Category: Ornithologie – Oiseaux


Le Gobemouche gris (Muscicapa striata) est un oiseau de l’ordre des Passériformes et de la famille des Muscicapidés. On compte plus d’une centaines d’espèces de gobemouche à travers le monde.

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On le trouve en Asie, dans toute l’Europe et au Maghreb. Il se reproduit essen-tiellement en Europe et en Asie de l’ouest. C’est un grand migrateur. Il rentre assez tard d’Afrique tropicale (pour ceux que l’on voit chez nous) où il hiverne. Son retour a lieu pendant tout le mois de mai, pour nidifier et se reproduire jusqu’à la mi août.

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Il a tout pour passer inaperçu : un plumage gris beige tout a fait quelconque, une petite silhouette élégante et fine surtout lorsqu’il est perché (12 à 15cm de long), un cri bref et peu audible a distance.

La meilleure façon de le repérer est de le surprendre en vol de chasse. C’est un insectivore qui se nourrit essentiellement d’insectes volants :  mouches, papillons, moustiques, guêpes et autres libellules qui volent dans son environnement.

 

Très souvent dressé immobile sur un perchoir exposé lui permettant d’avoir une vue dégagée (branche, piquet, fil…), il s’élance brusquement et d’un vol très rapide vers ses proies, en piqué, il peut adopter par la suite un vol vertical de haut en bas et de bas en haut plusieurs fois et même un vol stationnaire. Son aire de chasse se situe entre le sol et une hauteur de 2 à 3 mètres. Il consomme également des araignées, des vers de terre et des escargots, ainsi que des petits fruits et des baies.

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Grosbec casse-noyaux mâle dans la neige

L’épisode de froid de fin février début mars 2018 (-9.3°C enregistrés à Rouen Boos le 28 février) a rapproché les oiseaux des mangeoires. Avec cette année un « nouveau » venu, le Grosbec casse-noyaux, qu’il n’est pas toujours très facile de repérer tant il est farouche, se réfugiant à la cime des arbres s’il est effrayé ou dérangé.

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Gros bec casse-noyaux femelle

Le grosbec casse-noyaux est un passereau de taille moyenne, au plumage très coloré, surtout le mâle, la femelle étant en général plus terne. Il appartient à la famille des fringillidés (pinsons, verdiers, chardonnerets, bouvreuils, tarins…), dont c’est la plus grosse espèce.

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Gros bec fort et conique

Le grosbec casse-noyaux est doté d’une grosse tête munie d’un gros bec fort et conique. Son alimentation principale est constituée de graines ailées (les samares) que produisent érables, charmes et frênes. Mais il consomme aussi des graines très dures comme les faines du hêtre, les merises ou les noyaux de cerises. Ainsi, le grosbec casse-noyaux a développé une extraordinaire musculature donnant à la tête ce gabarit étonnant. Il est également insectivore et capture les insectes dans les arbres, au sol ou en plein vol.

Le grosbec s’approche timidement et occasionnellement des mangeoires où il apprécie les fruits et les graines : tournesol, chanvre, noix et céréales concassées qu’il peut partager, par obligation, avec d’autres espèces.

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Grosbec casse-noyaux, verdier femelle et pinson des arbres.

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Perles de pluie sur le superbe plumage du Grosbec

Nos Grosbecs sont considérés comme sédentaires, mais s’ils ne quittent guère la région, ils y sont assez erratiques après la nidification.

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Grosbec & verdier d’Europe mâle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les oiseaux de l’Est et du Centre de l’Europe sont en revanche obligés de migrer en automne vers des régions plus clémentes, y compris la nôtre.

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Références :

http://www.oiseaux.net/oiseaux/grosbec.casse-noyaux.html

http://oiseaux-birds.com/fiche-grosbec-casse-noyaux.html

https://tifaeris.wordpress.com/oiseaux/passereaux/grosbec-casse-noyaux/

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De nombreux sites ou blogs écolos se réjouissent (a juste titre), ces temps-ci, de la fabuleuse arrivée des grues cendrées en cours de migration sur les lacs de Der et du Temple en Champagne. Certains titrent même « record mondial battu » avec 206.000 individus dénombrés au cours du mois de novembre.

Grue cendrée

Grues cendrées

Grue cendrée adulte en vol, © Rainbirder, CC BY-NC-SA 2.0

Grue cendrée adulte en vol, © Rainbirder, CC BY-NC-SA 2.0

Les grues cendrées (Grus grus) sont des migratrices au long cours. Elles arrivent des tourbières et des marais Scandinaves, de la Taïga Russe, se dirigent à partir  d’octobre vers l’Espagne du sud ouest, l’Afrique du Nord pour y passer l’hiver. Chaque année ces grands échassiers à queue en panache arrivent sur le lac de Der, toujours en plus grand nombre : 74.000 en 2012, 83.000 en 2013 puis 206.000 le 11 novembre 2014 recensées par la LPO.

 

Lac du Der, vue aérienne

Lac du Der, vue aérienne

Lac du Der, © C. Magdelaine / notre-planete.info

Lac du Der, © C. Magdelaine / notre-planete.info

Le lac du Der est situé au sud de la »voie romaine » reliant Vitry le François à Saint Dizier. C’est un réservoir aménagé par l’homme pour réguler le cours de la Marne et éviter les inondations catastrophiques qui menaçaient périodiquement la région Parisienne et la capitale (1910, 1925,1954). La construction de ce réservoir a débuté en 1967, des travaux gigantesques ont été réalisés nécessitant l’engloutissement de 3 villages, des fermes et des hectares de forêts. C’est le plus grand lac artificiel Français et le deuxième d’Europe avec une surface de 4800 ha.

 

Depuis son inauguration en 1973, le lac et ses rives sont devenus une extraordinaire réserve de biodiversité créée par l’homme. Situé sur l’un des principaux axes migratoires français pour les oiseaux, ce site est reconnu pour son importance ornithologique majeure, puisqu’il est un lieu de reproduction, d’hivernage ou une étape dans la migration de nombreux oiseaux On y dénombre plus de 200 espèces d’oiseaux, 45 espèces de libellules, 20 espèces d’amphibiens, plus de 200 espèces de végétaux… (source wikipedia).

Quelle différence avec Sivens ?

Aucune si ce n’est la taille : la retenue collinaire de Sivens est deux mille fois plus petite (28 ha dont 13 en eau !). En fait, comme pour le lac du Der la création de ce petit lac est loin d’être « une catastrophe écologique », bien au contraire. Un écosystème sera recréé avec poissons, amphibiens, canards… à la place d’une zone sèche puisque le Tescou est une rivière pratiquement à sec pendant la moitié de l’année…

Des écolos et des activistes qui n’ont rien a voir avec l’écologie se battent au prétexte, entre autres, de perte de biodiversité…. Quelle belle démonstration s’il en était besoin, d’une absurdité totale ! Belle démonstration également  d’une société bloquée : dans un cas on se réjouit d’un apport de biodiversité, dans l’autre on la combat !

Qu’en serait-il si ce barrage vital du Der devait être construit aujourd’hui ? L’état baisserait-il également son pantalon au prétexte d’écologie et de science participative ?

La biodiversité victime de son succès :

On estime que 35.000 grues sont actuellement sédentarisées en plus des populations importantes en cours de migration sur le lac du Der. C’est une population énorme qui favorise le tourisme ornithologique, mais qui pose des problèmes aux agriculteurs riverains (dégâts aux semis de céréales).

On peut se poser honnêtement la question, d’une part sur la notion de biodiversité lorsque des espèces comme la grue cendrée sont a ce point dominantes dans un écosystème comme le lac du Der.

Faut-il aller jusqu’à envisager une régulation des populations qui sont alors appelées nuisibles… et comment ?

Grues cendrées en migration vienne.lpo.fr

Grues cendrées en migration vienne.lpo.fr

 

Ce comptage est organisé tous les ans par le GONm (Groupement Ornithologique Normand). Le premier du genre date de 2004. C’est donc de la 10ème édition dont il s’agit. Elle s’est déroulée les samedi 26 et dimanche 27 janvier 2013.

Je fais habituellement ce comptage avec mon ami Jean Paul, mais les conditions climatiques de cette année n’ont pas été favorables à un déplacement sur Fontaine : pluies samedi matin sur un sol gelé puis dégel l’après midi

Finalement j’ai réalisé ce comptage seul le lundi 28 janvier, par une journée un peu plus clémente. Assez peu d’oiseaux finalement dans le périmètre délimité autour de la maison : mésanges bleues et charbonnières, pinsons, pic épeiche, merles, tourterelles turques, geais…, l’avifaune classique des « hauts de la Ruette », ainsi que 2 verdiers ce qui est nouveau par rapport à l’année dernière.

3 hôtes récemment observés à Fontaine sous Preaux

Le Verdier d’Europe (Chloris chloris)

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Verdier d’europe mâle perché à la cime de tilleuls à petites feuilles – Photo prise le 28 janvier 2013 à Fontaine sous Préaux lors du comptage des oiseaux de jardin (Gohn)

Le Verdier d’europe est une espèce de la famille des pinsons (fringillidés), commune de nos campagnes où il vit en lisière de forêt, dans les broussailles, les grandes haies, les parcs et jardins.
Le plumage est brun jaune verdâtre, avec sur les ailes une tache jaune vif allongée et caractéristique (voir photo ci contre).
L’allure est assez puissante avec une grosse tête et un gros bec. Son bec solide lui permet de se nourrir des plus grosses graines pendant l’hiver. Il est très attiré par les mangeoires avec des graines de tournesol.Le verdier chante très souvent d’un endroit élevé et en vue comme ici dans la cime de tilleuls à une vingtaine de mètres de hauteur.
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Le roitelet à triple bandeau (Regulus ignicapilla)

Roitelet triple bandeau Le Roitelet à triple bandeau est une espèce relativement commune des forêts de feuillus  ou mixtes, des sous-bois denses, des parcs avec buissons, maquis élevés, landes arborées et zones de chênes rabougris à feuilles persistantes. Le roitelet triple bandeau ressemble au roitelet huppé auquel il est très étroitement apparenté mais s’en distingue par la présence de sourcils noirs et blancs (ligne noire de part et d’autre de l’oeil sur fond blanc). Ces sourcils mettent en évidence le triple bandeau situé au dessus de la tête.
Le spécimen présent a été photographié le 24 janvier 2013, juste après la décade froide et neigeuse. Il est ici proche d’une porte fenêtre et vraisemblablement en état d’hypothermie et de sous nutrition. C’est en effet une espèce qui se nourrit uniquement de proies animales (insectes sous les feuilles ou les écorces d’arbre), plus rares et plus difficile à trouver pendant ce genre de période. P1040396_2

Le Pic vert (Picus viridis)

Pic vert mâle à la recherche de vers ou de fourmis dans les mousses et les graminées de la pelouse - Photo prise à Fontaine sous Preaux le 13 janvier 2013 avant la période de neige et de gel.

Pic vert mâle à la recherche de vers ou de fourmis dans les mousses et les graminées de la pelouse – Photo prise à Fontaine sous Preaux le 13 janvier 2013 avant la période de neige et de gel.

Pic vert mâle - Détail de la "moustache"

Pic vert mâle – Détail de la « moustache »

 

Le Pic vert est un bel oiseau, très présent mais également très farouche. Il est doté d’une vue exceptionnelle et détecte instantanément tout mouvement dans son environnement.
Ce sont ses magnifiques couleurs qui attirent l’attention, notamment le rouge du dessus de la tête et le plumage jaune vert du croupion. Le mâle est paré d’une « moustache », petite tâche rouge encadrée de noir située sous l’oeil et le bec (voir photo ci contre).
Le Pic vert affectionne les lisières des forêts et les bois clairs, situés à côté de prairies qui lui sont indispensables. On peut aussi les trouver dans les parcs et les grands jardins.Le Pic vert est l’oiseau de la pluie qu’il est sensé annoncer souvent à juste titre. En Normandie on l’appelle le « pleu-pleu ». Si son vol ondulé est assez lourd, c’est par contre un excellent grimpeur et bien qu’il soit souvent agrippé aux troncs des arbres il ne s’y nourrit pas et ne « tambourinne  » pas à la différence des autres pics comme le Pic épeiche également présent dans le biotope de Fontaine sous Préaux. Le pic vert se nourrit principalement à terre, à la recherche d’insectes et de fourmilières. Il peut également se nourrir de graines, de baies ou de fruits comme les nèfles ou les pommes tombées pendant l’hiver.
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En attente, les résultats des comptages réalisés a travers toute la haute et basse normandie en 2013, dont les résultats sont synthétisés par le Gohn (Robin Ruddle)

Voir ici le billet et les résultats du comptage 2012

Bibliographie :

Oiseaux.net

…d’ici quelques semaines, c’est à cette adresse que vous aurez de grandes chances de pouvoir observer les allers et venues de notre mésange favorite. Car c’est là qu’auront été installés les nichoirs assemblés par la classe de Laurence Bertin, de l’École Laurent Bimorel de Rouen, à la suite d’une intervention du GONm (Groupe Ornithologique Normand), le 17 février dernier.

Projection d'un diaporama sur les oiseaux, discussion avec les enfants dans la salle des ordinateurs

Pour le GONm, les deux heures passées sur place furent un vrai bonheur. Il a été facile de ravir un public de 24 enfants de CE2/CM1 attentifs, disciplinés et avides d’apprendre. Les histoires d’oiseaux passionnent : les corbeaux freux sont vêtus de bermudas ; le troglodyte mignon commence à construire  plusieurs nids parmi lesquels sa belle n’a plus qu’à choisir ; la tourterelle turque est partie depuis l’Inde il y a trois cents ans. Le diaporama élaboré au départ par Frédéric Branswyck a été un bon fil conducteur, pleinement exploitable grâce à l’équipement dernier cri dont est muni l’établissement.

Assemblage du nichoir, groupe 1

Ils ont été assemblés (par vis) dans l’enthousiasme général.

Un parent, artisan-maçon, a été pressenti pour les accrocher dans les arbres de la cour de l’école et du square Guillaume Lion attenant.

Pour la partie pratique, les enfants ont construit sur place deux nichoirs à cavernicoles, dont les planches de bois brut ont été fournies par les services de la Mairie de Rouen (Frédéric Charrier, Direction du Développement Durable).

Assemblage du nichoir, groupe 2

Mésanges ou moineaux connaîtront donc moins de problèmes de logement dans le secteur du Square Guillaume Lion.

La classe de Laurence Bertin, de l’École Laurent Bimorel de Rouen

Chaque enfant est reparti avec un tableau illustré des espèces réputées courantes dans les rues et parcs ou sur les berges de Rouen. D’ici la prochaine animation, dans 6 semaines, chacun aura essayé d’identifier quelques espèces du tableau. En avril, on  parlera plus spécialement de nidification.Et encore d’histoires d’oiseaux…

Vendredi 6 avril 2012

Nous retrouvons les élèves de la classe CE2/CM1 de l’école Bimorel, pour leur parler d’oeufs (normal c’était l’avant veille de Pâques), de nids et de nichoirs.

Ce fut l’occasion de leur montrer quelques nids laissés par les oiseaux dans nos jardins et de leur expliciter le petit diaporama ci dessous :

Diaporama « Oiseaux et nids »

Ainsi qu’une vidéo :

Couple de mésanges bleues à la recherche de son nichoir