences : il ne faudrait pas que le P4 puisse un jour devenir un arsenal biologique… opération de communication à haut risque… Nous aurions dû, dès la fin du mois de janvier, interdire les vols en provenance de Wuhan.

L’appareil d’état a cultivé l’imprévoyance ».

La crise : auraient-ils menti ?

« Comment se fait-il que, dans les hautes sphères où des employés à vie sont payés à décrypter les « signaux faibles »… on ait manqué à ce point de discernement, d’anticipation et de répondant ?

Le scientifiquement correct est à la santé ce que le politiquement correct est à la sphère publique.

Ainsi comprendra-t-on je l’espère, … par quel poison on a choisi le laissez faire, laissez passer de la contagion virale plutôt que d’accepter quelques entorses à l’idéologie.

Un rapport confidentiel en provenance du quai d’Orsay sur la sortie de crise met en garde les autorités en forme d’avertissement solennel : « Le risque est réel que les efforts de stimulation de la croissance ne soient l’occasion pour l’ancienne économie de se remettre au centre du jeu, au détriment de celle – plus innovante et verte notamment – que l’on essaie de développer ».

Mascarade

Mascarade« Dans l’histoire des contagions épidémiques, la problématique de l’assignation à résidence a toujours été la même : on consignait les mal portants. Nous, nous avons choisi de confiner les bien portants.

Comme beaucoup de nos compatriotes, je sens monter en moi une colère froide. »

 

Ce n’est pas une épidémie de grippe ou de Covid 19 que nous vivons en ce moment mais une épidémie de trouille. Peut-être qu’en définitive ce dont nous aurions besoin en urgence c’est d’un vaccin… contre la peur !

Nos politiques ont le souvenir du sang contaminé, de la vache folle, du syndrome Jean François Mattéi alors Ministre de la Santé en 2003 et de la négligence qu’on lui a imputée en pleine canicule. Ajoutons y un principe de précaution à géométrie variable et une coupable judiciarisation de la société et vous voilà masqués en plein air.

« … on sent que les autorités hésitent entre le confinement déconfiné et le déconfinement reconfiné ».

L’OMS dans ses dernières recommandations précise qu’elle ne « dispose pas de données factuelles directes attestant de l’efficacité du port généralisé du masque ». Aucun évènement extérieur fustigé par les autorités et la presse (concert à Nice, match Lyon Turin, fête de la musique, abords du Canal Saint Martin, rave-parties illégales…) n’a pu être identifié comme à l’origine de « clusters ». Je ne remets pas ici en question le port du masque pour les soignants, ni même celui de la population en milieu clos et dense. Je ne suis pas un insoumis.

Mais quand même, à ce jour fin août 2020, alors que l’épidémie de Covid 19 est terminée (il n’y a quasiment plus de décès causés par le virus – 4 décès hier en France  par exemple), autorités et médias tentent de nous faire croire que les testés positifs sont des gens infectés et contagieux. Rien n’est plus faux. Si on applique cette « logique » officielle et délétère, nous devrions rester masqués toute notre vie !
Les testés positifs (PCR) sont des gens qui ont développé des anticorps à un virus ou un coronavirus (sans précision duquel, cela peut être la grippe ou un rhume ou le Covid).

Cela signifie que l’immunité acquise fonctionne et que plus il y a de testés positifs, plus l’immunité collective progresse. Tous les médecins savent ça et ceux qui se taisent sont complices, ordre des médecins en tête.