Category: Actualités et politique


Mise à jour du 17 janvier 2021

Ce billet est une mise à jour de deux articles précédents (1) et (2), permettant de caractériser l’évolution de l’épidémie de Covid19 en particulier dans l’expression de la deuxième vague durant l’automne 2020.

Les actualisations consistent en une mise en forme des données de décès totaux France, diffusées par l’Insee chaque semaine. Ainsi que des données « Covid19 » Santé Publique France, mises à jour quotidiennement tous les soirs.

Méthodologie

De multiples indicateurs sont utilisés par les voix officielles (Salomon, Veran, Castex, Macron) pour présenter la situation de façon anxiogène. Le problème est que ces indicateurs ne sont pas très fiables et qu’ils changent au gré du niveau d’anxiété à distiller. Le dernier avatar en date concerne le dénombrement des cas positifs suite aux tests. Ainsi on apprend que depuis le 08/12/20, les tests antigéniques entrent dans la production des indicateurs épidémiologiques en plus des résultats des tests virologiques (PCR). Il est donc évident que l’on ne peut comparer le nombre de personnes infectées aujourd’hui à celui d’il y a une semaine !

Il faut donc recourir à un indicateur plus fiable qui est celui de la mortalité globale, toutes causes confondues, et le caractériser par la surmortalité par rapport aux années antérieures.

C’est l’indicateur qui me semble le plus approprié pour caractériser la gravité d’une épidémie et la mortalité qu’elle engendre. Le seul inconvénient est que ces chiffres sont publiés de façon hebdomadaire (le vendredi) avec un décalage de 10 jours par rapport au temps réel et réajustés à la hausse d’une semaine sur l’autre. Ainsi le 18 décembre 2020 les données publiées sont arrêtées au 07 décembre 2020

Décès quotidiens totaux (toutes causes confondues) en 2020 (arrêtés au 28 décembre 2020) comparés aux cinq dernières années (2015-2019) et à la canicule de 2003 (source Insee)

Ce graphique permet de visualiser les surmortalités apparaissant au cours de l’année 2020 par rapport aux autres années. Le pic épidémique d’avril mai 2020 est parfaitement visible, avec un maximum de 2810 décès/jour au 1er avril 2020. Un autre pic épidémique réapparaît en septembre 2020 avec des ondulations, un maximum de 2300 décès/jour les 8 et 9 novembre 2020, mais surtout une diminution plus lente qu’en avril. Ces deux périodes de surmortalité par rapport aux autres années peuvent être attribuées au Sars-CoV-2.

On notera que le nombre de décès totaux au 28 décembre 2020 est équivalent aux années antérieures sauf en 2016 et 2017 où il était supérieur

Ce graphique permet également de comparer les surmortalités de l’année 2020 dues au Covid 19 avec la surmortalité due à la canicule d’août 2003, avec un pic de plus de 3585 décès le 12 août 2003.

Décès quotidiens totaux (toutes causes confondues) en 2020 (arrêtés au 28 décembre 2020) – Comparaison avec les années 2019 et 2018

Ce graphe confirme sans ambiguïté la décroissance de la surmortalité et de l’épidémie de Covid 19. Avec un pic à 2300 décès totaux le 8 novembre 2020 on retombe fin décembre à environ 1900 décès totaux, niveau peu différent des années précédentes, soit une surmortalité quasi nulle = 0 . Si l’on compare les pics 1ère vague du 1er avril et 2ème vague du 8 novembre, on peut conclure que la deuxième vague de novembre 2020 est deux fois moins importante que la première. La surmortalité autour du 1er avril étant d’environ 1000 décès jours, alors qu’elle n’est que de 500 – 600 décès/jour autour du 8 novembre 2020. Néanmoins la durée de cette deuxième vague fait qu’elle est plus meurtrière que celle du mois d’avril.

Données Santé Publique France – Nombre de décès Covid 19 : actualisés au 17 janvier 2021

Ce graphique permet de visualiser le nombre de décès journaliers liés au « Covid 19 ». Selon les chiffres de Santé Publique France, le nombre de « décès Covid » montre une stabilisation entre 200 et 300 décès/jour depuis la mi décembre. Alors que les chiffres de de l’Insee (graphe précédent) indiquent une surmortalité liée au Covid 19 de 100 décès/jour fin novembre à 0 décès/jour au 15 décembre.

Les chiffres de Santé Publique France identifiés comme « décès Covid 19 » sont entachés d’une réelle imprécision et ne représentent vraisemblablement pas la réalité. Pour expliquer ce décalage avec l’interprétation des chiffres de surmortalité de l’Insee, on peut émettre trois hypothèses :

1/ Un certain nombre de décès sont imputés au Covid 19 à la suite de tests PCR donnant de faux positifs

2/ La plus grande partie des décès effectivement diagnostiqués positifs Covid 19, sont le fait de comorbidités. Autrement dit les malades seraient de toutes façons décédés d’une autre cause que le Covid.

3/ En année normale, les malades seraient décédés de la grippe, inexistante cette année alors qu’elle est remplacée par le Covid

Réflexions sur la gestion de la crise sanitaire due au Sars-CoV-2 dit Covid 19

Au delà des mensonges et manipulations de début de crise (interdiction de la chloroquine et du protocole Raoult, autorisation du Remdesivir déclaré inefficace et dangereux par l’OMS, adoption immédiate et irréfléchie des conclusions de l’étude frauduleuse du Lancet, gestion du manque de masques, gestion non ciblée des tests virologiques, changement des indicateurs et choix des plus anxiogènes…) on ne peut être qu’interloqué par la gestion orientée, idéologique et j’ose dire irresponsable de cette crise sanitaire. Ce qui m’inquiète plus particulièrement, c’est le mimétisme que l’on a pu observer dans les grands pays occidentaux développés dans la gestion ou l’illusion de la gestion de cette crise. Tout se passant comme si, quoique l’on fasse, l’épidémie poursuivait son chemin.. jusqu’à extinction et apparition de la prochaine. La plupart des pays n’ont su choisir entre la peste sanitaire et le choléra économique malgré les centaines de milliards déversés pour en atténuer les effets.

A ce jour on se retrouve en fin d’épidémie d’une deuxième vague d’automne, avec des déclarations toujours aussi anxiogènes des gestionnaires de l’état, des pans entiers de notre activité économique empêchés de travailler, l’accélération du télétravail qui se généralise et sur lequel j’ai quelques doutes… alors que les chiffres officiels analysés de façon non orientée nous disent que nous sommes rentrés dans la normale annuelle des décès en France.

Certes on ne peut présager de l’apparition d’une nouvelle vague au printemps prochain, personne ne le sait. Ce virus existe et voyage comme de nombreux autres virus, grippe à Influenza et autres rhumes à Coronavirus… Oui les personnes âgées sont des cibles privilégiées, mais c’est aussi le cas vis à vis de la grippe. Certes ce SARS-Covid-2 est plus dangereux que la grippe puisqu’il peut laisser des séquelles pulmonaires et un temps de rétablissement plus long pour les personnes atteintes, mais tout cela justifie t-il la situation dans laquelle notre société et notre économie déjà bien malades sont plongés ? Nous sommes ici encore une fois de plus dans une démonstration flagrante, en temps réel, des ravages d’un principe de précaution mortellement inscrit à l’aune de notre constitution. Les réactions du politique et de l’omnipotente administration sont à l’image de ce virus : la machine s’emballe comme le système immunitaire du malade, mais ici c’est sous la double pression de la peur d’une sanction pénale et de la peur de la sanction sociétale.

Enfin mes lecteurs attentifs remarqueront que je n’ai (volontairement) pas abordé le problème de l’hôpital. Tout en n’étant pas particulièrement spécialiste de ce domaine, et même si je reconnais au premier chef la qualité et l’amélioration continue des soins dispensés aux malades par un personnel soignant qualifié, je ne peux m’empêcher de constater et de penser que :

  • cette crise a, entre autres méfaits, été utilisée, aussi bien par l’état que par les hospitaliers, pour mettre en exergue les problèmes de l’hôpital
  • une fois de plus, par idéologie, l’éclairage a été donné à l’hôpital public, plutôt qu’à la médecine de ville qui a été reléguée à un rôle mineur en l’empêchant de faire un travail préventif et tout simplement en l’empêchant de soigner.

Pour aller plus loin : Le blog de Jean Claude Barescut

Erdogan niera encore certainement ce nouveau génocide Arménien !

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

La situation du Haut Karabagh, enclave arménienne sur le territoire de l’Azerbaïdjan n’intéresse pas beaucoup la France dite d’en haut (politique, médiatique, institutionnelle). Le journal suisse le Temps a récemment parlé du massacre qui vient de s’y dérouler:

« Du 27 septembre au 9 novembre, les forces azéro-turques ont engagé des mercenaires djihadistes syriens, bombardé systématiquement les villes et les zones civiles avec des bombes à fragmentation et à sous-munitions, incendié les forêts avec des bombes à phosphore, décapité des prisonniers de guerre arméniens. Il n’y a aucun doute sur le projet de Bakou: détruire le Karabagh pour dissuader les Arméniens d’y retourner et écraser toute résistance. Le président azéri Aliyev avait déclaré à plusieurs reprises qu’il était prêt à un cessez-le-feu à condition que les Arméniens cessent le combat et se laissent donc envahir. Trois accords de cessez-le-feu ont été signés, tous les trois ont été violés par la…

Voir l’article original 255 mots de plus

Ce billet est une mise à jour d’un premier article (1) qui permet de visualiser l’allure et l’importance de ce que les instances politico-médiatiques ont convenu d’appeler maintenant « 2ème vague ».

Ces actualisations successives sont réalisées toutes les semaines lors des mises à jour des données globales de décès toutes communes françaises, diffusées par l’Insee. Ainsi que des données « Covid » Santé Publique France disponibles quotidiennement.

Décès quotidiens en 2020 (arrêtés au 23 novembre 2020) comparés aux cinq dernières années (2015-2019) et à la canicule de 2003 (source Insee)

Ce graphique permet de visualiser les surmortalités apparaissant au cours de l’année et d’une année sur l’autre. Le pic épidémique d’avril mai 2020 est parfaitement visible, avec un maximum de 2810 décès/jour au 1er avril 2020. La surmortalité 2020 réapparait début septembre pour s’installer autour de 500-600 décès/jour à partir du 15-20 octobre jusqu’au pic du 02 novembre.

Notons que cette « 2ème vague » est à ce jour à peu près équivalente à la vague de grippe de janvier 2017 (2400 décès/jour).

Voir ici publication Insee : Plus de décès pendant l’épisode de Covid-19 du printemps 2020 qu’au cours de la canicule de 2003

Décès quotidiens en 2020 comparés à 2018 et 2019 – Comparaison des 1ère et 2ème vagues 2020 (source Insee)

Ce graphe confirme sans ambiguïté la décroissance de l’épidémie de la deuxième vague depuis le 2 novembre 2020, avec un pic à 2267 décès totaux le 2 novembre 2020 . Si l’on compare les pics 1ère vague du 1er avril et 2ème vague du 2 novembre, on peut conclure que la deuxième vague de novembre 2020 est deux fois moins importante que la première. La surmortalité autour du 1er avril étant d’environ 1000 décès jours, alors qu’elle n’est que de 500 – 600 décès/jour autour du 2 novembre 2020.

Focus « 2ème vague » décès Covid 19 : actualisation des données au 10 décembre 2020 (source Santé Publique France)

Ce graphique permet de visualiser le nombre de décès journaliers liés au « Covid 19 » plus proche de la problématique des hôpitaux. L’ajustement de la courbe permet de définir un nombre maximum de 450 décès/jour « Covid » entre les 10 et 15 novembre 2020. Les pics des mardi 3 et vendredi 6 novembre sont des artéfacts liés à l’adjonction non lissée des données en provenance des Ephad. Le nombre de décès « Covid » de cette « deuxième » vague est clairement à la baisse. Ceci est conforme au fait que le taux de reproduction du virus est passé en dessous de 1. Cette décroissance est confirmée par les chiffres de surmortalité des décès totaux observés dans le graphique précédent.

Quelques remarques sur les graphes et l’évolution de l’épidémie :

1/ Je ne me suis intéressé qu’à l’aspect épidémique de la Covid 19 et en particulier à la conséquence ultime, le nombre de décès. Je ne suis pas rentré dans la problématique prévention (gestes barrière), traitement de la maladie (prise en charge par les médecins), hospitalisation (oxygénation, réanimation) qui a évidemment une influence sur les courbes présentées ci dessus, mais qu’il est absolument impossible de quantifier sérieusement.

2/ Les seules données fiables sont les décès totaux Insee. Mais on en dispose qu’avec un délai de 10 jours pour 2020. Elles peuvent être facilement interprétées en terme de surmortalité, sur l’année en cours et par rapport aux autres années.

3/ Les données dites « Covid » correspondent à des mortalités englobant les décès dus au seul Covid avec les décès dus à l’association comorbidités / Covid, ce qui a pour effet de surévaluer sensiblement les valeurs affichées. D’autre part il faut mentionner que les chiffres de Santé Publique France n’incluent pas les décès à la maison.

4/ Ainsi il semble se profiler que nous soyons passés du stade épidémique (avril mai 2020) à une situation que l’on pourrait qualifier d’endémique avec un SRAS-Cov-2 qui apparaît comme un virus saisonnier à l’instar des quatre autres coronavirus « rhume ». Nous sommes bien en présence d’une deuxième vague (ou d’une nouvelle vague d’un Covid19 ayant muté), de plus faible intensité que celle du mois de mars-avril, équivalente à celle de la grippe de janvier 2017 !

La deuxième édition de l’épidémie de Covid 19 est terminée !

Les chiffres de l’Insee arrêtés au 23 novembre (nombre de décès totaux journaliers) montrent une nette décroissance depuis le pic du 2 novembre. Au 23 novembre la surmortalité 2020, attribuable au Covid 19, est encore de l’ordre de 200 à 250 décès / jour par rapport aux années précédentes.

Si l’on extrapole la courbe de l’Insee jusqu’à la date d’aujourd’hui (6 décembre 2020), on arrive à une mortalité totale toutes causes confondues au niveau des années précédentes (1750 décès / jour environ) soit une surmortalité due au Covid 19 nulle = 0.

Il est intéressant de comparer ces chiffres officiels (décès totaux / Insee) à d’autres chiffres officiels (décès « Covid » Santé publique France) pour qui, au 9 décembre, il y a encore 300 décès Covid enregistrés. Ceci confirme que, tout au long de l’épidémie, des décès en quantité non négligeable ont été attribués au Covid alors qu’ils étaient dus principalement à une autre cause (comorbidités / décédé « avec » le Covid)… et/ou que la grippe hivernale a disparu.   

Gardons les gestes barrières…

Et restons néanmoins sur nos gardes…

Pour aller plus loin : Le blog de Jean Claude Barescut

L’épidémie de Covid 19 nous occupe depuis maintenant plus de huit mois. Depuis février 2020 des évènements invraisemblables sont intervenus dans la plus grande confusion des esprits. Je me décide enfin à coucher mes réflexions sur le papier en ayant écouté les uns et les autres, même si je ne suis pas médecin ni spécialiste de ces questions.

Situation de l’épidémie de Covid 19 au 28 octobre 2020

De multiples indicateurs ont été utilisés pour tenter de décrire l’épidémie. L’indicateur qui me semble le plus approprié pour caractériser la gravité d’une épidémie est la mortalité due à la maladie.

Le problème est que la mesure de cet indicateur est sujette à caution et en particulier à la difficulté de caractériser la cause exacte du décès.

Il faut donc recourir à un indicateur plus fiable qui est celui de la mortalité globale, toutes causes confondues, et le caractériser par la surmortalité par rapport aux années antérieures.

Pourquoi ne s’intéresser qu’aux chiffres de mortalité globale ?…

…plutôt qu’aux chiffres de mortalité due à la Covid 19 seule.

Les chiffres de la mortalité globale en France sont récoltés de façon correcte et homogène,

c’est au départ dans les mairies le travail de l’état civil. Les chiffres remontent ensuite à l’Insee qui les traite et les vérifie. Cela permet une comparaison des dynamiques de décès d’une année sur l’autre. Ces comparaisons permettent de voir si il y a effectivement une surmortalité à un instant T (épidémie, canicule…). Cela permet également de prendre en compte les mortalités induites (en plus ou en moins). Ce sont les seuls chiffres fiables qui permettent de juger de l’effet d’une épidémie.  

Les chiffres de mortalité attribués à la Covid 19 sont entachés d’une imprécision certaine pour différentes raisons :

– la comorbidité : il est difficile de faire la différence entre mourir de la Covid 19 (maladie seule en cause lors du décès) et mourir avec la Covid 19 (qui se surajoute à une autre pathologie souvent létale et ne fait simplement qu’accélérer la mortalité).

– le résultat des tests PCR, réalisés en France avec des cycles d’amplification très élevés sont à l’origine de nombreux faux positifs qui favorisent le diagnostic Covid 19.

– les conditions de diagnostic de décès par Covid 19 entre les hôpitaux, les Ehpad, les domiciles sont très hétérogènes avec une réelle difficulté d’appréhender les décès hors Ehpad et hors hôpitaux.

Les graphiques ci-dessous ont été établis à partir des chiffres les plus récents de mortalité globale de la population, communiqués à ce jour par l’Insee et l’Etat Civil. Les données dont je me suis servi pour établir ces graphiques sont extraites des deux séries suivantes :

https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001641603

https://www.insee.fr/fr/statistiques/4487861?sommaire=4487854

Courbe des décès quotidiens pour l’ensemble des communes de France (1er mars – 5 octobre 2020)

La courbe 2020, par rapport à celle des deux années précédentes, montre clairement une surmortalité fin mars début avril (pic de 2808 décès / jour le 1er avril) que l’on peut attribuer à la première vague de Covid 19. Sauf à penser que l’Insee trafique les chiffres, l’allure de la courbe après le 1er mai ne correspond en rien à la deuxième vague de l’épidémie (à la date du 5 octobre, derniers chiffres publié par l’Insee à la date d’aujourd’hui). Sur le plan strictement épidémiologique, la situation est quasi normale, au moins conforme aux deux années précédentes.

On notera deux petits pics de surmortalité en juillet et août 2019 et 2020 vraisemblablement liés aux épisodes de canicule enregistrés ces deux dernières années, ainsi qu’un petit pic mi-septembre 2020.

Courbe des décès quotidiens pour l’ensemble des communes de France sur l’ensemble de l’année (1er janvier – 31 décembre), pour les années 2020, 2019, 2018, 2017.

L’intérêt de cette deuxième courbe est de visualiser deux grandes périodes : l’été, de mai à septembre octobre avec environ 1500 décès journaliers stables d’une année à l’autre et l’augmentation du nombre de décès à partir des mois d’octobre novembre pendant tout l’hiver avec en moyenne 1700 décès journaliers, plus ou moins selon les années et la gravité de l’épidémie de grippe.

Notons également qu’en janvier 2017 le pic de surmortalité était à 2400 décès par jour, non loin de celui d’avril 2020, sans que personne ne s’en émeuve particulièrement.

Evolution du nombre de décès totaux au cours des dix dernières années.

Ce graphique confirme les pics épidémiques hivernaux, en particulier ceux des années 2020 et 2017 discutés précédemment.

On note également une tendance régulière à l’augmentation du nombre de décès entre 2010 et 2020, analysée ci après.

Le graphique ci contre montre qu’il meurt actuellement environ 630.000 personnes par an en France et que ce chiffre ne cesse de croître (depuis 2005 en réalité) sous l’effet du vieillissement de la population.

L’augmentation annuelle est de l’ordre de 7800 décès annuels et ce chiffre va continuer encore pendant de nombreuses années.

Cet indicateur de décès total annuel est essentiel. C’est le véritable juge de paix permettant de juger de la gravité d’une épidémie. On ne peut malheureusement le constater qu’à postériori, à la fin de l’épidémie. En effet, il est vraisemblable que les 30.000 décès supplémentaires dus à la surmortalité de mars avril 2020 seront dilués dans les 630.000 (+7.800) décès de 2020 puisque les personnes décédées en mars avril étaient des personnes âgées (84 ans en moyenne) présentant des comorbidités graves, qui seraient décédées dans les mois suivants.

2ème vague ?

Ce 28 octobre, la communication, l’anxiété, des chiffres difficilement vérifiables sinon contradictoires se bousculent sur les plateaux de télévision. A l’aube d’une déclaration présidentielle visiblement omnipotente qui nous entraîne semble t-il vers un nouveau confinement, osons espérer qu’il sera plus souple ou plus ciblé que le précédent.

Attendons la publication (tous les 15 jours) des derniers chiffres du mois d’octobre pour compléter les données analysées précédemment et juger de l’ampleur du rebond actuel : habituelles contaminations hivernale ou réelle deuxième vague.

Les gestes barrière

Même si les très récentes positions de l’OMS sur le confinement sont équivoques, du fait de la destructivité socio économique et de l’incertitude de cette mesure à juguler réellement l’épidémie, nous avons tout à gagner à nous conformer aux gestes barrière de base : masque dans les lieux de rassemblement et les lieux mal aérés et lavage régulier des mains. D’autant plus que les personnes sont à risque (plus de 65 ans, comorbidités).

gauloisVoici  quelques réflexions sur un livre que j’ai apprécié, une matière dense mais une lecture facile, où l’on gagne parfois à revenir sur les pages précédentes. Je ne suis pas un fan de De Villiers, mais il faut reconnaître que l’homme a du talent et une culture certaine. Une plume agile, acerbe et colorée, souvent outrancière mais révélatrice, qui retrace avec brio les errements de la vie politique, de la société qu’elle incarne et ses interactions avec des crises majeures comme celle que nous vivons  actuellement avec l’épidémie de Covid 19.

Ce livre est le verbatim d’une rencontre entre le Ministre de l’économie de l’époque Emmanuel Macron, sa femme Brigitte avec Philippe de Villiers et Nicolas Sarkozy au Puy du fou en mai 2016. L’échange laisse penser à l’auteur que tous deux étaient sur la même longueur d’onde.

Mais très rapidement le ministre devenu président, montre à travers discours, prises de positions, statures, qu’il n’est pas celui venu au Puy du fou.

« Ce n’est plus le même Macron ».

« Il impose un nouveau clivage : le clan des progressistes dont il est le chef dans toute l’Europe, face aux populistes, qu’il identifie à des avatars du nazisme. Il ose assimiler patriotisme et racisme… ». « Ancien monde – Nouveau monde… un clivage bien réel entre l’homme de quelque part et celui de nulle part. Le premier cherche à jardiner, le second veut « posséder la nature »…

Mais « les français ont compris que les élites qui se disent progressistes veulent liquider les vieilles nations… ». Ainsi vinrent les gilets jaunes.

Puis ce fut l’épisode du Covid…

Quelques phrases à méditer

L’anti mondialiste, l’anti « village global » s’exprime ainsi :

 » Les grandes bureaucraties supranationales qui recouvrent aujourd’hui la planète d’une épaisse toile normative et scientifique… suffiront à la supervision de ce nouveau monde. Les glissements de la sémantique vont suivre : on ne parle plus de gouvernement mais de gouvernance, de loi mais de régulation, de frontière mais d’espace, de peuple mais de société civile… ». Et j’y rajouterai, tout récemment, on ne parle plus de distanciation physique mais de distanciation sociale.

La plus grande des bureaucraties supranationales c’est l’ONU, le machin dont parlait de Gaulle en son temps. Le plus bel exemple de manipulation scientifique et normative est celui de l’immense scandale du réchauffement climatique imputé sans aucune preuve à l’homme à travers la production de CO2 fossile. On assiste à une récupération tronquée de la science par des politiques, dans un but idéologique, de tentative de gouvernance mondiale : c’est l’œuvre du GIEC (Groupement International d’Experts sur le Climat) qui dépend de l’OMM (Organisation Mondiale de Météorologie), une des 15 agences spécialisées de l’ONU.

Plus récemment, à l’occasion de l’épidémie de Coronavirus, l’impensable scandale du Lancet, revue la plus prestigieuse dans le domaine de la science médicale, a montré comment une autre agence spécialisée de l’ONU : l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) influencée et manipulée par la puissance des « big Pharmas » a tenté d’accréditer une non moins incroyable étude bidon publiée en un temps record sur bases de données frelatées (« big datas »). L’objectif étant dans le cas présent de détruire des propositions de bon sens concernant l’utilisation de la chloroquine pour le traitement précoce de la grippe provoquée par le coronavirus.

Le scandale n’est pas chez le médecin Raoult, qui a montré avec brio comment gérer une crise épidémique quasi ordinaire, mais dans la compromission au plus haut niveau (OMS, ministère et administrations  de santé en France) entre politique et utilisation de la recherche dans le domaine médical.

« La politique est une comédie, l’élection n’est qu’un trompe l’œil, les décideurs sont ailleurs dans la main des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). »

« En cherchant des esclaves au bout du monde, nous avons fabriqué de nouveaux maîtres… »

Et le souverainiste de marteler :

« Nous sommes passés d’une Europe interétatique à une Europe de l’intégration supra étatique. Et nous sommes passés de la préférence communautaire à la fin du marché commun. Nous avons aliéné notre souveraineté. Les gens qui ont prôné cette idéologie… ont laissé derrière eux une France en friche, un pays qui n’a plus d’industrie, qui vend ses plate-forme aéroportuaires et qui favorise une agriculture dégradée en un processus agrochimique suicidaire, un pays qui fait fabriquer les pièces de rechange des chars Leclerc en Chine, et lui confie le soin de produire pour lui ses médicaments ».

Sur sa vision de l’agriculture et de l’écologie, plus loin il insiste :

« Nous avons perdu notre pêche et notre agriculture paysanne, nous avons largué notre industrie et nos pharmacopées ».

Et encore :

« Il faut sortir du productivisme, rétablir dans nos échanges et nos productions le primat du circuit court. Revenir au bidon de lait qu’on va chercher à la ferme d’à côté. »

On est ici au cœur de mon plus grand désaccord avec De Villiers.

Sur ces points d’un processus agrochimique suicidaire et de la perte de notre agriculture paysanne le souverainiste de Villiers, comme Bové en son temps, fait un improbable amalgame et révèle dans ce domaine l’incohérence de sa pensée. Le processus agrochimique n’est pas suicidaire, bien au contraire. Si l’on peut regretter (comme lui ?) que le process de fabrication industriel des produits chimiques ait été abandonné en France (voir Rhône Poulenc dans les années 90, vendu aux américains, Suisses et in fine aux Allemands), l’utilisation de ces produits aujourd’hui par les agriculteurs se fait dans des conditions professionnelles, archi contrôlées, respectant au plus haut point la santé des consommateurs avec un minimum d’impact sur l’environnement. Contrairement à ce que la doxa ambiante assène continuellement.

L’utilisation d’une protection des cultures performante permet la production de produits végétaux sains, en quantité suffisante et à des prix permettant l’accès aux plus démunis, ce que ne permettra jamais l’agriculture biologique. Elle permet une production maximale sur des surfaces minimales libérant ainsi des zones non cultivées où la biodiversité des espèces pourra se développer sans contraintes. Elle permet également à nos agriculteurs de rester compétitifs sur le marché mondial, de pouvoir exporter une production favorisée naturellement par nos sols et notre climat, et permettre une rentrée de devises dont le pays a et en aura encore plus crucialement besoin demain.

Je pense que la vision de l’agriculture de Philippe de Villiers, qui sous couvert d’écologisme rejoint l’idéologie gauchisante de l’écologie politique d’EELV, est une vision passéiste et aristocratique de l’agriculture, avec ses improbables culs terreux, taillables et corvéables à merci, premiers responsables et victimes des aléas de production inhérents à ce système de production.  Ce n’est pas le bobo intello des villes qui se coltinera la production de produits de base à raison de 80 heures de travail par semaine. C’est malheureusement cette vision de l’agriculture que la société actuelle désinformée  approuve et entraîne la France dans une désagriculturisation bientôt irréversible. Tout comme nous avons subi la désindustrialisation du pays depuis 30 ans que le souverainiste De Villiers regrette aujourd’hui amèrement.

 

Covid et Nouveau monde

Nous ne savions pas… mais gouverner c’est prévoir.

« … ils étaient prévenus depuis 12 ans par des voix autorisées et les plus hauts képis de l’armée française… que la menace virale était un risque sécuritaire majeur pour notre pays… 2008, 2013, 2017, aujourd’hui : une cyber-menace qui viendrait paralyser nos services collectifs et nos réseaux électriques, sans doute le prochain fléau ».

Lors de ma première mission en Chine en juin 2010, je me souviens parfaitement de mon étonnement lors de la lecture du China Daily à Pékin dont un article traitait du Plan pluriennal Chinois de l’époque, mentionnant les enveloppes affectées aux cinq grands secteurs de recherche et de développement du pays acec en tête : les risques épidémiques et la recherche biologique, ensuite le secteur des biotechnologies, celui de l’aéronautique et des process automatisés industriels. Ceci est révélateur des moyens mis en œuvre par les chinois, ce qui fait dire à Didier Raoult aujourd’hui que la science dans le domaine de l’épidémiologie n’est plus chez nous mais chez eux.

Un petit rappel de faits annonciateurs pas si lointains :

« Raffarin en 2004, il faut « faire quelque chose pour la Chine » : il décide d’aider les chinois à travailler sur les virus suite au SRAS, Chirac laisse parler son tropisme oriental, Michel Barnier signe un accord de coopération de transfert d’un laboratoire P4 à Wuhan sur le modèle du P4 Jean Mérieux à Lyon. La France maîtrise scientifiquement cette plate-forme novatrice, cinquante chercheurs français sont appelés à y travailler… mais les ingénieurs Chinois les ont remplacé au pied levé… des messages secret défense font connaître au pouvoir civil leurs réticences : il ne faudrait pas que le P4 puisse un jour devenir un arsenal biologique… opération de communication à haut risque… Nous aurions dû, dès la fin du mois de janvier, interdire les vols en provenance de Wuhan.

L’appareil d’état a cultivé l’imprévoyance ».

La crise : auraient-ils menti ?

« Comment se fait-il que, dans les hautes sphères où des employés à vie sont payés à décrypter les « signaux faibles »… on ait manqué à ce point de discernement, d’anticipation et de répondant ?

Le scientifiquement correct est à la santé ce que le politiquement correct est à la sphère publique.

Ainsi comprendra-t-on je l’espère, … par quel poison on a choisi le laissez faire, laissez passer de la contagion virale plutôt que d’accepter quelques entorses à l’idéologie.

Un rapport confidentiel en provenance du quai d’Orsay sur la sortie de crise met en garde les autorités en forme d’avertissement solennel : « Le risque est réel que les efforts de stimulation de la croissance ne soient l’occasion pour l’ancienne économie de se remettre au centre du jeu, au détriment de celle – plus innovante et verte notamment – que l’on essaie de développer ».

Mascarade

Mascarade« Dans l’histoire des contagions épidémiques, la problématique de l’assignation à résidence a toujours été la même : on consignait les mal portants. Nous, nous avons choisi de confiner les bien portants.

Comme beaucoup de nos compatriotes, je sens monter en moi une colère froide. »

 

Ce n’est pas une épidémie de grippe ou de Covid 19 que nous vivons en ce moment mais une épidémie de trouille. Peut-être qu’en définitive ce dont nous aurions besoin en urgence c’est d’un vaccin… contre la peur !

Nos politiques ont le souvenir du sang contaminé, de la vache folle, du syndrome Jean François Mattéi alors Ministre de la Santé en 2003 et de la négligence qu’on lui a imputée en pleine canicule. Ajoutons y un principe de précaution à géométrie variable et une coupable judiciarisation de la société et vous voilà masqués en plein air.

« … on sent que les autorités hésitent entre le confinement déconfiné et le déconfinement reconfiné ».

L’OMS dans ses dernières recommandations précise qu’elle ne « dispose pas de données factuelles directes attestant de l’efficacité du port généralisé du masque ». Aucun évènement extérieur fustigé par les autorités et la presse (concert à Nice, match Lyon Turin, fête de la musique, abords du Canal Saint Martin, rave-parties illégales…) n’a pu être identifié comme à l’origine de « clusters ». Je ne remets pas ici en question le port du masque pour les soignants, ni même celui de la population en milieu clos et dense. Je ne suis pas un insoumis.

Mais quand même, à ce jour fin août 2020, alors que l’épidémie de Covid 19 est terminée (il n’y a quasiment plus de décès causés par le virus – 4 décès hier en France  par exemple), autorités et médias tentent de nous faire croire que les testés positifs sont des gens infectés et contagieux. Rien n’est plus faux. Si on applique cette « logique » officielle et délétère, nous devrions rester masqués toute notre vie !
Les testés positifs (PCR) sont des gens qui ont développé des anticorps à un virus ou un coronavirus (sans précision duquel, cela peut être la grippe ou un rhume ou le Covid).

Cela signifie que l’immunité acquise fonctionne et que plus il y a de testés positifs, plus l’immunité collective progresse. Tous les médecins savent ça et ceux qui se taisent sont complices, ordre des médecins en tête.