Category: Divers


20191010_104915 (2)Cet automne 2019 voit les sorties de champignons se succéder à un rythme impressionnant. Que ce soit dans les prés, les bois de hêtres et autres feuillus la pousse importante révèle un nombre d’espèces inhabituel. La météo de cet été 2019 est certainement à l’origine de ce phénomène : un été très chaud et sec suivi, à partir de la deuxième quinzaine de septembre d’importantes pluies dans une alternance de périodes toujours chaudes et de jours plus frais.

La cuisine des champignons

Les champignons sont cueillis au couteau, débarrassés des débris végétaux, mais jamais lavés, puis cuisinés au retour à la maison :

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    Au 1er plan cèpes de Bordeaux et coulemelles en cours de 2ème cuisson et au 2nd plan cèpes de Bordeaux en cours de 1ère cuisson

    soit pour la conserve sous forme congelée : il s’agit alors de les cuisiner une première fois dans une poêle ou un faitout avec un peu de beurre et d’huile d’olive mélangés, salés pour leur faire rendre leur eau. Pendant 10-15 minutes pour des champignons comme le rosé des prés (Agaricus campestris) qui peut se manger cru, jusqu’à une demi heure pour certains bolets comme le bolet à pied rouge qui à l’inverse est toxique cru et doit être bien cuit pour exprimer toute sa comestibilité. L’eau est ensuite éliminée à 95% (pour certains champignons, cette première cuisson suffit pour éliminer l’eau par évaporation). On laisse refroidir et on congèle en sachets ou boîtes plastiques pour congélation. Bien étiqueter date, provenance et espèce.

  • soit pour une consommation immédiate : j’opère de la même façon que précédemment et après avoir éliminé l’eau je refais une deuxième cuisson avec beurre et huile d’olive dans lesquels je fait dorer quelques échalottes coupées en morceaux. Je remet ensuite les champignons à cuire pendant plus ou moins un quart d’heure en rajoutant sel, ail coupé finement ou écrasé, persil et un petit coup de moulin à poivre avant de servir…

Voici quelques photos prises cette année au cours de diverses sorties. Commençons par le plus improbable, la découverte de cette année 2019 :

Le bolet à pied rouge (Boletus erythropus) 

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Son chapeau est de couleur châtain plus ou moins foncé. Le dessous (les tubes ou la mousse) est rouge sombre sanguin, bleuissant voir noircissant fortement au toucher. Son pied est criblé de petits points rouges, comme de la craie projetée sur fond orangé.

Une découverte pour moi, en octobre 2019 dans la forêt d’Eawy au nord de Rouen en Seine Maritime. Je n’en avais jamais observé et encore moins cueilli. Devant l’importance de la production, nous avons décidé avec mes amis Gérard et Marc d’en faire un grand cabas à part (5-6 kg quand même à la fin de la matinée). Ils avaient pris le relai des cèpes de Bordeaux trouvés en grande quantité la semaine précédente mais beaucoup plus discrets lors de cette deuxième sortie. Leur habitat est identique à celui du cèpe de Bordeaux : sols plutôt acides (limons lessivés sur argile à silex) sous feuillus principalement le hêtre.

De retour à la maison je me suis empressé de le déterminer. Pas de doute ni de confusion possibles : premier test de dégustation concluant le soir de la sortie… Le bolet à pied rouge a une comestibilité très bonne et même réputée. La saveur de sa chair est douce. Cependant ce champignon est toxique lorsqu’il est cru ou mal cuit.

P1080354 (2)P1080346L’allure de ce champignon, massif, de couleur foncée, le dessous du chapeau couleur rouge sang sont autant de caractéristiques qui font que ce champignon n’est pas ramassé par les non connaisseurs. De plus la préparation pour le cuisiner est totalement dissuasive. En effet à la coupe, que ce soit le pied, les tubes ou le chapeau, la chair bleuit et noircit instantanément. Cette couleur disparaît à la cuisson, le champignon prenant alors une sympathique couleur beige chamois.P1080356 (2)

Une autre caractéristique de ce champignon est de ne jamais être véreux

Le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis)

Un champignon royal ! Son chapeau brun clair, son pied blanc délicatement réticulé et le dessous du chapeau blanc dans sa jeunesse puis jaune soufré clair lui donne un aspect très engageant pour le cueilleur. Il ne bleuit ni ne noircit à la coupe et sa chair reste délicatement nacrée lorsqu’il est cuit.

Le rosé des prés ou Agaric champêtre (Agaricus campester) – L’Agaric des forêts (Agaricus sylvaticus)

Ces deux champignons cohabitent chez moi dans une pelouse en bordure de bois sous des tilleuls à petites feuilles.

L’Agaric champêtre est un excellent comestible qui peut être mangé cru à l’instar du champignon de Paris (Agaricus bisporus) dont il est à l’origine.

Joli plateau de Rosé des prés, prêts à cuire (à droite)

 

Par contre l’Agaric des forêts n’a aucun intérêt culinaire. Il existe aussi l’agaric des bois (Agaricus sylvicola), comestible très reconnaissable à son goût anisé, et bien d’autres…

Ci dessous : Agaric des forêts (Agaricus sylvaticus)

La coulemelle ou lépiote élevée (Macrolepiota procera)

C’est un bon comestible, on la trouve fréquemment dans les prés ou les bois. Elle affectionne particulièrement les lieux riches en humus ou elle peut prendre des dimensions importantes, avec d’énormes chapeaux qui atteignent 20 à 25 cm de diamètre.

Coulemelles jeunes (en boule) et avec chapeau étalé, plus développées

Coulemelles prêtes pour la cuisson

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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Joli panier de Cèpes de Bordeaux

 

Protégé : 70 ou 71 ?

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Par le plus grand des hasards, pour moi qui ne regarde pratiquement plus la télé, j’ai rencontré en ce début d’année Jean d’Ormesson.

Quelle grande satisfaction de débuter l’année avec Jean d’Ormesson.

8 janvier 2016, le matin, j’attendais mon tour pour une vérification sur ma voiture. Un poste de télé était branché dans l’espace clients, nous étions juste à l’heure d’une interview  de Jean d’Ormesson par J.J. Bourdin.

Vingt minutes pour une magnifique leçon d’optimisme, de tolérance… Un regard limpide sur la société actuelle, d’hier et de demain, sur les politiques, les communicants, les religions, la mort…

Quelle magistrale façon de prendre de la distance, de la hauteur par rapport aux hommes, aux choses et aux évènements. Ce que les médias dans leur grande majorité, dans leur besoin primaire de traiter l’instant et le sensationnalisme des évènements ne font pas.

Quel plaisir d’écouter cet homme de 90 ans s’exprimer dans notre belle langue française :

D'OrmessonC’est ici.

Pour ceux qui n’auraient pas le temps de tout regarder , quelques phrases intéressantes :

« J’aime bien les athées… Les athées sont assis à la droite de ce Dieu auquel ils ne croient pas »

A Mitterrand, sur la remise des juifs allemands par Vichy à Hitler en août 1940 : « Mon père (nommé par Pétain, Président de la Croix Rouge Française) n’a pas pu le supporter, vous avez mis trois ans à comprendre… mon père une journée ».

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« Je dirai malgré tout que cette vie fut belle », emprunté à Aragon pour le titre de son dernier livre.

Sur les conseils de mon amie Muriel, voir ici l’excellente émission de la 5 « La Grande Librairie » du 7 janvier et la présentation de son livre. Cela donne envie de le lire… ainsi que les autres livres qui nous plongent au cœur de l’actualité.

 

Bonne Année 2015

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Eglise de Sainte Croix de Quintillargues et centre village

Eglise de Sainte Croix de Quintillargues et centre village

 

 

Sainte Croix de Quintillargues est un petit village Languedocien du département de l’Hérault situé au coeur de l’AOC Languedoc-Pic Saint Loup à environ une vingtaine de kilomètres au nord de Montpellier.

Eglise Romane de Sainte Croix de Quintillargues

Eglise Romane de Sainte Croix de Quintillargues

 

 

 

 

 

 

 

L’Église de l’Exaltation de la Sainte Croix de Sainte-Croix de Quintillargues fut construite aux XIe, XIIe et modifiée au XVIe siècle. Elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 30 mars 1978.

 

 

 

Détails :

Façade ouest surmontée d'un clocheton à deux baies campanaires

Façade ouest surmontée d’un clocheton à deux baies campanaires

 

Chevet édifié en pierre de taille, assemblées dans sa partie inférieure et centrale en "opus monspelliensis"

Chevet édifié en pierre de taille, assemblées dans sa partie inférieure et centrale en « opus monspelliensis« 

L'échauguette sud-est

L’échauguette sud-est

Maison au centre village (ancienne bergerie au rez de chaussée à voûte clavée en berceau)

Maison au centre village (ancienne bergerie au rez de chaussée à voûte clavée en berceau)

Protégé : Mamie Jacqueline, mamie Line

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