Category: Actualités et politique


L’épidémie chinoise n’est pas encore tout a fait pandémie et ce n’est pas du Coronavirus dont je voudrais m’entretenir, bien que ce soit d’actualité. L’actualité c’est l’affaire Mila, qui me conduit à évoquer cet autre virus qu’est l’islam et son vecteur : les musulmans. Mais au delà de ce fait, il y a pire : le laisser faire de nos politiques qui loin de pratiquer la prophylaxie, entretiennent le parasite pour qu’il se développe.

Si dans le cas du Coronavirus, il n’existe pas de moyens de lutte, ils existent bien en ce qui concerne l’islam. Mais en France, avec son gouvernement et ses soutiens gaucho, bobo intello progressistes et une droite tétanisée qui n’ose l’ouvrir, au mieux on ne bouge pas et au pire on favorise la prolifération du microbe et le développement de l’épidémie.

Avant tout j’aimerai relever ici le courage de cette belle jeune fille aux yeux pétillants d’intelligence et de spontanéité, même si elle s’exprime avec le langage de sa génération que je n’excuse pas par ailleurs, même si je ne cautionne pas le blasphème alors que je ne suis pas croyant. Il faut opposer ce comportement à la couardise, la veulerie maniérée de nos politiques et de la presse qui nous gouvernent.

  • Mais pour Segolene Royal, on ne cautionne pas Mila, une jeune fille en danger. Où sont les féministes ?
  • S. Royal , Martine Aubry, Fabien Roussel (secrétaire national du PCF), même combat, campagnes nationales ou municipales obligent, mêmes compromissions.

 

Quelques réflexions, merci Mila :

  • Il n’est pas pensable que l’éducation nationale dit « chercher des solutions » pour rescolariser cette adolescente, plutôt que de mobiliser les forces de l’ordre pour qu’elle réintègre SON lycée. De quoi à t’on peur ? Que fait Jacques Toubon le défenseur des droits ?
  • Cette jeune fille est chassée de sa cour d’école par les mêmes qui ont fait fuir beaucoup de jeunes français chrétiens ou juifs de notre école publique.
  •  Aujourd’hui, la seule qui soit à la hauteur de cette lamentable histoire, c’est Mila.

 

Quelques réflexions en vrac sur les réactions de la mouvance gaucho islamo progressiste au pouvoir : deux poids deux mesures.

  • D’une manière générale silence radio des belles âmes de gauche si promptes à dénoncer les atteintes aux droits de l’homme.
  • Des poursuites ont été engagées très rapidement pour « provocation à la haine », puis abandonnées par la justice envers celle qui exprime librement son opinion sur une religion. Cette justice a t’elle diligenté l’équivalent envers les internautes qui ont entamé son lynchage, et l’ont menacée de mort. Le repérage d’une adresse IP d’ordinateur n’est cependant pas bien compliqué !
  • Lorsqu’un adulte, amuseur patenté sur France Inter radio d’état, répète en boucle que « Jesus, Jésus, Jésus est pd (…) Du haut de la croix, plutôt que de l’avoir cloué, pourquoi pas l’avoir en… ? ». Pourquoi ni la justice ni la délicate sensibilité de sa ministre, sous couvert d’une liberté d’expression concernant la critique des croyances n’y voit rien à redire ? Personne n’a songé à ouvrir d’enquête sur Frédéric Fromet !
  • Nicole Belloubet, qui fut professeur de droit n’est pas une ignorante : elle sait qu’en France, il n’existe aucun délit d’insulte envers une religion, cela ne l’a pas empêchée de remettre en cause la liberté d’expression et de lui opposer la liberté de conscience : « L’insulte à la religion, c’est évidemment une atteinte à la liberté de conscience. C’est grave. ». Critiquer une religion, même grossièrement, n’est pas inciter à la haine contre ceux qui la pratiquent. Pourquoi alors n’en parler qu’à propos de l’islam ? Il est patent qu’avec de telles déclarations le processus de soumission est bien en place.
  • Que dire du CFCM (Conseil Français du culte musulman) en la personne d’A. Zekri : « qui sème le vent récolte la tempête », « elle l’a cherché, elle assume ». Propos d’Islamiste à la Tariq Ramadan ou propos d’un représentant officiel de l’Islam traditionnel ? Le masque tombe et les véritables finalités se dévoilent, ce qui lève les ambiguïtés, pour ceux qui ont des doutes…

Nous paierons cher cette lâcheté.

Nicole Belloubet serait bien inspirée de partir : Celine Pina – 1er février 2020

Alain Finkielkraut s’exprime longuement sur l’affaire Mila  : « la liberté d’expression est une conquête de la civilisation et la grossièreté une défaite de la civilisation »

Menacée de mort à 16 ans parce qu’elle critique l’islam : silence radio de nos gouvernants : Céline Pina 21 janvier 2020

Petit retour sur une France insoumise, il y a 40 ans… comme les temps changent !

 

 

Le politique embarrassé et peu transparent

Il semble que le pouvoir politique soit en bien mauvaise posture dans cette affaire : en cause paraît il, une communication déconnectée, une réticence à communiquer la liste des produits chimiques qui se sont enflammés dans la nuit du mercredi au jeudi 26 septembre… des déclarations de ministres de préfets embarrassées
Tout ceci ayant contribué à une réaction des populations relayées par les ONG (WWF, Robin des toits…) et autres partis politiques (LFI, EElv, PS…), bref une politisation comme d’habitude de l’évènement qui ne devrait pas être. Malheureusement un juste retour des choses, car nos politiques, années après années, ont sciemment préparé la peur, par électoralisme, démagogie, ambitions inavouées et manque de courage pour quitter la geôle où nous enferme l’idéalisme écologique (alimentation, pesticides, climat nucléaire, CO² devenu poison…).

Une « science » qui n’en est pas.

Attention là encore à une dérive de notre vocabulaire banalisant un mot sous couvert de progressisme.

Poussé dans ses retranchements le pouvoir politique fait appel à la « science » dans toute sa grandeur et son impartialité. Science qui dans le cas présent, n’est qu’une question d’expertise, de techniques analytiques, soit un sujet classique d’analyses chimiques constituant la routine journalière de nos laboratoires.
Les premières déclarations du Week-end suivant l’accident se sont voulues très rassurantes : « situation normale » de la qualité de l’air. Certes on peut comprendre et croire que les analyses les plus courantes ont été réalisées, avec des résultats négatifs impliquant une qualité de l’air normale. Mais qu’en est-il des molécules plus sophistiquées fabriquées et/ou entreposés sur le site Lubrizol ? Qu’en est-il de leurs métabolites (dioxines…) produits lors de la combustion et retombés sur les territoires sous le panache de fumée ? Tout a-t-il été analysé ? La mise en œuvre des analyses (échantillonnage) est effectivement plus compliquée, il faut du temps pour leur mise en œuvre et l’on comprend bien là aussi que le résultat ne peut être immédiat. C’est cela qui aurait mérité un peu plus de précision et de transparence pour être expliqué à la presse et aux personnes impactées par le phénomène.

Des décisions néanmoins prises au niveau agricole et de l’alimentation :

Malgré une situation « saine », plusieurs centaines d’exploitations agricoles sont touchées par une mise en quarantaine de la production. Là, pas d’états d’âme on applique le principe de précaution, c’est tellement plus simple ! Toutes les cultures sont gelées et ne peuvent faire l’objet d’un usage alimentaire : hommes et animaux. Si on peut à la limite comprendre la décision pour l’herbe et les fourrages donnés aux bovins laitiers, on la comprend beaucoup moins pour les betteraves qui sont en fin de cycle de végétation, qui sont en terre à l’abri des dépôts et qui subiront un process de transformation en sucre, qui fait considérablement chuter les quantités de résidus éventuels.

Lubrizol et Glyphosate : la science instrumentalisée par le pouvoir politique :

Deux exemples où pour plaire à l’opinion publique, la science est manipulée par le pouvoir politique : magnifiée dans un cas, discréditée dans l’autre :

dans le cas de l’accident Lubrizol, le pouvoir politique suite à une gestion maladroite et peu transparente du problème se sent coincé : il fait donc appel à l’ultime rempart qu’est la science pour s’en sortir : « nos analyses sont sérieuses, il n’y a pas de problème de toxicité de l’air, nous publierons tout… » : tout ce qui aura fait l’objet d’analyses bien sûr…
– alors que dans le cas du glyphosate et du Roundup, un autre cas hystériquement médiatisé, notre beau pouvoir politique s’assied confortablement sur l’avis de son agence nationale l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) : la décision unilatérale prise par la France fin 2017 d’interdire le glyphosate sous trois ans. Jamais l’Anses, pas plus d’ailleurs que ses onze homologues dans le monde, n’a formulé telle demande. Pour elle, correctement utilisé, le produit n’est pas cancérogène. L’interdiction est quand même bien maintenue !
Voilà deux facettes de l’utilisation dévoyée de la science, par le pouvoir politique. Et l’on pourrait en citer bien d’autres…

Il ne faut pas ensuite s’étonner de la défiance et de la perte de confiance du citoyen derrière chaque déclaration de ce pouvoir politique. Ce n’est même plus “on nous cache tout, on ne nous dit rien”, c’est “de toute façon, ce qu’on nous dit n’est pas vrai” ».

Et pour ne rien arranger, mais ceci explique cela : A lire absolument !

Omerta sur une catastrophe industrielle majeure aux portes de Paris – Le monde diplomatique

Mise à jour du 3 octobre 2019 : « L’increvable mythe du « nuage de Tchernobyl » par Géraldine Woessner – Le Point

Lubrizol

Le G7, une manifestation au sommet paraît-il, organisée cette année en France par le Président Macron, fièrement installé dans son « époque progressiste », maniant « l’urgence climatique » et l’apocalypse comme seul horizon pour le futur. Ceci est révélateur de l’évolution de notre société : présentisme et immédiateté (« urgence climatique »…), proximité (information, réseaux sociaux…), autant de caractéristiques auxquelles certains, de plus en plus nombreux et notre président en tête, souhaitent que la science se plie. Or la démarche scientifique s’inscrit le plus souvent sur le long terme et la vérité scientifique ne découle pas d’un consensus social.

Amazonie

Voyez donc ce tweet qui a enflammé les esprits ce Week end en avant première du G7 d’août 2019 à Biarritz

 

Emmanuel Macron sait parfaitement que ses annonces prennent beaucoup de distance avec la vérité scientifique. Annonces que je qualifierai volontiers de fake news, qu’il a pourtant lui même combattues en légiférant… surtout pour celles qui s’écartent trop du politiquement correct.

Mais ce n’est pas son problème, PARCE QU’IL « FAIT » DE LA POLITIQUE ! Le simple citoyen n’y comprend plus rien, que ce soit pour celui qui essaie de réfléchir un peu, ou pour celui qui se laisse désinformer et manipuler par une presse relayant aisément toute information apocalyptique.

On ne peut nier l’habileté politique de Macron autour de ce G7 (invitation de Poutine à Brégançon en avant première, invitation surprise d’un ministre Iranien, remise en question de l’accord du Mercosur …). L’habileté médiatique également (?), quasiment théâtrale, qui avec ce tweet a abouti à une avalanche d’articles, de photos, d’avis de personnalités de tous horizons sur les incendies en Amazonie. Et « l’urgence » climatique : « Notre maison brûle… » en référence au réchauffement climatique et a la fameuse déclaration de Chirac en septembre 2002 à Johannesburg, lors du sommet de l’ONU sur le développement durable, déjà sous la malveillante influence de Hulot. C’est bien là que sur le plan des faits et de la science il y a  désinformation et manipulation de la part de celui qui souhaite porter le drapeau mondial de l’écologisme (occidental) :

foret

Pourquoi l’Amazonie flambe t’elle ?

L’Amazonie brûle en août et septembre, puis les incendies décroissent généralement au fur et à mesure que l’été de l’hémisphère sud se déroule. Ces flambées sont aggravées par la sécheresse provoquées certaines années par le phénomène météorologique El Niño. La première cause de ces flambées sont des brûlis volontaires, par les agriculteurs afin de gagner du terrain pour la culture et l’élevage. Mais une grande partie des terres qui brûlent ne participe pas à la déforestation. Ce ne sont pas des forêts anciennes qui brûlent, mais des terres qui ont déjà été défrichées et mises en culture les années précédentes.
Il est courant pour les agriculteurs des zones tropicales de brûler leurs champs pour lutter contre ravageurs, maladies et mauvaises herbes ce qui autorise de meilleurs rendements dans l’année qui suit.
Ce sont des usages millénaires pratiqués partout dans le monde, chez nous au 19ème siècle et encore aujourd’hui en Corse. C’est ce que l’on appelle l’écobuage (la cendre est un bon fertilisant).

Amazone déforestation

Une évaluation plus complète de la déforestation amazonienne au Brésil (source : WUWT)

Il n’y a pas de crise particulière en 2019. Globalement les incendies récurrents de l’Amazonie ne sont, pour ce début d’été amazonien, ni plus intenses ni plus importants que ceux actuellement observés dans l’hémisphère sud. Ils sont comparables aux incendies du nord de l’Australie et bien moins importants que les brûlis africains. D’ailleurs les niveaux de déforestation actuels sont bien inférieurs à ceux des années antérieures, bien que l’on observe une certaine reprise depuis le creux des années 2012 – 2013. Cela démontre en quelque sorte que l’action actuelle du gouvernement brésilien, ne se démarque pas de celle de ses prédécesseurs… Ceci dit les deux Présidents français et brésiliens n’ont pas été à la hauteur des enjeux dans cette joute stupide initiée par Macron à l’occasion de ce G7.

Une posture politique plus qu’un problème environnemental

Le tweet de Macron ne désigne pas explicitement le Brésil en parlant de la forêt amazonienne. Mais on aura compris qu’économiquement c’est le Brésil qui compte et c’est de plus une super puissance agricole. Lorsque Bolsanaro s’exprime à Davos en janvier dernier en disant que « la protection de l’écosystème unique de son pays doit être compatible avec la croissance de l’économie », cela insupporte les verts occidentaux progressistes du camp du bien, que Macron courtise plus que jamais, prochaines élections obligent. Le profil politique du très à droite Bolsanaro en fait une cible de choix, bien plus qu’Evo Morales, le président socialiste de la Bolivie voisine. La Bolivie occupe 10.2 % de la forêt amazonienne, mais concentre 26.3 % des feux en 2019 ! Là encore Evo Moralès ne suscite pas la même antipathie que Jaïr Bolsanaro… Il suffit pour s’en convaincre de parcourir l’article dithyrambique du Monde du 22 août vantant la popularité, la réussite économique de l’ancien cultivateur de coca en campagne électorale. Dans le même temps la forêt amazonienne Bolivienne, brûlait à un rythme trois fois supérieur à celle du Brésil, mais pas un mot sur le sujet.

Manipulation

La photo du tweet de Macron est vieille de 16 ans… pour représenter la situation actuelle !

Cette photo a été prise par Loren McIntyre un journaliste américain décédé en 2003… On peut l’acheter ici : Alamy.com/stock-photo… Comme remarqué précédemment, ce n’est pas d’aujourd’hui que l’Amazonie brûle et les incendies actuels n’ont rien d’exceptionnel. Bien entendu et dans l’absolu tout ceci n’est pas souhaitable, mais c’est un fait établi depuis qu’on observe les incendies par satellite.

Hystérie de la presse et des réseaux sociaux

Bref, tout ceci ne justifie, ni de décréter une situation de crise en invoquant l’urgence, ni l’hystérie qui s’empare comme à chaque fois des médias et des réseaux sociaux. On notera également, comme le remarque dans une interview parue dans l’Obs de Martine Droulers, géographe, chercheuse émérite au CNRS, responsable de l’équipe « Brésil » au Centre de recherche et de documentation sur l’Amérique Latine (CREDAL) : « Environ 50 % de la forêt est désormais sous un statut de protection nationale. Cette surface est partagée entre réserves indiennes et écologiques. Donc la moitié de l’Amazonie ne sera pas, ou très peu, sujette à la déforestation. Certains s’y risquent, mais les amendes sont sévères ». Nous sommes loin de l’affolement actuel sur une situation qui, si elle n’est pas idéale, n’est pas non plus la catastrophe irrémédiable clamée partout.

Tout ceci est l’illustration d’une pseudo crise montée de toutes pièces, dans le cadre plus général de l’idéologie climato-politique dominante, à l’image de l’invitation de Greta Thunberg à l’Assemblée Nationale ce même mois d’août et le 23 septembre prochain au sommet climatique de l’ONU à New York.

Erreurs et fake news

Revenons au tweet anxiogène de Macron : « L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu » ! Mais d’où tient-il cette information fausse ? Il semblerait que les sources utilisées pour ce tweet soient issues de plusieurs publications d’ONG (WWF, Greenpeace…) dont on ne peut pas dire que l’objectivité scientifique soit leur point fort…

  • L’Amazonie « poumon de la planète » : une formule médiatiquement percutante mais scientifiquement fausse.

Relativisons déjà dans un premier temps : même si la forêt amazonienne est immense, elle ne représente que 10% de la surface forestière de la planète.

Rainforest Queensland Australie – Embouchure de la Daintree river

Le poumon est un terme consacré au monde animal : c’est un organe qui absorbe par la respiration l’oxygène (O²) de l’air pour le transformer en CO² qu’il rejette dans l’atmosphère. Un poumon ne produit donc pas d’oxygène et l’Amazonie qui rejetterait dans l’air selon le tweet de Macron 20% de notre oxygène ne peut donc pas être un « poumon ».

Dans le cas des végétaux chlorophylliens comme les arbres de la forêt amazonienne ou de nos forêts Européennes, c’est un peu plus compliqué :

 

1. La photosynthèse utilise le CO² de l’air pour produire de la matière organique (glucose) et de l’oxygène.                                                                         

Environ 10% de l’énergie lumineuse atteint le sol dans la rainforest

L’équation de la réaction de photosynthèse est la suivante : 6 CO2 + 6 H2O + Energie (lumière) ⇒ C6H12O6 (glucose) + 6 O2 (oxygène)

La photosynthèse permet, grâce à l’énergie lumineuse, de transformer le CO² de l’air en matière organique (glucose…) et en oxygène. Mais que devient cet oxygène… le retrouve t-on dans l’atmosphère ? Autrement dit la forêt Amazonienne est-elle productrice nette d’oxygène ?

 

 

2. L’oxygène produit lors de la photosynthèse est utilisé par la respiration cellulaire et la croissance de la plante                                                                                  

L’équation de la réaction de respiration cellulaire est la suivante : C6H12O6 (glucose) + 6 O2 (oxygène) ⇒ 6 CO2 + 6 H2O + Energie (biochimique)

Un Argyrodendron de la rainforest du Queensland en australie. Cette arbre développe, comme beaucoup d’autres espèces, des racines aériennes (Buttress roots) qui s’étalent sur des sols peu profonds et pauvres en éléments minéraux.

La respiration cellulaire a lieu dans les mitochondries des cellules. Elle permet de transformer une partie du glucose produit par le végétal lors de la photosynthèse, en énergie nécessaire au fonctionnement de la cellule.  

L’autre partie participe à la croissance du végétal (synthèse de glucides, de cellulose et de lignine…). Lorsque le végétal est en croissance, la production de matière organique permet à l’oxygène de s’accumuler. Au cours de cette croissance l’arbre va produire des feuilles, des fruits, des branches qui vont tomber sur le sol, de même qu’en fin de vie c’est l’arbre entier qui tombera au sol.

 

3. En fin de vie du végétal l’oxygène se retransforme en CO²

Cette matière organique s’incorporera plus ou moins lentement au sol et sera consommée par des microorganismes divers (champignons, xylophages, termites…). On dit alors qu’elle se minéralise ou qu’elle s’oxyde en consommant l’oxygène stocké, produit pendant la croissance, tout en relarguant du CO² et / ou du méthane dans l’atmosphère. A la fin de la décomposition du végétal, tout l’oxygène fabriqué au cours de la vie du végétal aura été réutilisé.

On considère qu’une forêt est arrivée à maturité au bout d’une centaine d’années en gros. C’est largement le cas de la forêt Amazonienne, dont la biomasse ne croit pas, où il y a autant d’arbres qui se développent que d’arbres qui meurent. Photosynthèse, respiration et minéralisation s’équilibrent et le bilan CO²/O² est nul. IL N’Y A PLUS DE PRODUCTION NI DE STOCKAGE, NI D’O2, NI DE CO2 !

  • « L’Amazonie produit 20% de notre oxygène » erreur et fake news totale !

La situation décrite ci dessus n’est cependant pas tout à fait exacte. En effet, une partie de la matière organique (bois mort, arbres…) ainsi produite par photosynthèse peut être soustraite de la forêt et emmenée (charriée) par les fleuves (Rio Negro, Madeira, Amazone…) jusqu’au delta marin et se sédimenter à l’abri de l’oxydation. Mais les scientifiques considèrent le phénomène comme marginal (combien…?), et il est bien difficile de trouver des chiffres rationnellement établis sur le sujet… sauf chez WWF, Greenpeace et autres ONG activistes, mais sans aucune validation sérieuse. De toutes façons on est très loin des 20% avancés par Macron. D’ici à ce que Macron et ses conseillers utilisent les chiffres de ces ONG plutôt que ceux des scientifiques qui ont véritablement étudié la question, il n’y a qu’un pas que je franchis aisément… à moins qu’il n’ait été convaincu par les  palabres gratuites des Di Caprio, Ronaldo, Madona et autres spécialistes du sujet comme Greta Thunberg !

NB : Ce phénomène de séquestration de la matière organique par sédimentation, qui peut expliquer l’infime pourcentage d’oxygène relargué par la forêt actuelle, correspond exactement à ce qui s’est passé, à une échelle plus importante, lorsque les dépôts de charbon ou de pétrole se sont constitués (pour le pétrole, cependant, ce ne sont pas les forêts mais du plancton qui s’est enfoui dans les sédiments argileux au fond des mers). A l’époque carbonifère, qui commença il y a près de 400 millions d’années, d’énormes quantités de végétaux poussèrent un peu partout sur notre planète. Dans les marécages d’alors une proportion non négligeable s’est trouvée fossilisée et transformée peu à peu en lignite, puis en charbon. C’est cette matière organique produite en grande quantité, non oxydée à l’époque, que nous utilisons aujourd’hui pour nos besoins énergétiques… en produisant du CO² dit anthropique. C’est ce même mécanisme qui est à l’origine de l’accumulation à cette époque de l’oxygène dans l’air, faisant qu’aujourd’hui il représente 21% du volume d’air que nous respirons. Ce taux est d’ailleurs stable depuis quelques dizaines de milliers d’années.

Désinformation sur toute la ligne

Toute cette agitation conduit dans le grand public à des amalgames erronés qui deviennent vite des vérités dans l’opinion :

La forêt Amazonienne ne brûle pas à cause du réchauffement climatique, mais à cause de la démographie !

Le réchauffement climatique à l’origine des incendies de la forêt amazonienne constitue opinion fausse mais très répandue dans l’opinion publique. Opinion fausse savamment entretenue par des activistes et ONG de tous poils. Le réchauffement est d’ailleurs plus faible dans la zone intertropicale que dans beaucoup d’autres régions du monde.. La raison essentielle est liée à l’agriculture et à la mise en culture des terres pour nourrir le Brésil et la population mondiale croissante.

C’est d’abord un problème démographique dont il s’agit.

Comment Macron peut-il, comme un piètre activiste, parler « d’urgence climatique » alors que le problème démographique ne peut se traiter raisonnablement qu’à long terme ?

La production de Soja et de canne à sucre, l’élevage dans une moindre mesure, bref la production agricole sont une formidable opportunité de développement pour le Brésil. Le développement économique (et culturel) est la seule solution qui permette sur le long terme de faire baisser la démographie. Oui ces humains ont, comme nous l’avons fait, besoin de se développer et le même droit d’exploiter leurs ressources naturelles comme nous ne nous sommes pas privés de le faire… Et c’est une chance pour nous occidentaux à l’impérative condition de ne pas décroître nous mêmes.

Comment Macron peut-il, au delà de l’ingérence de souveraineté, interdire au Brésil de substituer sa forêt aux cultures, alors que dans le même temps en France on assiste à une artificialisation des terres (création de routes, aéroports, logements, zones commerciales… se substituant à des terres agricoles) sans précédent depuis de nombreuses années ?

Un « poumon » qui n’absorbe ni ne produit d’oxygène !

Nous avons vu précédemment que la notion de « poumon vert » ou « poumon de la planète » n’est qu’un mauvais symbole sur le plan de l’exactitude scientifique, mais c’est une image qui marque l’opinion publique tout en la dupant et en la désinformant. La forêt amazonienne n’est pas productrice nette d’oxygène.

Plutôt que de parler de l’oxygène à propos des incendies de la forêt amazonienne, il eût été plus juste de mentionner le relargage de CO². Mais là encore le CO² relargué dans l’atmosphère lors de la combustion du bois n’est que du CO² capté quelques dizaines ou centaines d’années auparavant lors de la photosynthèse et de la croissance des arbres. Lors des incendies de la forêt amazonienne, le CO² rejeté n’est autre que celui absorbé auparavant. Le bilan au niveau de l’atmosphère est nul.

La forêt amazonienne n’est donc pas non plus le puits de carbone auquel on veut nous faire croire car la biomasse totale de ce système végétal est constante. La forêt tropicale produit au mieux 1 à 2 tonnes de bois par an quand il est exploitable. Par contre les plantations de palmier à huile (5 à 6 tonnes d’huile) ou de canne à sucre (60 tonnes de cannes) produisent en quelques années une biomasse 10 ou 20 fois plus importante que celle produite par la forêt avec un bilan carbone de toute évidence au moins équivalent.

Ce n’est pas un problème climatique, mais bien d’une question environnementale dont il faut se préoccuper

La déforestation partielle de l’Amazonie pour sa mise en culture ne modifiera en aucun cas le bilan carbone de la planète, ni la teneur en oxygène, ni même sa teneur en CO² et les conséquences sur le climat global de la Terre sont négligeables.

Par contre il semble bien plus important de se préoccuper et de maintenir au maximum les réservoirs de biodiversité des écosystèmes de la forêt amazonienne. C’est ainsi que la déforestation et l’exploitation du bois doit être raisonnée, planifiée plutôt qu’une exploitation anarchique laissée à des aventuriers à la recherche d’une fortune éclair qui tronçonnent à tout-va sans se préoccuper de la pérennité des ressources. Comme l’attribution récente à des entreprises minières de 360.000 ha de forêt en Guyane, en Amazonie française…

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La transition énergétique est l’un des quatre thèmes proposés pour le « le grand débat national » par le Président de la République. Néanmoins ce dernier postule d’emblée dans sa lettre aux français que « personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite » (contre le réchauffement climatique). Dans ces conditions pourra-t-on réellement débattre ? (voir ici la fiche de présentation du thème transition écologique). En dissociant la transition énergétique du thème de la fiscalité et des dépenses publiques, le Président de la République semble oublier que c’est la hausse sans précédent de la fiscalité énergétique (hausse de 15 milliards d’euros d’ici 2022 selon le Sénat) qui est à l’origine du mouvements des gilets jaunes.

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(1) La Transition énergétique est inutile, dispendieuse et injuste article de Rémy Prud’homme

(2) association des climato-réalistes 

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Les énergies traditionnelles (hommes, animaux, vent, eau) ont été remplacées par des énergies nouvelles (charbon, pétrole, électricité, nucléaire) depuis le début du 19ème siècle Le passage du charbon au pétrole puis à l’électricité et au nucléaire montre que les transitions énergétiques ont toujours existé. Elles se sont développées sous l’impulsion de la technologie et du marché, très peu par l’intervention du politique.
L’actuelle transition énergétique est de nature radicalement différente. Elle a pour objet de réduire les rejets de CO2 dans l’atmosphère par peur des conséquences que pourrait avoir le CO2 sur le climat. Cette transition n’est inspirée, ni par l’apparition d’une innovation majeure, ni par le marché. Elle est d’origine exclusivement politique. Son coût n’est pas absorbé par le marché, mais soutenu par des taxes, et autres subventions financées par l’impôt payé par le consommateur.

1. La transition énergétique française est inutile

Même si l’on est réservé sur la théorie du réchauffement anthropique du GIEC, qui soutient que ce sont les gaz à effet de serre, principalement le CO2, émis par l’activité humaine qui entrainent l’élévation de la moyenne des températures sur terre, il est possible d’utiliser les éléments de calcul contenus dans leurs hypothèses pour estimer quel sera l’impact sur la température des réductions d’émission de CO2 des différentes politiques mises en œuvre :
Hypothèse 1 : d’ici 2050, les pays de l’OCDE – en gros les pays développés – réduisent leurs émissions annuelles de 50% ; les autres pays – pratiquement les pays en développement – n’augmentent pas leurs émissions annuelles.
Entre 2017 et 2050, par rapport à l’évolution « naturelle » (pas de transition), cette lourde politique de transition aurait pour effet de réduire la moyenne des températures de 0,029 °C, c’est-à-dire de 3 centièmes de degré.
Hypothèse 2 : rejets zéro d’ici 2050 pour l’ensemble des pays de l’OCDE :
cette politique (extrêmement coûteuse et totalement irréaliste) porterait l’impact à 5 centièmes de degré (au lieu de 3).
Hypothèse 3 : rejets zéro d’ici 2050 pour la France seule :
cela réduirait le stock de CO2 dans l’atmosphère de 1 dix-millième, et l’impact sur la température serait totalement insignifiant.
Même si l’on conteste ces chiffres, le simple bon sens voudrait que le fait que les centrales nucléaires (produisant actuellement 75% de notre électricité) ne produisent pas de CO2, suffit à démontrer que la transition énergétique en France est particulièrement inutile.

2. La transition énergétique française est dispendieuse

Le rejet de CO2 est la conséquence de l’activité de 4 principaux secteurs d’activité : les transports (surtout routier) représentent 39% des rejets, le secteur résidentiel et tertiaire (chauffage et eau chaude) 24%, l’industrie 21% et enfin l’énergie (principalement l’électricité) 14 %.

1. L’électricité : La taxation de ce secteur d’activité est paradoxale puisqu’il est totalement décarbonné à 85% (nucléaire et hydraulique). Mais c’est sans compter sur le dogme de la dénucléarisation et l’avènement de l’éolien promu comme un des piliers de la transition énergétique. Là, on n’est plus dans le paradoxe, mais dans la manipulation et le mensonge. Fermer des centrales nucléaires qui ne rejettent pas de CO2 et les remplacer par des éoliennes qui n’en produisent pas non plus ne réduira pas d’un gramme nos rejets de CO2. Cette politique a un coût :

  • un surcoût direct en subventions (promoteurs) et obligation d’achat de l’éolien à un coût très supérieur à l’électricité traditionnelle (EDF). Ce surcoût est chiffré par la CRE (Commission de régulation de l’énergie) à 5 milliards d’€ par an. Il est en continuelle augmentation.
    Qui paye ce surcoût direct ? Le consommateur d’électricité, à travers une taxe baptisée CSPE (Contribution au service public de l’électricité). Notons qu’au passage l’état affecte une TVA de 20% à cette taxe !!! Les 5 milliards de CSPE nous coûtent donc en réalité 6 milliards par an !
  • Des surcoûts indirects : dont on ne parle jamais. Dépréciation de l’environnement des riverains, de l’immobilier, bétonnage, desserte des éoliennes en substitution des terres agricoles. Coût de transport supplémentaire… Le coût estimé est équivalent aux coûts directs soit 5 milliards d’euros par an.

2. Les transports : En France, le secteur des transports est de loin le secteur qui rejette le plus de CO2. Ces rejets viennent principalement du transport routier de personnes et de marchandises.
Des tentatives nombreuses pour réduire l’importance de la voiture : sans être exhaustif, on peut citer :

• Remplacer les camions par des trains de marchandises ;
• Remplacer la voiture par le train pour les longs trajets ;
• Favoriser le co-voiturage ;
• Développer les transports en communs dans les villes ;
• Réduire les vitesses ;
• Développer le vélo (et la trottinette) ;
• Remplacer le diésel par l’essence ;
• Remplacer les carburants par de l’électricité.

Des tentatives coûteuses : le transport automobile est lourdement taxé, les modes alternatifs sont lourdement subventionnés.
Le montant des taxes spécifiques sur le transport routier s’élève à 45 milliards en 2017. La TICPE (taxe sur les carburants) est la plus importante : 37 milliards. Le gouvernement avait l’intention d’alourdir encore cette fiscalité en augmentant la taxe carbone. Il y a, provisoirement, renoncé…
Les modes alternatifs sont lourdement subventionnés. De l’ordre de 12 milliards par an pour la SNCF et 8 milliards pour les transports en commun locaux.
Pour l’essentiel, toutes ces coûteuses tentatives pour réduire les rejets de CO2 du secteur des transports sont restées sans effet non pas à cause d’une politique du tout-routier mais malgré une politique du moins-routier.
 Le fret ferroviaire, qui stagne malgré des plans frêt coûteux, représente aujourd’hui moins de 10% du total du transport des marchandises (exprimé en tonnes x km)
 Pour l’ensemble des transports de voyageurs, les véhicules à moteur (voitures, deux-roues, autobus et autocar) représentent 87% des déplacements mesurés en voyageurs*kilomètres et ce taux ne diminue pas… sauf à Paris.
C’est pourquoi, globalement, les rejets de CO2 du secteur transports diminuent peu. Et s’ils diminuent c’est grâce au progrès de la technologie des véhicules.

3. La transition énergétique française est injuste

Les politiques dites de transition énergétique sont non seulement inutiles et dispendieuses, elles sont également régressives. Elles pèsent davantage sur les pauvres que sur les riches, par rapport au revenu. Sur les ménages pauvres, sur les régions pauvres, et sur les pays pauvres.
Une régressivité entre les personnes : Les secteurs qui rejettent le plus de CO2 sont le transport routier, le logement et l’électricité. Le malheur veut que dans ces trois secteurs, la consommation augmente moins vite que le revenu. Pour chacun d’entre eux, la part de la dépense est plus grande chez les ménages pauvres que chez les ménages riches. Taxer ces dépenses ou en augmenter le coût pèsera donc bien plus lourd chez les ménages pauvres que chez les ménages riches.
Cette réalité est bien connue. Les pauvres sont plus durement affectés que les riches par la fiscalité environnementale. L’état le sait bien : de la main gauche il exonère ou subventionne les plus pauvres pour la consommation de ces biens (exemple le chèque énergie, ou des primes pour l’achat de voitures neuves moins émettrices de CO2, mais de la main droite il fait augmenter le prix de l’énergie et des carburants (au moyen de taxes ou de régulations). Or ces exonérations ou subventions sont en pratique très loin d’effacer le caractère fondamentalement régressif des hausses de prix causées par la transition énergétique.
Cette situation débouche sur une précarité énergétique croissante.
Une régressivité entre les régions : on dépense plus d’électricité et de carburant dans les zones rurales que dans les grandes villes et à fortiori à Paris. Un ménage rural consomme 60% de plus d’électricité qu’un ménage parisien, et 110% de plus en carburants. Rapportés au revenu les écarts de dépenses seraient encore plus importants. Ceci aggrave sérieusement les fractures territoriales. Et permet de mieux comprendre la géographie des gilets jaunes.
Une régressivité entre les pays : le coût de la transition énergétique rapporté au revenu par habitant est très différent entre pays riches et pays pauvres. Le surcoût d’une réduction de CO2 (en remplaçant par exemple une centrale au charbon par des éoliennes) est le même en Allemagne et en Inde. Disons qu’il est de 200 dollars. Mais 200 dollars c’est 100 heures de travail en Inde et 2 heures et demie de travail en Allemagne. Les pays pauvres ne peuvent tout simplement pas se payer notre transition énergétique. On essaye cependant de les persuader du contraire avec des arguments très faibles : le réchauffement climatique… et 100 milliards de dollars par an dont on ne sait toujours pas qui paiera et qui en profitera ! La Chine et l’Inde qui sont les plus gros producteurs de CO2 au monde ne sont absolument pas convaincus. La priorité de la Chine et l’Inde est le développement économique, pas du tout la transition énergétique.

4. Conclusion

L’association des climato-réalistes est consciente des nuisances que l’empreinte croissante de l’homme peut causer à la nature et à notre environnement : pollutions de toutes sortes, consommation excessive des ressources naturelles, atteintes à la biodiversité, destruction du patrimoine naturel et culturel, etc. Ils savent que la lutte contre ces dommages potentiellement considérables et parfois irréversibles doit être constante, et qu’elle implique nécessairement de multiples interventions des pouvoirs publics.
L’association des climato-réalistes se réjouit de voir que, au cours des décennies passées, cette lutte a souvent été un succès. Dans les pays développés en tout cas. Beaucoup reste à faire. Mais la combinaison du progrès scientifique, de l’intervention politique, et du marché a porté de beaux fruits, et elle a démenti complètement la plupart des prévisions catastrophiques brandies par les activistes de l’environnement.
Au cours des deux dernières décennies la peur du réchauffement de la planète a remplacé la peur de la dégradation de l’environnement. Cette lutte contre le CO2, sous le nom de transition énergétique, envahit les esprits et les institutions. Lorsqu’il y a conflit entre promotion d’industries (prétendument) écologiques et défense de l’environnement, comme dans le cas des éoliennes, le « ministère de la Transition écologique et solidaire » devient un ennemi de l’environnement. Dans un combat à fronts renversés, le ministère de la Transition soutient fermement les promoteurs de l’éolien contre les défenseurs de l’environnement. Il dispense les industriels de l’éolien du permis de construire, ignore les avis négatifs des gestionnaires des parcs naturels terrestres ou marins affectés, et multiplie les obstacles aux recours juridiques des riverains impactés.
C’est cet hégémonisme, cette nouvelle peur, et notre amour de l’environnement, qui nous ont conduit à essayer de regarder d’un peu plus près la « transition énergétique ». Avec des chiffres et pas seulement avec des slogans. Nous sommes heureux de présenter au public et au débat les modestes résultats de cet effort : la « transition » en cours n’est ni écologique, ni solidaire, et encore moins économique.

Compléments de lecture :

Institut Sapiens – Réussir notre transition énergétique

Philippe Charlez – Eoliennes : chronique d’un désastre annoncé

 

Billet d’humeur

L’exception française :

Notre beau pays est champion des prélèvements tous azimuts.

Notre beau pays est sur les premières marches au niveau de la dette publique. Ceci explique cela ? Oui car l’état doit emprunter péniblement tous les ans pour rembourser sa dette. La dette est toujours présente… le reste est donc à venir

Mais, non contents du trou abyssal actuel (plus de 2000 milliards d’euros et plus de 100% du PIB), on s’acharne à creuser le trou. Notre politique dite de transition énergétique et les énergies dites vertes (pour ne citer que celle là, car à l’origine de la surrection des Gilets Jaunes) nous coûtent les yeux de la tête et la facture est prévue d’être exponentielle.

Dès lors, la logique voudrait que l’on fermât le plus tard possible, et s’il en était vraiment besoin, nos centrales nucléaires. Que nenni ! Notre président nous annonce le 27 novembre qu’il maintient de détruire de la richesse en fermant jusqu’à 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, à commencer par Fessenheim en 2020. Notons au passage que ces centrales ne produisent pas de CO2 et, selon ce qui se dit partout, n’ont aucun effet sur le réchauffement climatique. Cela permettra néanmoins de dilapider en pure perte jusqu’à 8 milliards d’euros par an dans les ruineuses et inutiles énergies renouvelables. Pourquoi commencer par détruire ce qui est rentable, économique, et qui fonctionne parfaitement en toute sureté, alors que l’Etat cherche de l’argent dans la poche des contribuables ?

L’allemagne n’a pas de déficit budgétaire. Elle peut se permettre le « luxe » du charbon et de la lignite pour produire son énergie et polluer ainsi la moitié de l’Europe (CO2 et particules fines) en toute impunité.

Mais revenons en France : Qui paiera ? Tout le monde, impôts ou pas impôts, car l’énergie est à la base de toutes les productions industrielles… et des besoins domestiques.

Pendant ce temps nos parlementaires s’occupent de l’abolition de la fessée.