Category: Botanique


20191010_104915 (2)Cet automne 2019 voit les sorties de champignons se succéder à un rythme impressionnant. Que ce soit dans les prés, les bois de hêtres et autres feuillus la pousse importante révèle un nombre d’espèces inhabituel. La météo de cet été 2019 est certainement à l’origine de ce phénomène : un été très chaud et sec suivi, à partir de la deuxième quinzaine de septembre d’importantes pluies dans une alternance de périodes toujours chaudes et de jours plus frais.

La cuisine des champignons

Les champignons sont cueillis au couteau, débarrassés des débris végétaux, mais jamais lavés, puis cuisinés au retour à la maison :

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    Au 1er plan cèpes de Bordeaux et coulemelles en cours de 2ème cuisson et au 2nd plan cèpes de Bordeaux en cours de 1ère cuisson

    soit pour la conserve sous forme congelée : il s’agit alors de les cuisiner une première fois dans une poêle ou un faitout avec un peu de beurre et d’huile d’olive mélangés, salés pour leur faire rendre leur eau. Pendant 10-15 minutes pour des champignons comme le rosé des prés (Agaricus campestris) qui peut se manger cru, jusqu’à une demi heure pour certains bolets comme le bolet à pied rouge qui à l’inverse est toxique cru et doit être bien cuit pour exprimer toute sa comestibilité. L’eau est ensuite éliminée à 95% (pour certains champignons, cette première cuisson suffit pour éliminer l’eau par évaporation). On laisse refroidir et on congèle en sachets ou boîtes plastiques pour congélation. Bien étiqueter date, provenance et espèce.

  • soit pour une consommation immédiate : j’opère de la même façon que précédemment et après avoir éliminé l’eau je refais une deuxième cuisson avec beurre et huile d’olive dans lesquels je fait dorer quelques échalottes coupées en morceaux. Je remet ensuite les champignons à cuire pendant plus ou moins un quart d’heure en rajoutant sel, ail coupé finement ou écrasé, persil et un petit coup de moulin à poivre avant de servir…

Voici quelques photos prises cette année au cours de diverses sorties. Commençons par le plus improbable, la découverte de cette année 2019 :

Le bolet à pied rouge (Boletus erythropus) 

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Son chapeau est de couleur châtain plus ou moins foncé. Le dessous (les tubes ou la mousse) est rouge sombre sanguin, bleuissant voir noircissant fortement au toucher. Son pied est criblé de petits points rouges, comme de la craie projetée sur fond orangé.

Une découverte pour moi, en octobre 2019 dans la forêt d’Eawy au nord de Rouen en Seine Maritime. Je n’en avais jamais observé et encore moins cueilli. Devant l’importance de la production, nous avons décidé avec mes amis Gérard et Marc d’en faire un grand cabas à part (5-6 kg quand même à la fin de la matinée). Ils avaient pris le relai des cèpes de Bordeaux trouvés en grande quantité la semaine précédente mais beaucoup plus discrets lors de cette deuxième sortie. Leur habitat est identique à celui du cèpe de Bordeaux : sols plutôt acides (limons lessivés sur argile à silex) sous feuillus principalement le hêtre.

De retour à la maison je me suis empressé de le déterminer. Pas de doute ni de confusion possibles : premier test de dégustation concluant le soir de la sortie… Le bolet à pied rouge a une comestibilité très bonne et même réputée. La saveur de sa chair est douce. Cependant ce champignon est toxique lorsqu’il est cru ou mal cuit.

P1080354 (2)P1080346L’allure de ce champignon, massif, de couleur foncée, le dessous du chapeau couleur rouge sang sont autant de caractéristiques qui font que ce champignon n’est pas ramassé par les non connaisseurs. De plus la préparation pour le cuisiner est totalement dissuasive. En effet à la coupe, que ce soit le pied, les tubes ou le chapeau, la chair bleuit et noircit instantanément. Cette couleur disparaît à la cuisson, le champignon prenant alors une sympathique couleur beige chamois.P1080356 (2)

Une autre caractéristique de ce champignon est de ne jamais être véreux

Le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis)

Un champignon royal ! Son chapeau brun clair, son pied blanc délicatement réticulé et le dessous du chapeau blanc dans sa jeunesse puis jaune soufré clair lui donne un aspect très engageant pour le cueilleur. Il ne bleuit ni ne noircit à la coupe et sa chair reste délicatement nacrée lorsqu’il est cuit.

Le rosé des prés ou Agaric champêtre (Agaricus campester) – L’Agaric des forêts (Agaricus sylvaticus)

Ces deux champignons cohabitent chez moi dans une pelouse en bordure de bois sous des tilleuls à petites feuilles.

L’Agaric champêtre est un excellent comestible qui peut être mangé cru à l’instar du champignon de Paris (Agaricus bisporus) dont il est à l’origine.

Joli plateau de Rosé des prés, prêts à cuire (à droite)

 

Par contre l’Agaric des forêts n’a aucun intérêt culinaire. Il existe aussi l’agaric des bois (Agaricus sylvicola), comestible très reconnaissable à son goût anisé, et bien d’autres…

Ci dessous : Agaric des forêts (Agaricus sylvaticus)

La coulemelle ou lépiote élevée (Macrolepiota procera)

C’est un bon comestible, on la trouve fréquemment dans les prés ou les bois. Elle affectionne particulièrement les lieux riches en humus ou elle peut prendre des dimensions importantes, avec d’énormes chapeaux qui atteignent 20 à 25 cm de diamètre.

Coulemelles jeunes (en boule) et avec chapeau étalé, plus développées

Coulemelles prêtes pour la cuisson

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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Joli panier de Cèpes de Bordeaux

 

BuechLe pays du Buëch et le massif du Dévoluy sont situés aux confins des Hautes Alpes et de la Provence.  Nos randonnées se sont déroulées pendant une semaine du 26 mai au 1er juin 2019, à l’ouest d’une ligne Gap Sisteron, sur la partie sud du massif du Dévoluy. Le pays du Buëch correspond approximativement au bassin des deux rivières : le petit et le grand Buëch, qui se rejoignent en amont de Serres. Le grand Buëch rejoignant ensuite la Durance à Sisteron.
Au delà de superbes paysages, la richesse de la flore méditerranéo-montagnarde de cette région est liée à la superposition de deux influences, celles de la montagne au nord avec en particulier le massif calcaire du Dévoluy et l’influence méditerranéenne au sud.

Le gîte « Les Planious » à l’Epine

Nous étions hébergés toute la semaine dans le remarquable gîte « Les Planious » de Geraldine, australienne d’origine et Emmanuel. Personnages vrais, éminemment sympathiques, véritables écologues ayant créé ce gîte de toutes pièces dans les années 1990 – 2000. L’énergie est fournie par des panneaux solaires et stockée dans des batteries au plomb, l’eau provient d’une source captée, internet est parfaitement opérationnel. L’alimentation provient du jardin, du verger et de producteurs locaux, en direct où sur les marchés, le plus souvent d’origine biologique, production en parfaite harmonie avec l’agro-climatologie du secteur (sols pauvres mais ensoleillement maximum et disponibilités en eau importantes). Rien à voir avec les écologistes des salons urbains et encore moins avec l’écologie politique ! Bravo et respect à ces deux personnes  nous ayant permis de passer un séjour agréable et enrichissant.
Les PlaniousTous les matins depuis ce lieu confortable, reposant, isolé et en pleine nature nous partons pour la journée dans des sites variés, tous botaniquement aussi riches les uns que les autres. Non sans oublier l’extraordinaire collation de midi, un picnic véritablement amélioré, concocté par Géraldine et ses collaboratrices. Au retour, Emmanuel nous faisant l’honneur de partager un opulent repas du soir arrosé d’excellents vins régionaux de son choix.

Plantes des pelouses steppiques et méditerranéo-montagnardes :

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Pelouse xérique (endroit chaud) sur une terrasse glaciaire du Buëch… avec les explications de Franck

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Stipe à tige laineuse (Stipa eriocaulis Borbás, 1878) – Famille : Poaceae. Aphyllante de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis L., 1753
Famille : Asparagaceae – ex. Liliaceae -) en arrière plan

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Liseron des monts Cantabres (Convolvulus cantabrica L., 1753) – Famille : Convolvulaceae, et Achillée tomenteuse (Achillea tomentosa L., 1753) – Famille : Asteraceae. Elles se rencontrent dans les pelouses arides et les rocailles sur sols calcaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diaporama : Flore des terrasses glaciaires du Buëch – Pelouses xériques

Diaporama : Flore des terrasses glaciaires du Buëch – Chênaie claire à chênes pubescents

La hêtraie sapinière montagnarde

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Sabot de Vénus (Cypripedium calceolus L., 1753) Famille : Orchidacae – Touffes où l’on peut dénombrer plus de 40 individus

Nous voici cet après midi au frais à une altitude de 1250 mètres, versant nord, dans le bois de l’Ubac près de Gigors (04). En pleine floraison du Sabot de Vénus, une magnifique orchidée, une des plus belle et des plus grande orchidée d’Europe. Elle est très rare et protégée au niveau national. Elle se rencontre à mi-ombre dans les hêtraies et les hêtraies-sapinières.

Le sabot de vénus utilise son labelle à la forme de sabot comme piège pour les insectes pollinisateurs qui en entrant ne pourront sortir que par des issues ou viendront s’accrocher à leur dos le pollen qui pourra féconder une autre plante lors d’une visite suivante.

Diaporama : Hêtraie sapinière au sud de Gap – Le Sabot de Vénus

Le long de la Durance…

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Mélampyre des champs (Melampyrum arvense L., 1753) – Famille : Orobanchaceae (ex Scrophulariaceae). Magnifique inflorescence violette et jaune. Assez rare, il n’est pas ici dans son biotope habituel (champs, friches sur sols argilo-calcaires bien ensoleillés).

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Petite massette (Typha minima Funck, 1794) – Famille : Typhaceae  « Roseau » de petite taille en colonies fréquentes dans les zones marécageuses des bords de la Durance et du Buëch.

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Spartier (Spartium junceum L., 1753) – Famille : Fabaceae, en arrière plan les zones exondées de la Durance et le pic de Crigne (1263 m)

Nous nous sommes particulièrement attardés sur la rive gauche au niveau de Monetier-Almont, puis un peu plus en amont vers le lac de Serre-Ponçon

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Zones marécageuses des bords de la Durance à la sortie du lac de Serre-Ponçon

Diaporama : dans le lit de la Durance

Festival d’orchidées au pied du village d’Upaix

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Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora (Lam.) R.M.Bateman, Pridgeon & M.W.Chase, 1997) – Famille : Orchidaceae. Foisonnent dans les prés humides au pied du village d’Upaix.

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Orchis punaise (Anacamptis coriophora subsp. coriophora (L.) R.M.Bateman, Pridgeon & M.W.Chase, 1997 Famille : Orchidaceae. Ce petit orchis se rencontre dans les zones temporairement humides, en pleine lumière comme l’orchis à fleurs lâches.

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Ophrys mouche (Ophrys insectifera L., 1753) Famille : Orchidaceae

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Friches et prés temporairement inondés sous le petit village perché de Upaix

Diaporama : Les orchidées du Buëch

Sur les hauteurs de Gap

Nous empruntons la route Napoléon au nord de Gap jusqu’au col Bayard pour bifurquer ensuite sur la gauche vers Chaudun pour faire une première halte matinale au col de Gleize. L’après midi sera consacré aux zones humides du plateau de Bayard au nord du golf de Gap Bayard.

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Le col de Gleize (1700m) avec, au fond derrière les mélèzes, le plateau de Bayard et le Champsaur et un magnifique panorama sur le massif des Ecrins.

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Fritillaire du Dauphiné (Fritillaria tubiformis Gren. & Godr., 1855 = Fritillaria delphinensis Gren., 1855 – Famille : Liliaceae. On trouve dans le Queyras la Fritillaire de Burnat (Fritillaria burnatii (Planch.) Backh., 1879) redécouverte par Franck Le Driant en 2005 (taxon confirmé en 2010 et publication en cours)

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Orchis sureau (Dactylorhiza sambucina (L.) Soó, 1962 = Dactylorhiza latifolia (L.) Baumann & Künkele, 1983). Famille : Orchidaceae De deux couleurs différentes : pourpre et jaune pâle. Ici trois jolis spécimen avec en arrière plan les feuilles émergentes de la grande gentiane jaune.

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Sagne de Canne (1278m) – Tourbière alcaline et vue sur les écrins au fond.

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Orchis grenouille (Coeloglossum viride (L.) Hartm., 1820 = Dactylorhiza viridis (L.) R.M.Bateman, Pridgeon & M.W.Chase, 1997) – Famille : Orchidaceae. Petit orchis qui passe souvent inaperçu en raison de sa couleur verte identique à celle des prairies sub-alpines qu’il habite.

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Primevère farineuse (Primula farinosa L., 1753) – Famille : Primulaceae. Cette primevère affectionne particulièrement les prairies humides et les bords de ruisseaux.

Diaporama : Le col de Gleize et le plateau Bayard sur les hauteurs de Gap

Les incontournables messicoles du Buëch

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Pastel des teinturiers (Isatis tinctoria L., 1753 – Famille : Brassicaceae) à l’entrée d’un champ d’avoine cultivée (?) ayant laissé place aux messicoles. Lagrand (05)

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Buglosse d’Italie (Anchusa italica Retz., 1779 = Anchusa azurea auct. non Mill., 1768) – Famille : Boraginaceae

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Miroir de Vénus (Legousia speculum-veneris (L.) Chaix, 1785) – Famille : Campanulaceae

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Dans ce champ (vraisemblablement ensemencé en avoine ?), prédominance du Bleuet (Cyanus segetum) et de divers pavots (Papaver rhoeas – Coquelicot – et Papaver dubium – Pavot douteux). Mais aussi Euphorbe en faux (E. falcata), Renoncule des champs (Ranunculus arvensis), Buplèvre à feuilles rondes (Bupleurum rotundifolium), Adonis d’été et Adonis flammé, Bifora rayonnant (Bifora radians), Erodium bec de cigogne (Erodium ciconium)…

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Adonis d’été (Adonis aestivalis L., 1762 – Famille : Ranunculaceae et Vesce de Hongrie (Vicia pannonica var. purpurascens (DC.) Ser., 1825) – Famille : Fabaceae

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Bifora rayonnant (Bifora radians M.Bieb., 1819) – Famille : Apiaceae

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Prés et champs du secteur de l’Epine : Vulpin des champs (Alopecurus myosuroides subsp. myosuroides Huds., 1762) – Famille : Poaceae. En arrière plan la Renoncule des champs (Ranunculus arvensis L., 1753 – Famille : Ranunculaceae)

Diaporama : Messicoles du Buëch

Le sud du Buëch

Un premier arrêt en début d’après midi sur le plateau calcaire dominant les gorges de la Méouge, au pied de la Montagne de Chabre. La Méouge est une petite rivière qui se jette dans le Buëch juste avant qu’il n’aille lui même rejoindre la Durance à Sisteron.

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Plateau calcaire surplombant les Gorges de la Méouge.

Diaporama : les gorges de la Méouge et la montagne de Chabre

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Lentille noircissante (Vicia nigricans(M.Bieb.) Coss. & Germ., 1861= Lens nigricans (M.Bieb.) Godr., 1843) – Famille : Fabaceae. Feuilles sans vrilles.

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Chardon noircissant (Carduus nigrescens Vill.), 1779 – Famille : Asteraceae

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Sur la crête de la Montagne de Chabre : vue sur la vallée du Buëch, le village de Serres. Au fond, le Devoluy et le pic de Bure

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Fumana fausse bruyère (Fumana ericifolia Wallr., 1840 = Fumana ericoides subsp. montana (Pomel) Güemes & Muñoz Garm., 1990 – Famille : Cistaceae

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Rosier pimprenelle (Rosa spinosissima L., 1753 = Rosa pimpinellifolia L., 1759 – Famille : Rosaceae

 

Mes autres randonnées botaniques :

Randonnées botaniques en Andalousie orientale – 2018

Randonnées botaniques dans les Sierras d’Andalousie occidentale – 2017

Randonnées botaniques en Cerdagne – 2016

Randonnées botaniques dans le Queyras – 2014

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Asphodèle de Villars

Qui ne connais l’Andalousie ? Séville, Grenade, Cordoue, le Flamenco… et pourtant ! L’ Andalousie occupe tout le sud de l’Espagne : de l’océan atlantique à l’ouest à la mer méditerranée à l’est. L’Andalousie orientale, ce n’est pas la méditerranée du sud, avec les célèbres stations balnéaires de la Costa del sol. Mais la méditerranée de l’est, la Costa de Almeria, dont la côte commence à Cabo de Gata pour remonter au nord vers Carboneras et Mojacar.

andalousie carteIci c’est la province d’Alméria, pas de fleuve comme le Guadalquivir qui traverse la plaine de Séville, mais un « désert » : le désert de Tabernas où furent tournés un certain nombre de westerns spaghettis des années 1960. L’arrivée de l’eau courante en provenance des sierras proches (Sierra Nevada entre autres) est récente, notamment sur la côte est. Pas de grandes cultures ni d’oliviers comme dans la plaine de Séville mais un développement récent de cultures maraîchères et fruitières sous serre, sur des milliers d’hectares, entre Alméria et Nijar de part et d’autre de l’autoroute, donnant au paysage une allure de mer intérieure.

Carte Cabo

Seule similitude avec l’Andalousie occidentale : les parcs naturels nationaux préservés. C’est dans l’un d’entre eux , le parc naturel de Cabo de Gata (classé réserve de la biosphère en 1997)  que je vais vous entraîner, pour découvrir toute la spécificité de la flore de cet endroit, dont la beauté fugace explose au printemps. Le nom Cabo de Gata fait référence aux agates qui étaient extraites de nombreuses mines dans la région).

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Sur la route de Albaricoques à Cortijo del Fraile

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Vue de Cabo de Gata sur la plage de Monsul. Derrière le cap, la plage de Genoveses et San Jose

 

 

 

 

 

 

Les paysages sont somptueux, surtout lorsque l’altitude s’élève, en particulier en bord de mer. De charmantes petites stations balnéaires se sont installées depuis une quarantaine d’années, comme San Jose au sud et Agua Amarga au nord du parc. Dans un style complètement différent de la Costa del Sol, puisque les habitations sont construites à flanc de colline sans jamais dépasser 3 ou 4 étages.

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La petite station de San José au soleil levant, toute proche de Cabo de Gata

L’Andalousie orientale, haut lieu de la botanique européenne et du western spaghetti

P1040641 (2)P1040089 (2)Nous logions à Los Albaricoques, à l’Hostal rural Restaurante Alba, point de chute à partir duquel nous avons rayonné vers différents sites botaniquement intéressants.

Los Albaricoques fut en 1965 le théatre du tournage de « Et pour quelques dollars de plus », la seconde des six collaborations entre le réalisateur Sergio Leone et le compositeur Ennio Moricone. Dans le film, qui fut le plus grand succès commercial de l’histoire du cinéma italien, la petite ville d’El Paso fut construite de toutes pièces près de Tabernas. Quant à Agua Caliente, qui abrite le gang d’El Indio, le vrai nom du village était Los Albaricoques.

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Tableau mural à l’hôtel ALBA représentant la scène culte du film « Et pour quelques dollars de plus », tournée à Los Albaricoques, avec Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Gian Maria Volonte.

Voir ici un blog bien illustré sur les lieux de tournages : Il était une fois au nord d’Almeria… Sur les traces de Sergio Leone et du western spaghetti

Les randonnées et la flore

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Arisarum vulgare (Capuchon de moine)

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Stipa tenacis-sima (Alpha) près de Tabernas

 

Depuis Los Albaricoques, nous nous sommes ainsi transportés vers le désert de Tabernas à l’est, Nijar, le parc naturel de Yesos de Sorbas sur substrat gypseux et la Sierra de Cabrera au Nord, le parc naturel de Cabo de Gata à l’est et son somptueux bord de mer ainsi que la zone côtière entre Almeria et les salines au sud.
Beaucoup de plantes déjà rencontrées dans les sierras d’Andalousie occidentale, mais aussi beaucoup d’endémiques et d’espèces très rares, voire disparues en France. Nous découvrirons également des espèces nord africaines en limite d’extension ainsi que de nombreuses espèces adaptées à la sécheresse estivale. Cette zone est une des plus arides d’Europe occidentale : ensoleillement maximal (2965 h/an à Almeria) et très faible pluviométrie (200 mm par an à Almeria, 250 mm à Tabernas et seulement 155 mm à Cabo de Gata, probablement le point le plus sec d’Europe).

 

 

 

Cliquer sur le nom du secteur (en vert) pour découvrir les diaporamas.

Diaporama : Entre Cabo de Gata et le Cerro de Vela Blanca

Les endémiques de Cabo de Gata

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Muflier – Antirrhinum charidemi Lange

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Muflier – Antirrhinum charidemi Lange

 

Muflier vivace disposé en coussins souvent implantés sur des parois rocheuses. Ce muflier à grandes fleurs est communément appelé Dragoncillo del Cabo. Vu sous un certain angle, les fleurs ressemblent effectivement à un dragon. Il existe également un œillet endémique sur le même site : Dianthus charidemi, que nous n’avons pas vu, car à floraison plus tardive.

 

 

 

Diaporama : Les plages de Monsul et Genoveses

Deux des plus belles plages entre Cabo de Gata et Carboneras. La très grande plage de Genoveses est toute proche de San Jose et la fantastique plage de Monsul fait face au Cerro et à la tour de Vela Blanca. C’est sur la plage de Mónsul, que Steven Spielberg a réalisé la scène d’Indiana Jones et la dernière croisade, dans laquelle Sean Connery effraie des mouettes avec son parapluie pour abattre un avion allemand.

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Plage de Monsul – Cerro et tour de Vela Blanca au fond

 

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Carraluma d’Europe
Caralluma europaea (Guss.) N. E. Br

Le Carraluma est une plante très originale que nous avons également observée dans le désert de Tabernas. A première vue, ressemblant à un cactus mais botaniquement cousine de la pervenche (Apocynacées). Sa floraison est très fugace. Il s’agit d’être présent au bon moment et avoir l’œil averti pour la capter !

L’Ammochloa de Palestine très rare également a été observée sur la plage de Genoveses.

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Ammochloa de Palestine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diaporama :La plage de Playazo (Rodalquilar)

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C’est par un chemin de terre de 3km, depuis Rodalquilar (la ville aux vestiges miniers), que nous accédons à la paisible et magnifique plage de Playazo. Gardée d’un côté par le château de San Ramon, elle déploie ses magnifiques eaux cristallines de l’autre côté aux abords d’une dune fossilisée.

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Mauve à petites fleurs – Malva parviflora L., 1753

 

 

 

 

 

 

 

Diaporama : Los Escullos

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Dune fossile érodée par le vent marin

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Ficoïde à cristaux
Mesembryanthemum crystallinum L., 1753, au délicieux goût d’huitre…

 

 

 

 

 

Ancien hameau de pêcheurs le site de Los Esculos est constitué de deux splendides plages séparées par une dune fossile. Nous retouverons d’ailleurs dans les anfractuosités de la roche calcaire la magnifique petite Linaire à feuilles grasses (Chaenorhinum crassifolium (Cav.) Lange) qui apprécie particulièrement ce genre de substrat.

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Linaire à feuilles grasses (Chaenorhinum crassifolium (Cav.) Lange), sur son substrat rocheux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diaporama : El Retamar, entre Almeria et San Miguel de Cabo de Gata

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Cynomorium écarlate « Champignon de Malte »
Cynomorium coccineum L., 1753

Cynomorium coccineum_Cynomorium écarlate02Le Cynomorium écarlate, encore appelé éponge ou champignon de Malte, est une plante étrange qui semble se développer à proximité des chénopodiacées aimant le sel (Obione, Arroche faux pourpier). Il parasite aussi les tamaris, salsola et limonium. Seule représentante de sa famille, comme les orobanchacées, cette plante n’apparaît qu’à la floraison sous la forme d’une inflorescence dense constituée de milliers de petites fleurs rougeâtres. On la trouve au sud de l’Espagne et du Portugal, en Corse, Sardaigne, Sicile, Malte, Tunisie, Maroc, Sinai, Palestine, Iran et Asie Centrale.

 

Diaporama : Entre Albaricoques et Cortijo del Fraile

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Le magnifique Pavot cornu (Glaucium corniculatum (L.) Rudolph, 1781)

La petite route encailloutée nous menant d’Albaricoques à Rodalquilar fut le lieu d’une exploitation minière intense au siècle dernier (mines d’or en particulier), dont les installations de Rodalquilar en sont encore les témoins. Un peu à l’écart l’ancienne ferme de Cortillo del Frail fut au centre d’évènements tragiques qui se déroulèrent une nuit de 1928, ayant inspiré l’écrivain Federico García Lorca lorsqu’il rédigea ses « Noces de sang ». Plus récemment cette ferme a  été utilisée pour le tournage du dernier film de la trilogie du dollar de Sergio Leone: « Le Bon, la Brute et le Truand » en 1966 (la mission du Père Ramirez dans le film). La flore se développant dans les parties plus ou moins cultivées est également d’une très belle diversité.

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Oliviers pluri-centenaires, friches et massifs miniers.

 

Diaporama : Nijar, Huebro et la Sierra de Alhamilla

La ville d’origine Arabe de Nijar est blottie sur les pentes méridionales de la Sierra Alhamilla. Elle s’ouvre sur la plaine couverte de serres et traversée par l’autoroute  qui, du nord nous mène vers Almeria et la Costa del Sol.

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Terrasses cultivées entre Huebro, blottie au fond de la Sierre Alhamilla, et Nijar

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Linaire verticillée(Linaria verticillata Boiss.)

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Huebro, petite ruelle sortant du village.

 

La ville de Nijar, d’origine Arabe, est blottie sur les pentes méridionales de la Sierra Alhamilla. Elle s’ouvre sur la plaine couverte de serres et traversée par l’autoroute  qui, du nord nous mène vers Almeria et la Costa del Sol.

 

L’étroite route qui serpente jusqu’à Huebro, petit village typiquement andalou accroché à la Sierra dominant Nijar, permet d’observer les cultures en terrasses irriguées. L’ancien système d’arrosage d’origine arabe utilisant les moulins y est conservé. La flore présente sur les flancs de la sierra nous a permis d’observer de magnifiques espèces peu fréquentes comme la Linaire verticillée ou le Fumeterre à neuf folioles.

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Fumeterre à neuf folioles (Sarcocapnos enneaphylla (L.) DC., 1821)

 

Diaporama : De Nijar à Sorbas

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Cistanche (spécimen blanc violacé)

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Cistanche (Cistanche phelypaea (L.) Cout., 1913)

 

De belles découvertes tout au long de cette petite route serpentant jusqu’à la jonction avec la nationale Tabernas Sorbas. Juste le temps de s’arrêter avant Sorbas sur une terrasse haute du lit du rio Aguas pour un pique-nique bien mérité… puisqu’une magnifique éclosion de Cistanches nous attendait !

Les Cistanches sont de magnifiques Orobanchacées de grande taille parasites des Chénopodiacées. D’un jaune éclatant, mais selon les substrats elles peuvent prendre des teintes allant du blanc violacé à des teintes plus sombres.

 

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Pique-Nique sur une terrasse du rio Agua

 

 

Diaporama : Le parc naturel des Yesos (Carrières de gypse) de Sorbas

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Carrière de gypse à ciel ouvert près de Sorbas

 

Linaria oblongifolia subsp. aragonensis_Linaire d'Aragon3 (2)

Linaire d’Aragon – 
Linaria oblongifolia subsp. aragonensis (Lange) D.A.Sutton

Chaenorhinum grandiflorum_Petite linaire à grandes fleurs4 (2)

Petite linaire à grandes fleurs
Chaenorhinum grandiflorum (Coss.) Willk. subsp. grandiflorum

 

 

Une flore spécifique s’est développée dans cette région d’où l’on extrait le gypse d’impressionnantes carrières : les Yesos. C’est une région riche en grottes façonnées au cours des siècles par les pluies dans un système géologique karstique. Des espèces se sont adaptées à ce substrat particulier, qui serait nocif pour bien d’autres. C’est le cas de l’Hélianthème faux-Alypum, de l’Ononis à trois dents, très lignifié ou de la minuscule Linaire d’Aragon poussant directement sur la roche mère du gypse.

 

Narcissus tortifolius_Narcisse à feuilles vrillées6 (2)

Narcisse a feuilles vrillées (Narcissus tortifolius Fdez. Casa)

 

Diaporama : Le désert de Tabernas – Randonnée du 22 mars matin

La zone de Tabernas, que l’on désigne communément maintenant comme le désert de Tabernas, doit son nom à des paysages ressemblant fortement à ceux des déserts de l’ouest américain ou ceux d’Afrique du nord. La faible population installée et la faible pluviométrie (250 mm par an) amplifient ce phénomène. Remarquons néanmoins que la pluviométrie à Alméria n’est que de 200 mm… et 155 mm à Cabo de Gata ! Ce site acquit une certaine notoriété à la suite du tournage de films à succès comme « Un taxi pour Tobrouk » de Denys de la Patellière à la fin des années 1950, puis les westerns de Sergio Leone dans les années 1960.P1040670 (2)

Moricandia foetida_Moricandie fétide7 (2)

Moricandie fétide – Cistanches en arrière plan

Euzomodendron bourgeanum_Euzomodendron de Bourgea4 (2)

Euzomodendron de Bourgea

La flore est celle des climats semi arides, dans les zones basses (autour de 400 m d’altitude), avec une saison sèche en été. Elle n’en reste pas moins ultra spécifique, très adaptée à la sécheresse notamment au niveau de leur port. On peut citer quelques rencontres intéressantes comme cette jolie brassicacée ligneuse, endémique de la région d’Almeria : Euzomodendron bourgeanum Coss. Mais aussi Moricandia foetida Coss, Senecio flavus (Decne.) Sch. Bip, ou Pallenis hierichuntica (Michon) Greuter…

Senecio flavus_Séneçon jaune4 (2)

Seneçon jaune – Senecio flavus (Decne.) Sch. Bip.

 

Diaporama : Tabernas, au pied de la Sierra de Alhamilla

Sclerocephalus arabicus Boiss. 4 (2)

Sclerocephalus arabicus Boiss

 

Petite après midi mais grande découverte : Sclérocephalus arabicus, une Cariophyllacée non encore décrite en Europe. Elle est par contre souvent décrite dans le Sud ouest Marocain, le Sahara, Djibouti, le Qatar, en Syrie…

 

 

Diaporama : Campo de Tabernas

Dans un paysage plus plat et plus ouvert, plus propice aux annuelles… avec un véritable festival de Linaires.

Linaria nigricans_Linaire noircissante1

Linaire noircissante – Linaria nigricans Lange

Linaria arvensis_Linaire des champs1

Linaire des champs Linaria arvensis (L.) Desf., 1799

 

Linaria oligantha3 (2)

Linaire – Linaria oligantha Lang

Linaria nigricans_Linaire noircissante11 (2)

Grosse levée de Linaire noircissante

 

Diaporama : Sur les hauteurs de San José

Gladiolus dubius_Glaïeul douteux6

Glaïeul douteux
Gladiolus dubius Guss., 1832

Reseda undata subsp. leucantha_Réséda blanchâtre4

Réséda blanchâtre
Reseda undata subsp. leucantha (Hegelm. ex Lange) Arénega ex Valdés

Asphodelus macrocarpus_Asphodèle de Villars5

Asphodèle de Villars
Asphodelus macrocarpus Parl., 1857
= Asphodelus villarsii Verl., 1860

Stipella capensis_Stipe du cap

« Prairies » à Stipe du Cap – Stipella capensis (Thunb.) Röser & Hamasha, 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Géographie de l’Andalousie :

Graza_Carte

L’Andalousie occupe toute la partie sud de l’Espagne. Elle est bordée à l’ouest par l’océan Atlantique, les villes du Huelva, Cadix. Au sud par la Méditerrannée entre les villes de Gibraltar, Malaga et Alméria et à l’est entre le cap Cabo de Gata et Carboneras. Un des traits caractéristique de l’Andalousie est une grande variété de paysages liés aux grands ensembles géographiques orientés nord-est sud-ouest :

  • au centre la grande plaine du rio Guadalquivir qui arrose d’est en ouest, Cordoue, Séville et se jette dans l’Atlantique au nord de Cadix.
  • au nord, la Sierra Morena, massifs de moyenne altitude, au relief peu accidenté, ne dépassant pas 1400 mètres.
  • Maceron1

    Grazalema – Vue sur la sierra de Gaidovar, au fond le sommet du Coros et le col de Las Palomas

    au sud, la Cordillère Bétique constituée par un ensemble de vallées et de massifs montagneux dont la Sierra Nevada, rassemblant les plus hauts sommets d’Espagne à plus de 3000 mètres, située entre Grenade et Alméria.

  • Entre Séville, Ronda et Gibraltar se situent d’autres sierras du système Bétique, en particulier les sierras de Grazalema, los Alcornocales (Gibraltar) et las Nieves (Ronda), au travers desquelles nous avons effectué nos randonnées.

Si l’on peut globalement qualifier le climat Andalou de méditerranéen (été chauds et secs et hivers doux et moyennement humides), le détail révèle cependant des contrastes saisissants :

  • l’Andalousie occidentale, aux influences atlantiques, fait de la Sierra de Grazalema la région la plus pluvieuse d’Espagne avec plus de 2000 mm par an.
  • à l’opposé le désert de Tabernas en Andalousie orientale (au nord d’Almeria) fait l’objet d’un climat semi aride avec moins de 200 mm d’eau en moyenne annuelle.

Grazalema :

Grazalema6

Grazalema et la sierra de Gaidovar

Le petit village de Grazalema est un digne représentant des villages blancs si caractéristiques de la région. Perché à 800 mètres d’altitude, adossé à la sierra d’Endrinal, il a donné son nom au premier parc naturel créé en Andalousie, qui fut classé Réserve de Biosphère par l’UNESCO en 1977.

Adénocarpe décortiqué11

El Penon Grande (1303 m) dominant le village de Grazalema – Adénocarpe décortiqué (Adenocarpus decorticans) au premier plan

La ville, elle même située au sommet d’une falaise, est dominée par un imposant pic rocheux calcaire et abrupt le Penon grande, au creux duquel naît et se forme le rio Guadalete (plus exactement au Puerto del Boyard) .

D’une longueur de 157 km, le Rio Guadalete au débit relativement élevé alimente rapidement le barrage de Zahara, proche de Grazalema, puis rejoint l’Atlantique dans la baie de Cadix à Puerto de Santa Maria, entre marais et lagunes.

 

La faune rencontrée :

Bouquetin3

Bouquetin (Cabra pyrenaica hispanica) au pied du Penon Grande

Bouquetin1 (2)

Rio del Cupil (2)

Entrée de la Cueva del Gato

Bergeronnette des ruisseaux_2

Bergeronnette des ruisseaux – Cueva del Gato (Ronda).

Jolie Bergeronnette des ruisseaux en pleine récolte de mouches et autres larves de phrygane (portefaix)… pour nourrir sa progéniture. Cet oasis de fraîcheur est situé le long de la route et du chemin de fer menant de Montejaque à Ronda, à l’entrée de la Grotte du Chat (Cueva de Gato).

Coucou (2)

Coucou gris (Cuculus canorus)

Coucou & Traquet oreillard (2)

Traquet oreillard et Coucou gris

Joli spectacle d’un traquet oreillard (Oenanthe hispanica) défendant son nid en poursuivant et agressant violemment un coucou prédateur. C’est à l’approche du Puerto del Viento, entre Ronda et El Burgo,  que nous avons eu la surprise d’admirer cette scène insolite et rare. Le coucou pourtant très commun est difficile à approcher, tandis que le Traquet oreillard est un oiseau du pourtour méditerranéen, mais rare en France ou il subsiste encore en Languedoc Roussillon (surtout Pyrénées orientales et Aude).

Puerto del viento3 (2)
Puerto del Viento 1190 m

Sierra del Endrinal_Grazalema8 (2)

Vautours5 (2)

Les sierras d’Andalousie recèlent une des plus importantes colonie de Vautours fauves (Gyps fulvus) qui se sont sédentarisés et y nichent toute l’année. La présence de ces charognards est due à l’existence de grands animaux sauvages comme les bouquetins, mais également d’ovins de caprins et de bovins d’élevage dont ils se nourrissent des cadavres.

Vautours4 (2)

Les randonnées :  

(Cliquer sur le titre pour visualiser le diaporama)

Sur les hauteurs de Grazalema

Linaire à calice aplati8 (2)

Linaire à calice aplati (Linaria platycalix)

Le village touristique de Grazalema est blotti au creux d’une falaise à 850 mètres d’altitude. Les premiers pas hors du village permettent d’appréhender une flore déjà très variée que nous retrouverons tout au long de nos randonnées. C’est le cas de la Linaire à calice aplati (Linaria platycalix) endémique de ces lieux.Grazalema3

Prés et friches des plateaux autour de Grazalema

Ciste ladanifère2

L’impressionnant Ciste ladanifère (Cistus ladanifer)

Ophrys miroir11

Fleur d’Ophrys miroir (Ophrys speculum)

Les plateaux sur les hauteurs de Grazalema étaient autrefois cultivés en céréales, aujourd’hui ce sont des friches et des prés avec encore de nombreux chênes plus ou moins parsemés. De nombreuses variétés de cistes sont présentes comme le grand Ciste ladanifère (Cistus ladanifer) de plus de 2 mètres de hauteur. C’est également une explosion d’Ophrys avec le superbe et rare (en France) Ophrys miroir (Ophrys speculum).

Zahara de la Sierra

Linaire triste2 (2)

Linaire triste (Linaria tristis)

Zahara - Le lac12

Lac de retenue du Rio Guadalete vu de la tour Mauresque de Zahara de la Sierra

Rapaces en démo - Chouette effraie (2)

Effraie des clochers à Zahara de la Sierra

Avant poste Mauresque dominant la vallée du rio Guadalete, le petit village de Zahara de la Sierra situé à 500 mètres d’altitude a vu au cours des temps s’affronter chrétiens et musulmans. Les ruines du château mauresque du 13ème siècle dominent actuellement le magnifique lac de barrage, retenue du Rio Guadalète.

Montejaque – Chemin de l’hermitage

Montejaque

Le chemin caillouté de l’Hermitage bordé de Chrysanthèmes de Mikonos au premier plan, avec les villages de Montejaque à droite et Benaojan au fond. Beaucoup de grottes (Cueva del Gato…) parsèment les flancs de cette vallée pour le plus grand bonheur des amateurs de spéléologie.

Le village blanc de Montejaque est situé entre Grazalema et Ronda. Au niveau du cimetière Andalou un petit chemin joliment encaillouté grimpe en lacets jusqu’à l’Ermita de la Immaculada. La flore des bas côtés est très riche ainsi que celle des friches et champs de céréales autour de l’Hermitage.

Col de El Boyard et de Las Presillas – Grazalema

Cytise hérisson5 (2)

« Coussins » épineux de Cytise hérisson (Erinacea anthyllis) au col de Las Présillas

Adénocarpe décortiqué7 (2)

Ecorce en lanières de l’Adénocarpe décortiqué

Adénocarpe décortiqué1 (3)

Adénocarpe décortiqué en floraison

La Sierra del Endrinal qui surplombe le petit village blanc de Grazalema abrite une faune et une flore des plus variées. C’est au col d’El Boyard que le rio Guadalète se forme. De ce col on atteint facilement un autre col un peu plus élevé : Las Presillas où nous avons pu admirer, dans les nuages, les impressionnants et redoutables « coussins » bleus du Cytise hérisson (Erinacea anthyllis) en pleine floraison. La descente sur Grazalema offre un secteur très riche en Adenocarpe décortiqué (Adenocarpus decorticans), une autre fabacée, arbustive celle là en pleine floraison également.

Cytise hérisson2 (2)

Sierra de Las Nieves (1ère partie)  /  Sierra de Las Nieves (2ème partie)

Fritillaire d'Espagne13

Fritillaire d’Espagne (Fritillaria hispanica)

Pivoine de Brotero15

Pivoine de Brotero (Paeonia Broteroi)

Située à l’est de Ronda et au dessus de Marbella, ce Parc Naturel montagneux aux vallées encaissées, aux parois rocheuses et souvent abruptes possède quelques sommets dépassant 1700 mètres. C’est également le berceau du Sapin d’Espagne (Abiès pinsapo) ou Sapin d’Andalousie dont c’est l’aire restreinte et morcelée d’origine, avec la Sierra de Grazalema.

Puerto de Las Palomas

Abiès Pinsapo4

Le Sapin d’Espagne (Abies pinsapo), endémique de la sierra de Grazalema

Le Puerto de las Palomas est un col qui est situé entre le village de Zahara de la Sierra et Grazalema. Il culmine à plus de 1300 m avec des vues magnifiques au nord sur la retenue d’eau et le village de Zahara. Au sud et à l’est des aperçus sur l’ancienne capitale Romaine de la région : Ronda la vieja. C’est le royaume du Sapin d’Espagne (Abiès pinsapo) ou Sapin d’Andalousie dont c’est l’aire restreinte et morcelée d’origine, avec la Sierra de Las Nieves.Col de Las Palomas3

Los Barrios – La Montera del Torero (Parc naturel Los Alcornocales)

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Les roches érodées de la Montera del Torero au milieu des chênes-liège

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Tiges sans feuilles (écailles) avec sporanges terminaux à trois lobes

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Tiges à ramifications dichotomiques de Psilotum nudum

La Coiffe du Torero est une curiosité géologique, située à proximité de Los Barrios dans le parc naturel des Alcornocales. L’autre curiosité se niche dans les fissures de ce rocher si particulier : il s’agit d’une relique paléotropicale, unique représentant en Europe de la famille des Psilotacées, apparentée aux fougères : le Psilotum (Psilotum nudum (L.) P. Beauv). Très localisée autour de Los Barrios, on n’en compte plus actuellement qu’une population d’environ 200 individus, cette espèce est néanmoins présente dans les régions tropicales et tempérées chaudes des 2 hémisphères, comme par exemple ici à la Réunion (Flore de la Réunion).

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Psilotum nudum L. dans une fissure de rocher bien exposée

San Roque – Garrigues du Campo de Gibraltar

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Garrigues de San Roque – Vue vers le Rocher de Gibraltar

Droséra du Portugal_8 (2)Droséra du Portugal_3 (2)Les garrigues situées au nord de San Roque dominent l’autoroute A7 reliant Algesiras à la côte méditerranéenne vers Marbella, Malaga puis Alméria.      Quelle superbe surprise d’y voir l’originale et surprenante Drosera du Portugal (Drosophyllum lusitanicum) parée de ses magnifiques fleurs jaunes diurnes. Digne représentante des plantes insectivores, abusivement dénommées « carnivores ». Elle capture ses proies grâce à de nombreuses glandes produisant de la glue, glandes alignées le long de nombreuses feuilles filiformes, encore enroulées à un stade jeune.

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Garrigues de San Roque – Vue vers Marbella

Puerto de Conil & Rio Roche (sud de Cadix)

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Dune fossile de la Pointe de Roche et pinède à Pins Parasols

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Bugrane panachée (Ononis variegata)

Bugrane bétique1

Bugrane bétique (Ononis baetica)

Aujourd’hui nous mettons le cap à l’ouest, comme le rio Guadalète que nous allons rejoindre à Arcos puis Jerez de la Frontera, traverser une zone de marais et de lagunes au niveau de Cadix pour atteindre un peu plus au sud la pointe de Roche au niveau du petit port de Conil de la Frontera.

C’est dans une zone d’anciennes dunes sableuses recouvertes de magnifiques pins parasols que nous découvrirons, de part et d’autre du petit Rio Roche, d’autres espèces bien différentes de celles croisées précédemment.

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Abords du Rio Roche et Pins Parasols

De Ronda à El Burgo par le Puerto del Viento

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Route de Ronda à El Burgo au Puerto del Viento avec le Cerro del Viento dans les nuages

Erodium à feuilles de cheilantes5 (2)

Brunelle du Portugal1 (2)

Brunelle du Portugal

Nous ne pourrons admirer la blancheur des falaises calcaires de la Sierra Blanquilla, sur les pentes de laquelle nous avons pu découvrir le magnifique Erodium à feuilles de Cheilanthes (Erodium cheilanthifolium Boiss.), la cause : une journée sous influence atlantique, nuages bas et humidité dissimulant les sommets comme le Cierro del Viento (1190 m). Sur les hauteurs de El Burgo et sous la pluie nous avons pu admirer une jolie lamiacée à grandes fleurs, proche des brunelles, la curieuse Brunelle du Portugal (Cleonia lusitanica (L.) L)

Les coteaux d’El Gastor vers le lac de Zahara

Lac de Zahara Las Ventas4 (2)

Echinops strigosus_4

Echinops (E. strigosus L.)

Scorsonère à feuilles étroites_6 (2)

Scorsonère à feuilles étroites

Petite ballade sur la rive Nord-Est du lac de Zahara, sur les coteaux descendant d’El Gastor comme des balcons plantés d’oliviers surplombant le lac.

 

 

 

Exutoire du Rio Guadalete alimentant le lac de Zahara (1)

Rives et zones récemment exondées du lac de Zahara (2)

Genêt en ombelle et Rétame2

Genêt en ombelle et Rétame (Genista monosperma (L) Lam.) au bord du lac de Zahara

Journée dédiée à l’exutoire du Rio Guadalète dans le lac de Zahara, aux zones exondées, plus ou moins asséchées, riches d’une flore très diversifiée et foisonnante. Les rives constituées de friches de prairies et de pelouses sèches nous ont permis d’admirer de jolies colonies d’ail noir (Allium nigrum L.

Ail noir & Glaieul d'Italie

Ail noir (Allium nigrum L.) et Glaieul des moissons (Gladiolus italicus Mill.)

Références bibliographiques :

Atlas et le Livre rouge de la flore vasculaire menacée d’Espagne

Contrairement à ce que l’on peut lire dans la presse Grand public ou même spécialisée (Science et Avenir par exemple) qui ont diabolisé cette nouvelle technologie sous l’influence d’organisations et de groupuscules activistes, la nature fabrique depuis la nuit des temps, sans la moindre intervention de l’homme, des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) : animal, végétal, bactérie.

Auparavant il est nécessaire de rappeler ce qu’est un OGM et plus précisément pour ce qui nous intéresse ici, une plante génétiquement modifiée.

Qu’est ce qu’une Plante génétiquement modifiée (PGM) ?

C’est un végétal, (une plante cultivée ou sauvage) dont le patrimoine génétique a été modifié par l’intervention de l’homme. Selon les définitions européennes, ces modifications doivent être issues du génie génétique. Les techniques et les outils du génie génétique permettent de modifier les plantes par la transgénèse,  c’est à dire l’introduction de nouveaux gènes dans le génome d’une plante, par insertion de portions d’ADN. Cette définition communément admise est cependant très restrictive puisqu’elle exclue le transfert de gènes d’une espèce à l’autre tel qu’il se passe dans la nature dans le règne végétal. Nous en verrons deux exemples ci dessous.

La maîtrise de ces techniques est très récente (les premiers OGM datant des années 70-80) et en rapide évolution. Elles permettent en pratique d’introduire dans un organisme des caractères nouveaux, que l’on n’a pas pu introduire par des techniques traditionnelles d’amélioration des plantes. Le transfert de gènes sélectionnés peut se faire entre espèces proches quand les techniques de croisement classique ont échoué, mais le plus souvent c’est d’une espèce vers une autre espèce que se réalise ce transfert. Ce fut le cas par exemple en 1985 de la première plante transgénique résistante à un insecte, un tabac dans lequel un gène d’une bactérie Bacillius thuringiensis produisant une toxine insecticide a été introduit.

La nature n’a pas attendu l’homme pour créer ses propres OGM et PGM

Les agrobacterium

La transgénèse naturelle la plus connue est celle qui est l’oeuvre d’une bactérie du sol : Agrobactérium tumefacians possédant la propriété de provoquer des tumeurs sur la plante hôte (la hernie du chou par exemple). La transmission de son pouvoir tumorigène s’effectue grâce à un plasmide (morceau d’ADN circulaire) qui s’incorpore au génome de la plante hôte. Ce phénomène naturel fut découvert dans les années 70 et les biologistes eurent tout de suite l’idée d’insérer un gène étranger dans cet ADN bactérien et d’utiliser ensuite la bactérie comme vecteur pour transmettre ce gène à une plante hôte. C’est comme cela que le premier tabac transgénique a été mis au point. Plus récemment c’est également le cas  le maïs MON 810 résistant à plusieurs insectes ravageurs, grâce à un gène Bt (provenant d’une autre bactérie Bacillius thuringiensis), transféré vers le maïs par Agrobactérium.

La Patate douce

Récemment on vient de découvrir qu’un grand nombre de plantes contiennent des gènes spécifiques d’Agrobacterium. Ainsi, en étudiant l’expression du génome de la patate douce, des chercheurs ont découvert dans les nombreuses variétés cultivées la présence de gènes d’Agrobacterium rhizogenes et d’Agrobacterium tumefaciens, alors que les variétés sauvages n’en contiennent pas. La  patate douce est donc une plante naturellement transgénique. Ces gènes ont entraîné des modifications morphologiques qui se sont exprimées dans les tubercules plutôt que dans les autres parties de la plante pour en faire une plante alimentaire. Ces chercheurs concluent que « ces résultats montrent l’importance des interactions entre plante et microbe et, sachant que la patate douce est consommée depuis des millénaires, cela pourrait changer le paradigme sur le côté « contre nature » des plantes transgéniques ».

Source : PNAS – Proceedings of the National Academy of Sciences of America

Nouveaux exemples de transfert de gènes entre espèces dans la nature : le cas des Orobanches

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Triphysaria eriantha (Orobanchacées) parasitede graminées sauvages et d’autres plantes hôtes en Californie. – Photo Huiting Zhang

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Striga asiatica (Orobanchacées) parasite du sorgho en Tanzanie – Photo Mike Timko

Une récente étude publiée par le PNAS en octobre 2016 décrit les mécanismes naturels de transfert de gènes dans une famille de plantes parasites, bien connue des botanistes mais aussi des agriculteurs, dont les principaux représentants sont les orobanches.

Les chercheurs ont détecté 52 cas de transfert non sexuel de l’ADN – connu sous le nom de transfert de gène horizontal, ou HGT – à partir d’une plante hôte. Les gènes transférés sont alors devenus fonctionnels chez les espèces parasites. Ce transfert pourrait stimuler la capacité de la plante parasite d’envahir son hôte et surmonter ainsi les défenses de l’hôte. Selon ce mêmes chercheurs, « la découverte du HGT va nous permettre de mieux comprendre comment les plantes parasites fonctionnent et comment nous pouvons mieux les contrôler. Notre espoir est que nous puissions utiliser cette information pour trouver les meilleures stratégies pour générer, ou sélectionner, des plantes hôtes résistantes . »

Sources :

Eurekalert : Parasitic plants may form weapons out of genes stolen from hosts

Les publications – PNAS :

Horizontal gene transfert is more frequent with increased heterotrophy and contributes to parasite adaptation

The genome of cultivated sweet potato contains Agrobacterium – T-DNAs with expressed genes : an exemple of a naturally transgenic food crop

Quelques Orobanches rencontrées en France :

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Orobanche de la Picride

 

Les orobanches sont des plantes parasites dépourvues de chlorophylle et de racines normales. Elles émettent des suçoirs les reliant directement aux vaisseaux conducteurs de l’hôte, d’où elles tirent leur nourriture. Elles sont parasites de plantes sauvages, mais aussi de plantes cultivées comme l’orobanche rameuse qui peut faire de gros dégâts sur le colza, le chanvre et le tabac.

Orobanche de la picride – Orobanche picridis F.W.Schultz

Cette orobanche parasite les espèces du genre picris (picris hieracoides), helminthie, crepis (parfois la carotte sauvage). On la trouve le plus souvent en bord de route, dans des terrains vagues des friches meso-xerophylles sableuses ou sablo-caillouteuses.

Celle ci a été identifiée à La Rochelle près du bassin des minimes en bord de mer – 07 / 2016

 

 

 

 

 

 

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Orobanche du genêt

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Orobanche du genêt

L’orobanche du genêt – Orobanche rapum-genistae Thuill.

Cette orobanche parasite les genêts (genêt à balais, genêt purgatif…), les cytises.

Llo – Gorges du Sègre – Cerdagne 06 / 2016

 

 

 

 

 

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Orobanche couleur d’améthyste

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Orobanche couleur d’améthyste

L’orobanche couleur d’améthyste ou orobanche du panicaut – Orobanche amethystea Thuill.

Parasite les divers panicauts (Eryngium) Bourg Madame – Cerdagne 06/2016

 

 

 

 

 

 

 

 

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Orobanche sanguine

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Orobanche sanguine – Orobanche sanguinea C.Presl 

Inféodée aux Lotus, ici sur Lotier faux cytise. On la trouve dans le Var, sur les îles d’Hyères et en Corse.

Ici sur les hauteurs de Bonifacio en Corse du sud – 04 / 2014

 

 

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Orobanche du thym

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Orobanche du thym – Orobanche alba Stephan ex Willd. 

Orobanche parasitant principalement les plantes du genre Thymus et autres labiées. Souvent plus rouge que blanche comme ici, un exemplaire observé à Chateau Ville vieille dans le Queyras, sur les terrasses surplombant la vallée du Guil (sentier des astragales) – 07 / 2013

 

 

 

Orobanche à fleurs denses

Orobanche densiflora Salzm. ex Reuter

Parasite des fabacées sur sol sableux, ici sur Lotier de Crête dans les dunes sableuses de Puerto de Conil (entre Cadix et Tarifa)

La transgénèse, qu’elle soit l’œuvre de la nature ou qu’elle soit pilotée par l’homme, contribue à l’augmentation de la diversité génétique et par conséquent à l’augmentation de la biodiversité.

Addendum du 24 octobre 2019

Une plante sur 20 est naturellement génétiquement modifiée – Futura Sciences, Céline Deluzarche, 21/10/2019