Archive for novembre, 2020


En Normandie, novembre c’est traditionnellement le mois du hareng. Les fêtes du hareng se succèdent ou se télescopent (sauf cette année où elles ont été supprimées à cause du coronavirus), depuis Saint Valery en Caux, Fécamp, Dieppe et en remontant plus au nord, Etaples et Boulogne. Le hareng est un poisson du Nord qui se plait dans la mer du Nord, la Manche, la Baltique. Il vient frayer en automne en eaux peu profondes sur nos côtes. Les meilleurs sont bien sûr les harengs de canot, mais on en trouve de moins en moins. Ils sont pêchés par des petits bateaux individuels et proposés aux acheteurs en parfaite intégrité. A l’inverse des harengs de chalut qui subissent les effets de la compression lors de la remontée des filets sur les chalutiers. Ils sont alors plus mous avec des défauts de présentation. Le hareng a l’avantage de pouvoir se conserver facilement, il peut être salé, fumé grillé, mariné… Voici une recette de hareng mariné qui permet de déguster cet excellent poisson encore un mois après sa préparation.

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Ingrédients

12 à 14 harengs (2 terrines à pâté)

1 litre de vin blanc (ou cidre)

1/4 litre vinaigre de vin (ou de cidre)

3 carottes, 3 oignons

Thym, romarin, laurier, sarriette, persil

Sel 20g, 5 grains de poivre, 3 clous de girofle

Préparation de la marinade

Couper les oignons en lamelles et les carottes en rondelles.

Mettre l’ensemble des ingrédients (sauf les harengs) dans un faitout ou une cocotte suffisamment grande, sachant qu’il faudra y incorporer les harengs par la suite.

Faire bouillir la marinade à feu doux pendant une heure.

Préparation et cuisson des harengs

Pendant la cuisson de la marinade, couper la tête des harengs juste derrière les nageoires pectorales en pinçant les viscères avec le couteau. Extraire les viscères, ne pas ouvrir le hareng de manière à ce qu’il reste entier et présentable après la cuisson. Ecailler si nécessaire, laver et égoutter le poisson. Le disposer sur du papier essuie tout avant de le plonger dans la marinade.

Chaïm Soutine – Nature morte aux harengs – 1916

Lorsque la marinade est prête, laisser refroidir légèrement. Laisser la marinade dans la cocotte et plonger délicatement les harengs en quinconce dans la marinade cuite en les recouvrant complètement. Réchauffer ainsi marinade et harengs jusqu’aux premiers bouillons puis laisser frémir 5 minutes maximum en baissant la chaleur.

14 harengs dans un plat en pyrex avec couvercle

Arrêter la cuisson et laisser refroidir complètement. On peut laisser telle quelle la cocotte ou transvaser délicatement avec une pelle à tarte les harengs et la marinade dans une terrine avec couvercle. Veiller à recouvrir complètement les harengs avec la marinade, puis mettre au frigo. Conservation 1 mois… et bonne dégustation.

A consommer avec des pommes de terre tièdes cuites à l’eau ou à la vapeur. Pour la boisson préférer un blanc sec fruité style Picpoul de Pinet, un Sauvignon de Loire ou encore un bon Muscadet… ou du cidre.

Fête du hareng à Dieppe à la mi novembre : ici les harengs sont grillés, c’est également délicieux…

Erdogan niera encore certainement ce nouveau génocide Arménien !

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

La situation du Haut Karabagh, enclave arménienne sur le territoire de l’Azerbaïdjan n’intéresse pas beaucoup la France dite d’en haut (politique, médiatique, institutionnelle). Le journal suisse le Temps a récemment parlé du massacre qui vient de s’y dérouler:

« Du 27 septembre au 9 novembre, les forces azéro-turques ont engagé des mercenaires djihadistes syriens, bombardé systématiquement les villes et les zones civiles avec des bombes à fragmentation et à sous-munitions, incendié les forêts avec des bombes à phosphore, décapité des prisonniers de guerre arméniens. Il n’y a aucun doute sur le projet de Bakou: détruire le Karabagh pour dissuader les Arméniens d’y retourner et écraser toute résistance. Le président azéri Aliyev avait déclaré à plusieurs reprises qu’il était prêt à un cessez-le-feu à condition que les Arméniens cessent le combat et se laissent donc envahir. Trois accords de cessez-le-feu ont été signés, tous les trois ont été violés par la…

Voir l’article original 255 mots de plus

Ce billet est une mise à jour d’un premier article (1) qui permet de visualiser l’allure et l’importance de ce que les instances politico-médiatiques ont convenu d’appeler maintenant « 2ème vague ».

Ces actualisations successives sont réalisées toutes les semaines lors des mises à jour des données globales de décès toutes communes françaises, diffusées par l’Insee. Ainsi que des données « Covid » Santé Publique France disponibles quotidiennement.

Décès quotidiens en 2020 (arrêtés au 23 novembre 2020) comparés aux cinq dernières années (2015-2019) et à la canicule de 2003 (source Insee)

Ce graphique permet de visualiser les surmortalités apparaissant au cours de l’année et d’une année sur l’autre. Le pic épidémique d’avril mai 2020 est parfaitement visible, avec un maximum de 2810 décès/jour au 1er avril 2020. La surmortalité 2020 réapparait début septembre pour s’installer autour de 500-600 décès/jour à partir du 15-20 octobre jusqu’au pic du 02 novembre.

Notons que cette « 2ème vague » est à ce jour à peu près équivalente à la vague de grippe de janvier 2017 (2400 décès/jour).

Voir ici publication Insee : Plus de décès pendant l’épisode de Covid-19 du printemps 2020 qu’au cours de la canicule de 2003

Décès quotidiens en 2020 comparés à 2018 et 2019 – Comparaison des 1ère et 2ème vagues 2020 (source Insee)

Ce graphe confirme sans ambiguïté la décroissance de l’épidémie de la deuxième vague depuis le 2 novembre 2020, avec un pic à 2267 décès totaux le 2 novembre 2020 . Si l’on compare les pics 1ère vague du 1er avril et 2ème vague du 2 novembre, on peut conclure que la deuxième vague de novembre 2020 est deux fois moins importante que la première. La surmortalité autour du 1er avril étant d’environ 1000 décès jours, alors qu’elle n’est que de 500 – 600 décès/jour autour du 2 novembre 2020.

Focus « 2ème vague » décès Covid 19 : actualisation des données au 10 décembre 2020 (source Santé Publique France)

Ce graphique permet de visualiser le nombre de décès journaliers liés au « Covid 19 » plus proche de la problématique des hôpitaux. L’ajustement de la courbe permet de définir un nombre maximum de 450 décès/jour « Covid » entre les 10 et 15 novembre 2020. Les pics des mardi 3 et vendredi 6 novembre sont des artéfacts liés à l’adjonction non lissée des données en provenance des Ephad. Le nombre de décès « Covid » de cette « deuxième » vague est clairement à la baisse. Ceci est conforme au fait que le taux de reproduction du virus est passé en dessous de 1. Cette décroissance est confirmée par les chiffres de surmortalité des décès totaux observés dans le graphique précédent.

Quelques remarques sur les graphes et l’évolution de l’épidémie :

1/ Je ne me suis intéressé qu’à l’aspect épidémique de la Covid 19 et en particulier à la conséquence ultime, le nombre de décès. Je ne suis pas rentré dans la problématique prévention (gestes barrière), traitement de la maladie (prise en charge par les médecins), hospitalisation (oxygénation, réanimation) qui a évidemment une influence sur les courbes présentées ci dessus, mais qu’il est absolument impossible de quantifier sérieusement.

2/ Les seules données fiables sont les décès totaux Insee. Mais on en dispose qu’avec un délai de 10 jours pour 2020. Elles peuvent être facilement interprétées en terme de surmortalité, sur l’année en cours et par rapport aux autres années.

3/ Les données dites « Covid » correspondent à des mortalités englobant les décès dus au seul Covid avec les décès dus à l’association comorbidités / Covid, ce qui a pour effet de surévaluer sensiblement les valeurs affichées. D’autre part il faut mentionner que les chiffres de Santé Publique France n’incluent pas les décès à la maison.

4/ Ainsi il semble se profiler que nous soyons passés du stade épidémique (avril mai 2020) à une situation que l’on pourrait qualifier d’endémique avec un SRAS-Cov-2 qui apparaît comme un virus saisonnier à l’instar des quatre autres coronavirus « rhume ». Nous sommes bien en présence d’une deuxième vague (ou d’une nouvelle vague d’un Covid19 ayant muté), de plus faible intensité que celle du mois de mars-avril, équivalente à celle de la grippe de janvier 2017 !

La deuxième édition de l’épidémie de Covid 19 est terminée !

Les chiffres de l’Insee arrêtés au 23 novembre (nombre de décès totaux journaliers) montrent une nette décroissance depuis le pic du 2 novembre. Au 23 novembre la surmortalité 2020, attribuable au Covid 19, est encore de l’ordre de 200 à 250 décès / jour par rapport aux années précédentes.

Si l’on extrapole la courbe de l’Insee jusqu’à la date d’aujourd’hui (6 décembre 2020), on arrive à une mortalité totale toutes causes confondues au niveau des années précédentes (1750 décès / jour environ) soit une surmortalité due au Covid 19 nulle = 0.

Il est intéressant de comparer ces chiffres officiels (décès totaux / Insee) à d’autres chiffres officiels (décès « Covid » Santé publique France) pour qui, au 9 décembre, il y a encore 300 décès Covid enregistrés. Ceci confirme que, tout au long de l’épidémie, des décès en quantité non négligeable ont été attribués au Covid alors qu’ils étaient dus principalement à une autre cause (comorbidités / décédé « avec » le Covid)… et/ou que la grippe hivernale a disparu.   

Gardons les gestes barrières…

Et restons néanmoins sur nos gardes…

Pour aller plus loin : Le blog de Jean Claude Barescut