Category: Réchauffement climatique – CO2


La transition énergétique est l’un des quatre thèmes proposés pour le « le grand débat national » par le Président de la République. Néanmoins ce dernier postule d’emblée dans sa lettre aux français que « personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite » (contre le réchauffement climatique). Dans ces conditions pourra-t-on réellement débattre ? (voir ici la fiche de présentation du thème transition écologique). En dissociant la transition énergétique du thème de la fiscalité et des dépenses publiques, le Président de la République semble oublier que c’est la hausse sans précédent de la fiscalité énergétique (hausse de 15 milliards d’euros d’ici 2022 selon le Sénat) qui est à l’origine du mouvements des gilets jaunes.

doc2

(1) La Transition énergétique est inutile, dispendieuse et injuste article de Rémy Prud’homme

(2) association des climato-réalistes 

windmills

Les énergies traditionnelles (hommes, animaux, vent, eau) ont été remplacées par des énergies nouvelles (charbon, pétrole, électricité, nucléaire) depuis le début du 19ème siècle Le passage du charbon au pétrole puis à l’électricité et au nucléaire montre que les transitions énergétiques ont toujours existé. Elles se sont développées sous l’impulsion de la technologie et du marché, très peu par l’intervention du politique.
L’actuelle transition énergétique est de nature radicalement différente. Elle a pour objet de réduire les rejets de CO2 dans l’atmosphère par peur des conséquences que pourrait avoir le CO2 sur le climat. Cette transition n’est inspirée, ni par l’apparition d’une innovation majeure, ni par le marché. Elle est d’origine exclusivement politique. Son coût n’est pas absorbé par le marché, mais soutenu par des taxes, et autres subventions financées par l’impôt payé par le consommateur.

1. La transition énergétique française est inutile

Même si l’on est réservé sur la théorie du réchauffement anthropique du GIEC, qui soutient que ce sont les gaz à effet de serre, principalement le CO2, émis par l’activité humaine qui entrainent l’élévation de la moyenne des températures sur terre, il est possible d’utiliser les éléments de calcul contenus dans leurs hypothèses pour estimer quel sera l’impact sur la température des réductions d’émission de CO2 des différentes politiques mises en œuvre :
Hypothèse 1 : d’ici 2050, les pays de l’OCDE – en gros les pays développés – réduisent leurs émissions annuelles de 50% ; les autres pays – pratiquement les pays en développement – n’augmentent pas leurs émissions annuelles.
Entre 2017 et 2050, par rapport à l’évolution « naturelle » (pas de transition), cette lourde politique de transition aurait pour effet de réduire la moyenne des températures de 0,029 °C, c’est-à-dire de 3 centièmes de degré.
Hypothèse 2 : rejets zéro d’ici 2050 pour l’ensemble des pays de l’OCDE :
cette politique (extrêmement coûteuse et totalement irréaliste) porterait l’impact à 5 centièmes de degré (au lieu de 3).
Hypothèse 3 : rejets zéro d’ici 2050 pour la France seule :
cela réduirait le stock de CO2 dans l’atmosphère de 1 dix-millième, et l’impact sur la température serait totalement insignifiant.
Même si l’on conteste ces chiffres, le simple bon sens voudrait que le fait que les centrales nucléaires (produisant actuellement 75% de notre électricité) ne produisent pas de CO2, suffit à démontrer que la transition énergétique en France est particulièrement inutile.

2. La transition énergétique française est dispendieuse

Le rejet de CO2 est la conséquence de l’activité de 4 principaux secteurs d’activité : les transports (surtout routier) représentent 39% des rejets, le secteur résidentiel et tertiaire (chauffage et eau chaude) 24%, l’industrie 21% et enfin l’énergie (principalement l’électricité) 14 %.

1. L’électricité : La taxation de ce secteur d’activité est paradoxale puisqu’il est totalement décarbonné à 85% (nucléaire et hydraulique). Mais c’est sans compter sur le dogme de la dénucléarisation et l’avènement de l’éolien promu comme un des piliers de la transition énergétique. Là, on n’est plus dans le paradoxe, mais dans la manipulation et le mensonge. Fermer des centrales nucléaires qui ne rejettent pas de CO2 et les remplacer par des éoliennes qui n’en produisent pas non plus ne réduira pas d’un gramme nos rejets de CO2. Cette politique a un coût :

  • un surcoût direct en subventions (promoteurs) et obligation d’achat de l’éolien à un coût très supérieur à l’électricité traditionnelle (EDF). Ce surcoût est chiffré par la CRE (Commission de régulation de l’énergie) à 5 milliards d’€ par an. Il est en continuelle augmentation.
    Qui paye ce surcoût direct ? Le consommateur d’électricité, à travers une taxe baptisée CSPE (Contribution au service public de l’électricité). Notons qu’au passage l’état affecte une TVA de 20% à cette taxe !!! Les 5 milliards de CSPE nous coûtent donc en réalité 6 milliards par an !
  • Des surcoûts indirects : dont on ne parle jamais. Dépréciation de l’environnement des riverains, de l’immobilier, bétonnage, desserte des éoliennes en substitution des terres agricoles. Coût de transport supplémentaire… Le coût estimé est équivalent aux coûts directs soit 5 milliards d’euros par an.

2. Les transports : En France, le secteur des transports est de loin le secteur qui rejette le plus de CO2. Ces rejets viennent principalement du transport routier de personnes et de marchandises.
Des tentatives nombreuses pour réduire l’importance de la voiture : sans être exhaustif, on peut citer :

• Remplacer les camions par des trains de marchandises ;
• Remplacer la voiture par le train pour les longs trajets ;
• Favoriser le co-voiturage ;
• Développer les transports en communs dans les villes ;
• Réduire les vitesses ;
• Développer le vélo (et la trottinette) ;
• Remplacer le diésel par l’essence ;
• Remplacer les carburants par de l’électricité.

Des tentatives coûteuses : le transport automobile est lourdement taxé, les modes alternatifs sont lourdement subventionnés.
Le montant des taxes spécifiques sur le transport routier s’élève à 45 milliards en 2017. La TICPE (taxe sur les carburants) est la plus importante : 37 milliards. Le gouvernement avait l’intention d’alourdir encore cette fiscalité en augmentant la taxe carbone. Il y a, provisoirement, renoncé…
Les modes alternatifs sont lourdement subventionnés. De l’ordre de 12 milliards par an pour la SNCF et 8 milliards pour les transports en commun locaux.
Pour l’essentiel, toutes ces coûteuses tentatives pour réduire les rejets de CO2 du secteur des transports sont restées sans effet non pas à cause d’une politique du tout-routier mais malgré une politique du moins-routier.
 Le fret ferroviaire, qui stagne malgré des plans frêt coûteux, représente aujourd’hui moins de 10% du total du transport des marchandises (exprimé en tonnes x km)
 Pour l’ensemble des transports de voyageurs, les véhicules à moteur (voitures, deux-roues, autobus et autocar) représentent 87% des déplacements mesurés en voyageurs*kilomètres et ce taux ne diminue pas… sauf à Paris.
C’est pourquoi, globalement, les rejets de CO2 du secteur transports diminuent peu. Et s’ils diminuent c’est grâce au progrès de la technologie des véhicules.

3. La transition énergétique française est injuste

Les politiques dites de transition énergétique sont non seulement inutiles et dispendieuses, elles sont également régressives. Elles pèsent davantage sur les pauvres que sur les riches, par rapport au revenu. Sur les ménages pauvres, sur les régions pauvres, et sur les pays pauvres.
Une régressivité entre les personnes : Les secteurs qui rejettent le plus de CO2 sont le transport routier, le logement et l’électricité. Le malheur veut que dans ces trois secteurs, la consommation augmente moins vite que le revenu. Pour chacun d’entre eux, la part de la dépense est plus grande chez les ménages pauvres que chez les ménages riches. Taxer ces dépenses ou en augmenter le coût pèsera donc bien plus lourd chez les ménages pauvres que chez les ménages riches.
Cette réalité est bien connue. Les pauvres sont plus durement affectés que les riches par la fiscalité environnementale. L’état le sait bien : de la main gauche il exonère ou subventionne les plus pauvres pour la consommation de ces biens (exemple le chèque énergie, ou des primes pour l’achat de voitures neuves moins émettrices de CO2, mais de la main droite il fait augmenter le prix de l’énergie et des carburants (au moyen de taxes ou de régulations). Or ces exonérations ou subventions sont en pratique très loin d’effacer le caractère fondamentalement régressif des hausses de prix causées par la transition énergétique.
Cette situation débouche sur une précarité énergétique croissante.
Une régressivité entre les régions : on dépense plus d’électricité et de carburant dans les zones rurales que dans les grandes villes et à fortiori à Paris. Un ménage rural consomme 60% de plus d’électricité qu’un ménage parisien, et 110% de plus en carburants. Rapportés au revenu les écarts de dépenses seraient encore plus importants. Ceci aggrave sérieusement les fractures territoriales. Et permet de mieux comprendre la géographie des gilets jaunes.
Une régressivité entre les pays : le coût de la transition énergétique rapporté au revenu par habitant est très différent entre pays riches et pays pauvres. Le surcoût d’une réduction de CO2 (en remplaçant par exemple une centrale au charbon par des éoliennes) est le même en Allemagne et en Inde. Disons qu’il est de 200 dollars. Mais 200 dollars c’est 100 heures de travail en Inde et 2 heures et demie de travail en Allemagne. Les pays pauvres ne peuvent tout simplement pas se payer notre transition énergétique. On essaye cependant de les persuader du contraire avec des arguments très faibles : le réchauffement climatique… et 100 milliards de dollars par an dont on ne sait toujours pas qui paiera et qui en profitera ! La Chine et l’Inde qui sont les plus gros producteurs de CO2 au monde ne sont absolument pas convaincus. La priorité de la Chine et l’Inde est le développement économique, pas du tout la transition énergétique.

4. Conclusion

L’association des climato-réalistes est consciente des nuisances que l’empreinte croissante de l’homme peut causer à la nature et à notre environnement : pollutions de toutes sortes, consommation excessive des ressources naturelles, atteintes à la biodiversité, destruction du patrimoine naturel et culturel, etc. Ils savent que la lutte contre ces dommages potentiellement considérables et parfois irréversibles doit être constante, et qu’elle implique nécessairement de multiples interventions des pouvoirs publics.
L’association des climato-réalistes se réjouit de voir que, au cours des décennies passées, cette lutte a souvent été un succès. Dans les pays développés en tout cas. Beaucoup reste à faire. Mais la combinaison du progrès scientifique, de l’intervention politique, et du marché a porté de beaux fruits, et elle a démenti complètement la plupart des prévisions catastrophiques brandies par les activistes de l’environnement.
Au cours des deux dernières décennies la peur du réchauffement de la planète a remplacé la peur de la dégradation de l’environnement. Cette lutte contre le CO2, sous le nom de transition énergétique, envahit les esprits et les institutions. Lorsqu’il y a conflit entre promotion d’industries (prétendument) écologiques et défense de l’environnement, comme dans le cas des éoliennes, le « ministère de la Transition écologique et solidaire » devient un ennemi de l’environnement. Dans un combat à fronts renversés, le ministère de la Transition soutient fermement les promoteurs de l’éolien contre les défenseurs de l’environnement. Il dispense les industriels de l’éolien du permis de construire, ignore les avis négatifs des gestionnaires des parcs naturels terrestres ou marins affectés, et multiplie les obstacles aux recours juridiques des riverains impactés.
C’est cet hégémonisme, cette nouvelle peur, et notre amour de l’environnement, qui nous ont conduit à essayer de regarder d’un peu plus près la « transition énergétique ». Avec des chiffres et pas seulement avec des slogans. Nous sommes heureux de présenter au public et au débat les modestes résultats de cet effort : la « transition » en cours n’est ni écologique, ni solidaire, et encore moins économique.

Compléments de lecture :

Institut Sapiens – Réussir notre transition énergétique

Philippe Charlez – Eoliennes : chronique d’un désastre annoncé

 

Publicités

Billet d’humeur

L’exception française :

Notre beau pays est champion des prélèvements tous azimuts.

Notre beau pays est sur les premières marches au niveau de la dette publique. Ceci explique cela ? Oui car l’état doit emprunter péniblement tous les ans pour rembourser sa dette. La dette est toujours présente… le reste est donc à venir

Mais, non contents du trou abyssal actuel (plus de 2000 milliards d’euros et plus de 100% du PIB), on s’acharne à creuser le trou. Notre politique dite de transition énergétique et les énergies dites vertes (pour ne citer que celle là, car à l’origine de la surrection des Gilets Jaunes) nous coûtent les yeux de la tête et la facture est prévue d’être exponentielle.

Dès lors, la logique voudrait que l’on fermât le plus tard possible, et s’il en était vraiment besoin, nos centrales nucléaires. Que nenni ! Notre président nous annonce le 27 novembre qu’il maintient de détruire de la richesse en fermant jusqu’à 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, à commencer par Fessenheim en 2020. Notons au passage que ces centrales ne produisent pas de CO2 et, selon ce qui se dit partout, n’ont aucun effet sur le réchauffement climatique. Cela permettra néanmoins de dilapider en pure perte jusqu’à 8 milliards d’euros par an dans les ruineuses et inutiles énergies renouvelables. Pourquoi commencer par détruire ce qui est rentable, économique, et qui fonctionne parfaitement en toute sureté, alors que l’Etat cherche de l’argent dans la poche des contribuables ?

L’allemagne n’a pas de déficit budgétaire. Elle peut se permettre le « luxe » du charbon et de la lignite pour produire son énergie et polluer ainsi la moitié de l’Europe (CO2 et particules fines) en toute impunité.

Mais revenons en France : Qui paiera ? Tout le monde, impôts ou pas impôts, car l’énergie est à la base de toutes les productions industrielles… et des besoins domestiques.

Pendant ce temps nos parlementaires s’occupent de l’abolition de la fessée.

Voir billet précédent ici : RECHAUFFEMENT DU CLIMAT, ONU, GIEC, COP 21 (1)

COP21

COP21 – Le Bourget, 13 décembre 2015 – Un sommet aussi dramatiquement inutile et coûteux que les précédents

La COP 21 : accord de Paris VIDE, mais presse EMPHATIQUE…

La COP 21, si les résolutions prévues étaient mises en oeuvre, bridera la croissance des pays développés, par l’institution d’une copieuse dette supplémentaire. Dette que nous paierons, mais qui ne profitera pas aux peuples des pays en voie de développement.

 

Ce que pensait Luc Ferry de la COP 21, en avril 2015, COP 21 qu’il voyait comme « un nième barnum pour people et chefs d’Etat en mal de reconnaissance » :

Vous avez aimé la calamiteuse inscription du principe de précaution dans la Constitution ? Vous avez apprécié le Grenelle de l’environnement et les discrets encouragements qu’il apporta aux faucheurs d’OGM ? Vous fûtes contents qu’on invite Al Gore à l’Élysée pour y présenter un film que les Britanniques, plus sensés que nous, ont condamné en justice à être assorti de nombreuses mises en garde lors de son éventuelle diffusion dans les écoles tant il fourmille de contre-vérités ? Alors vous allez adorer la «Cop 21», le sommet sur le climat qui viendra polluer la capitale en décembre prochain.

Les COP (Conférences of Parties), sont des conférences censées décliner l’expression annuelle (c’est ici la 21ème) de la politique prônée par le GIEC, l’organisme Onusien en charge du climat. Les « Parties » sont les états signataires de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée en 1992 lors du sommet de la terre à Rio, convention qui reconnaît « l’existence d’un changement climatique d’origine humaine et donne aux pays industrialisés la responsabilité de lutter contre ce phénomène ».

L’objectif général de l’ONU dans ce domaine peut se résumer ainsi :

  • gouvernance mondiale
  • gouverner par la peur avec une communication anxiogène
  • orienter financièrement la science climatique
  • assoir la suprématie du Nord sur le Sud
  • entretenir un business (crédits carbone à coup de taxes, énergies renouvelables à grands coups de subventions…) souvent capté par les instigateurs eux mêmes.

L’objectif de la COP 21 était double :

  • faire adopter un engagement contraignant pour réduire les quantités de CO² émises avec un objectif de diviser par deux les niveaux de rejets actuels, en 2050
  • transférer au moins 100 milliards de $ par an (le fonds vert pour le climat) des pays riches vers les pays pauvres, décision déjà prise à Copenhague lors de la 15ème COP en 2009

L’accord de Paris sera ouvert à la signature le 22 avril au siège de l’ONU à New York. Il doit être signé par au moins 55 pays représentant 55% des émissions de GES (Gas à effet de serre)… pour une entrée en vigueur en 2020.

Et pendant ce temps… les bonnes résolutions pour 2016 :
– La Grande Bretagne plafonne les subventions aux EnR (Energies Renouvelables) (Daily Mail).
– L’Inde prévoit un doublement de sa production de charbon d’ici 2020 (The Guardian).
– Le Japon et la Corée du Sud prévoient d’ouvrir 60 nouvelles centrales au charbon dans les 10 ans (The Japan Times)
– La Chine approuve la construction de 155 nouvelles centrales charbon (Daily Caller)
– La Californie double la pénalité que les consommateurs doivent payer quand ils passent de PG&E (l’EDF locale) à des producteurs « verts » (SF Gate)

Et pendant ce temps, la science climatique… la vraie :

Les relevés de températures réalisés par les satellites en orbite au dessus de l’ensemble de la planète montrent que les températures sont restées stationnaires depuis maintenant presque 20 ans alors que dans le même temps c’est 1/3 du total des émissions de GES d’origine humaine qui a eu lieu et que le concentration en CO² n’a cessé d’augmenter. (Ce sera le thème de mon prochain billet n°3).

Le collectif des climato-réalistes

Devant cette énorme farce dont je rappelle la teneur exacte :

corréler l’augmentation de la teneur en CO² de l’atmosphère due à l’activité humaine,  à l’augmentation des températures mesurée à la surface du globe,

« nombreux sont ceux, individus et associations, qui souhaitent exprimer leur préoccupation devant la propagande actuelle qui impose une véritable panique. La peur irrationnelle qui nous est quotidiennement distillée est l’œuvre d’une bureaucratie climatique dont l’intérêt objectif est d’aller toujours plus loin dans l’outrance et les prophéties de malheur. Pour lui faire face un Collectif des climato-réalistes, a été lancé le 1er septembre 2015. Il regroupe plus de 450 individus de sensibilités les plus variées rassemblés derrière un même projet : favoriser le retour à la raison dans le regard commun sur le climat.

Vous pouvez y adhérer ici, aucun engagement n’est demandé.

Le collectif des climato-réalistes propose :

  • de contribuer à une information francophone sur le climat qui tranche avec la litanie catastrophiste actuelle : voir ici les bulletins d’information
  • d’organiser diverses manifestations et de promouvoir des initiatives qui porteront un regard alternatif au discours dominant.
  • La première de ces manifestations a eu lieu pendant la COP21, le 8 décembre 2015 à Paris : voir ici le compte rendu et les vidéos intégrales.

    Collectif des Climato-réalistes - Contre COP21, organisée à Paris le 8 décembre 2015 - Pause et dédicace des livres par leurs auteurs

    Collectif des Climato-réalistes – Contre COP21, organisée à Paris le 8 décembre 2015 – Pause et dédicace des livres par leurs auteurs

 

Vincent Courtillot

Vincent Courtillot

Serge Galam - Pourquoi Dieu a-t-il créé les climatologues ? ...pour que les économistes se sentent moins seuls.

Serge Galam – Pourquoi Dieu a-t-il créé les climatologues ? …pour que les économistes se sentent moins seuls.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rémy Prud’homme : L’ECHEC DE LA COP 21 – 7 février 2016

 

 

Avant Propos

Je ne nie pas le réchauffement climatique, celui ci a toujours existé, il s’est encore récemment illustré au cours de ces quarante dernières années et ce n’est pas l’agronome que je suis qui niera l’avancée des dates de récolte des cultures et une plus grande précocité des vendanges sur tout notre territoire agricole.

Ce qui m’étonne particulièrement, c’est que depuis une vingtaine d’années une communication ubiquiste établit une relation directe de cause à effet entre l’augmentation de la « température moyenne du globe » et l’augmentation de la teneur de l’atmosphère en gaz carbonique, alors que scientifiquement rien n’est démontré.

Ce qui m’interpelle au plus haut point c’est le caractère hautement anxiogène de cette communication massive, basée sur des modèles très  peu robustes d’évolution des températures (la science climatique est très jeune et très complexe). Ces modèles qui ne devraient servir que d’outils de recherche sont en fait utilisés en terme de prédictions, à 50 ou 100 ans !, et présentés comme des certitudes (alors que la météo  à 10 jours est beaucoup plus prudente).

Ce qui enfin devient insupportable c’est la récupération politique du dossier qui contribue pour d’obscures raisons et fort inopportunément à l’aggravation d’une récession économique déjà largement engagée de notre pays.

Devant cette situation, je me propose dans une série de billets à suivre, de traiter des principaux éléments qui régissent le réchauffement climatique, sans dogmatisme, en reprenant des données factuelles, tout en analysant comment elles sont manipulées, interprétées et restituées unilatéralement par les « grands » médias actuels.

A venir :

Mon credo climato-réaliste (2)

Le GIEC et les COP – Conférence of Parties – (3)

 

Aurore boreale

Aurore boréale photographiée par Fredrik Broms le 20 mars 2013 en Norvège

En ces temps de chasse aux sorcières (voir ici l’histoire de l’inqualifiable mise à pied de Philippe Verdier de France Télévisions), de véritable inquisition instaurée par « l’Eglise de Climatologie », il m’apparaît de plus en plus nécessaire de relayer dans ce domaine une information libérée de l’actuelle pensée unique.

Il me paraît salutaire de démasquer les mensonges et contre vérités d’une propagande qui sévit depuis maintenant une vingtaine d’années. Le  lavage de cerveau ayant atteint son point culminant chez nous en France en cette fin d’année 2015 lors de la  la COP 21. Et ceci d’autant plus que je perçois parmi ma famille, les amis les plus curieux de mon entourage, beaucoup d’interrogations voir d’incompréhension, avec en germe un scepticisme plus ou moins affirmé face à cette désinformation massive.

Mais auparavant, il est nécessaire de se poser la question du pourquoi de cette situation. Comment en es-t-on arrivé là. Comment cette mécanique Onusienne s’est mise en place. Comment s’est-elle déployée dans un certain nombre de pays développés ? Pourquoi certains gouvernements ont été particulièrement proactifs sur le sujet, en particulier la France avec en point d’orgue le faste donné à la réunion du Bourget en ce mois de décembre 2015.   Quels sont les intérêts politiques et économiques gigantesques qui se cachent derrière cette problématique ?

Un des auteurs qui aujourd’hui me semble le mieux répondre à toutes ces questions est Rémy Prudhomme, pour qui le « réchauffisme » est un phénomène sociétal proche des églises qui retrouvent dans le réchauffisme des thèmes qui leurs sont chers : l’homme est coupable ; il conduit le monde et lui-même à la ruine ; seule la punition, la foi, l’ascétisme feront apparaître un homme nouveau qui pourra être sauvé.

ideologie du réchauffementTout cela est parfaitement décrit dans son livre L’idéologie du réchauffement et résumé dans deux articles importants qu’il faut lire avant de rentrer dans le détail plus technique du réchauffement climatique :

COP 21 : la charge iconoclaste d’un climato-relativiste

Le réchauffisme comme idéologie

Pour résumer, selon Rémy Prud’homme :

La dimension scientifique ne joue qu’un rôle ancillaire dans le discours dominant sur le climat …  Lorsqu’à Manille le président de la République française, flanqué de Nicolas Hulot et de Marion Cotillard, rend le réchauffement responsable des tremblements de terre et des tsunamis, ce n’est pas la science, même fragile, qui parle.

Le réchauffisme est une doctrine, une idéologie, dont les caractéristiques sont les suivantes :

  • Un système monocausal : tous les maux de la terre sont causés par le seul réchauffement (catastrophes naturelles, famines, déplacement des populations…)
  • Il est scientifiste : les idéologies prétendent s’appuyer sur la science, une science unique, dogmatique, fermée, irréfutable, définitive.
  • Il est étatique : les idéologies sont des doctrines épousées, capturées, instrumentalisées, par des Etats (ce qui les différencie des croyances populaires ou des religions). Elles disposent alors de l’appareil administratif, de la propagande publique, et du monopole de la violence légitime qui définissent l’Etat. La croyance devient alors obligatoire. Le réchauffisme n’a pas encore atteint ce stade, mais il s’y dirige d’un bon pas. Sa particularité est d’avoir été adopté, sinon inventé, par cet embryon d’Etat universel qu’est l’ONU.
  • Le réchauffisme est révolutionnaire : les prédictions apocalyptiques des idéologies débouchent sur la nécessité de révolutions préventives : le devoir du vrai croyant est de tout faire pour arrêter la mécanique infernale si bien identifiée par la « science ». L’idéologue est naturellement intolérant à l’égard des mécréants et même des sceptiques. Les réchauffistes, à la différence des nazis ou des communistes, n’ont encore assassiné personne (ce qui constitue une grande différence). Mais ils ne se gênent pas pour insulter, menacer, exclure, ceux qui ne pensent pas comme eux.
  • Il est enfin populaire : la plupart des idéologies ont été largement acceptées par les populations et en particulier par les intellectuels.
Grotte de glace - On peut en contempler au bord de certains glaciers dans le sud de l'Islande par exemple. Crédits photos : J.F. Chaubard / SIPA

Grotte de glace – On peut en contempler au bord de certains glaciers dans le sud de l’Islande par exemple. Crédits photos : J.F. Chaubard / SIPA

 

Quelques autres ouvrages remarquables :

Olivier Postel-Vinay : La Comédie du climat (J.C. Lattès, 2015).

Benoit Rittaud : Le mythe climatique (Seuil, 2010).

Philippe Verdier : Climat Investigation (Ring, 2015)

Drieu Godefridi : Le GIEC est mort, vive la science ! (Texquis, 2010).

Istvàn Marko : La Faillite du climatisme (les Belles Lettres, 2015).

Vincent Courtillot : Nouveau voyage au centre de la Terre (Odile Jacob, 2011).

François Gervais : L’Innocence du carbone – L’effet de serre remis en question (Albin Michel, 2013).

Christian Gérondeau : Climat : J’accuse (éditions du Toucan, 2015).

Jean Michel Bélouve : La servitude climatique – Changement climatique, Business et Politique (2009)

Serge Galam : Les Scientifiques ont perdu le Nord (Plon, 2008).

2 Blogs incontournables :

Skyfall – Changement climatique – Des nouvelles fraîches du réchauffement climatique.

Pensée unique – En matière de Sciences, le scepticisme est un devoir.

 

Les précédents rapports du GIEC ont été publiés en 1990, 1995 (celui ayant servi de base de négociation pour le protocole de Kyoto), 2001 (celui où figure la scandaleuse Crosse de hockey de Mann) et 2007 dit AR4.

On ne change pas une PROPAGANDE ALARMISTE qui a contaminé les esprits des populations depuis maintenant plus de 20 ans !

 La responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique n’est toujours pas démontrée ! Ce n’est qu’une démarche politique véhiculée par un GIEC a la science militante, créé et financé dans cet unique objectif.

Les rédacteurs du chapitre scientifique du 5ème résumé pour décideurs « (AR5) « persistent et signent ». Ils se proclament même « inquiets ». Ils se livrent à une n ième manipulation, voir dissimulation de données et d’observations que chacun peut vérifier, ce que nous allons faire aisément dans la suite de ce billet. Les rédacteurs du GIEC ne sont pas que des scientifiques, loin s’en faut. Des « politiques » de différents pays ou des ONG comme Greenpeace, WWF, Act up… participent et influent sur le contenu du rapport final. En d’autres termes, on y met ce que l’on souhaite entendre… D’autre part, il faut bien voir que la totalité des publications scientifiques ne sont pas prises en compte par le GIEC, qui ne retient de par son statut, que les publications où l’influence de l’homme sur le climat est abordée. En d’autres termes on recherche ce que l’on veut prouver… : une belle entreprise de dévoiement de la science

Bien évidemment, l’inquiétude et l’alarmisme affichés sont repris en boucle par la quasi totalité de la presse française, que je qualifie de caniveau, tant elle est soit idéologue ou sectaire, soit incapable de prendre le temps d’analyser de manière un tant soit peu critique la situation actuelle.

L’imposture de la « Crosse de Hockey » ne figure plus dans l’AR5… enfin !

C’est le seul point positif (si l’on peut dire…) du rapport qui ne fait plus allusion,  même discrètement comme encore en 2007, a ce qui a constitué a mes yeux la plus grande imposture scientifique mondiale du siècle dernier.
Le GIEC reconnaît même que des régions ont été aussi chaude au moyen âge qu’aujourd’hui. Mais il est sans explications devant le fait que le CO² présent au cours de ces périodes lointaines n’avait rien a voir avec le CO² d’origine humaine.

Il aura fallu in fine les révélations du Climategate et les mails authentifiés par leurs auteurs pour que cesse cette manipulation.  Rappelons que c’est Thomas Mann et son équipe qui, en publiant leur courbe, avaient réussi a rayer de l’histoire  l’optimum médiéval, sous couvert « scientifique » acté par le GIEC. L’optimum médiéval correspond à une période au moins aussi chaude qu’aujourd’hui qui dura environ 400 ans vers les années 1000. Notons au passage que cette période chaude fut une période faste sur le plan sociétal et économique (construction des cathédrales) avec une agriculture amenant la richesse (Chartres et la Beauce), la vigne remontant au delà de la Seine, jusqu’en Angleterre et les Vikings partant à la conquête du Groenland (terre verte) bien moins couvert de glace et de neige qu’aujourd’hui. De la même façon le petit âge glaciaire (500 ans entre les années 1500 à 1900) qui a vu les températures baisser fortement (voir les campagnes Napoléoniennes, la Seine gelée à Paris et les peintres flamands illustrant les patineurs sur les canaux gelés de Hollande) a été fortement minimisé par le quarteron de fraudeurs menés par Mann et adoubé par le GIEC.

Courbe en crosse de hockeyMichael E. Mann, Raymond S. Bradley et Malcolm K. Hughes dans un article de 1998.

La plus grande imposture scientifique du siècle dernier

Les températures sont "remarquablement" stables sur le dernier millénaire. L'optimum médiéval et le petit âge glaciaire ont été "gommés". Cela permettait de "démontrer" que les températures actuelles n'avaient aucun précédent et que c'est bien la démographie et l'augmentation du CO² engendré par l'homme qui était à l'origine du réchauffement.

Les températures sont « remarquablement » stables sur le dernier millénaire. L’optimum médiéval et le petit âge glaciaire ont été « gommés ». Cela permettait de « démontrer » que les températures actuelles n’avaient aucun précédent et que c’est bien la démographie et l’augmentation du CO² engendré par l’homme qui était à l’origine du réchauffement.

Reconstruction plus récente de Ljungqvist en 2010, vraisemblablement plus proche de la réalité.

optimum médieval

On observe « l’Optimum moderne » au même niveau que « l’Optimum médiéval », encadrant une période nettement plus froide appelée « Petit âge glaciaire ». On note également l’optimum Romain, autre période faste mille ans plus tôt.

 C’est donc une bonne partie de notre histoire qui a été frauduleusement gommée par la diffusion de cette « courbe en crosse de Hockey » qui malheureusement figure toujours dans de nombreux livres scolaires, encyclopédies et autres sources de données. Rappelons également que c’est Al Gore (vice Pdt US pendant la présidence de Clinton et battu de justesse par GW Bush par la suite) qui avec son film « Une vérité qui dérange » a contribué a diffuser et populariser ce frauduleux mensonge.

Le plateau de température observé depuis 15 ans quasiment passé sous silence

Il faut lire le rapport entre les lignes pour dénicher page 3, dans le renvoi du bas de page n°6 que :  « Trends for 15-year periods starting in 1995, 1996, and 1997 are 0.13 [0.02 to 0.24], 0.14 [0.03 to 0.24], 0.07 [–0.02 to 0.18] °C per decade, respectively. » Autrement dit et pour faire simple, sur les 15 dernières années (1997-2011 inclus) l’augmentation décadaire de température n’a été que de 0.07 degrés, c’est a dire négligeable.

Enfin, ceci est néanmoins écrit, noyé au milieu d’un fatras de considérations dont le but est de désorienter le lecteur… Par contre lorsqu’il s’agit de communication orale dans les médias : pas question d’en faire état. Démonstration par l’idéologue et très politique Jean Jouzel, vice président du GIEC, lors de l’émission de télévision C dans l’air du 1er octobre 2012 (min. 23) : Il a ainsi nié devant le physicien François Gervais que la température de la basse stratosphère (17 km d’altitude) s’était stabilisée depuis 20 ans. Non seulement il ment effrontément, mais François Gervais a raison puisque les graphiques 2.24 du rapport du GIEC montrent bien une stabilisation encore plus criante dans la basse stratosphère que dans la troposphère (surface terrestre).

Les températures n’augmentent plus depuis 15 ans… même à Rouen où elles baissent

Les variations et l’évolution des températures observées à l’échelle d’une vie humaine semblent mieux corrélées à d’autres facteurs comme les courants marins et ce que l’on appelle les oscillations océaniques (ElNino / La Nina…), le volcanisme et surtout l’activité solaire.

La piste solaire semble sérieuse. Elle a été théorisée récemment par des astrophysiciens Danois (Svensmark).
Des expériences récentes, Sky, Cloud au CERN ont confirmé l’influence et les corrélations entre les flux de rayonnements magnétiques émis par les éruptions solaires, la formation des nuages, la couverture nuageuse et la température terrestre. Cette activité est cyclique, avec des cycles de périodes différentes qui se superposent. Tous les pics d’activité solaire n’ont pas la même amplitude.  Grossièrement, plus la durée du cycle solaire est courte, plus l’activité solaire est intense, plus les vents solaires sont importants, plus il y a formation de nuages et plus la température baisse.

Nous serions actuellement dans ce type de situation depuis les années 2000 dans un cycle qui pourrait durer une trentaine d’années.
Le graphique ci contre reprend les anomalies de températures globales de la surface terrestre enregistrées par satellite (les plus fiables) et calculées par l’un des trois grands centres mondial de traitement des données météo : le GISS (NASA). J’y ai rajouté les anomalies calculées par la météo nationale pour la station de Rouen Boos. Bien que les ajustements soient très faiblement corrélés (faible nombre de mesures), on distingue nettement une tendance non significative à la  baisse des températures et donc à un refroidissement.

REFROIDISSEMENT : BAISSE DES TEMPERATURES MOYENNES ANNUELLES
PENDANT LA PERIODE 1998  – 2012

STATION METEO DE ROUEN – BOOS (76)

Anomalies GISSRouen_1998-2012

Les anomalies des températures satellitaires GISS-NASA sont exprimées par rapport à la période de référence  1901-2000.
Les anomalies des températures thermométriques enregistrées à la station de la météorologie nationale de Rouen Boos sont exprimées par rapport à la période de référence 1980-2012

Le parallélisme des ajustements est peut être fortuit, mais néanmoins remarquable.

NB : L’année 2013 accusera fort probablement le phénomène dans la mesure où l’anomalie sur les 9 premiers mois est de -1.2°C (de loin la plus forte depuis 1998).

Ces courbes sont bien entendu en forte contradiction avec les résultats des modèles mathématiques faisant l’objet d’une communication malhonnête du GIEC, dans le cadre de prévisions apocalyptiques à 50 ou a 100 ans.

Continuer a soutenir qu’il y a une relation entre croissance du CO² et « augmentation » des températures est malhonnête

EVOLUTION DES TEMPERATURES GLOBALES AU NIVEAU DE LA PLANETE ENTRE 1880 ET 2012
(Source : NOAA – National Oceanic and Atmospheric Administration – USA)
Températures1880-2010

On remarquera :
– une croissance des températures entre 1910 et 1940 d’égale intensité qu’entre 1975 et 2000 alors que les teneurs en CO² étaient quasiment stables.
– un palier de températures entre 1940 et 1975 et l’amorce d’un palier identique depuis 2000 jusqu’à nos jours

 CO2Le graphe ci dessus reconstitue la concentration de CO² dans l’atmosphère depuis 1750 jusqu’à nos jours sous forme d’une courbe exponentielle très régulière. Force est de constater qu’il n’y a pas du tout superposition avec la courbe des températures ci contre : Comment expliquer la baisse des températures entre 1880 et 1910 ? Comment expliquer la stagnation de ces mêmes températures entre 1940 et 1975 par le seul CO² ?

 Si l’on regarde maintenant les 15 dernières années, l’homme a émis le tiers de toutes les émissions de CO² depuis le début de la révolution industrielle. C’est effectivement considérable. Mais pendant ce temps la température n’a pas bougé ! Il devient donc impossible de soutenir qu’il y a une relation de causalité entre les deux paramètres. Il n’y a même plus de corrélation !

L’alarmisme du GIEC n’est basé que sur des modèles mathématiques qui ne marchent pas

Ces modèles n’ont pas été et ne sont toujours pas capables de prédire la stagnation des températures de ces 15 dernières années. Mais ces mêmes modèles prétendent prédire ce qui va se passer dans 50 ou 100 ans !

Ces modèles sont fort imprécis, de par la nature même de la science climatique qu’ils mettent en oeuvre, qui en est a ses balbutiements. Sans rentrer dans le détail, ce dont je suis bien incapable, il suffit de voir qu’aujourd’hui aucun scientifique n’est capable de modéliser la formation de la vapeur d’eau (les nuages) qui est le principal gaz a effet de serre.

La meilleure façon de vérifier la solidité d’un modèle, c’est de le mettre a l’épreuve des faits. Nous avons une jolie période de plus de 30 ans pour comparer les prévisions aux observations en reprenant la présentation de James Hanssen faite devant le sénat américain en 1988.

Les modèles climatiques du GIEC insidieusement mis au service
de prévisions apocalyptiques

Modélisations / Prévisions présentées devant le Sénat Américain en 1988 par James HANSEN

James Hansen est Directeur du GISS (NASA) et responsable des mesures de températures dites GISTEMP. Il s’appuie sur la sécheresse et la canicule de l’été 1988 aux US pour convaincre le sénat américain de l’imminence du réchauffement climatique par l’effet de serre en présentant  plusieurs scénaris illustrés par des courbes alarmistes. Ces courbes apocalyptiques figurent dans les recommandations du GIEC et ont été reprises en particulier par Al Gore dans son film « Une vérité qui dérange ». Cet engrenage est à l’origine de l’hystérie climatique que nous subissons depuis lors.

ur hansen1988

L’augmentation de température constatée en 2012 (point bleu sur le graphique) est positionnée par rapport aux trois scénaris proposés à l’époque par Hansen :
– le scénario A (courbe en trait plein), supposait une croissance forte des gaz à effet de serre identique à la période 1970-1980.
– le scénario B (courbe en tireté) correspondait à une stabilisation des émissions de GES.
– le scénario C (courbe en pointillé) correspondait à un recul très important des émissions de gaz à effet de serre.

Ce qui s’est passé depuis 1988 en termes de Gaz à effet de serre (CO²) correspond au scénario A. Par contre pour les températures on se retrouve au niveau du scénario C.

Il s’en suit que la modélisation débouchant sur des scénarios alarmistes, mis encore en avant aujourd’hui par le GIEC et relayés par toute la presse francophone ne fonctionne pas et qu’il est malhonnête de vulgariser de tels résultats que la réalité des faits ne valide pas.

Dans la plupart des domaines scientifiques, la modélisation des connaissances  est normalement utilisée comme un outil de recherche permettant de mieux comprendre le fonctionnement des mécanismes en jeu. Ceci est d’autant plus vrai que l’état des connaissances est peu avancé.
La climatologie est dans ce cas de figure. C’est une science jeune, complexe, faisant appel à de nombreuses disciplines scientifiques. C’est peu dire que la compréhension des phénomènes est à son balbutiement.

Dans ce contexte on était en droit d’attendre que  les techniques de modélisation restent à l’état d’outils de recherche et de compréhension des phénomènes et que les résultats de la modélisation ne soient pas utilisés comme outils de vulgarisation de masse utilisés par une presse française complice (Le Monde, Libération en particulier).
Telle ne fut pas la politique du GIEC*, qui au contraire a utilisé tous les vecteurs possibles pour donner une audience maximum à des résultats peu fiables utilisés dans le seul but de véhiculer la peur dans le grand public.

Dès lors on comprend mieux la signification de paroles tenues par divers hauts fonctionnaires d’instances comme l’ONU**, le PNUE*** et particulièrement les représentants du GIEC comme par exemple Sir John Houghton, 1er président du GIEC clamant :
« Si nous n’annonçons pas de catastrophes, personne ne nous écoutera !« .

Toute la philosophie actuelle du GIEC se trouve résumée dans ces paroles, ainsi que dans celles d’un certain nombre de ses illustres autres représentants.

*GIEC : Groupement intergouvernemental sur l’évolution du climat
**ONU : Organisation des Nations Unies
***PNUE :  Programme des Nations Unies pour l’Environnement

Quelques citations de scientifiques ayant quitté courageusement le GIEC

« Le GIEC vient de faire naufrage à un niveau hilarant d’incohérence. Ils proclament une augmentation de la confiance envers leurs modèles alors que les contradictions entre ces modèles et les observations augmentent. »
Richard Lindzen, climatologue, Chaire Alfred P. Sloan en météorologie du Massachusetts Institute of Technology (MIT)

« Si les choses continuent comme elles l’ont fait, dans cinq ans, au plus tard, nous devrons reconnaître qu’il y a quelque chose de fondamentalement faux dans nos modèles climatiques. Une pause de 20 ans du réchauffement n’existe dans aucun modèle climatique. » 

Hans von Storch, Professeur à l’Institut de Météorologie de l’Université de Hambourg, Directeur de l’Institut pour la Recherche Côtière du Centre de Recherche Helmhotz (autrefois le GKSS) à Geesthacht en Allemagne.