Category: Réchauffement climatique – CO2


Le G7, une manifestation au sommet paraît-il, organisée cette année en France par le Président Macron, fièrement installé dans son « époque progressiste », maniant « l’urgence climatique » et l’apocalypse comme seul horizon pour le futur. Ceci est révélateur de l’évolution de notre société : présentisme et immédiateté (« urgence climatique »…), proximité (information, réseaux sociaux…), autant de caractéristiques auxquelles certains, de plus en plus nombreux et notre président en tête, souhaitent que la science se plie. Or la démarche scientifique s’inscrit le plus souvent sur le long terme et la vérité scientifique ne découle pas d’un consensus social.

Amazonie

Voyez donc ce tweet qui a enflammé les esprits ce Week end en avant première du G7 d’août 2019 à Biarritz

 

Emmanuel Macron sait parfaitement que ses annonces prennent beaucoup de distance avec la vérité scientifique. Annonces que je qualifierai volontiers de fake news, qu’il a pourtant lui même combattues en légiférant… surtout pour celles qui s’écartent trop du politiquement correct.

Mais ce n’est pas son problème, PARCE QU’IL « FAIT » DE LA POLITIQUE ! Le simple citoyen n’y comprend plus rien, que ce soit pour celui qui essaie de réfléchir un peu, ou pour celui qui se laisse désinformer et manipuler par une presse relayant aisément toute information apocalyptique.

On ne peut nier l’habileté politique de Macron autour de ce G7 (invitation de Poutine à Brégançon en avant première, invitation surprise d’un ministre Iranien, remise en question de l’accord du Mercosur …). L’habileté médiatique également (?), quasiment théâtrale, qui avec ce tweet a abouti à une avalanche d’articles, de photos, d’avis de personnalités de tous horizons sur les incendies en Amazonie. Et « l’urgence » climatique : « Notre maison brûle… » en référence au réchauffement climatique et a la fameuse déclaration de Chirac en septembre 2002 à Johannesburg, lors du sommet de l’ONU sur le développement durable, déjà sous la malveillante influence de Hulot. C’est bien là que sur le plan des faits et de la science il y a  désinformation et manipulation de la part de celui qui souhaite porter le drapeau mondial de l’écologisme (occidental) :

foret

Pourquoi l’Amazonie flambe t’elle ?

L’Amazonie brûle en août et septembre, puis les incendies décroissent généralement au fur et à mesure que l’été de l’hémisphère sud se déroule. Ces flambées sont aggravées par la sécheresse provoquées certaines années par le phénomène météorologique El Niño. La première cause de ces flambées sont des brûlis volontaires, par les agriculteurs afin de gagner du terrain pour la culture et l’élevage. Mais une grande partie des terres qui brûlent ne participe pas à la déforestation. Ce ne sont pas des forêts anciennes qui brûlent, mais des terres qui ont déjà été défrichées et mises en culture les années précédentes.
Il est courant pour les agriculteurs des zones tropicales de brûler leurs champs pour lutter contre ravageurs, maladies et mauvaises herbes ce qui autorise de meilleurs rendements dans l’année qui suit.
Ce sont des usages millénaires pratiqués partout dans le monde, chez nous au 19ème siècle et encore aujourd’hui en Corse. C’est ce que l’on appelle l’écobuage (la cendre est un bon fertilisant).

Amazone déforestation

Une évaluation plus complète de la déforestation amazonienne au Brésil (source : WUWT)

Il n’y a pas de crise particulière en 2019. Globalement les incendies récurrents de l’Amazonie ne sont, pour ce début d’été amazonien, ni plus intenses ni plus importants que ceux actuellement observés dans l’hémisphère sud. Ils sont comparables aux incendies du nord de l’Australie et bien moins importants que les brûlis africains. D’ailleurs les niveaux de déforestation actuels sont bien inférieurs à ceux des années antérieures, bien que l’on observe une certaine reprise depuis le creux des années 2012 – 2013. Cela démontre en quelque sorte que l’action actuelle du gouvernement brésilien, ne se démarque pas de celle de ses prédécesseurs… Ceci dit les deux Présidents français et brésiliens n’ont pas été à la hauteur des enjeux dans cette joute stupide initiée par Macron à l’occasion de ce G7.

Une posture politique plus qu’un problème environnemental

Le tweet de Macron ne désigne pas explicitement le Brésil en parlant de la forêt amazonienne. Mais on aura compris qu’économiquement c’est le Brésil qui compte et c’est de plus une super puissance agricole. Lorsque Bolsanaro s’exprime à Davos en janvier dernier en disant que « la protection de l’écosystème unique de son pays doit être compatible avec la croissance de l’économie », cela insupporte les verts occidentaux progressistes du camp du bien, que Macron courtise plus que jamais, prochaines élections obligent. Le profil politique du très à droite Bolsanaro en fait une cible de choix, bien plus qu’Evo Morales, le président socialiste de la Bolivie voisine. La Bolivie occupe 10.2 % de la forêt amazonienne, mais concentre 26.3 % des feux en 2019 ! Là encore Evo Moralès ne suscite pas la même antipathie que Jaïr Bolsanaro… Il suffit pour s’en convaincre de parcourir l’article dithyrambique du Monde du 22 août vantant la popularité, la réussite économique de l’ancien cultivateur de coca en campagne électorale. Dans le même temps la forêt amazonienne Bolivienne, brûlait à un rythme trois fois supérieur à celle du Brésil, mais pas un mot sur le sujet.

Manipulation

La photo du tweet de Macron est vieille de 16 ans… pour représenter la situation actuelle !

Cette photo a été prise par Loren McIntyre un journaliste américain décédé en 2003… On peut l’acheter ici : Alamy.com/stock-photo… Comme remarqué précédemment, ce n’est pas d’aujourd’hui que l’Amazonie brûle et les incendies actuels n’ont rien d’exceptionnel. Bien entendu et dans l’absolu tout ceci n’est pas souhaitable, mais c’est un fait établi depuis qu’on observe les incendies par satellite.

Hystérie de la presse et des réseaux sociaux

Bref, tout ceci ne justifie, ni de décréter une situation de crise en invoquant l’urgence, ni l’hystérie qui s’empare comme à chaque fois des médias et des réseaux sociaux. On notera également, comme le remarque dans une interview parue dans l’Obs de Martine Droulers, géographe, chercheuse émérite au CNRS, responsable de l’équipe « Brésil » au Centre de recherche et de documentation sur l’Amérique Latine (CREDAL) : « Environ 50 % de la forêt est désormais sous un statut de protection nationale. Cette surface est partagée entre réserves indiennes et écologiques. Donc la moitié de l’Amazonie ne sera pas, ou très peu, sujette à la déforestation. Certains s’y risquent, mais les amendes sont sévères ». Nous sommes loin de l’affolement actuel sur une situation qui, si elle n’est pas idéale, n’est pas non plus la catastrophe irrémédiable clamée partout.

Tout ceci est l’illustration d’une pseudo crise montée de toutes pièces, dans le cadre plus général de l’idéologie climato-politique dominante, à l’image de l’invitation de Greta Thunberg à l’Assemblée Nationale ce même mois d’août et le 23 septembre prochain au sommet climatique de l’ONU à New York.

Erreurs et fake news

Revenons au tweet anxiogène de Macron : « L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu » ! Mais d’où tient-il cette information fausse ? Il semblerait que les sources utilisées pour ce tweet soient issues de plusieurs publications d’ONG (WWF, Greenpeace…) dont on ne peut pas dire que l’objectivité scientifique soit leur point fort…

  • L’Amazonie « poumon de la planète » : une formule médiatiquement percutante mais scientifiquement fausse.

Relativisons déjà dans un premier temps : même si la forêt amazonienne est immense, elle ne représente que 10% de la surface forestière de la planète.

Rainforest Queensland Australie – Embouchure de la Daintree river

Le poumon est un terme consacré au monde animal : c’est un organe qui absorbe par la respiration l’oxygène (O²) de l’air pour le transformer en CO² qu’il rejette dans l’atmosphère. Un poumon ne produit donc pas d’oxygène et l’Amazonie qui rejetterait dans l’air selon le tweet de Macron 20% de notre oxygène ne peut donc pas être un « poumon ».

Dans le cas des végétaux chlorophylliens comme les arbres de la forêt amazonienne ou de nos forêts Européennes, c’est un peu plus compliqué :

 

1. La photosynthèse utilise le CO² de l’air pour produire de la matière organique (glucose) et de l’oxygène.                                                                         

Environ 10% de l’énergie lumineuse atteint le sol dans la rainforest

L’équation de la réaction de photosynthèse est la suivante : 6 CO2 + 6 H2O + Energie (lumière) ⇒ C6H12O6 (glucose) + 6 O2 (oxygène)

La photosynthèse permet, grâce à l’énergie lumineuse, de transformer le CO² de l’air en matière organique (glucose…) et en oxygène. Mais que devient cet oxygène… le retrouve t-on dans l’atmosphère ? Autrement dit la forêt Amazonienne est-elle productrice nette d’oxygène ?

 

 

2. L’oxygène produit lors de la photosynthèse est utilisé par la respiration cellulaire et la croissance de la plante                                                                                  

L’équation de la réaction de respiration cellulaire est la suivante : C6H12O6 (glucose) + 6 O2 (oxygène) ⇒ 6 CO2 + 6 H2O + Energie (biochimique)

Un Argyrodendron de la rainforest du Queensland en australie. Cette arbre développe, comme beaucoup d’autres espèces, des racines aériennes (Buttress roots) qui s’étalent sur des sols peu profonds et pauvres en éléments minéraux.

La respiration cellulaire a lieu dans les mitochondries des cellules. Elle permet de transformer une partie du glucose produit par le végétal lors de la photosynthèse, en énergie nécessaire au fonctionnement de la cellule.  

L’autre partie participe à la croissance du végétal (synthèse de glucides, de cellulose et de lignine…). Lorsque le végétal est en croissance, la production de matière organique permet à l’oxygène de s’accumuler. Au cours de cette croissance l’arbre va produire des feuilles, des fruits, des branches qui vont tomber sur le sol, de même qu’en fin de vie c’est l’arbre entier qui tombera au sol.

 

3. En fin de vie du végétal l’oxygène se retransforme en CO²

Cette matière organique s’incorporera plus ou moins lentement au sol et sera consommée par des microorganismes divers (champignons, xylophages, termites…). On dit alors qu’elle se minéralise ou qu’elle s’oxyde en consommant l’oxygène stocké, produit pendant la croissance, tout en relarguant du CO² et / ou du méthane dans l’atmosphère. A la fin de la décomposition du végétal, tout l’oxygène fabriqué au cours de la vie du végétal aura été réutilisé.

On considère qu’une forêt est arrivée à maturité au bout d’une centaine d’années en gros. C’est largement le cas de la forêt Amazonienne, dont la biomasse ne croit pas, où il y a autant d’arbres qui se développent que d’arbres qui meurent. Photosynthèse, respiration et minéralisation s’équilibrent et le bilan CO²/O² est nul. IL N’Y A PLUS DE PRODUCTION NI DE STOCKAGE, NI D’O2, NI DE CO2 !

  • « L’Amazonie produit 20% de notre oxygène » erreur et fake news totale !

La situation décrite ci dessus n’est cependant pas tout à fait exacte. En effet, une partie de la matière organique (bois mort, arbres…) ainsi produite par photosynthèse peut être soustraite de la forêt et emmenée (charriée) par les fleuves (Rio Negro, Madeira, Amazone…) jusqu’au delta marin et se sédimenter à l’abri de l’oxydation. Mais les scientifiques considèrent le phénomène comme marginal (combien…?), et il est bien difficile de trouver des chiffres rationnellement établis sur le sujet… sauf chez WWF, Greenpeace et autres ONG activistes, mais sans aucune validation sérieuse. De toutes façons on est très loin des 20% avancés par Macron. D’ici à ce que Macron et ses conseillers utilisent les chiffres de ces ONG plutôt que ceux des scientifiques qui ont véritablement étudié la question, il n’y a qu’un pas que je franchis aisément… à moins qu’il n’ait été convaincu par les  palabres gratuites des Di Caprio, Ronaldo, Madona et autres spécialistes du sujet comme Greta Thunberg !

NB : Ce phénomène de séquestration de la matière organique par sédimentation, qui peut expliquer l’infime pourcentage d’oxygène relargué par la forêt actuelle, correspond exactement à ce qui s’est passé, à une échelle plus importante, lorsque les dépôts de charbon ou de pétrole se sont constitués (pour le pétrole, cependant, ce ne sont pas les forêts mais du plancton qui s’est enfoui dans les sédiments argileux au fond des mers). A l’époque carbonifère, qui commença il y a près de 400 millions d’années, d’énormes quantités de végétaux poussèrent un peu partout sur notre planète. Dans les marécages d’alors une proportion non négligeable s’est trouvée fossilisée et transformée peu à peu en lignite, puis en charbon. C’est cette matière organique produite en grande quantité, non oxydée à l’époque, que nous utilisons aujourd’hui pour nos besoins énergétiques… en produisant du CO² dit anthropique. C’est ce même mécanisme qui est à l’origine de l’accumulation à cette époque de l’oxygène dans l’air, faisant qu’aujourd’hui il représente 21% du volume d’air que nous respirons. Ce taux est d’ailleurs stable depuis quelques dizaines de milliers d’années.

Désinformation sur toute la ligne

Toute cette agitation conduit dans le grand public à des amalgames erronés qui deviennent vite des vérités dans l’opinion :

La forêt Amazonienne ne brûle pas à cause du réchauffement climatique, mais à cause de la démographie !

Le réchauffement climatique à l’origine des incendies de la forêt amazonienne constitue opinion fausse mais très répandue dans l’opinion publique. Opinion fausse savamment entretenue par des activistes et ONG de tous poils. Le réchauffement est d’ailleurs plus faible dans la zone intertropicale que dans beaucoup d’autres régions du monde.. La raison essentielle est liée à l’agriculture et à la mise en culture des terres pour nourrir le Brésil et la population mondiale croissante.

C’est d’abord un problème démographique dont il s’agit.

Comment Macron peut-il, comme un piètre activiste, parler « d’urgence climatique » alors que le problème démographique ne peut se traiter raisonnablement qu’à long terme ?

La production de Soja et de canne à sucre, l’élevage dans une moindre mesure, bref la production agricole sont une formidable opportunité de développement pour le Brésil. Le développement économique (et culturel) est la seule solution qui permette sur le long terme de faire baisser la démographie. Oui ces humains ont, comme nous l’avons fait, besoin de se développer et le même droit d’exploiter leurs ressources naturelles comme nous ne nous sommes pas privés de le faire… Et c’est une chance pour nous occidentaux à l’impérative condition de ne pas décroître nous mêmes.

Comment Macron peut-il, au delà de l’ingérence de souveraineté, interdire au Brésil de substituer sa forêt aux cultures, alors que dans le même temps en France on assiste à une artificialisation des terres (création de routes, aéroports, logements, zones commerciales… se substituant à des terres agricoles) sans précédent depuis de nombreuses années ?

Un « poumon » qui n’absorbe ni ne produit d’oxygène !

Nous avons vu précédemment que la notion de « poumon vert » ou « poumon de la planète » n’est qu’un mauvais symbole sur le plan de l’exactitude scientifique, mais c’est une image qui marque l’opinion publique tout en la dupant et en la désinformant. La forêt amazonienne n’est pas productrice nette d’oxygène.

Plutôt que de parler de l’oxygène à propos des incendies de la forêt amazonienne, il eût été plus juste de mentionner le relargage de CO². Mais là encore le CO² relargué dans l’atmosphère lors de la combustion du bois n’est que du CO² capté quelques dizaines ou centaines d’années auparavant lors de la photosynthèse et de la croissance des arbres. Lors des incendies de la forêt amazonienne, le CO² rejeté n’est autre que celui absorbé auparavant. Le bilan au niveau de l’atmosphère est nul.

La forêt amazonienne n’est donc pas non plus le puits de carbone auquel on veut nous faire croire car la biomasse totale de ce système végétal est constante. La forêt tropicale produit au mieux 1 à 2 tonnes de bois par an quand il est exploitable. Par contre les plantations de palmier à huile (5 à 6 tonnes d’huile) ou de canne à sucre (60 tonnes de cannes) produisent en quelques années une biomasse 10 ou 20 fois plus importante que celle produite par la forêt avec un bilan carbone de toute évidence au moins équivalent.

Ce n’est pas un problème climatique, mais bien d’une question environnementale dont il faut se préoccuper

La déforestation partielle de l’Amazonie pour sa mise en culture ne modifiera en aucun cas le bilan carbone de la planète, ni la teneur en oxygène, ni même sa teneur en CO² et les conséquences sur le climat global de la Terre sont négligeables.

Par contre il semble bien plus important de se préoccuper et de maintenir au maximum les réservoirs de biodiversité des écosystèmes de la forêt amazonienne. C’est ainsi que la déforestation et l’exploitation du bois doit être raisonnée, planifiée plutôt qu’une exploitation anarchique laissée à des aventuriers à la recherche d’une fortune éclair qui tronçonnent à tout-va sans se préoccuper de la pérennité des ressources. Comme l’attribution récente à des entreprises minières de 360.000 ha de forêt en Guyane, en Amazonie française…

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Un dossier critique sur l’alarmisme climatique

e56be517-f8ee-4253-abf8-251139e7bfa5Excellent dossier (la version numérique est ici : 4.5 €) qui intervient trois mois après le début de la révolte des gilets jaunes contre la taxe carbone à l’origine de l’augmentation du coût des carburants et particulièrement du vertueux Diesel.

L’opinion publique, à travers ses différentes composantes commence à prendre conscience que la transition énergétique dont on a jusqu’à présent tant vanté les vertes vertus, n’est qu’un prétexte à d’énormes prélèvements de taxes diverses, pour le colmatage d’un déficit public abyssal.

Dans le même temps, l’omniprésence et la capacité de nuisance et de désinformation de la sphère médiatique élargie, nous enferme dans une vision culpabilisatrice et apocalyptique d’un CO² produit par l’homme qui serait à l’origine du supposé bouleversement climatique actuel. Bouleversement bien hypothétique, non scientifiquement démontré sauf au prix d’énormes incertitudes. Je cite en vrac : campagnes de presse, rapports alarmistes, injonctions des politiques, vidéos culpabilisantes, interventions et pétitions d’artistes du showbiz, l’affligeante déférence des grands de ce monde devant une écolière suédoise qui sait ce qu’il faut faire pour lutter contre le climat… et le séchage des cours des écoliers le vendredi après midi pour la même cause…

Ne soyons pas naïfs, le grand débat national organisé en réponse aux gilets jaunes ne changera rien dans l’immédiat. Il faudra une autre révolte pour se sortir de cette idéologie instillée dans l’opinion publique par les activistes de l’écologie politique initialement recrutés dans la gauche post soixante huitarde, et dont les ficelles sont actuellement bien utilisées, depuis Al Gore, par la grande finance internationale et le capitalisme de connivence.

Quelques phrases clé tirées de ce dossier 

François Gervais (physicien, professeur émérite à l’université de Tours. Il a publié sur le climat dans des revues internationales et a été expert reviewer du rapport AR5 du GIEC. Il est auteur de L’Innocence du carbone, Albin Michel, 2013, et de L’urgence climatique est un leurre, L’Artilleur, 2018).

  • Vilipendé à tort, le CO2 est un bienfait pour l’humanité qui a permis de revégétaliser une bonne partie de la planète. Au nom de prévisions alarmistes, la France fait peser sur ses citoyens les plus modestes le coût d’une transition énergétique aux effets incertains.
  • En France, où la dette atteint 2 200 milliards d’euros, les Français devraient donc débourser, soit sous forme de taxes, soit par l’endettement, quelque 3 300 milliards d’euros supplémentaires pour éviter un réchauffement de l’ordre de 0,2 °C d’ici cinquante ans…
  • Les politiques françaises abusivement qualifiées de « climatiques » se réduisent à une importation massive de panneaux solaires photovoltaïques, principalement en provenance de Chine, et d’éoliennes importées d’Allemagne. Elles ne servent qu’à produire de l’électricité, alors que l’énergie électrique ne représente qu’un quart de l’énergie consommée. Seulement 5,3 % de l’électricité a été produite en France par des combustibles fossiles (1,4 % par du charbon, 2,6 % par du gaz, 1,3 % par du
    fioul). Cette politique vise donc à décarboner une fraction d’énergie de 1,3 %… un pourcentage excessivement éloigné de l’ambition clamée. La Cour des comptes
    l’a dénoncée.

Loïk Le Floch-Prigent (Ancien dirigeant de Elf Aquitaine et Gaz de France, spécialiste des questions d’énergie).

  • La transition énergétique dépend du renchérissement et de la raréfaction des hydrocarbures d’un côté et du prix des alternatives de l’autre. Si on décide de
    produire ces énergies avant qu’elles soient au bon prix, on devient un laboratoire pour le futur, mais ce laboratoire, il faut le payer. Et il faut être très riche.
  • Il n’existe pas, aujourd’hui, de possibilité de changer en dix ans l’ensemble du parc automobile, de diminuer le nucléaire, de ne pas utiliser les énergies fossiles… Les objectifs fixés ou suggérés par le gouvernement dans ce domaine relèvent de la politique-fiction qui nous mène dans le mur… notre industrie comme notre population n’y sont pas prêtes ! Cette idéologie de l’écologie politique française est responsable entre autres de la révolte des gilets jaunes. [A rapprocher de la déclaration ce jour même de Carlos Tavares responsable d’un géant automobile européen (Peugeot-Citroën-Opel) et également président de l’Association européenne des constructeurs : la décision du Parlement européen de réduire de 40% les émissions de CO2 d’ici à 2030 est un vote contre l’industrie européenne. Ce vote relaie les préconisations de l’écologie politique. Pendant ce temps les autres constructeurs et sous-traitants se plient aux exigences européennes plébiscitant la voiture électrique fonctionnant avec des batteries asiatiques comme seule solution d’avenir.]

Bertrand Alliot (docteur en science politique, ingénieur maître en gestion de l’environnement, il travaille pour l’université Paris-Est Marne-la-Vallée. Environnementaliste engagé et créateur de Nature TV.)

  • Les causes du réchauffement climatique, ses conséquences ainsi que les effets des politiques censées les combattre se situent clairement dans un angle mort de la raison politique.
  • Les pays de l’Union européenne encore pilotés par ceux de la vieille Europe… réussissent l’exploit de mener des actions dont la taille est minuscule au regard du problème posé, mais pourrait bien s’avérer majuscule au regard de conséquences économiques pouvant peser sur leurs peuples. 
  • Tels des apprentis sorciers, les pays d’Europe semblent vouloir tester des actions affectant négativement les générations actuelles tout en faisant le pari hasardeux qu’elles affecteront positivement les générations futures. L’entreprise peut avoir deux conséquences principales : d’abord entraîner une fragilisation de leurs économies (avec ses conséquences en termes de compétitivité). Provoquer ensuite le mécontentement, voire la révolte, d’une frange importante des peuples.
    Ce qui semble déjà avoir commencé…

Enfin il fallait bien, pour tenter d’équilibrer le dossier, un article de François Marie Bréon, colporteur infatigable comme Jean Jouzel de la Pensée Unique et de l’orthodoxie du GIEC. Rappelons que cet individu (directeur adjoint du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement de l’institut Pierre-Simon-Laplace) s’affiche ouvertement liberticide : « On peut dire que la lutte contre le changement climatique est contraire aux libertés individuelles et donc sans doute avec la démocratie. ». En plus c’est dans Libération !!! Oui vous avez bien lu, c’est Ici

La transition énergétique est l’un des quatre thèmes proposés pour le « le grand débat national » par le Président de la République. Néanmoins ce dernier postule d’emblée dans sa lettre aux français que « personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite » (contre le réchauffement climatique). Dans ces conditions pourra-t-on réellement débattre ? (voir ici la fiche de présentation du thème transition écologique). En dissociant la transition énergétique du thème de la fiscalité et des dépenses publiques, le Président de la République semble oublier que c’est la hausse sans précédent de la fiscalité énergétique (hausse de 15 milliards d’euros d’ici 2022 selon le Sénat) qui est à l’origine du mouvements des gilets jaunes.

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(1) La Transition énergétique est inutile, dispendieuse et injuste article de Rémy Prud’homme

(2) association des climato-réalistes 

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Les énergies traditionnelles (hommes, animaux, vent, eau) ont été remplacées par des énergies nouvelles (charbon, pétrole, électricité, nucléaire) depuis le début du 19ème siècle Le passage du charbon au pétrole puis à l’électricité et au nucléaire montre que les transitions énergétiques ont toujours existé. Elles se sont développées sous l’impulsion de la technologie et du marché, très peu par l’intervention du politique.
L’actuelle transition énergétique est de nature radicalement différente. Elle a pour objet de réduire les rejets de CO2 dans l’atmosphère par peur des conséquences que pourrait avoir le CO2 sur le climat. Cette transition n’est inspirée, ni par l’apparition d’une innovation majeure, ni par le marché. Elle est d’origine exclusivement politique. Son coût n’est pas absorbé par le marché, mais soutenu par des taxes, et autres subventions financées par l’impôt payé par le consommateur.

1. La transition énergétique française est inutile

Même si l’on est réservé sur la théorie du réchauffement anthropique du GIEC, qui soutient que ce sont les gaz à effet de serre, principalement le CO2, émis par l’activité humaine qui entrainent l’élévation de la moyenne des températures sur terre, il est possible d’utiliser les éléments de calcul contenus dans leurs hypothèses pour estimer quel sera l’impact sur la température des réductions d’émission de CO2 des différentes politiques mises en œuvre :
Hypothèse 1 : d’ici 2050, les pays de l’OCDE – en gros les pays développés – réduisent leurs émissions annuelles de 50% ; les autres pays – pratiquement les pays en développement – n’augmentent pas leurs émissions annuelles.
Entre 2017 et 2050, par rapport à l’évolution « naturelle » (pas de transition), cette lourde politique de transition aurait pour effet de réduire la moyenne des températures de 0,029 °C, c’est-à-dire de 3 centièmes de degré.
Hypothèse 2 : rejets zéro d’ici 2050 pour l’ensemble des pays de l’OCDE :
cette politique (extrêmement coûteuse et totalement irréaliste) porterait l’impact à 5 centièmes de degré (au lieu de 3).
Hypothèse 3 : rejets zéro d’ici 2050 pour la France seule :
cela réduirait le stock de CO2 dans l’atmosphère de 1 dix-millième, et l’impact sur la température serait totalement insignifiant.
Même si l’on conteste ces chiffres, le simple bon sens voudrait que le fait que les centrales nucléaires (produisant actuellement 75% de notre électricité) ne produisent pas de CO2, suffit à démontrer que la transition énergétique en France est particulièrement inutile.

2. La transition énergétique française est dispendieuse

Le rejet de CO2 est la conséquence de l’activité de 4 principaux secteurs d’activité : les transports (surtout routier) représentent 39% des rejets, le secteur résidentiel et tertiaire (chauffage et eau chaude) 24%, l’industrie 21% et enfin l’énergie (principalement l’électricité) 14 %.

1. L’électricité : La taxation de ce secteur d’activité est paradoxale puisqu’il est totalement décarbonné à 85% (nucléaire et hydraulique). Mais c’est sans compter sur le dogme de la dénucléarisation et l’avènement de l’éolien promu comme un des piliers de la transition énergétique. Là, on n’est plus dans le paradoxe, mais dans la manipulation et le mensonge. Fermer des centrales nucléaires qui ne rejettent pas de CO2 et les remplacer par des éoliennes qui n’en produisent pas non plus ne réduira pas d’un gramme nos rejets de CO2. Cette politique a un coût :

  • un surcoût direct en subventions (promoteurs) et obligation d’achat de l’éolien à un coût très supérieur à l’électricité traditionnelle (EDF). Ce surcoût est chiffré par la CRE (Commission de régulation de l’énergie) à 5 milliards d’€ par an. Il est en continuelle augmentation.
    Qui paye ce surcoût direct ? Le consommateur d’électricité, à travers une taxe baptisée CSPE (Contribution au service public de l’électricité). Notons qu’au passage l’état affecte une TVA de 20% à cette taxe !!! Les 5 milliards de CSPE nous coûtent donc en réalité 6 milliards par an !
  • Des surcoûts indirects : dont on ne parle jamais. Dépréciation de l’environnement des riverains, de l’immobilier, bétonnage, desserte des éoliennes en substitution des terres agricoles. Coût de transport supplémentaire… Le coût estimé est équivalent aux coûts directs soit 5 milliards d’euros par an.

2. Les transports : En France, le secteur des transports est de loin le secteur qui rejette le plus de CO2. Ces rejets viennent principalement du transport routier de personnes et de marchandises.
Des tentatives nombreuses pour réduire l’importance de la voiture : sans être exhaustif, on peut citer :

• Remplacer les camions par des trains de marchandises ;
• Remplacer la voiture par le train pour les longs trajets ;
• Favoriser le co-voiturage ;
• Développer les transports en communs dans les villes ;
• Réduire les vitesses ;
• Développer le vélo (et la trottinette) ;
• Remplacer le diésel par l’essence ;
• Remplacer les carburants par de l’électricité.

Des tentatives coûteuses : le transport automobile est lourdement taxé, les modes alternatifs sont lourdement subventionnés.
Le montant des taxes spécifiques sur le transport routier s’élève à 45 milliards en 2017. La TICPE (taxe sur les carburants) est la plus importante : 37 milliards. Le gouvernement avait l’intention d’alourdir encore cette fiscalité en augmentant la taxe carbone. Il y a, provisoirement, renoncé…
Les modes alternatifs sont lourdement subventionnés. De l’ordre de 12 milliards par an pour la SNCF et 8 milliards pour les transports en commun locaux.
Pour l’essentiel, toutes ces coûteuses tentatives pour réduire les rejets de CO2 du secteur des transports sont restées sans effet non pas à cause d’une politique du tout-routier mais malgré une politique du moins-routier.
 Le fret ferroviaire, qui stagne malgré des plans frêt coûteux, représente aujourd’hui moins de 10% du total du transport des marchandises (exprimé en tonnes x km)
 Pour l’ensemble des transports de voyageurs, les véhicules à moteur (voitures, deux-roues, autobus et autocar) représentent 87% des déplacements mesurés en voyageurs*kilomètres et ce taux ne diminue pas… sauf à Paris.
C’est pourquoi, globalement, les rejets de CO2 du secteur transports diminuent peu. Et s’ils diminuent c’est grâce au progrès de la technologie des véhicules.

3. La transition énergétique française est injuste

Les politiques dites de transition énergétique sont non seulement inutiles et dispendieuses, elles sont également régressives. Elles pèsent davantage sur les pauvres que sur les riches, par rapport au revenu. Sur les ménages pauvres, sur les régions pauvres, et sur les pays pauvres.
Une régressivité entre les personnes : Les secteurs qui rejettent le plus de CO2 sont le transport routier, le logement et l’électricité. Le malheur veut que dans ces trois secteurs, la consommation augmente moins vite que le revenu. Pour chacun d’entre eux, la part de la dépense est plus grande chez les ménages pauvres que chez les ménages riches. Taxer ces dépenses ou en augmenter le coût pèsera donc bien plus lourd chez les ménages pauvres que chez les ménages riches.
Cette réalité est bien connue. Les pauvres sont plus durement affectés que les riches par la fiscalité environnementale. L’état le sait bien : de la main gauche il exonère ou subventionne les plus pauvres pour la consommation de ces biens (exemple le chèque énergie, ou des primes pour l’achat de voitures neuves moins émettrices de CO2, mais de la main droite il fait augmenter le prix de l’énergie et des carburants (au moyen de taxes ou de régulations). Or ces exonérations ou subventions sont en pratique très loin d’effacer le caractère fondamentalement régressif des hausses de prix causées par la transition énergétique.
Cette situation débouche sur une précarité énergétique croissante.
Une régressivité entre les régions : on dépense plus d’électricité et de carburant dans les zones rurales que dans les grandes villes et à fortiori à Paris. Un ménage rural consomme 60% de plus d’électricité qu’un ménage parisien, et 110% de plus en carburants. Rapportés au revenu les écarts de dépenses seraient encore plus importants. Ceci aggrave sérieusement les fractures territoriales. Et permet de mieux comprendre la géographie des gilets jaunes.
Une régressivité entre les pays : le coût de la transition énergétique rapporté au revenu par habitant est très différent entre pays riches et pays pauvres. Le surcoût d’une réduction de CO2 (en remplaçant par exemple une centrale au charbon par des éoliennes) est le même en Allemagne et en Inde. Disons qu’il est de 200 dollars. Mais 200 dollars c’est 100 heures de travail en Inde et 2 heures et demie de travail en Allemagne. Les pays pauvres ne peuvent tout simplement pas se payer notre transition énergétique. On essaye cependant de les persuader du contraire avec des arguments très faibles : le réchauffement climatique… et 100 milliards de dollars par an dont on ne sait toujours pas qui paiera et qui en profitera ! La Chine et l’Inde qui sont les plus gros producteurs de CO2 au monde ne sont absolument pas convaincus. La priorité de la Chine et l’Inde est le développement économique, pas du tout la transition énergétique.

4. Conclusion

L’association des climato-réalistes est consciente des nuisances que l’empreinte croissante de l’homme peut causer à la nature et à notre environnement : pollutions de toutes sortes, consommation excessive des ressources naturelles, atteintes à la biodiversité, destruction du patrimoine naturel et culturel, etc. Ils savent que la lutte contre ces dommages potentiellement considérables et parfois irréversibles doit être constante, et qu’elle implique nécessairement de multiples interventions des pouvoirs publics.
L’association des climato-réalistes se réjouit de voir que, au cours des décennies passées, cette lutte a souvent été un succès. Dans les pays développés en tout cas. Beaucoup reste à faire. Mais la combinaison du progrès scientifique, de l’intervention politique, et du marché a porté de beaux fruits, et elle a démenti complètement la plupart des prévisions catastrophiques brandies par les activistes de l’environnement.
Au cours des deux dernières décennies la peur du réchauffement de la planète a remplacé la peur de la dégradation de l’environnement. Cette lutte contre le CO2, sous le nom de transition énergétique, envahit les esprits et les institutions. Lorsqu’il y a conflit entre promotion d’industries (prétendument) écologiques et défense de l’environnement, comme dans le cas des éoliennes, le « ministère de la Transition écologique et solidaire » devient un ennemi de l’environnement. Dans un combat à fronts renversés, le ministère de la Transition soutient fermement les promoteurs de l’éolien contre les défenseurs de l’environnement. Il dispense les industriels de l’éolien du permis de construire, ignore les avis négatifs des gestionnaires des parcs naturels terrestres ou marins affectés, et multiplie les obstacles aux recours juridiques des riverains impactés.
C’est cet hégémonisme, cette nouvelle peur, et notre amour de l’environnement, qui nous ont conduit à essayer de regarder d’un peu plus près la « transition énergétique ». Avec des chiffres et pas seulement avec des slogans. Nous sommes heureux de présenter au public et au débat les modestes résultats de cet effort : la « transition » en cours n’est ni écologique, ni solidaire, et encore moins économique.

Compléments de lecture :

Institut Sapiens – Réussir notre transition énergétique

Philippe Charlez – Eoliennes : chronique d’un désastre annoncé

 

Billet d’humeur

L’exception française :

Notre beau pays est champion des prélèvements tous azimuts.

Notre beau pays est sur les premières marches au niveau de la dette publique. Ceci explique cela ? Oui car l’état doit emprunter péniblement tous les ans pour rembourser sa dette. La dette est toujours présente… le reste est donc à venir

Mais, non contents du trou abyssal actuel (plus de 2000 milliards d’euros et plus de 100% du PIB), on s’acharne à creuser le trou. Notre politique dite de transition énergétique et les énergies dites vertes (pour ne citer que celle là, car à l’origine de la surrection des Gilets Jaunes) nous coûtent les yeux de la tête et la facture est prévue d’être exponentielle.

Dès lors, la logique voudrait que l’on fermât le plus tard possible, et s’il en était vraiment besoin, nos centrales nucléaires. Que nenni ! Notre président nous annonce le 27 novembre qu’il maintient de détruire de la richesse en fermant jusqu’à 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, à commencer par Fessenheim en 2020. Notons au passage que ces centrales ne produisent pas de CO2 et, selon ce qui se dit partout, n’ont aucun effet sur le réchauffement climatique. Cela permettra néanmoins de dilapider en pure perte jusqu’à 8 milliards d’euros par an dans les ruineuses et inutiles énergies renouvelables. Pourquoi commencer par détruire ce qui est rentable, économique, et qui fonctionne parfaitement en toute sureté, alors que l’Etat cherche de l’argent dans la poche des contribuables ?

L’allemagne n’a pas de déficit budgétaire. Elle peut se permettre le « luxe » du charbon et de la lignite pour produire son énergie et polluer ainsi la moitié de l’Europe (CO2 et particules fines) en toute impunité.

Mais revenons en France : Qui paiera ? Tout le monde, impôts ou pas impôts, car l’énergie est à la base de toutes les productions industrielles… et des besoins domestiques.

Pendant ce temps nos parlementaires s’occupent de l’abolition de la fessée.

Voir billet précédent ici : RECHAUFFEMENT DU CLIMAT, ONU, GIEC, COP 21 (1)

COP21

COP21 – Le Bourget, 13 décembre 2015 – Un sommet aussi dramatiquement inutile et coûteux que les précédents

La COP 21 : accord de Paris VIDE, mais presse EMPHATIQUE…

La COP 21, si les résolutions prévues étaient mises en oeuvre, bridera la croissance des pays développés, par l’institution d’une copieuse dette supplémentaire. Dette que nous paierons, mais qui ne profitera pas aux peuples des pays en voie de développement.

 

Ce que pensait Luc Ferry de la COP 21, en avril 2015, COP 21 qu’il voyait comme « un nième barnum pour people et chefs d’Etat en mal de reconnaissance » :

Vous avez aimé la calamiteuse inscription du principe de précaution dans la Constitution ? Vous avez apprécié le Grenelle de l’environnement et les discrets encouragements qu’il apporta aux faucheurs d’OGM ? Vous fûtes contents qu’on invite Al Gore à l’Élysée pour y présenter un film que les Britanniques, plus sensés que nous, ont condamné en justice à être assorti de nombreuses mises en garde lors de son éventuelle diffusion dans les écoles tant il fourmille de contre-vérités ? Alors vous allez adorer la «Cop 21», le sommet sur le climat qui viendra polluer la capitale en décembre prochain.

Les COP (Conférences of Parties), sont des conférences censées décliner l’expression annuelle (c’est ici la 21ème) de la politique prônée par le GIEC, l’organisme Onusien en charge du climat. Les « Parties » sont les états signataires de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée en 1992 lors du sommet de la terre à Rio, convention qui reconnaît « l’existence d’un changement climatique d’origine humaine et donne aux pays industrialisés la responsabilité de lutter contre ce phénomène ».

L’objectif général de l’ONU dans ce domaine peut se résumer ainsi :

  • gouvernance mondiale
  • gouverner par la peur avec une communication anxiogène
  • orienter financièrement la science climatique
  • assoir la suprématie du Nord sur le Sud
  • entretenir un business (crédits carbone à coup de taxes, énergies renouvelables à grands coups de subventions…) souvent capté par les instigateurs eux mêmes.

L’objectif de la COP 21 était double :

  • faire adopter un engagement contraignant pour réduire les quantités de CO² émises avec un objectif de diviser par deux les niveaux de rejets actuels, en 2050
  • transférer au moins 100 milliards de $ par an (le fonds vert pour le climat) des pays riches vers les pays pauvres, décision déjà prise à Copenhague lors de la 15ème COP en 2009

L’accord de Paris sera ouvert à la signature le 22 avril au siège de l’ONU à New York. Il doit être signé par au moins 55 pays représentant 55% des émissions de GES (Gas à effet de serre)… pour une entrée en vigueur en 2020.

Et pendant ce temps… les bonnes résolutions pour 2016 :
– La Grande Bretagne plafonne les subventions aux EnR (Energies Renouvelables) (Daily Mail).
– L’Inde prévoit un doublement de sa production de charbon d’ici 2020 (The Guardian).
– Le Japon et la Corée du Sud prévoient d’ouvrir 60 nouvelles centrales au charbon dans les 10 ans (The Japan Times)
– La Chine approuve la construction de 155 nouvelles centrales charbon (Daily Caller)
– La Californie double la pénalité que les consommateurs doivent payer quand ils passent de PG&E (l’EDF locale) à des producteurs « verts » (SF Gate)

Et pendant ce temps, la science climatique… la vraie :

Les relevés de températures réalisés par les satellites en orbite au dessus de l’ensemble de la planète montrent que les températures sont restées stationnaires depuis maintenant presque 20 ans alors que dans le même temps c’est 1/3 du total des émissions de GES d’origine humaine qui a eu lieu et que le concentration en CO² n’a cessé d’augmenter. (Ce sera le thème de mon prochain billet n°3).

Le collectif des climato-réalistes

Devant cette énorme farce dont je rappelle la teneur exacte :

corréler l’augmentation de la teneur en CO² de l’atmosphère due à l’activité humaine,  à l’augmentation des températures mesurée à la surface du globe,

« nombreux sont ceux, individus et associations, qui souhaitent exprimer leur préoccupation devant la propagande actuelle qui impose une véritable panique. La peur irrationnelle qui nous est quotidiennement distillée est l’œuvre d’une bureaucratie climatique dont l’intérêt objectif est d’aller toujours plus loin dans l’outrance et les prophéties de malheur. Pour lui faire face un Collectif des climato-réalistes, a été lancé le 1er septembre 2015. Il regroupe plus de 450 individus de sensibilités les plus variées rassemblés derrière un même projet : favoriser le retour à la raison dans le regard commun sur le climat.

Vous pouvez y adhérer ici, aucun engagement n’est demandé.

Le collectif des climato-réalistes propose :

  • de contribuer à une information francophone sur le climat qui tranche avec la litanie catastrophiste actuelle : voir ici les bulletins d’information
  • d’organiser diverses manifestations et de promouvoir des initiatives qui porteront un regard alternatif au discours dominant.
  • La première de ces manifestations a eu lieu pendant la COP21, le 8 décembre 2015 à Paris : voir ici le compte rendu et les vidéos intégrales.

    Collectif des Climato-réalistes - Contre COP21, organisée à Paris le 8 décembre 2015 - Pause et dédicace des livres par leurs auteurs

    Collectif des Climato-réalistes – Contre COP21, organisée à Paris le 8 décembre 2015 – Pause et dédicace des livres par leurs auteurs

 

Vincent Courtillot

Vincent Courtillot

Serge Galam - Pourquoi Dieu a-t-il créé les climatologues ? ...pour que les économistes se sentent moins seuls.

Serge Galam – Pourquoi Dieu a-t-il créé les climatologues ? …pour que les économistes se sentent moins seuls.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rémy Prud’homme : L’ECHEC DE LA COP 21 – 7 février 2016