Category: Randonnées


Saint-Chély d’Apcher, sur l’autoroute A75 de Clermont Ferrand à Montpellier, sortie 33 vers Fournels à l’Ouest… et nous sommes dans la partie Nord de l’Aubrac.
A l’Est, Le Malzieux et les monts de la Margeride…

L’Aubrac : du granite au pays des éleveurs…

Bloc erratique de granit porphyroïde au milieu des prés de Recoules

Race « Aubrac » avec la pointe noire des cornes et la robe fauve si caractéristiques

De randonnées en randonnées s’impose la présence de l’agriculture et de l’agriculteur.  La présence de vaches Aubrac bien sur,  mais aussi Limousine, Abondance ou Montbéliarde indique qu’il s’agit d’un éleveur de bovins allaitants ou laitiers. Celui ci produit des « broutards » issus principalement de croisements entre les races Aubrac et Charolais, nourris au lait de leur mère, d’herbe et vendus à l’âge de 8-10 mois. Une quantité non négligeable sont exportés vers l’Italie pour être engraissés. Les rudes conditions climatiques du plateau d’Aubrac ne permettent pas de constituer un stock fourrager suffisamment important pour nourrir les jeunes durant l’hiver.

Quant au lait il est produit par les vaches Montbéliarde et les Abondance. Ce lait est transformé en fromage comme c’est le cas avec la coopérative de la Haute Truyère située au Malzieux  : tomme au lait cru, petites fourmes de bleu et autres petits « Bergers de Lozère »  fort sympathiques.

La ferme d’élevage, comme un hymne à la pierre :

La traditionnelle « ferme-bloc à terre » faisait cohabiter sous un même toit l’éleveur et sa famille. Ainsi l’étable-grange se situe dans la continuité de l’habitation. De la plus humble à la plus imposante bâtisse se dégage une impression de puissance liée à l’emploi du granite local gris ou beige. Certains éléments de la construction méritent le détour comme les portes des habitations, voir de l’étable avec leurs jambages moulurés ou les linteaux sculptés.

Cette harmonie se retrouve aussi bien dans les églises que les fours à pain souvent très bien restaurés, les fontaines et comme en écho pour délimiter les prairies souvent entourées de murets ou de piquets en pierre.

Des églises à l’image de la pierre

Les églises rurales de tradition romane de la région de Termes – Fournels sont de petite taille, simples et sobres. La tradition la plus visible de ces monuments, souvent en parfait état, demeure celle des murs-clochers à arcades. Deux ici comme à Albaret le Comtal ou trois comme à Fournels.

L’Aubrac et l’eau…

L’eau est partout présente dans les paysages, surgissant ou divaguant au milieu des prés, source à flanc de coteau captée pour alimenter abreuvoirs et fontaines, enserrée dans des gorges quelquefois abruptes, retenue dans des tourbières où la flore est si particulière…

La Truyère et ses rives bordées de la belle Lysimaque jaune (Lysimachia vulgaris) près de Saint Alban sur Limagnole, sur la route de Saint Jacques de Compostelle (GR 65)

Voir la photo sur le site « Les photos du camino »

Deux rivières entaillent le plateau Nord de l’Aubrac. A l’est le Bès qui coule sud nord. Au nord la Truyère qui coule est ouest.

Le Bès prend sa source au sud de Nasbinals et c’est à partir de Saint Juery qu’il s’enfonce dans des gorges de granite spectaculaires pour s’élargir au niveau du Vergne et se jeter ensuite dans La Truyère. Entre deux il aura reçu les eaux de la Bédaule, rivière de première catégorie qui passe à Fournels ou elle reçoit le Bernadel en provenance du hameau de la Bastide au nord de Termes.

Quant à la Truyère, elle prend sa source dans les monts de la Margeride à l’ouest de Langogne , passe non loin de St Alban sur Limagnole étape réputée sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, puis traverse Le Malzieux. C’est au niveau de Loubaresse qu’elle commence à s’élargir pour couler vers l’ouest. Elle est enjambée par le viaduc de Garabit qui supporte la ligne de chemin de fer Clermont Ferrand Montpellier, avant d’être rejointe par le Bès pour former le lac du barrage de Grandval. Elle confluera plus au sud avec le Lot à Entraygues sur Truyère.

Rocher du Cheylaret – Chardon laineux (Cirsium eriophorum) colonisé par les pucerons

Petite ballade matinale de 8km environ, sur des sentiers en bon état qui permettent de faire un aller et retour a flanc de coteaux entre les deux communes de Saint Martin et de Fontaine en à peine deux petites heures (sans oublier un petit arrêt à la boulangerie de Saint Martin pour y déguster ses délicieux
croissants).

Les lumières déjà chaudes d’une matinée de fin de juillet donnent de magnifiques reflets à
ces jolis coins de campagne.
 

Vue de la Cour Souveraine vers Fontaine sous Préaux - Coteau Ouest de la vallée du Robec

 

Vue de la Cour Souveraine vers Saint Martin du Vivier - Face au coteau Est de la vallée du Robec


Eglise de Fontaine sous Preaux                                           Eglise de Saint Martin du Vivier 

 

Fontaine sous Préaux, « village nature » situé à une dizaine de kilomètres au Nord Est de Rouen, est la commune où le Robec prend sa source. Source alimentée par des nappes en provenance des plateaux Nord, affleurant sur le coteau ouest dominant la vallée.  

Eglise de Fontaine sous Préaux  – Les sources du Robec sont captées juste au dessus a flanc de coteau

 

Cette jolie petite rivière de 9 km traverse ensuite Saint Martin du Vivier puis Darnétal pour se jeter dans la Seine à Rouen au lieu dit « le pré aux loups ». C’est de cet endroit que beaucoup de peintres impressionnistes anciens et modernes ont immortalisé la Seine, la cathédrale et le site de Rouen.

Le ruisseau de Robec à Rouen – Claude MONET – 1872, Musée d’Orsay – Paris

La rivière du Robec fournissait, depuis des siècles, l’énergie aux multitudes de petites industries qui ont jalonné son cours. C’est ainsi qu’il reste, en plus ou moins bon état de conservation ou de restauration, un nombre important de moulins ayant permis l’installation de professions aussi diverses que meuniers, drapiers, bonnetiers, blanchisseurs et autres teinturiers…

Le moulin Pannevert sur le Robec à Darnétal

Blog : Le moulin de la Pannevert

Saint Martin du Vivier

Lucien-René Delsalle, Entre Robec et Aubette : mille ans d’histoire à l’est de Rouen, Bois-Guillaume, 1994, 480 p (ISBN N° 2-9507266-0-7)

Savourons ces noms pittoresques de petits villages de Seine maritime !
Avant d’attaquer l’Aubrac la semaine prochaine, une petite marche dans les environs juste pour se mettre en jambes. Départ hier matin de l’église de Blainville Crevon à 7 heures sonnantes pour 12 ou 13 km, je n’ai pas mesuré, et retour au même endroit pour reprendre la voiture à 9h30. Des chemins magnifiques d’autant plus qu’à cette heure matinale la lumière d’août est très belle même s’il y avait quelques brumes annonciatrices d’une belle journée ensoleillée.
 
Le circuit (carte IGN de Saint Saëns 2010 E 1:25000)
 
 
La nature, encore plus belle lorsqu’elle est façonnée et entretenue par l’homme…

  

                Détails insolites

 

Chemin de la Braconne – Lumières

 

Chaumes et pailles…

 

… et herbe verte.

 

La vallée du Crevon vers sa source
 
Des appellations étonnantes…

 

Chemin de la Braconne à Crevon

 

 

 
Chemin des chapeaux de rose à Morgny la Pommeraye

 

 

 
Rue de beau soleil à Blainville
 
Août, encore quelques plantes en fleurs mais surtout la saison des fruits…
 
Viscia cracca ou vesce cracca (papillonnacées). Tiges rameuses jusqu’à 2m de haut,dans les haies bordures de bois, champs, fossés et talus. Plante mellifère recherchée par les abeilles

 

 

 

 

 

 
Fruit vert devenant noir bleuatre (attention toxique) de Polygonatum multiflorum (famille des liliacées) encore appelé sceau de salomon ou faux muguet. C’est une plante dont les fleurs blanches se montrent d’avril à juin.
La partie utilisée en phytothérapie est le rhizome : Contusions, panaris, rhumatismes, abcès.

 

 

Fruits en "bonnet de prêtre" d’Evonymus europaeus ou fusain d’europe. Ce sont des arbrisseaux de 2 à 4 m que l’on trouve sur les coteaux, dans les haies ou les bois. Le bois de fusain fétide à l’état frais était autrefois utilisé pour la fabrication d’objets. Carbonisé en vase clos, il donnait un bon charbon pour la poudre de chasse. Les rameaux carbonisés dans des tubes de fer servaient a fabriquer le "fusain" pour le dessin.

 

 

 

 
Quelques édifices sauvegardés

 

Moulin sur le Crevon – Chemin

 

de la Braconne

 

                        Moulin sur le Crevon – Chemin

 

de la Braconne

 

 

                       Chateau de Mondétour

 

Longère et palmipèdes normands (mes copains du gers et des pyrénées vont en rêver)

 

Eglise de Morgny la Pommeraye

 

Eglise de Blainville Crevon
 
Et pour finir quelques huiles de mon ami Jacques Maumené, que j’avais emmené un jour du côté du chemin de la Braconne.

              

 

 

 

Le tour de France ULM est un rallye que pratique mon beau frère Jean Claude LAMY depuis maintenant plusieurs année avec son ULM multi-axes Pioneer 200, un véritable petit avion de tourisme.
 

Le Rallye 2009 – Organisation

Cette année le tour organisé par la Fédération Française d’ULM partait de Berck plage le samedi 25 juillet 2009 d’où il y a exactement 100 ans, le 25 juillet 1909, un Cambrésien dénommé Louis Blériot allait le premier franchir la Manche par les airs. Retour à Berck le samedi 1er août. Avec près de 200 pilotes et 135 avions, ce tour est une jolie organisation qui 2 fois par jour permet à ces engins de décoller et d’atterrir, sur des distances courtes il est vrai toutes les 15 à 20 secondes.

 

 A cela il faut ajouter une logistique musclée comportant le transport des bagages (notamment les tentes puisque les équipages couchent sur le terrain au pied de l’avion…), les sandwiches du midi et le repas du soir un peu plus « confortablement » insatallé dans les hangars des aérodromes, les équipements sanitaires mobiles… et le nerf de la guerre, un camion citerne permettant les ravitaillements en carburant midi et soir, notamment pour les appareils ayant peu d’autonomie.

 

 

 

Les différents types d’ULM

 
Les autogires (ancêtres de l’hélicoptère)
 
 
 
 
 

Les Pendulaires

(ailes delta)

 
 
 
 
 
Les Multi-axes (avions)
 
 
 

Le Pioneer 200

(fabrication Italienne)

 
 
 
 
 
Le terrain du Vaudreuil
Il appartient à la commune du Vaudreuil. C’est un joli terrain, doté d’installations frustres et de hangars en tôle vieillissants comme beaucoup d’aérodromes de ce type.
Il est situé entre Seine et Eure au milieu des champs de maïs et des gravières de Seine, juste derrière la gare le golf et la prison du Vaudreuil.

 

 
Photo souvenir

 

 
Louis Blériot, un « casseur de bois »
Le 25 juillet 1909, Louis Blériot abandonne ses béquilles et, à 4h15 du matin, s’installe péniblement dans son avion. Il s’est brûlé le pied il y a deux semaines avec de l’huile de carter dans un meeting à Douai. Mais le temps presse. S’il veut empocher le prix de 1000 Livres sterling offert par le Daily Mail, il doit faire vite… Le 19 juillet 1909, un concurrent sérieux, Hubert Latham a échoué sa traversée sur son monoplan l’Antoinette. Il s’abime en mer après 25 minutes de vol… mais il reste décidé à réitérer son pari.
Blériot le sait et le 25 juillet 2009 à 4h41, il décolle du lieu dit les Baraques sur la commune qui porte aujourd’hui son nom. Il franchit les dunes… puis la mer et soulève à son atterrissage à Douvres en Angleterre un enthousiasme extraordinaire.

37 km en 37 mn par un héros de 37 ans !

 

 

 

Louis Blériot meurt le 1er août 1936.
 

Un 3ème timbre poste pour Blériot

 

 

 

 

Un timbre à 2 € est en vente dans les postes à partir du 27 juillet 2009 pour commémorer l’exploit du Cambrésien.

 

 

 

 

 

 

 

Un superbe bloc de six timbres-poste  émis en 1934 pour commémorer les 25 ans de l’événement, bloc signé par Louis Blériot lui-même avec une dédicace pour son frère.

 

Oblitération 1er jour à Cambrai (Nord) le 19 février 1972
Vente générale le 21 février 1972
Retiré de la vente le 8 décembre 1972
Valeur faciale : 0,50 F – Affranchissement de la lettre simple pour l´intérieur
Surtaxe : 0,10 F  au profit de la Croix-Rouge française
Imprimé en taille douce rotative 3 couleurs à 50 timbres par feuille
Emis à 4,5 millions d´exemplaires et 3,7 millions de séries