Category: Réchauffement climatique – CO2


Voir billet précédent ici : RECHAUFFEMENT DU CLIMAT, ONU, GIEC, COP 21 (1)

COP21

COP21 – Le Bourget, 13 décembre 2015 – Un sommet aussi dramatiquement inutile et coûteux que les précédents

La COP 21 : accord de Paris VIDE, mais presse EMPHATIQUE…

La COP 21, si les résolutions prévues étaient mises en oeuvre, bridera la croissance des pays développés, par l’institution d’une copieuse dette supplémentaire. Dette que nous paierons, mais qui ne profitera pas aux peuples des pays en voie de développement.

 

Ce que pensait Luc Ferry de la COP 21, en avril 2015, COP 21 qu’il voyait comme « un nième barnum pour people et chefs d’Etat en mal de reconnaissance » :

Vous avez aimé la calamiteuse inscription du principe de précaution dans la Constitution ? Vous avez apprécié le Grenelle de l’environnement et les discrets encouragements qu’il apporta aux faucheurs d’OGM ? Vous fûtes contents qu’on invite Al Gore à l’Élysée pour y présenter un film que les Britanniques, plus sensés que nous, ont condamné en justice à être assorti de nombreuses mises en garde lors de son éventuelle diffusion dans les écoles tant il fourmille de contre-vérités ? Alors vous allez adorer la «Cop 21», le sommet sur le climat qui viendra polluer la capitale en décembre prochain.

Les COP (Conférences of Parties), sont des conférences censées décliner l’expression annuelle (c’est ici la 21ème) de la politique prônée par le GIEC, l’organisme Onusien en charge du climat. Les « Parties » sont les états signataires de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée en 1992 lors du sommet de la terre à Rio, convention qui reconnaît « l’existence d’un changement climatique d’origine humaine et donne aux pays industrialisés la responsabilité de lutter contre ce phénomène ».

L’objectif général de l’ONU dans ce domaine peut se résumer ainsi :

  • gouvernance mondiale
  • gouverner par la peur avec une communication anxiogène
  • orienter financièrement la science climatique
  • assoir la suprématie du Nord sur le Sud
  • entretenir un business (crédits carbone à coup de taxes, énergies renouvelables à grands coups de subventions…) souvent capté par les instigateurs eux mêmes.

L’objectif de la COP 21 était double :

  • faire adopter un engagement contraignant pour réduire les quantités de CO² émises avec un objectif de diviser par deux les niveaux de rejets actuels, en 2050
  • transférer au moins 100 milliards de $ par an (le fonds vert pour le climat) des pays riches vers les pays pauvres, décision déjà prise à Copenhague lors de la 15ème COP en 2009

L’accord de Paris sera ouvert à la signature le 22 avril au siège de l’ONU à New York. Il doit être signé par au moins 55 pays représentant 55% des émissions de GES (Gas à effet de serre)… pour une entrée en vigueur en 2020.

Et pendant ce temps… les bonnes résolutions pour 2016 :
– La Grande Bretagne plafonne les subventions aux EnR (Energies Renouvelables) (Daily Mail).
– L’Inde prévoit un doublement de sa production de charbon d’ici 2020 (The Guardian).
– Le Japon et la Corée du Sud prévoient d’ouvrir 60 nouvelles centrales au charbon dans les 10 ans (The Japan Times)
– La Chine approuve la construction de 155 nouvelles centrales charbon (Daily Caller)
– La Californie double la pénalité que les consommateurs doivent payer quand ils passent de PG&E (l’EDF locale) à des producteurs « verts » (SF Gate)

Et pendant ce temps, la science climatique… la vraie :

Les relevés de températures réalisés par les satellites en orbite au dessus de l’ensemble de la planète montrent que les températures sont restées stationnaires depuis maintenant presque 20 ans alors que dans le même temps c’est 1/3 du total des émissions de GES d’origine humaine qui a eu lieu et que le concentration en CO² n’a cessé d’augmenter. (Ce sera le thème de mon prochain billet n°3).

Le collectif des climato-réalistes

Devant cette énorme farce dont je rappelle la teneur exacte :

corréler l’augmentation de la teneur en CO² de l’atmosphère due à l’activité humaine,  à l’augmentation des températures mesurée à la surface du globe,

« nombreux sont ceux, individus et associations, qui souhaitent exprimer leur préoccupation devant la propagande actuelle qui impose une véritable panique. La peur irrationnelle qui nous est quotidiennement distillée est l’œuvre d’une bureaucratie climatique dont l’intérêt objectif est d’aller toujours plus loin dans l’outrance et les prophéties de malheur. Pour lui faire face un Collectif des climato-réalistes, a été lancé le 1er septembre 2015. Il regroupe plus de 450 individus de sensibilités les plus variées rassemblés derrière un même projet : favoriser le retour à la raison dans le regard commun sur le climat.

Vous pouvez y adhérer ici, aucun engagement n’est demandé.

Le collectif des climato-réalistes propose :

  • de contribuer à une information francophone sur le climat qui tranche avec la litanie catastrophiste actuelle : voir ici les bulletins d’information
  • d’organiser diverses manifestations et de promouvoir des initiatives qui porteront un regard alternatif au discours dominant.
  • La première de ces manifestations a eu lieu pendant la COP21, le 8 décembre 2015 à Paris : voir ici le compte rendu et les vidéos intégrales.

    Collectif des Climato-réalistes - Contre COP21, organisée à Paris le 8 décembre 2015 - Pause et dédicace des livres par leurs auteurs

    Collectif des Climato-réalistes – Contre COP21, organisée à Paris le 8 décembre 2015 – Pause et dédicace des livres par leurs auteurs

 

Vincent Courtillot

Vincent Courtillot

Serge Galam - Pourquoi Dieu a-t-il créé les climatologues ? ...pour que les économistes se sentent moins seuls.

Serge Galam – Pourquoi Dieu a-t-il créé les climatologues ? …pour que les économistes se sentent moins seuls.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rémy Prud’homme : L’ECHEC DE LA COP 21 – 7 février 2016

 

 

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Avant Propos

Je ne nie pas le réchauffement climatique, celui ci a toujours existé, il s’est encore récemment illustré au cours de ces quarante dernières années et ce n’est pas l’agronome que je suis qui niera l’avancée des dates de récolte des cultures et une plus grande précocité des vendanges sur tout notre territoire agricole.

Ce qui m’étonne particulièrement, c’est que depuis une vingtaine d’années une communication ubiquiste établit une relation directe de cause à effet entre l’augmentation de la « température moyenne du globe » et l’augmentation de la teneur de l’atmosphère en gaz carbonique, alors que scientifiquement rien n’est démontré.

Ce qui m’interpelle au plus haut point c’est le caractère hautement anxiogène de cette communication massive, basée sur des modèles très  peu robustes d’évolution des températures (la science climatique est très jeune et très complexe). Ces modèles qui ne devraient servir que d’outils de recherche sont en fait utilisés en terme de prédictions, à 50 ou 100 ans !, et présentés comme des certitudes (alors que la météo  à 10 jours est beaucoup plus prudente).

Ce qui enfin devient insupportable c’est la récupération politique du dossier qui contribue pour d’obscures raisons et fort inopportunément à l’aggravation d’une récession économique déjà largement engagée de notre pays.

Devant cette situation, je me propose dans une série de billets à suivre, de traiter des principaux éléments qui régissent le réchauffement climatique, sans dogmatisme, en reprenant des données factuelles, tout en analysant comment elles sont manipulées, interprétées et restituées unilatéralement par les « grands » médias actuels.

A venir :

Mon credo climato-réaliste (2)

Le GIEC et les COP – Conférence of Parties – (3)

 

Aurore boreale

Aurore boréale photographiée par Fredrik Broms le 20 mars 2013 en Norvège

En ces temps de chasse aux sorcières (voir ici l’histoire de l’inqualifiable mise à pied de Philippe Verdier de France Télévisions), de véritable inquisition instaurée par « l’Eglise de Climatologie », il m’apparaît de plus en plus nécessaire de relayer dans ce domaine une information libérée de l’actuelle pensée unique.

Il me paraît salutaire de démasquer les mensonges et contre vérités d’une propagande qui sévit depuis maintenant une vingtaine d’années. Le  lavage de cerveau ayant atteint son point culminant chez nous en France en cette fin d’année 2015 lors de la  la COP 21. Et ceci d’autant plus que je perçois parmi ma famille, les amis les plus curieux de mon entourage, beaucoup d’interrogations voir d’incompréhension, avec en germe un scepticisme plus ou moins affirmé face à cette désinformation massive.

Mais auparavant, il est nécessaire de se poser la question du pourquoi de cette situation. Comment en es-t-on arrivé là. Comment cette mécanique Onusienne s’est mise en place. Comment s’est-elle déployée dans un certain nombre de pays développés ? Pourquoi certains gouvernements ont été particulièrement proactifs sur le sujet, en particulier la France avec en point d’orgue le faste donné à la réunion du Bourget en ce mois de décembre 2015.   Quels sont les intérêts politiques et économiques gigantesques qui se cachent derrière cette problématique ?

Un des auteurs qui aujourd’hui me semble le mieux répondre à toutes ces questions est Rémy Prudhomme, pour qui le « réchauffisme » est un phénomène sociétal proche des églises qui retrouvent dans le réchauffisme des thèmes qui leurs sont chers : l’homme est coupable ; il conduit le monde et lui-même à la ruine ; seule la punition, la foi, l’ascétisme feront apparaître un homme nouveau qui pourra être sauvé.

ideologie du réchauffementTout cela est parfaitement décrit dans son livre L’idéologie du réchauffement et résumé dans deux articles importants qu’il faut lire avant de rentrer dans le détail plus technique du réchauffement climatique :

COP 21 : la charge iconoclaste d’un climato-relativiste

Le réchauffisme comme idéologie

Pour résumer, selon Rémy Prud’homme :

La dimension scientifique ne joue qu’un rôle ancillaire dans le discours dominant sur le climat …  Lorsqu’à Manille le président de la République française, flanqué de Nicolas Hulot et de Marion Cotillard, rend le réchauffement responsable des tremblements de terre et des tsunamis, ce n’est pas la science, même fragile, qui parle.

Le réchauffisme est une doctrine, une idéologie, dont les caractéristiques sont les suivantes :

  • Un système monocausal : tous les maux de la terre sont causés par le seul réchauffement (catastrophes naturelles, famines, déplacement des populations…)
  • Il est scientifiste : les idéologies prétendent s’appuyer sur la science, une science unique, dogmatique, fermée, irréfutable, définitive.
  • Il est étatique : les idéologies sont des doctrines épousées, capturées, instrumentalisées, par des Etats (ce qui les différencie des croyances populaires ou des religions). Elles disposent alors de l’appareil administratif, de la propagande publique, et du monopole de la violence légitime qui définissent l’Etat. La croyance devient alors obligatoire. Le réchauffisme n’a pas encore atteint ce stade, mais il s’y dirige d’un bon pas. Sa particularité est d’avoir été adopté, sinon inventé, par cet embryon d’Etat universel qu’est l’ONU.
  • Le réchauffisme est révolutionnaire : les prédictions apocalyptiques des idéologies débouchent sur la nécessité de révolutions préventives : le devoir du vrai croyant est de tout faire pour arrêter la mécanique infernale si bien identifiée par la « science ». L’idéologue est naturellement intolérant à l’égard des mécréants et même des sceptiques. Les réchauffistes, à la différence des nazis ou des communistes, n’ont encore assassiné personne (ce qui constitue une grande différence). Mais ils ne se gênent pas pour insulter, menacer, exclure, ceux qui ne pensent pas comme eux.
  • Il est enfin populaire : la plupart des idéologies ont été largement acceptées par les populations et en particulier par les intellectuels.
Grotte de glace - On peut en contempler au bord de certains glaciers dans le sud de l'Islande par exemple. Crédits photos : J.F. Chaubard / SIPA

Grotte de glace – On peut en contempler au bord de certains glaciers dans le sud de l’Islande par exemple. Crédits photos : J.F. Chaubard / SIPA

 

Quelques autres ouvrages remarquables :

Olivier Postel-Vinay : La Comédie du climat (J.C. Lattès, 2015).

Benoit Rittaud : Le mythe climatique (Seuil, 2010).

Philippe Verdier : Climat Investigation (Ring, 2015)

Drieu Godefridi : Le GIEC est mort, vive la science ! (Texquis, 2010).

Istvàn Marko : La Faillite du climatisme (les Belles Lettres, 2015).

Vincent Courtillot : Nouveau voyage au centre de la Terre (Odile Jacob, 2011).

François Gervais : L’Innocence du carbone – L’effet de serre remis en question (Albin Michel, 2013).

Christian Gérondeau : Climat : J’accuse (éditions du Toucan, 2015).

Jean Michel Bélouve : La servitude climatique – Changement climatique, Business et Politique (2009)

Serge Galam : Les Scientifiques ont perdu le Nord (Plon, 2008).

2 Blogs incontournables :

Skyfall – Changement climatique – Des nouvelles fraîches du réchauffement climatique.

Pensée unique – En matière de Sciences, le scepticisme est un devoir.

 

Les précédents rapports du GIEC ont été publiés en 1990, 1995 (celui ayant servi de base de négociation pour le protocole de Kyoto), 2001 (celui où figure la scandaleuse Crosse de hockey de Mann) et 2007 dit AR4.

On ne change pas une PROPAGANDE ALARMISTE qui a contaminé les esprits des populations depuis maintenant plus de 20 ans !

 La responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique n’est toujours pas démontrée ! Ce n’est qu’une démarche politique véhiculée par un GIEC a la science militante, créé et financé dans cet unique objectif.

Les rédacteurs du chapitre scientifique du 5ème résumé pour décideurs « (AR5) « persistent et signent ». Ils se proclament même « inquiets ». Ils se livrent à une n ième manipulation, voir dissimulation de données et d’observations que chacun peut vérifier, ce que nous allons faire aisément dans la suite de ce billet. Les rédacteurs du GIEC ne sont pas que des scientifiques, loin s’en faut. Des « politiques » de différents pays ou des ONG comme Greenpeace, WWF, Act up… participent et influent sur le contenu du rapport final. En d’autres termes, on y met ce que l’on souhaite entendre… D’autre part, il faut bien voir que la totalité des publications scientifiques ne sont pas prises en compte par le GIEC, qui ne retient de par son statut, que les publications où l’influence de l’homme sur le climat est abordée. En d’autres termes on recherche ce que l’on veut prouver… : une belle entreprise de dévoiement de la science

Bien évidemment, l’inquiétude et l’alarmisme affichés sont repris en boucle par la quasi totalité de la presse française, que je qualifie de caniveau, tant elle est soit idéologue ou sectaire, soit incapable de prendre le temps d’analyser de manière un tant soit peu critique la situation actuelle.

L’imposture de la « Crosse de Hockey » ne figure plus dans l’AR5… enfin !

C’est le seul point positif (si l’on peut dire…) du rapport qui ne fait plus allusion,  même discrètement comme encore en 2007, a ce qui a constitué a mes yeux la plus grande imposture scientifique mondiale du siècle dernier.
Le GIEC reconnaît même que des régions ont été aussi chaude au moyen âge qu’aujourd’hui. Mais il est sans explications devant le fait que le CO² présent au cours de ces périodes lointaines n’avait rien a voir avec le CO² d’origine humaine.

Il aura fallu in fine les révélations du Climategate et les mails authentifiés par leurs auteurs pour que cesse cette manipulation.  Rappelons que c’est Thomas Mann et son équipe qui, en publiant leur courbe, avaient réussi a rayer de l’histoire  l’optimum médiéval, sous couvert « scientifique » acté par le GIEC. L’optimum médiéval correspond à une période au moins aussi chaude qu’aujourd’hui qui dura environ 400 ans vers les années 1000. Notons au passage que cette période chaude fut une période faste sur le plan sociétal et économique (construction des cathédrales) avec une agriculture amenant la richesse (Chartres et la Beauce), la vigne remontant au delà de la Seine, jusqu’en Angleterre et les Vikings partant à la conquête du Groenland (terre verte) bien moins couvert de glace et de neige qu’aujourd’hui. De la même façon le petit âge glaciaire (500 ans entre les années 1500 à 1900) qui a vu les températures baisser fortement (voir les campagnes Napoléoniennes, la Seine gelée à Paris et les peintres flamands illustrant les patineurs sur les canaux gelés de Hollande) a été fortement minimisé par le quarteron de fraudeurs menés par Mann et adoubé par le GIEC.

Courbe en crosse de hockeyMichael E. Mann, Raymond S. Bradley et Malcolm K. Hughes dans un article de 1998.

La plus grande imposture scientifique du siècle dernier

Les températures sont "remarquablement" stables sur le dernier millénaire. L'optimum médiéval et le petit âge glaciaire ont été "gommés". Cela permettait de "démontrer" que les températures actuelles n'avaient aucun précédent et que c'est bien la démographie et l'augmentation du CO² engendré par l'homme qui était à l'origine du réchauffement.

Les températures sont « remarquablement » stables sur le dernier millénaire. L’optimum médiéval et le petit âge glaciaire ont été « gommés ». Cela permettait de « démontrer » que les températures actuelles n’avaient aucun précédent et que c’est bien la démographie et l’augmentation du CO² engendré par l’homme qui était à l’origine du réchauffement.

Reconstruction plus récente de Ljungqvist en 2010, vraisemblablement plus proche de la réalité.

optimum médieval

On observe « l’Optimum moderne » au même niveau que « l’Optimum médiéval », encadrant une période nettement plus froide appelée « Petit âge glaciaire ». On note également l’optimum Romain, autre période faste mille ans plus tôt.

 C’est donc une bonne partie de notre histoire qui a été frauduleusement gommée par la diffusion de cette « courbe en crosse de Hockey » qui malheureusement figure toujours dans de nombreux livres scolaires, encyclopédies et autres sources de données. Rappelons également que c’est Al Gore (vice Pdt US pendant la présidence de Clinton et battu de justesse par GW Bush par la suite) qui avec son film « Une vérité qui dérange » a contribué a diffuser et populariser ce frauduleux mensonge.

Le plateau de température observé depuis 15 ans quasiment passé sous silence

Il faut lire le rapport entre les lignes pour dénicher page 3, dans le renvoi du bas de page n°6 que :  « Trends for 15-year periods starting in 1995, 1996, and 1997 are 0.13 [0.02 to 0.24], 0.14 [0.03 to 0.24], 0.07 [–0.02 to 0.18] °C per decade, respectively. » Autrement dit et pour faire simple, sur les 15 dernières années (1997-2011 inclus) l’augmentation décadaire de température n’a été que de 0.07 degrés, c’est a dire négligeable.

Enfin, ceci est néanmoins écrit, noyé au milieu d’un fatras de considérations dont le but est de désorienter le lecteur… Par contre lorsqu’il s’agit de communication orale dans les médias : pas question d’en faire état. Démonstration par l’idéologue et très politique Jean Jouzel, vice président du GIEC, lors de l’émission de télévision C dans l’air du 1er octobre 2012 (min. 23) : Il a ainsi nié devant le physicien François Gervais que la température de la basse stratosphère (17 km d’altitude) s’était stabilisée depuis 20 ans. Non seulement il ment effrontément, mais François Gervais a raison puisque les graphiques 2.24 du rapport du GIEC montrent bien une stabilisation encore plus criante dans la basse stratosphère que dans la troposphère (surface terrestre).

Les températures n’augmentent plus depuis 15 ans… même à Rouen où elles baissent

Les variations et l’évolution des températures observées à l’échelle d’une vie humaine semblent mieux corrélées à d’autres facteurs comme les courants marins et ce que l’on appelle les oscillations océaniques (ElNino / La Nina…), le volcanisme et surtout l’activité solaire.

La piste solaire semble sérieuse. Elle a été théorisée récemment par des astrophysiciens Danois (Svensmark).
Des expériences récentes, Sky, Cloud au CERN ont confirmé l’influence et les corrélations entre les flux de rayonnements magnétiques émis par les éruptions solaires, la formation des nuages, la couverture nuageuse et la température terrestre. Cette activité est cyclique, avec des cycles de périodes différentes qui se superposent. Tous les pics d’activité solaire n’ont pas la même amplitude.  Grossièrement, plus la durée du cycle solaire est courte, plus l’activité solaire est intense, plus les vents solaires sont importants, plus il y a formation de nuages et plus la température baisse.

Nous serions actuellement dans ce type de situation depuis les années 2000 dans un cycle qui pourrait durer une trentaine d’années.
Le graphique ci contre reprend les anomalies de températures globales de la surface terrestre enregistrées par satellite (les plus fiables) et calculées par l’un des trois grands centres mondial de traitement des données météo : le GISS (NASA). J’y ai rajouté les anomalies calculées par la météo nationale pour la station de Rouen Boos. Bien que les ajustements soient très faiblement corrélés (faible nombre de mesures), on distingue nettement une tendance non significative à la  baisse des températures et donc à un refroidissement.

REFROIDISSEMENT : BAISSE DES TEMPERATURES MOYENNES ANNUELLES
PENDANT LA PERIODE 1998  – 2012

STATION METEO DE ROUEN – BOOS (76)

Anomalies GISSRouen_1998-2012

Les anomalies des températures satellitaires GISS-NASA sont exprimées par rapport à la période de référence  1901-2000.
Les anomalies des températures thermométriques enregistrées à la station de la météorologie nationale de Rouen Boos sont exprimées par rapport à la période de référence 1980-2012

Le parallélisme des ajustements est peut être fortuit, mais néanmoins remarquable.

NB : L’année 2013 accusera fort probablement le phénomène dans la mesure où l’anomalie sur les 9 premiers mois est de -1.2°C (de loin la plus forte depuis 1998).

Ces courbes sont bien entendu en forte contradiction avec les résultats des modèles mathématiques faisant l’objet d’une communication malhonnête du GIEC, dans le cadre de prévisions apocalyptiques à 50 ou a 100 ans.

Continuer a soutenir qu’il y a une relation entre croissance du CO² et « augmentation » des températures est malhonnête

EVOLUTION DES TEMPERATURES GLOBALES AU NIVEAU DE LA PLANETE ENTRE 1880 ET 2012
(Source : NOAA – National Oceanic and Atmospheric Administration – USA)
Températures1880-2010

On remarquera :
– une croissance des températures entre 1910 et 1940 d’égale intensité qu’entre 1975 et 2000 alors que les teneurs en CO² étaient quasiment stables.
– un palier de températures entre 1940 et 1975 et l’amorce d’un palier identique depuis 2000 jusqu’à nos jours

 CO2Le graphe ci dessus reconstitue la concentration de CO² dans l’atmosphère depuis 1750 jusqu’à nos jours sous forme d’une courbe exponentielle très régulière. Force est de constater qu’il n’y a pas du tout superposition avec la courbe des températures ci contre : Comment expliquer la baisse des températures entre 1880 et 1910 ? Comment expliquer la stagnation de ces mêmes températures entre 1940 et 1975 par le seul CO² ?

 Si l’on regarde maintenant les 15 dernières années, l’homme a émis le tiers de toutes les émissions de CO² depuis le début de la révolution industrielle. C’est effectivement considérable. Mais pendant ce temps la température n’a pas bougé ! Il devient donc impossible de soutenir qu’il y a une relation de causalité entre les deux paramètres. Il n’y a même plus de corrélation !

L’alarmisme du GIEC n’est basé que sur des modèles mathématiques qui ne marchent pas

Ces modèles n’ont pas été et ne sont toujours pas capables de prédire la stagnation des températures de ces 15 dernières années. Mais ces mêmes modèles prétendent prédire ce qui va se passer dans 50 ou 100 ans !

Ces modèles sont fort imprécis, de par la nature même de la science climatique qu’ils mettent en oeuvre, qui en est a ses balbutiements. Sans rentrer dans le détail, ce dont je suis bien incapable, il suffit de voir qu’aujourd’hui aucun scientifique n’est capable de modéliser la formation de la vapeur d’eau (les nuages) qui est le principal gaz a effet de serre.

La meilleure façon de vérifier la solidité d’un modèle, c’est de le mettre a l’épreuve des faits. Nous avons une jolie période de plus de 30 ans pour comparer les prévisions aux observations en reprenant la présentation de James Hanssen faite devant le sénat américain en 1988.

Les modèles climatiques du GIEC insidieusement mis au service
de prévisions apocalyptiques

Modélisations / Prévisions présentées devant le Sénat Américain en 1988 par James HANSEN

James Hansen est Directeur du GISS (NASA) et responsable des mesures de températures dites GISTEMP. Il s’appuie sur la sécheresse et la canicule de l’été 1988 aux US pour convaincre le sénat américain de l’imminence du réchauffement climatique par l’effet de serre en présentant  plusieurs scénaris illustrés par des courbes alarmistes. Ces courbes apocalyptiques figurent dans les recommandations du GIEC et ont été reprises en particulier par Al Gore dans son film « Une vérité qui dérange ». Cet engrenage est à l’origine de l’hystérie climatique que nous subissons depuis lors.

ur hansen1988

L’augmentation de température constatée en 2012 (point bleu sur le graphique) est positionnée par rapport aux trois scénaris proposés à l’époque par Hansen :
– le scénario A (courbe en trait plein), supposait une croissance forte des gaz à effet de serre identique à la période 1970-1980.
– le scénario B (courbe en tireté) correspondait à une stabilisation des émissions de GES.
– le scénario C (courbe en pointillé) correspondait à un recul très important des émissions de gaz à effet de serre.

Ce qui s’est passé depuis 1988 en termes de Gaz à effet de serre (CO²) correspond au scénario A. Par contre pour les températures on se retrouve au niveau du scénario C.

Il s’en suit que la modélisation débouchant sur des scénarios alarmistes, mis encore en avant aujourd’hui par le GIEC et relayés par toute la presse francophone ne fonctionne pas et qu’il est malhonnête de vulgariser de tels résultats que la réalité des faits ne valide pas.

Dans la plupart des domaines scientifiques, la modélisation des connaissances  est normalement utilisée comme un outil de recherche permettant de mieux comprendre le fonctionnement des mécanismes en jeu. Ceci est d’autant plus vrai que l’état des connaissances est peu avancé.
La climatologie est dans ce cas de figure. C’est une science jeune, complexe, faisant appel à de nombreuses disciplines scientifiques. C’est peu dire que la compréhension des phénomènes est à son balbutiement.

Dans ce contexte on était en droit d’attendre que  les techniques de modélisation restent à l’état d’outils de recherche et de compréhension des phénomènes et que les résultats de la modélisation ne soient pas utilisés comme outils de vulgarisation de masse utilisés par une presse française complice (Le Monde, Libération en particulier).
Telle ne fut pas la politique du GIEC*, qui au contraire a utilisé tous les vecteurs possibles pour donner une audience maximum à des résultats peu fiables utilisés dans le seul but de véhiculer la peur dans le grand public.

Dès lors on comprend mieux la signification de paroles tenues par divers hauts fonctionnaires d’instances comme l’ONU**, le PNUE*** et particulièrement les représentants du GIEC comme par exemple Sir John Houghton, 1er président du GIEC clamant :
« Si nous n’annonçons pas de catastrophes, personne ne nous écoutera !« .

Toute la philosophie actuelle du GIEC se trouve résumée dans ces paroles, ainsi que dans celles d’un certain nombre de ses illustres autres représentants.

*GIEC : Groupement intergouvernemental sur l’évolution du climat
**ONU : Organisation des Nations Unies
***PNUE :  Programme des Nations Unies pour l’Environnement

Quelques citations de scientifiques ayant quitté courageusement le GIEC

« Le GIEC vient de faire naufrage à un niveau hilarant d’incohérence. Ils proclament une augmentation de la confiance envers leurs modèles alors que les contradictions entre ces modèles et les observations augmentent. »
Richard Lindzen, climatologue, Chaire Alfred P. Sloan en météorologie du Massachusetts Institute of Technology (MIT)

« Si les choses continuent comme elles l’ont fait, dans cinq ans, au plus tard, nous devrons reconnaître qu’il y a quelque chose de fondamentalement faux dans nos modèles climatiques. Une pause de 20 ans du réchauffement n’existe dans aucun modèle climatique. » 

Hans von Storch, Professeur à l’Institut de Météorologie de l’Université de Hambourg, Directeur de l’Institut pour la Recherche Côtière du Centre de Recherche Helmhotz (autrefois le GKSS) à Geesthacht en Allemagne.

ou le ridicule ne tue pas…

mais surtout une bien belle manière de faire péter la bulle encore un peu plus vite.

 

Vous l’avez certainement vu ou lu dans les médias, traité sous divers angles.
Aussi INVRAISEMBLABLE que cela paraisse, quelques centaines de « scientifiques » (il y a en fait un peu de tout), ont osé demander à leur Ministre de tutelle, ainsi qu’ à l’Académie des Sciences de valider et d’approuver leurs travaux. Et dans le même temps de faire taire Claude Allègre et Vincent Courtillot à travers leurs derniers livres publiés, notamment lorsqu’ils  insistent sur le fait que les “affirmations péremptoires” de MM. Courtillot et Allègre ne passent pas par le filtre standard des publications scientifiques.
1. Encore faut-il que les affirmations en question aient une visée scientifique ! Un livre, c’est plutôt de la vulgarisation.
2. Ceci est complètement faux au moins pour Vincent Courtillot qui, je cite « sur les 5 dernières années a fait 6 publications dans des revues internationales de très haut niveau et que deux autres sont actuellement en relecture par des pairs anonymes »
On sait à peu près d’où cela vient : Valérie Masson Delmotte (Directrice de recherche au CEA), comme Jean Jouzel, tous deux impliqués fortement dans le GIEC, J. Jouzel en étant le Vice président.
Ces mêmes climatologues pourraient plus utilement corriger le dernier rapport AR4 du GIEC lui aussi truffé d’ « erreurs », volontaires j’insiste, et pas seulement sur la date de fonte complète des glaciers de l’himalaya (prévue par les bons modèles climatologiques en 2035… au lieu de 2350 : oui oui sérieux c’est dans le dernier rapport du GIEC aux politiques. C’est aussi nul et « naïf » que la pétition d’aujourd’hui.
 
Il y aurait beaucoup de choses à dire au sujet de cet épisode sidérant mais les bras m’en tombent. Néanmoins je pense que nous sommes face à la plus parfaite démonstration de la dérive que peut entraîner un « machin » comme le GIEC, lorsque Science et politique ne sont plus indépendantes. L’inquisition, le Lyssenkisme on pourrait penser que ça ne peut plus arriver au 21ème siècle ? Eh bien non, nous en avons la triste illustration. Ces gens là ne sont pas naïfs pourtant, je dirai même qu’ils sont devenus « de bonne foi ». Lorsqu’on s’autoproclame LA communauté de chercheurs en climatologie et que l’on décrète que le débat est clos, on s’expose à ce genre de dérive fatale.
 

Pour ceux qui le souhaitent voici quelques liens ou citations vers des réactions à cette pétition reflétant parfaitement ce que je pense de cette très sidérante histoire.

 

 

 Benoît Rittaud : dans une Lettre ouverte aux signataires de l’appel

« Éthique scientifique et sciences du climat »
« En dévoyant le sens du processus de relecture par les pairs, aussi bien qu’en soumettant votre travail à l’imprimatur de structures politiques, vous ne réalisez sans doute pas la portée de votre geste. Votre assaut dérisoire se fait au prix d’un précédent extrêmement dangereux, qui fragilise la science dans son ensemble et va contribuer à affaiblir plus particulièrement la climatologie. Nous touchons là à des idées qui vont bien au-delà du seul débat sur le climat : la place de la science, la liberté d’opinion. »
"Un scientifique n’a pas pour vocation de chercher ce qui est bien ou mal mais plutôt ce qui est vrai ou faux"
 

Benoît Rittaud est directeur de recherches en mathématiques au CNRS, il anime un blog remarquable et surtout il vient de publier un non moins remarquable livre : « Le Mythe climatique » publié au Seuil – mars 2010

 

 

 

Christophe Barbier, dans une excellente chronique de l’Express : Allègre et le bris de vert
"Les écolos-catastrophistes sont les meilleurs alliés d’Allègre l’approximatif."
"Triste spectacle que ces escouades de savants se réfugiant dans les jupes de Valérie Pécresse, pour que leur ministre les protège de Claude Allègre."
"Que les amoureux de la nature renouent avec l’humanisme : on ne sauvera pas la planète contre l’homme"
« Allègre fait un malheur comme prophète parce qu’il n’est pas un prophète de malheur. »

 

Laurent Joffrin dans Libération : « Vérités »

« …Au fond, pourquoi le climatoscepticisme a-t-il autant gagné en visibilité depuis trois ou quatre mois ? … L’opinion, on le voit dans beaucoup de domaines, se méfie d’instinct des vérités officielles. L’expression de thèses péremptoires, la dénonciation virulente des questionneurs, la transformation de résultats scientifiques en prêches exaltés finissent par nuire à la cause qu’on veut défendre. Ces dérives avivent aussi une question plus philosophique : croit-on encore au progrès ?…»

 
Jean François Kahn dans Marianne : « …de là à ce que des scientifiques, en l’occurence des climatologues, exigent, par pétition, que le pouvoir politique en place sévisse contre ce "délinquant" intellectuel qui ne partage pas leur point de vue, il y a, sans doute, un pas de trop qui n’aurait pas du être franchi. Comme si c’était à Sarkozy ou a sa ministre de juger de la pertinence d’une théorie scientifique"« …

 

 

Marc Ménessier interviewe Vincent Courtillot dans Le Figaro :

« Le GIEC n’est pas le garant de la vérité scientifique »

"Je n’oublie donc en rien «les principes de base de l’éthique scientifique», comme cela m’est reproché. Mes collègues et moi avons simplement contribué à ouvrir un débat qu’il était auparavant très difficile d’avoir."

 

Lire l’interview ici

Réponse de V. Courtillot sur RTL

 

 

 

 
Jean-Marc LÉVY-LEBLOND Physicien et épistémologue dans une tribune de Libération :
« que les signataires jugent nécessaire de faire appel aux pouvoirs politiques et administratifs pour étayer leurs positions revient à reconnaître le manque d’indépendance qui leur est reproché par leurs adversaires, et qui obère la fiabilité des travaux du Giec».
"La pétition adressée par plusieurs chercheurs à leurs autorités de tutelle ouvre, de l’intérieur, une brèche sans précédent dans l’autonomie intellectuelle qu’à toujours revendiquée le milieu scientifique"
 

 

Serge GALAM – Physicien – dans « Causeur » :

« Des scientifiques demandent une police de la science »

" …si les signataires s’estiment victimes d’affirmations mensongères ou calomnieuses, cela relève de la loi. C’est donc à la justice, pas aux institutions scientifiques qu’ils doivent faire appel. Demander à celles-ci de trancher en désignant les bons et les mauvais est proprement effrayant quand on en envisage toutes les conséquences. Les signataires ont-ils réfléchi au précédent qu’ils ont créé ? "

"Lorsqu’une théorie scientifique prend le pouvoir pour sauver les hommes, cela s’est toujours terminé par des massacres"

 

Voir l’article ici.

et sur France 5.fr

 

 

 

 

 

Axel KAHN – Génétitien – dans Marianne du 9 avril 2010 :

"Le but de ce texte n’est aucunement de faire taire les adversaires du réchauffisme. Il trahit plutôt l’infantilisme extravagant d’une partie de la communauté scientifique si assurée de son confort paisible et certaine d’être adoubée, que l’inconfort de la critique lui semble invraisemblable."
 
"Mais, au-delà de la pétition, ce qui fait problème et ne me semble pas acceptable, c’est que certains journaux choisissent leur camp, et épousent une cause en vouant ceux qui s’en écartent aux gémonies."

Cela fait déjà plusieurs fois que la présentation tendancieuse d’articles de cette revue me fait sursauter. Cette fois ci c’est la bonne, je me suis fendu d’un petit courrier à la rédaction pour ne pas reconduire mon abonnement. Je ne sais pas si il y a un "lien" avec les revues au titre similaire : Sciences et Vie et Sciences et Vie Junior. Mais d’une manière générale ces titres emboîtent la pensée unique comme Sciences et Avenir ou alors, plus inquiétant, cautionnent des affirmations idéologiques, des approximations scientifiques et des pseudo-sciences réfutées depuis longtemps (Sciences et Vie). Ou l’accréditation du pouvoir des sorciers comme l’a fait récemment Sciences et Vie Junior.
Ne reste t-il que La Recherche et Pour la Science sans idéologie et sans parti pris ? A vérifier.
 

 

 

 

 

Cultures en terrasses en Chine

 

               L’homme et l’agriculteur en particulier  ont toujours magnifiquement su entretenir et améliorer  leur environnement…

…n’est ce pas Monsieur Yann Arthus Bertrand.

 

 

Bonjour,
Veuillez trouver ci joint un courrier traduisant mon insatisfaction concernant le traitement de l’information par votre revue.
Et par voie de conséquence mon souhait de non réabonnement.
Je n’en ai pour preuve que les titres de votre dernier numéro  concernant le climat :

"La surenchère des climatosceptiques" (en page de couverture) : Ne pensez vous pas que cette surenchère se trouve du côté du GIEC, de son alarmisme basé sur des modélisations hasardeuses qui ne sont en tous cas pas en rapport avec l’état de la science climatique et ses incertitudes actuelles.
"Ceux qui accusent et ceux qui produisent de l’information" : Ce titre et les commentaires associés sont on ne peut plus tendancieux. Cette ségrégation est manichéenne, tout ce que vous faites dire aux uns vous pouvez le faire dire aux autres.
 
Je viens de recevoir le dernier n° de sciences et Avenir. J’ai le regret de vous dire que l’information que vous fournissez n’est pas différente de celle que l’on retrouve dans la grande presse, en particulier eu égard au traitement et à la rigueur scientifique dont elle devrait s’inspirer.

 

J’en veux pour preuve vos articles sur le climat.

Ils donnent l’illusion de traiter exhaustivement le sujet, mais sur le fond vous prenez parti et ne faites que continuer a asséner les canons du GIEC, alors que Phil Jones lui-même vient de reconnaître dans une interview publiée à la BBC le 10 février dernier que :

– Les réchauffements observés pendant les périodes 1860-1880, 1910-1940, 1975-1998 et 1975-2009 ne sont pas statistiquement différents.

Il n’y a pas de réchauffement enregistré entre 1995 et 2009, il y a même un léger refroidissement mais qui n’est pas significatif.

La possibilité que la planète ait connu au Moyen âge des températures équivalentes à aujourd’hui existe.

Les sources naturelles (non anthropiques) du réchauffement observé depuis 1975 sont en dehors de son domaine d’expertise.

Ces déclaration étonnantes de la part d’un très actif réchauffiste sont l’antithèse de tout ce que le GIEC avait communiqué jusqu’au Climate Gate, que Phil Jones lui-même avait contribuer malhonnêtement a étayer.

La seule chose que vous trouvez à dire sur Phil Jones c’est qu’il a fait l’objet de menaces de mort. C’est effectivement terrible pour un chercheur intègre de cette pointure !

Je pourrais multiplier les exemples sur votre dossier. Je pense tout simplement que votre dossier n’est pas objectif et qu’il est même tendancieux. Vous essayez de faire croire que vous donnez la parole aux sceptiques, mais vous croyez profondément au crédo réchauffiste. Je ne connais pas votre organisation, mais j’ai l’impression que, soit vous êtes noyautés par ces mêmes organisations écolo qui elles mêmes ont noyauté le GIEC et nos politiques, soit tout simplement vous faites de la presse dite scientifique pour l’audimat et la plus grande masse des nouveaux croyants.

 

Vous avez traité de la même façon les dossiers OGM et abeilles.

En ce sens que vous avez toujours préféré donner, non pas la parole, mais votre aval à des pseudo scientifiques idéologiquement engagés comme Séralini… plutôt qu’aux avis de l’AFSSA qui regroupe les véritables compétences intègres et indépendantes. Plusieurs numéros concernant la saga des abeilles m’avaient à l’époque particulièrement choqué. Vos colonnes étaient largement consacrées entre autres aux gesticulations des syndicats apicoles et autres ONG vertes sur, par exemple le dernier accusé en date le Cruiser, alors que le remarquable avis de l’AFSSA clôturant 10 années d’observations et d’études sérieuses et intègres du problème ne méritait qu’un petit encadré à peine commenté. De quel côté se trouve la Science ?

 

Dans ces conditions je suis au regret de vous dire que je ne renouvellerai pas mon abonnement à votre revue. Il vous est par ailleurs tout a fait possible de passer ces quelques lignes dans votre courrier des lecteurs.

 

Bernard CURE

Ingénieur agronome