Category: Voyages


Golf de Souillac à Lachapelle-Auzac

Golf de Souillac à Lachapelle-Auzac

20150524_135345_2P1070174_1La ville de Souillac est située dans la fertile vallée de la Dordogne, alors qu’à une dizaine de kilomètres au nord, aux abords du Causse, le golf de Souillac occupe une partie de la commune de Lachapelle-Auzac. Cette situation privilégiée m’a permis de découvrir quelques espèces de la flore des coteaux calcaires menant vers les causses de Martel et de Gramat.

La Dordogne à Souillac

La Dordogne à Souillac

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Platanthera bifolia (L.) Rich. – Orchis à deux feuilles

P1070271_1P1070253_1. . . L’orchis à deux feuilles mesure de 25 à 50 cm de hauteur. Il est assez commun et se rencontre dans les bois clairs, les prés et lieux frais où ses fleurs odorantes blanc verdâtres s’épanouissent de mai jusqu’à juillet. La plante possède deux grandes feuilles ovales oblongues à sa base. . . . . . Les fleurs sont d’un blanc verdâtre. Le labelle est allongé. L’éperon est long et étroit. Les loges polliniques sont rapprochées et parallèles. Ce qui permet de distinguer cette espèce de l’Orchis verdâtre (Plantanthera chlorantha) chez qui les loges polliniques sont écartées et divergentes. . . 20150527_095925P1070266_120150527_095554_1

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Anacamptis pyramidalis (L.) Rich. – Orchis pyramidal

20150527_105922_1 P1070298 L’orchis pyramidal est une plante qui mesure de 25 à 60 cm. On le trouve dans presque toute la France où il colonise les sols calcaires de préférence, les pelouses, les côteaux secs ou bien exposés. Il fleurit de mai à juillet. Les fleurs sont groupées en un épi court, d’abord pyramidal puis devenant ovoïde-oblong . 20150527_105808P1070292_1. .   . . . . . . . . ………..

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L’Ophrys scolopax ssp scolopax Cav., 1793 

L’ Ophrys bécasse

Ophrys scolopax sur talus herbeux - Lachapelle-Auzac

Ophrys scolopax sur talus herbeux – Lachapelle-Auzac

20150527_111644C’est une orchidée méditerranéenne, appelée également Ophrys oiseau par Bonnier, qui fleurit d’avril à juillet dans les lieux herbeux secs calcaires ou boisés du Midi, du Sud-Ouest des Charentes et en Corse. D’une hauteur de 30 à 45 cm, elle présente 3 à 10 fleurs insérées sur un épi long et lâche . . . . . . . . . .

 

 

 

Discussion :

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Fleur munie de 3 grands sépales oblongs roses rayés de vert, 2 petits pétales roses et un grand labelle tacheté.

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Le labelle est surmonté d’un appendice lancéolé et courbé et porte à la base deux petites gibbosités coniques. Les deux lobes latéraux sont courts.

Cet Ophrys peut être confondu avec Ophrys scolopax ssp apiformis (Desf.) ou Ophrys picta Link, 1800 appelé Ophrys peint. Cette sous espèce a des fleurs plus petites que l’O. bécasse. Elle est très bien représentée dans le sud de l’Espagne (Andalousie) et peut être présente dans le Languedoc – Roussillon.

Une autre sous espèce est également proche, il s’agit de Ophrys vetula Risso, 1844 ou Ophrys pseudoscolopax (Moggr) appelé Ophrys fausse bécasse

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Le labelle comprend un lobe central de couleur brun pourpre velouté, avec des taches jaunes symétriques.

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Melittis melissophyllum L., 1753 – Mélisse des bois

Plante vivace de 20-50 cm de hauteur, veluehérissée, à odeur forte. Elle présente une souche traçante et une tige ordinairement simple. Ses feuilles sont grandes, vertes, pétiolées, ovales, fortement et régulièrement crénelées. Ses fleurs sont purpurines ou blanches, tachées de rose, très grandes et pédicellées, On dénombre 1-2 fleurs à l’aisselle des feuilles, inclinées du même côté. Elles apparaissent de juin à août. Présente partout en France où elle décore les haies et les talus ombragés.

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Cephalanthera longifolia (L.) Fritsch – Céphalanthère à feuilles en épée

Le Céphalentère à feuille en épée est une espèce de 20 à 60 cm de hauteur. Les feuilles sont distiques, très rapprochées et dressées, aigües au sommet. Les fleurs, au nombre de 6 à 18 forment un épi très lâche. Elles sont munies d’une petite bractée membraneuse de 2 à 3 mm à leur base. La floraison a lieu en mai et juin. c’est une plante que l’on trouve dans les bois secs, les coteaux pierreux, plutôt calcaires. 20150527_11385120150527_114412 Le labelle est taché de jaune au sommet, à languette plus large que longue, marquée de 5 crêtes en dessus 20150527_114357 P1070217_1 P1070628

Vieille Prune de la distillerie Louis Roques à Souillac

Vieille Prune de la distillerie Louis Roques à Souillac

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Réserve Impériale

Je ne connais pas Maxime Tandonnet mais c’est quelqu’un que je lis régulièrement à travers son blog. Il dit les choses comme j’aimerai bien pouvoir les écrire. Je me reconnais très souvent dans ses réflexions et sa logique, empreintes d’une grande connaissance de notre société et du monde politique qu’il a pratiqué. Ses billets sont pour moi une bouffée d’oxygène et autant de repères qui me guident dans ma propre réflexion sur ce monde dans lequel nous vivons.

Merci à Maxime pour sa grande sagesse son humilité et son respect de l’autre.

Maxime Tandonnet – Mon blog personnel

 RETOUR DE CHINE – Publié le 11 novembre 2012 par Maxime Tandonnet

 Je rentre tout juste d’une semaine à Pékin et dans ses environs. La Chine, de ce que j’en ai vu et de multiples témoignages entendus, ne figure plus parmi les « pays émergents » mais se présente comme une grande puissance planétaire.

La capitale offre un contraste saisissant entre la modernité poussée à son paroxysme avec un réseau autoroutier intense, un parc automobile quasi neuf, la prolifération de gratte-ciels, une cité ruisselante de lumières, et le respect de la tradition qui s’exprime dans la richesse du patrimoine historique – le Palais d’été, oasis de paix est une pure merveille – la sérénité, la tranquillité, la simplicité populaires. Le soir en centre ville, les Pékinois de tous les âges et toutes conditions descendent sur la voie publique, se groupent  spontanément par milliers et se livrent à des ballets improvisés au son d’une radio.  Des poches de pauvreté subsistent dans les quartiers déshérités de banlieue mais ni la misère ni le désœuvrement n’apparaissent. 

Un haut fonctionnaire du régime m’ayant invité à dîner avec ses amis chinois m’explique : « Les droits de l’homme? Songez qu’il y a un demi-siècle, la famine causait dix millions de morts chaque année au point qu’on mangeait de la chair humaine… » Aujourd’hui, il est vrai, le taux d’alphabétisation de ce pays d’un milliard et demi d’habitants est de presque 100%. L’électricité et l’eau courante parviennent quasiment partout, jusque dans les campagnes les plus reculées. Une majorité de jeunes suit des études supérieures.

Les Chinois adorent discuter, échanger sur tous les sujets. Les blogs et sites d’échange prolifèrent sur Internet, où  s’expriment les difficultés de la vie quotidienne, le chômage, la corruption, le crime organisé, les archaïsmes persistants comme ce passeport intérieur qui condamne une partie de la population déracinée à l’exclusion.

L’autorité du parti unique – à l’heure de son 18e Congrès qui bat son plein – et le culte du « grand Timonier », son créateur, conservent cependant un caractère absolument tabou, intouchable. Un silence assourdissant pèse sur les crimes de Mao, les soixante millions de morts du grand bond en avant, les atrocités de la révolution culturelle et plus récemment, Tian An Men.  Les dirigeants chinois vivent en effet dans la hantise d’une déstabilisation et d’un éclatement du pays sur le modèle de l’URSS.

Cependant, toute forme d’idéologie est morte dans ce peuple de commerçants, obnubilé par l’attrait de la richesse, immensément fier, à juste titre, de son identité quatre fois millénaire et de son formidable essor économique. Le parti est un outil, un instrument de pouvoir n’ayant de « communiste » que le nom, destiné à préserver la cohésion sociale. Et cela, nul ne s’en cache.

Naïf, j’interroge à la fin du dîner mon interlocuteur : « Mais comment pouvez-vous vous considérer comme « communistes » avec une société aussi inégalitaire que la vôtre ? » Le haut responsable écoute attentivement la jeune femme qui traduit, reformulant lentement ma question. Je vois peu à peu son visage s’illuminer, un sourire se former sur ses lèvres, qui se transforme en hilarité. Il échange quelques mots avec ses voisins, un rire profond secoue la table et mon nouvel ami me répond : « Nous en Chine, nous pensons que plus il y a de  riches, moins il y a de pauvres… C’est vous les Français qui êtes communistes, pas nous! » 

« Marché » local dans la petite ville de Rahoe, à la frontière Russe le long du fleuve Wusuli

Centre commercial de Pékin la nuit – Dongcheng

voir mes précédents billets ici :

Retour de CHINE  – Les BIOTECHNOLOGIES, domaine clé de la Recherche Développement

Retour de CHINE et actualités de la mi aôut

12 mai 2010 – Départ pour la Chine, Province de Mongolie Intérieure

Retour de Chine – Mongolie intérieure et Pékin

Impressions de Chine – juin 2011- HAILAR Mongolie Intérieure – Organisation administrative et géographique de la Chine

L’AGRICULTURE CHINOISE – Aperçu partiel après 3 missions dans le nord du pays

Chine : Retour le 23 juillet 2009

La CHINE et la province du Heilongjiang

Fin septembre 2012, après avoir effectué une mission de formation d’une semaine auprès de cadres Marocains de l’agriculture à Marrakech, départ vers Essaouira en car « Supratours », super-confortable, pour une rencontre de quelques jours avec la belle et mythique Mogador.

Le voyage s’effectue sous un ciel encore chargé des reliquats des premières pluies du jeudi 27. Pluies bienfaitrices et très attendues, suite à la sécheresse particulièrement importante de l’année 2012, mais également pour la réussite des semis imminents de céréales.

Comme souvent dans ces circonstances, on assiste à un reverdissement quasi instantané de la campagne, mais également au réveil d’oueds jusqu’alors asséchés, transportant en flux bouillonnants sédiments et alluvions jusqu’à la mer. Telle ne fut pas ma surprise en arrivant sur les hauteurs d’Essaouira de découvrir la plage avec une eau couleur chocolat, en lieu et place des reflets turquoise et bleu profonds habituels.

ESSAOUIRA, la belle Mogador

 La légende d’Essaouira s’est créée grâce à de nombreux acteurs. Théâtre de nombreux échanges entre grecs, phéniciens et carthaginois dès le VIè avant JC, les romains y créent une florissante exploitation de pourpre au 1er siècle avant JC.

La kasbah derrière les remparts, vue de la sqala du port

 Les portugais laissent de leur bref passage au début du XVIème siècle le nom de Mogdura qui deviendra Mogador pour les français. Un siècle plus tard, stimulée par les activités de nombreux commerçants juifs, elle devient « Souira » ou « petite forteresse » grâce au sultan Sidi Mohammed Ben Abdellah qui fait appel à un architecte français Théodore Cornut pour édifier un port de commerce dès 1765. Un heureux détournement de la lettre « s » en arabe donne Essaouira qui signifie « bien dessinée ».
L’Araucaria est l’arbre emblématique de la ville d’Essaouira. Sa silhouette d’un vert sombre et soutenu se détache admirablement sur les remparts étincelants de la médina.L’Araucaria ou Pin de Norfolk — qui n’est pas un pin — (Araucaria heterophylla, synonyme Araucaria excelsa) est un conifère de la famille des Araucariacées. C’est une espèce endémique de l’île de Norfolk dans le Pacifique située entre l’Australie, la Nouvelle Zélande et la Nouvelle Calédonie. J’avais déjà eu l’occasion d’admirer son port remarquable en Australie, dans l’île de Kangaroo island au sud d’Adélaïde. Sa tolérance pour le sel et le vent en fait un arbre adapté aux côtes où il ne gèle pas. Il se distingue de l’Araucaria du Chili (Araucaria araucana), qui porte des feuilles pointues et piquantes que l’on appelle « le désespoir des singes », ces animaux ne pouvant y grimper pour attraper leurs fruits.

Jeunes feuilles en fines écailles vert tendre d’Araucaria heterophylla

Fenêtres sur Essaouira

Un petit magazine très pratique sur Essaouira

La route d’Essaouira à Agadir rejoint la côte à Tamri, à une quarantaine de km d’Agadir. De nombreux spots de surf et des programmes immobiliers s’organisent sur le secteur. Néanmoins j’ai préféré la route côtière entre Casa, El Jadida, Safi et Essaouira, empruntée même rapidement l’année dernière à la même époque (voir ici le diaporama). 

Jolies vagues de l’atlantique propices au surf à Tamri

Taroudannt

Agadir se contourne par l’est. Taroudannnt est sur la route de Ouarzazate, avec maintenant une voie rapide qui démarre à Ait Mellal, passe par l’aéroport d’Agadir Al Massira et traverse la plaine agricole de l’oued Souss région de productions intensives d’agrumes et de tomates pour l’exportation et l’approvisionnement de l’Europe.

La porte Bab Essalsia, une des huit portes d’entrée dans la médina de Taroudannt

Patio du Riad Tafilag, avec son Chorisia speciosa (kapokier)

 
 Taroudannt que l’on appelle aussi la petite Marrakech est située à 80 km à l’est d’Agadir. Ses 8 km de magnifiques remparts ocre, rose et jaune n’ont en effet rien à envier à ceux de son aînée. J’ai logé dans le très joli Riad Tafilag au coeur de la Médina, L’accueil est particulièrement chaleureux et sympathique. La situation centrale du Riad permet d’être proche de toutes les curiosités et des beautés que recèle cette ville chargée d’histoire.

De Taroudant à Tafraout, sur la route des agadirs de l’anti-atlas Marocain

J’ai quitté Taroudannt en fin de matinée, la ville encore chargée des brumes du fond de la vallée du Souss (de l’air humide en provenance d’Agadir et de l’Atlantique), avant que le soleil ne vienne réchauffer la petite route très carossable filant vers le sud. On quitte assez rapidement la vallée du Souss pour rejoindre Igherm, la vallée des Ameln puis Tafraout. Tout ceci a travers des paysages époustouflants aux coloris aux coloris extraordinaires.

Nous quittons les cultures intensives sous serre de la plaine pour entrer dans la montagne, domaine du rocher, de l’arganier et de l’amandier omniprésents. Les pentes de ces imposantes montagnes sont très souvent, lorsque l’eau peut être captée ou récupérée, occupées par des terrasses dédiées à la culture des céréales, dont les murets en pierre façonnent des paysages de toute beauté. C’est ainsi que l’on découvre nombre de villages avec leur aire de battage et les fameux agadirs permettant de stocker le grain.

Les agadirs de l’anti-atlas marocain

On dénombre près de 500 agadirs ou igoudars ou ighrems dans le sud du Maroc.

Il en reste très peu en service.

Ces constructions sont considérées au Maroc comme les ancètres des banques. Les Agadirs servaient à entreposer la principale « richesse » de cette région qu’étaient les récoltes de céréales. Les familles venaient également  déposer dans ces « chambres » tout ce quelles avaient de précieux : bijoux, parchemins, testaments… Pour retirer tout ou partie de ces biens, il fallait s’adresser à un gardien connu et reconnu pour sa probité, lui seul possédait la clé de la porte d’accès à l’agadir. En cas de litige, fait rarissime, une commission d’anciens se réunissait pour résoudre le problème. Les agadirs sont construits avec les matériaux traditionnels, pisé, pierre et bois de palmiers. Les portes d’accès sont souvent superbes en bois scuplté, ornées et incrustées de fer et de cuivre.La sécurité de ces banques était assurée par des tours de surveillance aux quatre coins de l’édifice et bien souvent par une situation sur un promontoire leur permettant de surveiller les alentours. 
 

Les greniers collectifs au Maroc – Compte rendu de mission (1941 – 1942) par Dj. Jacques Meunié

Tafraout et la vallée des Ameln

Tafraout est située à 1000 m d’ altitude, entourée de monts hauts de 2500 m. Un oasis ? Pas tout à fait mais des palmiers, des oliviers et des amandiers et bien entendu les arganiers entourent la ville. Tafraout et la vallée des Ameln est le centre de la tribu des Berbères Chleuh, célèbres pour leur sens des affaires. Souvent ils s’activent loin de leur vallée jusqu’en Europe. Quand ils ont réussi dans le commerce, ils reviennent et se font construire de grandes et belles maisons…

Les fantasmagoriques rochers de la riche Tafraout

L’anti-atlas au dessus de la vallée des Ameln

Anciennes cultures en terrasses et arganiers sur les pentes de l’anti-atlas

Village perché à l’entrée de la vallée d’Ameln

Ecureuil terrestre Nord-Africain – Atlantoxerus getulus

La vallée d’Ameln au pied du rocher de la tête de lion

Spécimens de plantes succulentes du Sud Marocain et de l’anti-atlas

 Les succulentes accumulent eau et éléments minéraux dans les feuilles,  les tiges ou encore dans les racines.
C’est ce qui leur confère leur appellation de plantes « grasses », aux feuilles épaissies par la concentration des sucs. La transformation des feuilles en aiguillons ou la présence d’une couche cireuse comme chez les cactus leur permettent en plus d’éviter une trop forte déperdition d’eau, indispensable en climat chaud, sec et ensoleillé.

Voici deux exemples d’espèces endémiques du sud-ouest marocain, caractéristiques de l’arganeraie à euphorbes cactiformes, en relation quasi symbiotique avec l’arganier.

Euphorbes succulentes « surveillées » par un joli spécimen de figuier de barbarie (Opuntia ficus-barbarica)

Euphorbe de Beaumier et Kleinia anteuphorbium au pied d’un arganier victime de « désertification ».

Euphorbia officinarum L. subsp. officinarum

Synonyme : Euphorbia beaumierana Hooker fil. & Cosson

Le latex de ces euphorbes est vraisemblablement très riches en substances chimiques diverses (triterpènes, stéroïdes…)

Euphorbe de Beaumier (Euphorbia officinarum L. subsp officinarum)

 

 Kleinia anteuphorbium (L.) Haw.

Synonyme : Senecio anteuphorbium (L.) Sch. Bip.

LesKleinia sont des plantes de la famille des Asteraceaes (Composées). Son suc est irritant pour l’homme mais elle est néanmoins consommée par les chameaux.

Kleinia anteuphorbium au pied d’un arganier

Floraison de Kleinia anteuphorbium

Un excellent site bien illustré :

Biodiversité végétale du sud-ouest marocain

Diaporamas Sud Marocain

 De Taroudannt à Tafraout et l’anti-atlas marocain

 

Tafraout, la vallée des Ameln et la route de Aït-Baha

Avant d’être une destination au nom magique et évocateur d’improbables rivages et d’histoire ou se sont croisés sultans d’Oman, conquistadors portugais et grands voyageurs Britanniques, Zanzibar est un archipel d’une cinquantaine d’iles dont les trois principales sont : Unguja (appelée communément Zanzibar), Pemba et Mafia Island.

L’île principale de Zanzibar est située au nord de Madagascar dans l’océan indien, à une cinquantaine de kilomètres des côtes Tanzaniennes au niveau de Dar es Salam (voir carte ici)

Zanzibar jouit d’un régime politique semi autonome partagé avec la république unie de Tanzanie. L’origine du vocable Tanzanie provient d’ailleurs de la contraction des noms des deux pays fondateurs de la république tanzanienne : le Tanganika et Zanzibar.

L’île peut se découvrir en deux temps (voir carte ici) :

– la côte ouest où se situe la capitale Stonetown, typique de l’activité portuaire et bouillonnante de vie et d’évènements. Cette côte est actuellement moins exploitée par le tourisme naissant.

– la côte Est est par contre bordée d’un joli récif corallien situé à une distance de 500 à 1500 mètres du rivage, formant ainsi un platier propice à la culture des algues  par les populations locales. C’est le paradis des plongeurs, notamment autour de l’atoll de Mnemba au nord est de l’île, des kite surfeurs  et néanmoins du repos à l’ombre des cocotiers dans de magnifiques hôtels ou de simples chambres d’hôtes.

 Soleils couchants sur Stonetown et ballade en dhow

Stonetown : Les jardins de Forodhani

Les jardins de Forodhani ont été réhabilités grâce aux fonds du Patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO. Ils sont aménagés sur l’ancien site du port arabe créé par les sultans d’Oman. S’ils amènent un peu d’ombre et de fraîcheur bienvenue dans la journée, ils sont dès le coucher du soleil, le théâtre d’un immense restaurant de plein air pris d’assaut par un bouillant rassemblement de la population locale mêlée à quelques touristes ébahis.

ZANZIBAR, du clou de girofle à l’île aux épices

Le clou de girofle

Cime du giroflier où l’on récolte les bourgeons floraux, souvent à plus de 10 mètres de hauteur.

 

Le clou de girofle provient du giroflier (Eugenia Caryophyllata), grand arbre élégant de la famille des myrtacées (famille des eucalyptus) dépassant souvent une dizaine de mètres. Le « clou », c’est le bouton floral, récoltéjuste avant l’épanouissement de la fleur, qui est ensuite séché au soleil, ce qui lui donne cet aspect « brûlé ».

Clou séché, prêt à la consommation

 

Séchage des clous au soleil, le long des routes

Le clou de girofle, importé des îles Moluques en Indonésie par des marins français vers l’Isle de France (l’actuelle île Maurice) en 1818 puis aux Seychelles, à La Réunion, aux Antilles, à Cayenne puis à Zanzibar où il s’adapte très bien notamment sur l’île de Pemba.

L’économie du clou de girofle fait alors la fortune des sultans d’Oman. De la moitié du XIXe au milieu du XXe, Zanzibar domine le marché mondial qu’elle fournit à 90%.

La déforestation au cours du 20ème siècle, notamment sur l’île principale, a entraîné le déclin de la production.

Les trois premiers producteurs mondiaux devraient être (les statistiques sont fluctuantes et aléatoires) :

–          L’Indonésie : 85000 tonnes (70% de la prod. mondiale, surtout autoconsommée sous forme de cigarettes, les kreteks)

–          Madagascar ; 15000 tonnes

–          LaTanzanie : 10000 tonnes dont 5000 tonnes pour Zanzibar, surtout produit sur l’île de Pemba, plus fertile et plus agricole.

Dhow croisant dans le port de Stonetown, vue de l’hôtel Kholle house

Le commerce du clou de girofle fait l’objet d’un monopole d’état, ce qui immanquablement entraîne une forte activité de contrebande. Si le cours officiel (celui payé par l’état aux producteurs) est de 2000 Tsh/kg (1,25 €/kg), il est le double sur le marché noir, capté par des « grossistes » installés sur l’île qui acheminent ensuite la marchandise par dhows vers les côtes Kenyanes où il est négocié autour de 6 à 7000 Tsh/kg. 
Une des rares production locale : le savon au clou de girofle
   
 Blog de DadaZanzibar  : des initiatives fort intéressantes

« L’île aux épices »

Les autres épices comme le Curcuma, la Cannelle, le Gingembre… sont  produites en quantités bien inférieures à la production de clou… et pourtant il y a de la demande et toutes ces épices sont vantées par les agences de tourisme comme faisant partie de la « culture » zanzibarie. La production n’est pas organisée. Néanmoins on commence à voir quelques coopératives regroupant chacune 5 à 10 fermeirs se mettre à produire ces épices recherchées.

Rien à voir avec les « fermes » aux épices proposées à la visite des touristes

L’autre Zanzibar – Géographie d’une contre insularité

Le clou de Zanzibar passe en douce – Observatoire géopolitique des criminalités

La filière Clou de girofle à Madagascar

Plongée sur l’atoll de Mnemba

L’île « privée » de Mnemba est située à 2,5 km de la côte nord est de l’île de Zanzibar. Elle est cernée d’un magnifique et large atoll permettant quelques jolies plongées

 
 

 
 

Quelques jolies photos et vidéos ici : Pemba, Zanzibar et Mnemba, Mafia islands.

Ce nom chargé de tant de connotations magiques ne m’était pas inconnu et lorsque j’ai photographié, tout a fait par hasard, cette jolie petite plante esseulée, je ne me doutais pas que j’allais faire la découverte non seulement d’une espèce se raréfiant, mais en même temps pénétrer un peu plus avant les mystères d’une plante associée aux rituels magiques. Et ceci depuis l’antiquité jusqu’à nos jours puisqu’on l’on retrouve le mythe encore entretenu aujourd’hui dans l’inépuisable saga Harry Potter.

 J’ai croisé cette plante que je ne connaissais pas (Merci à Abdelkader TALEB, professeur à l’Institut Agronomique Hassan II à Rabat pour la détermination), lors d’un petit périple effectué cette fin d’été entre Casablanca et Essaouira par la superbe route côtière passant par El Jadida, Oualidia et Safi (voir le diaporama en fin de billet). Les deux photos ci dessous ont été prises le 27 septembre 2011 au cap Beddouza (cap Cantin), sur des sols très superficiels, calcaires en décomposition, surplombant de quelques dizaine de mètres le bord de mer.

Mandragore (Mandragora autumnalis) - Cap Beddouza, Maroc - Remarquer la petite taille et la texture des feuilles d'une plante adaptée à des conditions sèches

Mandragore (Mandeagora autumnalis) en début de floraison - Cap Beddouza (Cap Cantin), Maroc

  La plante ne fait pas plus d’une dizaine de centimètres de diamètre, partageant le biotope avec quelques Scilles maritimes (Urginea maritima) dont la floraison était terminée à cette époque.

Biotope de la Mandragore, partagé avec la Scille maritime (Urginea maritima) au Cap Beddouza - Maroc

 Voir les magnifiques photos du cap Beddouza dans le blog : La vie est un voyage – Il faut sauver Sidi Chachkal

Répartition géographique de Mandragora autumnalis au Maroc

 La Mandragore n’existe pas en France. C’est une plante de la famille des solanacées (pomme de terre, tomate, belladone…) en cours de raréfaction, mais que l’on peut encore trouver de ci de là dans quelques pays du pourtour méditerranéen : Espagne, Italie, Grèce, ex Yougoslavie, Proche-Orient et Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie).

Botanique

Sur le plan botanique il s’agit bien de l’espèce Mandragora officinarum qui comporte deux sous espèces :

Mandragora officinarum ssp officinalis, originaire de Syrie, répandue sur le pourtour méditerranéen, mais en voie de raréfaction. Floraison printanière.

Mandragora officinarum ssp autumnalis, originaire du Maroc. C’est la pubescence des feuilles de la ssp automnalis qui est caractéristique, en plus d’autres petits caractères comme la texture des feuilles plus « cuir » chez automnalis car cette dernière pousse en biotope plus sec. Floraison de septembre à janvier au Maroc.

   

Fleurs de Mandragora autumnalis

Mandragore et croyances

La mandragore est une plante riche en alcaloïdes (atropine comme chez la Belladone, scopolamine -1er sérum de vérité- et surtout d’hyosciamine, qui lui donnent des propriétés mydriatiques (dilatation de la pupille) et hallucinogènes. En théorie ces molécules peuvent être à l’origine d’une intoxication mortelle. Il n’est pas étonnant qu’avec de telles propriétés cette plante soit entourée de nombreuses légendes, les anciens lui attribuant des vertus magiques extraordinaires.

 C’est dans la racine en particulier que l’on retrouve la plupart de ces substances. C’est aussi cette racine qui est à l’origine de représentations humanisées. En effet cette racine pivotante est très développée et peut atteindre 1 mètre de long pour les vieux spécimens, notamment chez mandragora officinalis. Elle est de plus fourchue et rappelle la forme d’un corps renflé appareillé de deux jambes, deux bras, voir d’une tête et d’un sexe mâle ou femelle pour certains.

Mandragores. Manuscrit Dioscurides neapolitanus, Biblioteca Nazionale di Napoli

Voir : La Mandragore dans la culture dans Wikipédia – article très bien documenté.

Galerie des mandragores : de la plante aux croyances dans le blog Natures – article le plus complet que j’ai pu lire

Protection des cultures

Des études récentes mettent en exergue l’effet insecticide d’extraits de la racine de la plante, testés notamment sur Ceratistis capitata, la mouche méditerranéenne des agrumes.

Ces études sont menées dans le cadre de la lutte dite biologique qui met en oeuvre des produits naturels de protection des plantes (PNPP), en remplacement des produits issus de la synthèse chimique improprement appelés pesticides.

Dans ce cas précis, on voit bien que les matières actives d’origine naturelle (en général des extraits de plante)  autant que les matières actives issues de la synthèse chimique peuvent présenter  des propriétés toxiques sur l’homme, les animaux, la faune auxilliaire ou l’environnement en général.

Ce qui importe c’est que ces propriétés soient évaluées de la même façon, pour les produits naturels comme pour les substances chimiques. La double législation mise en place récemment en France ne me paraît pas crédible ni sur le plan scientifique, ni sur le plan déontologique. La législation concernant l’autorisation de mise sur le marché de produits naturels de protection des plantes, mise en place sous l’influence entre autres de groupes de pression « biologico – écologiques », est en particulier volontairement légère sur ces aspects sous prétexte que ces matières sont connues et naturelles.

Certes on me rétorquera qu’il y a une liste de produits connus et inoffensifs, que les « biopesticides » se dégradent rapidement sous l’effet de la lumière et qu’ils ont une persistance d’action limitée… qui d’ailleurs pose des problèmes d’efficacité sur le parasite à détruire… bref la porte est ouverte pour un intérêt qui a priori semble limité.

Biopesticides : alternative à la lutte chimique ?

De Casablanca à Essaouira par la route côtière