Category: pesticides


InraCe n’est pas nouveau. Cela fait un moment que cela dure, mais cette fois ci les orientations de l’institut sont clairement exprimées en tant qu’attitude régressive alors que les perspectives d’innovations apparaissent confuses et du domaine du non dit.

Dans un document (approuvé le 19 septembre 2018 par le conseil scientifique de l’Institut), titré : « Stratégie de l’Inra en matière d’utilisation des technologie d’édition du génome végétal » l’Inra dévoile ses piètres ambitions dans le domaine de la génétique et de la création variétale grâce à l’utilisation des nouvelles technologie d’édition du génome.

La posture décliniste est clairement affichée dès l’introduction :

Ce ne sont ni l’innovation, ni la création de variétés nouvelles (qui permettraient de résoudre les divers problèmes environnementaux ou de santé humaine) qui préoccupent l’Inra, mais les « débats sociétaux et réglementaires relatifs à ces technologies« . L’Inra et son conseil scientifique conditionne et restreint son programme de recherche à la demande sociétale. Demande sociétale totalement manipulée par des ONG et autres groupes activistes de l’écologie politique ayant contribué à formater cette opinion à grand renfort de désinformation.

Dans cette même introduction l’institut rappelle ses valeurs : « contribuer au progrès environnemental, social et économique« . Il me semble pour l’Inra, que la première valeur doit être le progrès agronomique au service d’un progrès économique et environnemental, qui ensemble conditionnent le progrès social et non l’inverse.

La recherche à reculons

La recherche, l’innovation, on essaie de les trouver à travers les 6 principes qui composent les « éléments de stratégie ».

1er principe :

« …maintient d’une capacité d’expertise… » : on ne parle même pas d’acquisition d’expertises nouvelles qui serait la moindre des choses pour un institut de recherche. On peut aussi se poser la question : une expertise pour quoi faire ? C’est écrit : « … une capacité… à évaluer les limites… » sous entendu (c’est moi qui précise) évaluer les limites des variétés de la recherche privée, puisque la recherche publique ne fait plus de recherche et s’en remet à la vox populi… ou aux syndicalistes SUD Recherche EPST maison qui refusent de voir ces techniques « se répandre dans les champs »

2ème principe :

« des technologies indispensables à l’acquisition des connaissances…‘ : quelle finalité ! quel objectif ambitieux !!! De l’acquisition de connaissances pour quoi faire : de la création variétale ? Ce n’est surtout pas précisé ! Minable ambitions de la part d’un institut national de recherche.

Les 4 autres principes

Ils sont de la même veine. Sur l’ « utilisation des technologies du génome en amélioration des plantes » et la « Conduite des expérimentations« ,

« L’évaluation des possibilités offertes » par ces nouvelles technologies… « est légitime au sein de l’Inra« …  Y a t’il vraiment besoin de le rappeler ici, tant c’est une évidence ! « La justification d’essais au champ sera soumise à un comité d’experts… » Un de plus, le Conseil scientifique de l’Inra ne suffit pas ? Par contre il suffit de bien compliquer les choses pour bloquer le système. La démarche a déjà été bien rodée avec les OGM.

L’Inra invite Bové pour l’anniversaire d’un de ses départements

Peut être parce qu’il y a presque vingt ans (en juin 1999), comme l’aurait fait une bande de voyous, le sieur Bové et quelques comparses ont complètement détruit une serre du CIRAD à Montpellier  abritant les recherches sur le riz transgénique ?

Comme l’écrit fort bien Marcel Kuntz : L’invitation faite à Monsieur Bové ne peut que susciter la désapprobation de tous ceux qui sont attachés aux valeurs humanistes portées par la Science, et tout simplement opposés à l’utilisation de la violence en démocratie.

Bové n’a aucun message scientifique à délivrer aux chercheurs de l’institut. Il en serait bien incapable. Par contre le message idéologique et politique est clair : puisque ce sont les « débats sociétaux » qui animent l’Institut, l’Inra renoncera à utiliser et à développer les outils d’édition génomique tels que CRISPR-Cas9. C’est évident à la lecture et au ton de ce document, le nom de cette technique prometteuse en terme de création variétale n’est d’ailleurs aucunement mentionné dans le document en question.

L’impensable analyse d’Axel Kahn sur le glyphosate

J’ai toujours eu un immense respect pour ce chercheur de l’Inserm qui en son temps avait, avec beaucoup de brio, dirigé les difficiles débats de HCGB (Haut Comité du Génie Biomoléculaire), chargé d’émettre un avis sur l’autorisation de cultiver les OGM. L’énergie qu’il dépensait à mener les discussions sur des bases scientifiques et objectives contre leur déformation militante était louable, courageuse et exemplaire. L’impossibilité de faire émerger la vérité des faits l’a d’ailleurs fait quitter la présidence de ce comité.

Je suis abasourdi, ébahi aujourd’hui, de voir que sur un sujet équivalent, celui des pesticides pour lesquels la désinformation pratiquée par les tenants de l’écologie politique est tout aussi évidente, il cautionne ce que jadis il avait tenté de combattre.

Ainsi, lorsqu’il dit : « Cependant, n’en doutons pas, la pression citoyenne est appelée à devenir telle que le monde entier devra en venir là… sortir de l’agriculture tout chimique dans trois ou cinq ans. » Comment un scientifique de ce niveau peut il, tout comme le fait l’Inra, en venir à cette posture ? Comment la recherche scientifique peut-elle poser en préalable à son programme « la pression citoyenne » sachant qu’elle est fabriquée de toutes pièces ?

Comment un scientifique tel que Axel Kahn peut-il invoquer une seule instance comme le CIRC ayant classé le glyphosate comme “cancérogène probable” à l’instar de la viande rouge qui elle est consommée, alors que plus d’une dizaine d’agences sanitaires d’état (en France l’ANSES), à travers le monde, ont toutes déclaré le glyphosate non cancérigène et non problématique pour l’environnement ?

Comment peut-il ériger la permaculture en système agricole alternatif alors que au mieux c’est un concept pour jardiniers amateurs qui ne comptent ni leur temps ni leur argent. Une méconnaissance réelle de ce qu’est l’agriculture de la part d’un expert scientifique aussi respecté ? J’en doute quand même.

Comment un scientifique de ce niveau, je le répète, peut-il déclarer qu’ « en France, les journaux dans leur immense majorité s’indignent de ce que le glyphosate n’ait pas été interdit sans tarder », pour justifier (dans les commentaires du billet) une position de scientifique. C’est tout simplement hallucinant.

Ne voulant remettre en aucun cas en cause l’intégrité et la sincérité de ce chercheur, je suis bien obligé de constater que la spirale infernale de la désinformation et le matraquage médiatique font des ravages incommensurables.

Philippe Seguin : « La pire menace qui puisse peser sur une démocratie, c’est la violence sournoise, insinuante, du mensonge ; c’est la manipulation des esprits, d’autant plus redoutable qu’elle revêt les oripeaux du moralisme »

Sources :

Édition du génome végétal : l’INRA a-t-il une stratégie ? Le Blog de Seppi : Agriculture, alimentation, santé publique… soyons rationnels

José Bové invité à l’INRA : une lettre ouverte aux organisateurs  Blog Imposteurs : Science, raison, anti-panurgisme de Anton Suwalki

Forum Phyto – Le point d’Axel Kahn sur le glyphosate : La capitulation de la science – Philippe Stoop. Merci à Philippe Stoop pour cette juste analyse, précise et percutante.

Le blog d’Axel Kahn : Le point sur le glyphosate  L’intérêt des commentaires est au niveau de celui de l’article – A lire absolument

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Dans un article précédent en date du 27 juin, je mettais en exergue L’INCURIE DE LA PRESSE FRANCAISE à se sortir de la pensée unique gangrénant notre société, pensée unique qu’elle contribue fortement à propager. 

Ceci à propos des OGM et plus particulièrement d’une étude de GE Seralini de 2012 faisant dire au journal Le Nouvel Observateur « Oui, les OGM sont des poisons », dans un dossier « opération de Com » dont la publication était complètement contraire à la déontologie scientifique. Toute la presse écrite et parlée française s’est alors engouffrée dans cette thématique des OGM poisons avec l’aval du 1er ministre de l’époque Jean Marc Ayrault dans une déclaration terriblement anxiogène, le jour de la parution du dossier de l’Obs, sans même prendre le recul ni la précaution de s’informer sur le sujet !

La communauté scientifique dans son ensemble rejette l’étude, qui est même retirée par l’éditeur de la revue scientifique « Food & Chemical Toxicology » (revue très moyennement notée dans la sphère scientifique, soit dit en passant).

Devant cet état de fait, les pouvoirs publics ne peuvent que proposer une contre expertise sous forme de trois études indépendantes menées au niveau Européen et Français.

Les résultats de ces trois études sont aujourd’hui connus : elles contredisent formellement les conclusions de la supercherie de Seralini

NON LES OGM NE SONT PAS TOXIQUES

NON LES ETUDES SUR 2 ANS NE SONT PAS NECESSAIRES POUR JUGER DE L’EVENTUELLE TOXICITE DES OGM (ELLES SONT SURTOUT DISPENDIEUSES EN ARGENT ET EN RATS SACRIFIES).

Je reprends ici les termes de l’article de Gérard Kafadaroff et de Philippe Joudrier dans Atlantico :

TSUNAMI MEDIATIQUE EN 2012, SILENCE OU OMERTA EN 2018  –       UN TRAITEMENT DE L’NFORMATION INQUIETANT !

A ce jour, seuls le Figaro et l’Obs (mais pour offrir ses colonnes à la mauvaise défense de Seralini, dont les arguments mercantiles ne sont pas dignes d’un « scientifique ») ont fait état de ces résultats confirmant ce que tous les scientifiques non idéologues savaient déjà en 2012.

Sources : 

OGM poisons… ou sans impact pour la santé ? L’étrange silence médiatique réservé aux 3 contre-expertises réalisées sur les pauvres rats du Professeur Séralini – Gérard Kafadaroff et Philippe Joudrier in Atlantico – 30 juin 2018

OGM : une manipulation scientifico-médiatique soigneusement préparée
Le Figaro – Cyrille Vanlerberghe  – 03/07/2018

Lien entre OGM et cancer : l’étude était fausse – Le Figaro – Cécile Thibert le 04/07/2018

Séralini : « On détourne des fonds publics pour discréditer mes travaux sur les OGM ! » – L’Obs -Arnaud Gonzague – 4 juillet 2018

 

 

Liens de publications internationales :

Aliance for science : European studies disprove Seralini’s GMO maize tumor claims – 7 juin 2018
Neurologica Blog : « Séralini Fails Replication » – 8 juin 2018
ISAAA : European and French Studies disprove Seralini’s GM Maize claims – 6 juin 2018
Chile Bio : Polémico estudio anti-transgénico nuevamente refutado, ahora por estudios europeos – 8 juin 2018
Abramlho : Novos estudos desmentem alegação de câncer por milho transgênico – 14 juin 2018
Genetic Literacy Project : Science disproves Seralini GMO rat tumor study—but his findings were always an outlier – 13 juin 2018
Agrolink : Novos estudos desmentem alegação de câncer por milho transgênico – 13 juin 2018
ABI : European studies disprove Seralini’s GM maize claims – 7 juin 2018

En septembre 2012, l’activiste « chercheur » idéologue anti-ogm de l’Université de Caen, G.E. Seralini rendait public à grand renfort de presse nationale acoquinée les résultats d’une étude  affirmant que le maïs NK603 entraîne des cancers chez les rats.

Voir ici mes commentaires sur l’étude de Séralini et ses rats du 28/10/2012.

Un bel exemple de FAKE NEWS… opportunément utilisé par les politiques de l’époque

Le Nouvel observateur, avec une couverture mensongère, sous la plume de Guillaume Mallaurie, autre activiste anti-ogm idéologiquement et déontologiquement corrompu, a même réussi l’exploit bien orchestré de publier les résultats de l’étude avant la publication scientifique dans la revue Food and Chemical Toxicology, pour le scoop et l’exclusivité de « l’information » !

Dès la sortie du dossier du NObs, l’information fait la une de tous les journaux papier, radios, télévision à grands renforts de photos truquées de rats porteurs de tumeurs. Voilà une véritable fake news… que le pouvoir politique (Le Foll alors Ministre de l’agriculture) est trop content de récupérer ! Ce qui est important pour ce pouvoir c’est de maintenir l’opinion publique sous le couvercle de la peur, de la maintenir dans sa croyance résultant de 20 ans d’activisme d’ONG aboutissant à la pensée unique actuelle, de « s’assurer » de sa santé et… de son vote lors du prochain scrutin.

Aujourd’hui on voit un autre gouvernement vouloir légiférer sur les fake news !!! Avant de légiférer, il faudrait peut être définir ce qu’est une fake news… et qui va en décider !

A la sortie de la publication en 2012, les agences sanitaires nationales, internationales font leur travail : elles analysent les résultats de l’étude. Le constat est accablant. A l’unanimité toutes les grandes agences scientifiques PUBLIQUES françaises, européennes et internationales se sont prononcées : graves lacunes statistiques, méthodologiques, bibliographiques, résultats inexplicables, non scientifiquement valables, non élaboré conformément aux bonnes pratiques scientifiques en vigueur, conclusions abusives…

Face à la contestation de cette étude par toute la communauté scientifique, GE Seralini se défend en affirmant que les études à 90 jours exigées par l’Union Européenne sont bien trop courtes pour révéler des effets qui se manifestent à bien plus long terme comme la cancérogénèse (les experts de l’époque savent eux que cela est parfaitement mensonger).

Pour trancher le débat les autorités Françaises et Européennes décident alors de lancer trois programmes de recherche pour confirmer ou infirmer les résultats des analyses de GE Séralini :

  • programmes GRACE et G-TwYST au plan européen
  • programme GMO90+ en France pour un coût total de 15 millions d’euros.

 

Aujourd’hui : un superbe exemple de MUTE NEWS… parfaitement « géré » par les politiques et la presse actuelle

J’ai emprunté le terme « mute news » à un article de Challenges (Menthon Routier – Double je n°570 – 14 au 20 juin 2018)

Selon l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV), les résultats de ces expérimentations maintenant publiés sont clairs (les résultats de l’étude GRACE ont été publiés en novembre 2015, les résultats de l’étude G-TwIST viennent d’être (discrètement) publiés le 28/04/2018, les résultats du programme français GMO 90+ sont disponibles mais n’ont toujours pas été rendus publics – cherchez l’erreur – !) :

1) Les résultats de ces programmes de recherche confirment l’absence d’effets sur la santé des maïs porteurs de MON 810 et NK 603 dans les études à 90 jours. Cette absence d’effets avait été déjà observée dans les études antérieures et prises en compte dans les évaluations faites par l’EFSA.

2) Les études à long terme (un an et deux ans), ne mettent en évidence aucun effet toxique des maïs analysés et n’apportent rien de plus que les études à 90 jours comme le savaient déjà les toxicologues.

Ainsi l’AFBV constate que ces nouvelles études réfutent les principales conclusions tirées des études de Gilles-Eric Seralini sur la toxicité des maïs « OGM » analysés : aucun risque potentiel n’a été identifié. En outre elles contredisent ses propositions sur la nécessité de réaliser les études long terme.

Seule l’AFBV a réagit à la suite de la publication de ces contre expertises. Ses conclusions ont été envoyées à 150 journalistes et 200 parlementaires.

Les résultats de l’étude « hors norme » de Séralini qui avait médiatiquement et politiquement fait tant de bruit en 2012, n’ont donc pas été confirmés par ces trois nouvelles études. Et que constate t-on à ce jour ? Calme plat et mutisme le plus complet au niveau de toute la presse, au moins française !

Une recherche sur internet et dans la grande presse française ne donne aucun résultat sur un quelconque article concernant ces nouvelles études pourtant officielles, indépendantes et dénuées de tous conflits d’intérêts !

Aujourd’hui, le 20 juin 2018 :

Sera

Une omerta médiatique similaire sur le Glyphosate :

73% des articles de la presse française consacrés au glyphosate (sur 33 articles parus entre le 29 et le 30 mai 2018, au moment du vote de la loi alimentation et agriculture) citent l’avis défavorable du CIRC (le seul organisme ayant décrété le caractère cancérogène probable de l’herbicide, comme la viande ou le saucisson !) et aucun ne cite le consensus dégagé par les agences de santé, pas seulement européennes, mais mondiales, qui réfutent le caractère cancérogène proposé par le CIRC.

Voir ici l’enquête d’un site web  – La chèvre pensante – qui analyse la couverture médiatique de divers évènements.

Voir également ci-dessous une synthèse honnête de la question glyphosate réalisée par « Science technologies actions » :

Le glyphosate est la matière active du désherbant Roundup® découvert par Monsanto et proposé aux agriculteurs dès 1975. Le brevet a expiré en 1991 et est fabriqué aujourd’hui par de nombreuses sociétés essentiellement chinoises.

C’est un désherbant à action foliaire et systémique, à large spectre, très efficace, peu rémanent dans le sol,  et très bon marché. Ses qualités font qu’il est largement utilisé par les agriculteurs, et prisé par les amateurs, et pour désherber les voies ferrées, etc.

D’un point de vue agronomique, l’idéal serait d’avoir plusieurs molécules pour les mêmes usages, afin de faire des rotations. Ce n’est pas le cas : aucune alternative chimique n’est disponible notamment pour détruire les mauvaises herbes vivaces (chiendents, liserons, …) ou pour gérer les « techniques de conservation de sols » dans le cadre de l’agro-écologie.

Ce constat justifie un usage plus raisonné du glyphosate, et des réflexions sur des alternatives non-chimiques, mais pas une interdiction. Cette dernière option a pris une dimension médiatique et politique jamais vue pour un herbicide. Elle dérive d’une longue campagne anti-glyphosate qui a pris de l’ampleur suite à son classement, en mars 2015,  par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) comme « cancérogène probable » (groupe 2A), au même titre que la viande rouge. On peut considérer que ce classement exprime un danger potentiel mais non un risque lié à l’exposition de la population au glyphosate. Ce qui est sûr est que ce caractère cancérogène est contesté par toutes les agences sanitaires officielles,  y compris les européennes.

L’avis du CIRC est donc isolé scientifiquement, mais a influencé une réduction de la ré-autorisation de cet herbicide en Europe (5 ans au lieu de 15) et une décision du gouvernement français d’interdiction dans un délai de 3 ans maximum.

Pour être complet sur le CIRC, il faut mentionner qu’il est plus que soupçonné de partialité et fait l’objet d’une enquête à ce titre aux Etats-Unis. 

En résumé : le glyphosate apporte des bénéfices économiques, agronomiques et environnementaux, il est doté d’un bon profil toxicologique et éco-toxicologique, sa toxicité aigüe est faible, et il a été constamment jugé non cancérigène, non génotoxique par toutes les agences sanitaires françaises, européennes et internationales. Pour autant, la recherche d’alternatives n’est pas injustifiée, mais s’avère très difficile. Elles seront probablement plus onéreuses.

Deux exemples patents des ravages de l’hyper-communication dans notre société :

Sur ces deux sujets touchant à une activité clé de l’économie française, l’agriculture, on voit parfaitement les éléments qui constituent la spirale négative qui ronge notre société.

Le mécanisme est le suivant : les « gauchos-communo-trotskystes » de mai 1968 n’ont pas réussi à prendre le pouvoir. Certains sont allés élever les chèvres dans le sud de la France, d’autres plus ambitieux sont restés en place pour mettre au point les armes au service de leur idéologie.

Le champ de bataille tout trouvé est celui de l’environnement et de l’écologie et ses répercussions sur l’alimentation et la santé.

Les armes s’appellent ONG (Organisations Non Gouvernementales), petits copains dans la presse les ministères puis les politiques, médiatisation et communication. Le tout sur fond de désinformation, de manipulation de l’opinion publique en activant l’arme bien connue du catastrophisme et de la peur. Tout cela s’est installé insensiblement durant ces 50 dernières années dans une société ayant tellement profité de la modernité (des avancées de la science et de la technologie) qu’elle ne réagit plus devant des propositions de décroissance et d’abandon des facilités ainsi générées. Pire même, la science véritable et indépendante est dévoyée petit à petit, la pseudo science fait son entrée, politiquement et médiatiquement colportée, dans l’opinion publique qui n’a plus de repères

Ces technophobes idéologues ne sont que le nouvel avatar des anti-capitalistes ayant échoué dans leurs projets lors de l’extinction du communisme, anti-capitalistes déguisés en bonne conscience verte. Et cela marche ! A ceux là, il faut ajouter les nouveaux convertis et certains actuels capitalistes oppotunistes finançant des ONG de renom, car ils y voient encore des opportunités d’affaires (notamment dans le domaine de l’énergie et du climat) : la peur fait vendre !

Sources :

AFBV : Trois expertises française et européennes invalident les résultats et conclusions de l’étude de GE Séralini sur les maïs OGM

Contrepoints – Vincent Bénard : Les luttes technophobes, ou les habits neufs de l’anti-capitalisme

Science technologies actions

 

Suite ici

 

Marché sous les Filaos à Saint Leu (Ile de la Réunion)

Marché sous les Filaos à Saint Leu (Ile de la Réunion)

ou l’information publique à la solde de l’hystérique idéologie anti-pesticides.

 

 

 

Cette émission « Cash investigation » totalement à charge, présentée par Elise Lucet, a été diffusée le 2 février dernier à une heure de grande écoute par une chaîne publique de télévision : A2.

Une kyrielle de mensonges et de contre-vérités étalés sans vergogne mais sciemment, tout au long des 2h15 d’émission.

 

 

 

Pour montrer comment on manipule les chiffres et les faits en les associant à des images anxiogènes, je prendrai comme exemple le principal message martelé tout au long de l’émission – message trompeur, qui n’est que la partie émergée de l’iceberg de ce déballage de contrevérités –  :

« 97 % des aliments contiennent des pesticides »

Cette affirmation est trompeuse et fausse ! 

en voici la démonstration :

Ce chiffre de 97% provient d’une publication de l’EFSA (l’Agence Européenne de sécurité Alimentaire) relatant les résultats des mesures de résidus effectués sur 91.000 échantillons de fruits, légumes et aliments transformés divers, produits dans les 27 états de l’UE entre 2010 et 2013.

Dans sa synthèse en français publiée en mars 2015, l’EFSA indique que : « Plus de 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides dans les limites légales ». En d’autres termes 97% des aliments contiennent des résidus de pesticides inférieurs aux Limites Maximales de Résidus (LMR), fixées par la réglementation. Ces LMR sont des limites réglementaires et non des limites toxicologiques. Ces LMR sont très en deca des limites toxicologiques pour des raisons de sécurité. Les quantités de pesticides relevées dans les 97% d’échantillons peuvent donc aller de 0 (non détectable ou non quantifiable -je précise car certains abrutis s’amusent à jouer sur les mots-) jusqu’aux LMR correspondant à chaque pesticide analysé.

Cash investigation a tronqué la phrase de l’EFSA pour titrer : « Plus de 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides ». Ce qui est faux !!! 

En supprimant le terme « dans les limites légales » cela permet d’occulter le fait que dans les 97,4% d’aliments contenant des résidus de pesticides, il y avait 54,6 % d’échantillons ne contenant aucun résidu détectable ou quantifiable de quelque pesticide que ce soit. 

 

Conclusion :

« Cash Investigation » ment honteusement, en martelant que 97% des aliments contiennent des pesticides,

images et dialogues anxiogènes  à l’appui,

alors que l’enquête de l’EFSA indique que

54,6% des échantillons analysés ne montrent pas de résidus détectables.

A2 = Prendre parti et manipuler plutôt que d’informer

Je cite ici un extrait de l’excellent article de Forum Phyto (voir le lien ci dessous)

Pourquoi peut-on dire que Cash Investigation ment par omission ?

Cash Investigation a raison de mentionner que les produits phytosanitaires peuvent être dangereux. Et qu’ils ne doivent pas être utilisés à la légère.
Ceci étant dit, Cash Investigation pèche essentiellement par omission.
Aucune mention de l’utilité des pesticides : Que proposent les prophètes de malheur face au virus Zika (santé humaine), à la mouche Drosophila suzukii (dévastant les fruits rouges), au mildiou (ennemi historique des pommes de terre et de la vigne), etc.
Aucune mention des démarches de progrès passées ou en cours : gestion des emballages vides et des produits non utilisés, protection des utilisateurs
Aucune mention des améliorations passées ou en cours des produits eux-mêmes : substances actives plus sélectives, plus dégradables, moins impactantes, amélioration des formulations (par exemple granulés au lieu de poudre),
Aucune mention des améliorations du matériel de pulvérisation : postes de remplissage, contrôle obligatoire des pulvérisateurs, précision accrue, dispositifs anti-dérive
Aucune mention des mécanismes de décisions chez les agriculteurs : formation, information, outils d’aide à la décision
Aucune mention des réglementations européenne et française, parmi les plus restrictives au monde                                                                                                                     – Aucune mention de la diminution massive des volumes utilisés : 50% de moins en 50 ans.

Pour aller plus loin :

Le rapport de l’EFSA (European Food Safety Authority) du 12 mars 2015

A&E réagit très vite sur cette imposture : voir la vidéo ici

Forum Phyto : Cash Investigation est en service commandé et ment par omission

Cash Investigation et les pesticides : quand des contrevérités sont diffusées en prime time… : Communiqué de l’AFIS du 9 février 2016

Agriculture, Alimentation, santé publique… soyons rationnels : « Cash Investigation » ou 97 % de « cash obstination »

 Imposteurs : Cash investigation ou Cash mystification ? (Clair et percutant)

Libération – Désintox : Pesticides, épisode 2 « Cash investigation » a toujours tort (A lire absolument, c’est un VERITABLE travail d’INVESTIGATION – Même Libé lâche Elise LUCET)

Ajouté le 18 février 2016 :

Agriculture & Environnement : Trash investigation sur les pesticides

Forum Phyto : Cash investigation s’embourbe dans ses mnsonges

Et A2 remet le couvert le 15 février 2016 dans Envoyé spécial, « Pesticides : la malédiction du soja » 

A2 = Prendre parti et manipuler plutôt que d’informer

Rajouté le 6 mars 2016 : une excellente synthèse de ce dossier publiée par l’AFIS :

« Comment les téléspectateurs ont été abusés par Cash Investigation ».

Je livre ici la conclusion de ce document pour ceux qui n’auraient pas le temps d’aller jusqu’au bout.

Au-delà de la question des pesticides et dans la période agitée que nous traversons, favoriser l’esprit critique et lutter contre l’obscurantisme est particulièrement nécessaire. L’angle sensationnaliste et manichéen choisi par Cash Investigation pour traiter d’un important sujet de santé publique est pour le moins déconcertant. Lorsqu’il est au service d’une thèse alarmiste (nos enfants en danger) et de messages biaisés, il dessert à la fois l’information, la science et la santé publique.