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Le politique embarrassé et peu transparent

Il semble que le pouvoir politique soit en bien mauvaise posture dans cette affaire : en cause paraît il, une communication déconnectée, une réticence à communiquer la liste des produits chimiques qui se sont enflammés dans la nuit du mercredi au jeudi 26 septembre… des déclarations de ministres de préfets embarrassées
Tout ceci ayant contribué à une réaction des populations relayées par les ONG (WWF, Robin des toits…) et autres partis politiques (LFI, EElv, PS…), bref une politisation comme d’habitude de l’évènement qui ne devrait pas être. Malheureusement un juste retour des choses, car nos politiques, années après années, ont sciemment préparé la peur, par électoralisme, démagogie, ambitions inavouées et manque de courage pour quitter la geôle où nous enferme l’idéalisme écologique (alimentation, pesticides, climat nucléaire, CO² devenu poison…).

Une « science » qui n’en est pas.

Attention là encore à une dérive de notre vocabulaire banalisant un mot sous couvert de progressisme.

Poussé dans ses retranchements le pouvoir politique fait appel à la « science » dans toute sa grandeur et son impartialité. Science qui dans le cas présent, n’est qu’une question d’expertise, de techniques analytiques, soit un sujet classique d’analyses chimiques constituant la routine journalière de nos laboratoires.
Les premières déclarations du Week-end suivant l’accident se sont voulues très rassurantes : « situation normale » de la qualité de l’air. Certes on peut comprendre et croire que les analyses les plus courantes ont été réalisées, avec des résultats négatifs impliquant une qualité de l’air normale. Mais qu’en est-il des molécules plus sophistiquées fabriquées et/ou entreposés sur le site Lubrizol ? Qu’en est-il de leurs métabolites (dioxines…) produits lors de la combustion et retombés sur les territoires sous le panache de fumée ? Tout a-t-il été analysé ? La mise en œuvre des analyses (échantillonnage) est effectivement plus compliquée, il faut du temps pour leur mise en œuvre et l’on comprend bien là aussi que le résultat ne peut être immédiat. C’est cela qui aurait mérité un peu plus de précision et de transparence pour être expliqué à la presse et aux personnes impactées par le phénomène.

Des décisions néanmoins prises au niveau agricole et de l’alimentation :

Malgré une situation « saine », plusieurs centaines d’exploitations agricoles sont touchées par une mise en quarantaine de la production. Là, pas d’états d’âme on applique le principe de précaution, c’est tellement plus simple ! Toutes les cultures sont gelées et ne peuvent faire l’objet d’un usage alimentaire : hommes et animaux. Si on peut à la limite comprendre la décision pour l’herbe et les fourrages donnés aux bovins laitiers, on la comprend beaucoup moins pour les betteraves qui sont en fin de cycle de végétation, qui sont en terre à l’abri des dépôts et qui subiront un process de transformation en sucre, qui fait considérablement chuter les quantités de résidus éventuels.

Lubrizol et Glyphosate : la science instrumentalisée par le pouvoir politique :

Deux exemples où pour plaire à l’opinion publique, la science est manipulée par le pouvoir politique : magnifiée dans un cas, discréditée dans l’autre :

dans le cas de l’accident Lubrizol, le pouvoir politique suite à une gestion maladroite et peu transparente du problème se sent coincé : il fait donc appel à l’ultime rempart qu’est la science pour s’en sortir : « nos analyses sont sérieuses, il n’y a pas de problème de toxicité de l’air, nous publierons tout… » : tout ce qui aura fait l’objet d’analyses bien sûr…
– alors que dans le cas du glyphosate et du Roundup, un autre cas hystériquement médiatisé, notre beau pouvoir politique s’assied confortablement sur l’avis de son agence nationale l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) : la décision unilatérale prise par la France fin 2017 d’interdire le glyphosate sous trois ans. Jamais l’Anses, pas plus d’ailleurs que ses onze homologues dans le monde, n’a formulé telle demande. Pour elle, correctement utilisé, le produit n’est pas cancérogène. L’interdiction est quand même bien maintenue !
Voilà deux facettes de l’utilisation dévoyée de la science, par le pouvoir politique. Et l’on pourrait en citer bien d’autres…

Il ne faut pas ensuite s’étonner de la défiance et de la perte de confiance du citoyen derrière chaque déclaration de ce pouvoir politique. Ce n’est même plus “on nous cache tout, on ne nous dit rien”, c’est “de toute façon, ce qu’on nous dit n’est pas vrai” ».

Et pour ne rien arranger, mais ceci explique cela : A lire absolument !

Omerta sur une catastrophe industrielle majeure aux portes de Paris – Le monde diplomatique

Mise à jour du 3 octobre 2019 : « L’increvable mythe du « nuage de Tchernobyl » par Géraldine Woessner – Le Point

Lubrizol

InraCe n’est pas nouveau. Cela fait un moment que cela dure, mais cette fois ci les orientations de l’institut sont clairement exprimées en tant qu’attitude régressive alors que les perspectives d’innovations apparaissent confuses et du domaine du non dit.

Dans un document (approuvé le 19 septembre 2018 par le conseil scientifique de l’Institut), titré : « Stratégie de l’Inra en matière d’utilisation des technologie d’édition du génome végétal » l’Inra dévoile ses piètres ambitions dans le domaine de la génétique et de la création variétale grâce à l’utilisation des nouvelles technologie d’édition du génome.

La posture décliniste est clairement affichée dès l’introduction :

Ce ne sont ni l’innovation, ni la création de variétés nouvelles (qui permettraient de résoudre les divers problèmes environnementaux ou de santé humaine) qui préoccupent l’Inra, mais les « débats sociétaux et réglementaires relatifs à ces technologies« . L’Inra et son conseil scientifique conditionne et restreint son programme de recherche à la demande sociétale. Demande sociétale totalement manipulée par des ONG et autres groupes activistes de l’écologie politique ayant contribué à formater cette opinion à grand renfort de désinformation.

Dans cette même introduction l’institut rappelle ses valeurs : « contribuer au progrès environnemental, social et économique« . Il me semble pour l’Inra, que la première valeur doit être le progrès agronomique au service d’un progrès économique et environnemental, qui ensemble conditionnent le progrès social et non l’inverse.

La recherche à reculons

La recherche, l’innovation, on essaie de les trouver à travers les 6 principes qui composent les « éléments de stratégie ».

1er principe :

« …maintient d’une capacité d’expertise… » : on ne parle même pas d’acquisition d’expertises nouvelles qui serait la moindre des choses pour un institut de recherche. On peut aussi se poser la question : une expertise pour quoi faire ? C’est écrit : « … une capacité… à évaluer les limites… » sous entendu (c’est moi qui précise) évaluer les limites des variétés de la recherche privée, puisque la recherche publique ne fait plus de recherche et s’en remet à la vox populi… ou aux syndicalistes SUD Recherche EPST maison qui refusent de voir ces techniques « se répandre dans les champs »

2ème principe :

« des technologies indispensables à l’acquisition des connaissances…‘ : quelle finalité ! quel objectif ambitieux !!! De l’acquisition de connaissances pour quoi faire : de la création variétale ? Ce n’est surtout pas précisé ! Minable ambitions de la part d’un institut national de recherche.

Les 4 autres principes

Ils sont de la même veine. Sur l’ « utilisation des technologies du génome en amélioration des plantes » et la « Conduite des expérimentations« ,

« L’évaluation des possibilités offertes » par ces nouvelles technologies… « est légitime au sein de l’Inra« …  Y a t’il vraiment besoin de le rappeler ici, tant c’est une évidence ! « La justification d’essais au champ sera soumise à un comité d’experts… » Un de plus, le Conseil scientifique de l’Inra ne suffit pas ? Par contre il suffit de bien compliquer les choses pour bloquer le système. La démarche a déjà été bien rodée avec les OGM.

L’Inra invite Bové pour l’anniversaire d’un de ses départements

Peut être parce qu’il y a presque vingt ans (en juin 1999), comme l’aurait fait une bande de voyous, le sieur Bové et quelques comparses ont complètement détruit une serre du CIRAD à Montpellier  abritant les recherches sur le riz transgénique ?

Comme l’écrit fort bien Marcel Kuntz : L’invitation faite à Monsieur Bové ne peut que susciter la désapprobation de tous ceux qui sont attachés aux valeurs humanistes portées par la Science, et tout simplement opposés à l’utilisation de la violence en démocratie.

Bové n’a aucun message scientifique à délivrer aux chercheurs de l’institut. Il en serait bien incapable. Par contre le message idéologique et politique est clair : puisque ce sont les « débats sociétaux » qui animent l’Institut, l’Inra renoncera à utiliser et à développer les outils d’édition génomique tels que CRISPR-Cas9. C’est évident à la lecture et au ton de ce document, le nom de cette technique prometteuse en terme de création variétale n’est d’ailleurs aucunement mentionné dans le document en question.

L’impensable analyse d’Axel Kahn sur le glyphosate

J’ai toujours eu un immense respect pour ce chercheur de l’Inserm qui en son temps avait, avec beaucoup de brio, dirigé les difficiles débats de HCGB (Haut Comité du Génie Biomoléculaire), chargé d’émettre un avis sur l’autorisation de cultiver les OGM. L’énergie qu’il dépensait à mener les discussions sur des bases scientifiques et objectives contre leur déformation militante était louable, courageuse et exemplaire. L’impossibilité de faire émerger la vérité des faits l’a d’ailleurs fait quitter la présidence de ce comité.

Je suis abasourdi, ébahi aujourd’hui, de voir que sur un sujet équivalent, celui des pesticides pour lesquels la désinformation pratiquée par les tenants de l’écologie politique est tout aussi évidente, il cautionne ce que jadis il avait tenté de combattre.

Ainsi, lorsqu’il dit : « Cependant, n’en doutons pas, la pression citoyenne est appelée à devenir telle que le monde entier devra en venir là… sortir de l’agriculture tout chimique dans trois ou cinq ans. » Comment un scientifique de ce niveau peut il, tout comme le fait l’Inra, en venir à cette posture ? Comment la recherche scientifique peut-elle poser en préalable à son programme « la pression citoyenne » sachant qu’elle est fabriquée de toutes pièces ?

Comment un scientifique tel que Axel Kahn peut-il invoquer une seule instance comme le CIRC ayant classé le glyphosate comme “cancérogène probable” à l’instar de la viande rouge qui elle est consommée, alors que plus d’une dizaine d’agences sanitaires d’état (en France l’ANSES), à travers le monde, ont toutes déclaré le glyphosate non cancérigène et non problématique pour l’environnement ?

Comment peut-il ériger la permaculture en système agricole alternatif alors que au mieux c’est un concept pour jardiniers amateurs qui ne comptent ni leur temps ni leur argent. Une méconnaissance réelle de ce qu’est l’agriculture de la part d’un expert scientifique aussi respecté ? J’en doute quand même.

Comment un scientifique de ce niveau, je le répète, peut-il déclarer qu’ « en France, les journaux dans leur immense majorité s’indignent de ce que le glyphosate n’ait pas été interdit sans tarder », pour justifier (dans les commentaires du billet) une position de scientifique. C’est tout simplement hallucinant.

Ne voulant remettre en aucun cas en cause l’intégrité et la sincérité de ce chercheur, je suis bien obligé de constater que la spirale infernale de la désinformation et le matraquage médiatique font des ravages incommensurables.

Philippe Seguin : « La pire menace qui puisse peser sur une démocratie, c’est la violence sournoise, insinuante, du mensonge ; c’est la manipulation des esprits, d’autant plus redoutable qu’elle revêt les oripeaux du moralisme »

Sources :

Édition du génome végétal : l’INRA a-t-il une stratégie ? Le Blog de Seppi : Agriculture, alimentation, santé publique… soyons rationnels

José Bové invité à l’INRA : une lettre ouverte aux organisateurs  Blog Imposteurs : Science, raison, anti-panurgisme de Anton Suwalki

Forum Phyto – Le point d’Axel Kahn sur le glyphosate : La capitulation de la science – Philippe Stoop. Merci à Philippe Stoop pour cette juste analyse, précise et percutante.

Le blog d’Axel Kahn : Le point sur le glyphosate  L’intérêt des commentaires est au niveau de celui de l’article – A lire absolument

Je profite de la parution dans Les Echos du texte fondateur d’un site web animé par une majorité de scientifiques dont je partage la plupart des points de vue. Ayant des contacts directs avec quelques-uns des quarante signataires ou des membres de ce groupe, c’est avec un vrai plaisir que je relaie leur vision de l’état actuel de la science que je partage pleinement.

Science Technologies Actions
Est un groupe d’action pour la promotion des sciences et des technologies, composé de salariés du secteur public, privé ou indépendants, chercheurs, ingénieurs, techniciens, médecins, enseignants, agriculteurs et autres citoyens consternés par la marginalisation de la science et les attaques incessantes contre les technologies innovantes

Vaccins

Agnès Buzyn, ministre de la Santé, s’est, elle, appuyée sur l’expertise scientifique au sujet de la vaccination. – Fred Tanneau/AFP

Une quarantaine de spécialistes appellent la communauté scientifique à un sursaut civique pour sauver la recherche face au renoncement politique.

Il y a un an, l’Assemblée nationale a adopté une résolution sur les sciences et le progrès dans la République, qui rappelle « que la France, héritière d’une longue tradition scientifique, rationaliste et de la philosophie des Lumières, a toujours incarné le progrès et la science au service de l’humanité » et « que la recherche constitue un élément indispensable à la compétitivité de la France ».
Ce texte a été voté à l’unanimité par les trois groupes qui l’ont déposé (LR, PS, PRG). D’autres n’ont pas pris part au vote. Ainsi, dans la République française, tous ne considèrent plus la science comme une res publica. Bien sûr, il est possible de faire un mauvais usage des découvertes scientifiques, comme de tous les outils. Faut-il pour autant renoncer au progrès ?

Marchands de peur

Les auteurs de cette résolution constatent « que l’expertise scientifique n’est plus assez prise en compte dans les processus de la décision politique ». Effectivement les exemples abondent de renoncements devant un obstacle médiatique, en contradiction avec les faits scientifiques.
En agriculture, la France s’est isolée. Le gouvernement ne fait pas confiance à ses propres comités d’homologation des nouveaux produits, n’écoute pas ses propres conseillers scientifiques… Dans l’affaire du glyphosate, le classement marginalisé d’une agence de l’OMS a prévalu sur les avis d’une dizaine d’agences, y compris européennes, qui l’ont déclaré non-cancérigène. Tout se passe comme si les décideurs publics ne pouvaient que s’aligner sur les marchands de peur.
Des tractations politiciennes se font sur le dos des technologies. En 2007, l’interdiction de la culture des maïs transgéniques (qui s’autoprotègent contre certains insectes) a été entérinée à la suite d’un accord du gouvernement avec des « écologistes » avant le début du Grenelle de l’environnement. Dans la même veine, en 2011, un accord entre Europe Ecologie-Les Verts et le Parti socialiste, prévoyait la « fermeture progressive de 24 réacteurs [nucléaires] » et un « arrêt immédiat de Fessenheim » en cas de victoire à la présidentielle de 2012.
Le gouvernement actuel persiste à fermer cette centrale, alors que cela obligera la collectivité nationale à dépenser au moins un milliard d’euros de plus chaque année pour son électricité. Cela est déraisonnable dès lors que la sûreté nucléaire n’est pas le motif de fermeture. En outre, remplacer du nucléaire par des centrales à cycles combinés à gaz ferait perdre une partie de notre indépendance énergétique, accroîtrait le déséquilibre de notre balance des paiements et augmenterait nos émissions de gaz à effet de serre.

Cesser le déni de réalité

Nous sommes consternés que le sujet complexe des perturbateurs endocriniens devienne argument électoral, que les gouvernements s’alignent sur une phobie de la chimie, que la simple exploration d’hydrocarbures dans le sous-sol soit interdite, que l’on renonce à l’installation d’antenne-relais à la suite d’une campagne de désinformation. On saluera cependant l’action d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé, sur la vaccination. Elle s’est appuyée sur l’expertise scientifique et a dénoncé toutes les fausses informations, avant de prendre sa décision politique.
Néanmoins, un an après le vote de cette résolution rien n’a changé sur le fond. Le régime de la post-vérité a gagné du terrain dans le domaine scientifique et technique. Nous appelons les décideurs publics à cesser le déni de réalité, pour éviter que la France ne glisse vers le déclin.
La résolution invitait à « donner plus d’importance aux études et rapports de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques dans l’élaboration et le suivi des politiques… ». Cela ne suffit pas : un sursaut civique doit mobiliser les scientifiques, les ingénieurs, les techniciens, les intellectuels, les agriculteurs et tout citoyen qui se sent concerné par cette perte de légitimité des savoirs et des techniques. Le Collectif science technologies actions a été créé afin d’aider à remettre les arguments scientifiques rationnels au coeur de la décision politique.

Centrale atomique

Le dernier rapport du GIEC (p. 19) fait appel à une augmentation substantielle de l’énergie nucléaire mondiale

Cette tribune est signée par une quarantaine de professeurs, chercheurs, ingénieurs… :
Albert Amgar, dirigeant retraité d’une entreprise de services aux entreprises alimentaires. Michelle Archimbaud, docteur es sciences. Bernard Auxenfans, membre de Stanford university alumni. Brigitte Axelrad, professeur honoraire de philosophie et psychosociologie. Laurent Berthod, ingénieur agronome. Chris Bowler, coordinateur scientifique de Tara Oceans. Françoise-Marie Bréon, physicien-climatologue. Bertrand Cassoret, ingénieur et docteur en génie électrique. Philippe Charlez, ingénieur spécialiste des ressources non conventionnelles et de la transition énergétique. Didier Crépin, ingénieur, sécurité nucléaire et environnement. John Davison, directeur de recherche (retraité). Christophe d’Hulst, professeur des universités. Jacques Duran, physicien. Bernard Durand, géologue et géochimiste des combustibles fossiles. Gidali Gutner, ingénieur nucléaire et thermodynamique à la retraite. Dominique Greneche, docteur en physique nucléaire. Philippe Joudrier, directeur de recherches retraité. Jean-Pierre Jacquot, professeur des universités, membre senior de l’Institut universitaire de France. Philippe Hansen, rédacteur de énergie-crise.fr. Gérard Kafadaroff, fondateur de l’Association française des biotechnologies végétales. Jean de Kervasdoué, professeur émérite du CNAM et membre de l’académie des technologies. Marcel Kuntz, biologiste. Vincent Laget, ingénieur. Isabelle Lagroye, enseignant-chercheur, experte en bioélectromagnétisme. Jean-Michel Ortega, directeur de recherches émérite. Léon Otten, professeur des universités. Gérard Petit, cadre supérieur retraité du secteur de l’énergie. Anne Perrin, expert conseil risques électromagnétiques. Sébastien Point, docteur-ingénieur en physique, chercheur industriel. Francis Quétier, professeur des universités. Sébastien Richet, ingénieur. Claude Ringot, ingénieur retraité. Jean-Pierre Riou, retraité de l’éducation nationale. Michel Simon, citoyen, maire honoraire, chevalier de la Légion d’honneur. Philippe Stoop, docteur-ingénieur en agronomie. Guy Vallancien, membre de l’Académie nationale de médecine. Max Verdone, ingénieur retraité. Jean-Philippe Vuillez, professeur d’université et praticien hospitalier.

La démission de Nicolas Hulot était bien entendu prévisible (prévue ?). Il est entré au gouvernement grâce à un grand coup de Communication de Macron qui l’a installé comme Ministre d’Etat s’il vous plait. Comment peut-on penser un seul instant que ces deux hommes puissent être compatibles, alors que l’un a été mandaté pour relancer la croissance et que l’ambition de l’autre c’est la décroissance. ? Ce fut juste une belle prise de guerre dans la mesure où il remportait tous les suffrages de popularité auprès des français. C’est cette popularité qui fut préférée et non pas sa compétence technique, encore moins sa compétence d’homme d’état. Techniquement on peut même se demander quel est l’intérêt d’un ministère de l’écologie, alors que c’est une discipline transverse qui devrait être traitée par l’agriculture, l’industrie, la santé et… l’économie. Cela éviterait bien des conflits inutiles.

Hulot le « lobbyiste lobbyé »

Il est d’autre part parfaitement risible d’entendre Hulot invoquer le lobbyisme de certains proches de la sphère du pouvoir (chasseurs, multinationales, industrie des semences et des pesticides…) comme cause de son départ. Lui dont toute la carrière a été construite autour du lobbyisme. Voir comment la Fondation Nicolas-Hulot, dont il a  présidé aux destinées et pour laquelle il avait inscrit en toutes lettres dans ses missions, qu’elle « participe au débat public », faisait le siège en permanence de tous les ministères de l’écologie précédents…. . Voir également la société « Eole » qu’il avait également créée, dont l’objet était, entre autres « le conseil en relations publiques et en communication sous toutes ses formes ». Rappelons nous également  ses talents de lobbyiste usant de son influence, pour faire signer par les principaux candidats à la présidentielle de 2007 un Pacte pour l’Ecologie !

Morale de l’histoire : Pour Mr Hulot le lobbying n’est acceptable qu’à sens unique…

Hulot n’a accepté ce ministère que pour pousser plus loin encore ses ambitions de lobbyiste et promouvoir son idéologie décroissante, au mépris de son comportement citoyen.

L’énergie :

Les navrantes contradictions de Monsieur Hulot se trouvèrent parfaitement illustrées par la sortie, le lendemain de sa démission, d’un rapport (commandité par les 2 ministères de l’économie et du développement durable) plaidant pour la construction d’un premier lot de six nouveaux EPR à compter de 2025. Il n’est pas inutile de rappeler sa position « philosophique » concernant le nucléaire : « Je ne vais pas me priver ici d’afficher ma réserve à l’égard de cette filière… C’est un vrai problème philosophique qui justifie ma réserve, au-delà des arguments économiques ».

Ce n’est pas un problème philosophique, c’est une idéologie. Selon Hulot donc, les arguments économiques on s’en balance, continuons à creuser le déficit puisque l’état et les français ne peuvent et ne veulent plus payer. Par contre le fait (et la contradiction quand il s’agit de la pensée de Hulot) que le nucléaire soit la pièce maîtresse permettant à la France de n’émettre relativement aux autres pays, qu’un faible taux de GES (Gaz à effet de serre), il ne faut surtout pas en parler à ce propos. Contradictions quand je vous tiens !

Hulot ou l’idéologie décroissante :

La démission de Nicolas Hulot est la parfaite illustration de ce que l’écologie politique, la « deep ecology » des Anglo-Saxons, est une mystification technologique, scientifique et économique de grande envergure. Mettre en œuvre les principes de l’écologie politique c’est la décroissance assurée, ce qui dans un pays comme la France avec une dette abyssale entre autres, conduirait inévitablement, non pas à un déclin, mais à une disparition rapide de la carte des puissances ayant encore un mot à dire sur « l’ordre mondial ». L’écologisme politique se sert de la science quand ça l’arrange et la rejette quand celle-ci ne va pas dans le sens de l’idéologie. Ses adeptes restent persuadés que l’économie planifiée peut mieux faire pour l’environnement que le capitalisme. C’est ainsi que, comme le note Eric Le Boucher dans Les Echos : Hulot « reste dans la vision d’hier d’une écologie qu’il faut imposer par la loi et même par la Constitution ».

Même analyse de Gil Riviere Weikstein, dans un éditorial de Agriculture et environnement, Hulot reste « un écologiste de l’ancien monde.

Je cite : l’homme aux « relations incestueuses avec le CAC 40 » représente cette forme obsolète de l’écologie politique typique de l’« ancien monde ». Le programme de Hulot se résume à vouloir « changer de modèle de société en faisant machine arrière pour renouer avec un idéal de frugalité ancré dans le local et hostile à la logique du développement capitaliste », note Luc Ferry. L’écologie politique fantasme en effet sur un monde qui n’a jamais existé, rejetant systématiquement l’innovation et le progrès. Or, le progrès scientifique reste de loin le meilleur allié de l’écologie. En tout cas de l’écologie de progrès, celle qui sait se saisir des innovations et de la science pour améliorer le monde qui nous entoure.

L’agriculture :

L’écologie de progrès défend les biotechnologies végétales et les outils modernes du génie génétique précisément parce que ces innovations permettent de mieux produire, de produire plus proprement. L’écologie de progrès n’a pas ce regard nostalgique sur un passé idéalisé (l’agroécologie, la permaculture, le bio pour tous….), comme c’est le cas de Monsieur Hulot et de ses amis. L’écologie de progrès n’est pas punitive. Ce n’est pas une écologie du refus  des limites et de l’interdiction (interdiction du glyphosate, des néonicotinoïdes des pesticides…). Elle a confiance dans le futur et dans la créativité humaine pour construire un monde meilleur. Meilleur pour l’homme et meilleur pour la nature.

Tant que les écologistes ne seront que des idéologues, tant que le ministère de l’écologie sera confié à des adeptes de cette écologie de « l’ancien monde », tant que comme Nicolas Hulot ils voudront « changer de modèle économique » par idéologie, sans en prévoir ni assumer les conséquences néfastes, alors ils ne méritent qu’une chose : que l’on soit écolo sans eux.

 

 

 

Géographie de l’Andalousie :

Graza_Carte

L’Andalousie occupe toute la partie sud de l’Espagne. Elle est bordée à l’ouest par l’océan Atlantique, les villes du Huelva, Cadix. Au sud par la Méditerrannée entre les villes de Gibraltar, Malaga et Alméria et à l’est entre le cap Cabo de Gata et Carboneras. Un des traits caractéristique de l’Andalousie est une grande variété de paysages liés aux grands ensembles géographiques orientés nord-est sud-ouest :

  • au centre la grande plaine du rio Guadalquivir qui arrose d’est en ouest, Cordoue, Séville et se jette dans l’Atlantique au nord de Cadix.
  • au nord, la Sierra Morena, massifs de moyenne altitude, au relief peu accidenté, ne dépassant pas 1400 mètres.
  • Maceron1

    Grazalema – Vue sur la sierra de Gaidovar, au fond le sommet du Coros et le col de Las Palomas

    au sud, la Cordillère Bétique constituée par un ensemble de vallées et de massifs montagneux dont la Sierra Nevada, rassemblant les plus hauts sommets d’Espagne à plus de 3000 mètres, située entre Grenade et Alméria.

  • Entre Séville, Ronda et Gibraltar se situent d’autres sierras du système Bétique, en particulier les sierras de Grazalema, los Alcornocales (Gibraltar) et las Nieves (Ronda), au travers desquelles nous avons effectué nos randonnées.

Si l’on peut globalement qualifier le climat Andalou de méditerranéen (été chauds et secs et hivers doux et moyennement humides), le détail révèle cependant des contrastes saisissants :

  • l’Andalousie occidentale, aux influences atlantiques, fait de la Sierra de Grazalema la région la plus pluvieuse d’Espagne avec plus de 2000 mm par an.
  • à l’opposé le désert de Tabernas en Andalousie orientale (au nord d’Almeria) fait l’objet d’un climat semi aride avec moins de 200 mm d’eau en moyenne annuelle.

Grazalema :

Grazalema6

Grazalema et la sierra de Gaidovar

Le petit village de Grazalema est un digne représentant des villages blancs si caractéristiques de la région. Perché à 800 mètres d’altitude, adossé à la sierra d’Endrinal, il a donné son nom au premier parc naturel créé en Andalousie, qui fut classé Réserve de Biosphère par l’UNESCO en 1977.

Adénocarpe décortiqué11

El Penon Grande (1303 m) dominant le village de Grazalema – Adénocarpe décortiqué (Adenocarpus decorticans) au premier plan

La ville, elle même située au sommet d’une falaise, est dominée par un imposant pic rocheux calcaire et abrupt le Penon grande, au creux duquel naît et se forme le rio Guadalete (plus exactement au Puerto del Boyard) .

D’une longueur de 157 km, le Rio Guadalete au débit relativement élevé alimente rapidement le barrage de Zahara, proche de Grazalema, puis rejoint l’Atlantique dans la baie de Cadix à Puerto de Santa Maria, entre marais et lagunes.

 

La faune rencontrée :

Bouquetin3

Bouquetin (Cabra pyrenaica hispanica) au pied du Penon Grande

Bouquetin1 (2)

Rio del Cupil (2)

Entrée de la Cueva del Gato

Bergeronnette des ruisseaux_2

Bergeronnette des ruisseaux – Cueva del Gato (Ronda).

Jolie Bergeronnette des ruisseaux en pleine récolte de mouches et autres larves de phrygane (portefaix)… pour nourrir sa progéniture. Cet oasis de fraîcheur est situé le long de la route et du chemin de fer menant de Montejaque à Ronda, à l’entrée de la Grotte du Chat (Cueva de Gato).

Coucou (2)

Coucou gris (Cuculus canorus)

Coucou & Traquet oreillard (2)

Traquet oreillard et Coucou gris

Joli spectacle d’un traquet oreillard (Oenanthe hispanica) défendant son nid en poursuivant et agressant violemment un coucou prédateur. C’est à l’approche du Puerto del Viento, entre Ronda et El Burgo,  que nous avons eu la surprise d’admirer cette scène insolite et rare. Le coucou pourtant très commun est difficile à approcher, tandis que le Traquet oreillard est un oiseau du pourtour méditerranéen, mais rare en France ou il subsiste encore en Languedoc Roussillon (surtout Pyrénées orientales et Aude).

Puerto del viento3 (2)
Puerto del Viento 1190 m

Sierra del Endrinal_Grazalema8 (2)

Vautours5 (2)

Les sierras d’Andalousie recèlent une des plus importantes colonie de Vautours fauves (Gyps fulvus) qui se sont sédentarisés et y nichent toute l’année. La présence de ces charognards est due à l’existence de grands animaux sauvages comme les bouquetins, mais également d’ovins de caprins et de bovins d’élevage dont ils se nourrissent des cadavres.

Vautours4 (2)

Les randonnées :  

(Cliquer sur le titre pour visualiser le diaporama)

Sur les hauteurs de Grazalema

Linaire à calice aplati8 (2)

Linaire à calice aplati (Linaria platycalix)

Le village touristique de Grazalema est blotti au creux d’une falaise à 850 mètres d’altitude. Les premiers pas hors du village permettent d’appréhender une flore déjà très variée que nous retrouverons tout au long de nos randonnées. C’est le cas de la Linaire à calice aplati (Linaria platycalix) endémique de ces lieux.Grazalema3

Prés et friches des plateaux autour de Grazalema

Ciste ladanifère2

L’impressionnant Ciste ladanifère (Cistus ladanifer)

Ophrys miroir11

Fleur d’Ophrys miroir (Ophrys speculum)

Les plateaux sur les hauteurs de Grazalema étaient autrefois cultivés en céréales, aujourd’hui ce sont des friches et des prés avec encore de nombreux chênes plus ou moins parsemés. De nombreuses variétés de cistes sont présentes comme le grand Ciste ladanifère (Cistus ladanifer) de plus de 2 mètres de hauteur. C’est également une explosion d’Ophrys avec le superbe et rare (en France) Ophrys miroir (Ophrys speculum).

Zahara de la Sierra

Linaire triste2 (2)

Linaire triste (Linaria tristis)

Zahara - Le lac12

Lac de retenue du Rio Guadalete vu de la tour Mauresque de Zahara de la Sierra

Rapaces en démo - Chouette effraie (2)

Effraie des clochers à Zahara de la Sierra

Avant poste Mauresque dominant la vallée du rio Guadalete, le petit village de Zahara de la Sierra situé à 500 mètres d’altitude a vu au cours des temps s’affronter chrétiens et musulmans. Les ruines du château mauresque du 13ème siècle dominent actuellement le magnifique lac de barrage, retenue du Rio Guadalète.

Montejaque – Chemin de l’hermitage

Montejaque

Le chemin caillouté de l’Hermitage bordé de Chrysanthèmes de Mikonos au premier plan, avec les villages de Montejaque à droite et Benaojan au fond. Beaucoup de grottes (Cueva del Gato…) parsèment les flancs de cette vallée pour le plus grand bonheur des amateurs de spéléologie.

Le village blanc de Montejaque est situé entre Grazalema et Ronda. Au niveau du cimetière Andalou un petit chemin joliment encaillouté grimpe en lacets jusqu’à l’Ermita de la Immaculada. La flore des bas côtés est très riche ainsi que celle des friches et champs de céréales autour de l’Hermitage.

Col de El Boyard et de Las Presillas – Grazalema

Cytise hérisson5 (2)

« Coussins » épineux de Cytise hérisson (Erinacea anthyllis) au col de Las Présillas

Adénocarpe décortiqué7 (2)

Ecorce en lanières de l’Adénocarpe décortiqué

Adénocarpe décortiqué1 (3)

Adénocarpe décortiqué en floraison

La Sierra del Endrinal qui surplombe le petit village blanc de Grazalema abrite une faune et une flore des plus variées. C’est au col d’El Boyard que le rio Guadalète se forme. De ce col on atteint facilement un autre col un peu plus élevé : Las Presillas où nous avons pu admirer, dans les nuages, les impressionnants et redoutables « coussins » bleus du Cytise hérisson (Erinacea anthyllis) en pleine floraison. La descente sur Grazalema offre un secteur très riche en Adenocarpe décortiqué (Adenocarpus decorticans), une autre fabacée, arbustive celle là en pleine floraison également.

Cytise hérisson2 (2)

Sierra de Las Nieves (1ère partie)  /  Sierra de Las Nieves (2ème partie)

Fritillaire d'Espagne13

Fritillaire d’Espagne (Fritillaria hispanica)

Pivoine de Brotero15

Pivoine de Brotero (Paeonia Broteroi)

Située à l’est de Ronda et au dessus de Marbella, ce Parc Naturel montagneux aux vallées encaissées, aux parois rocheuses et souvent abruptes possède quelques sommets dépassant 1700 mètres. C’est également le berceau du Sapin d’Espagne (Abiès pinsapo) ou Sapin d’Andalousie dont c’est l’aire restreinte et morcelée d’origine, avec la Sierra de Grazalema.

Puerto de Las Palomas

Abiès Pinsapo4

Le Sapin d’Espagne (Abies pinsapo), endémique de la sierra de Grazalema

Le Puerto de las Palomas est un col qui est situé entre le village de Zahara de la Sierra et Grazalema. Il culmine à plus de 1300 m avec des vues magnifiques au nord sur la retenue d’eau et le village de Zahara. Au sud et à l’est des aperçus sur l’ancienne capitale Romaine de la région : Ronda la vieja. C’est le royaume du Sapin d’Espagne (Abiès pinsapo) ou Sapin d’Andalousie dont c’est l’aire restreinte et morcelée d’origine, avec la Sierra de Las Nieves.Col de Las Palomas3

Los Barrios – La Montera del Torero (Parc naturel Los Alcornocales)

Los Barios - Montera del torero10 (3)

Les roches érodées de la Montera del Torero au milieu des chênes-liège

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Tiges sans feuilles (écailles) avec sporanges terminaux à trois lobes

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Tiges à ramifications dichotomiques de Psilotum nudum

La Coiffe du Torero est une curiosité géologique, située à proximité de Los Barrios dans le parc naturel des Alcornocales. L’autre curiosité se niche dans les fissures de ce rocher si particulier : il s’agit d’une relique paléotropicale, unique représentant en Europe de la famille des Psilotacées, apparentée aux fougères : le Psilotum (Psilotum nudum (L.) P. Beauv). Très localisée autour de Los Barrios, on n’en compte plus actuellement qu’une population d’environ 200 individus, cette espèce est néanmoins présente dans les régions tropicales et tempérées chaudes des 2 hémisphères, comme par exemple ici à la Réunion (Flore de la Réunion).

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Psilotum nudum L. dans une fissure de rocher bien exposée

San Roque – Garrigues du Campo de Gibraltar

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Garrigues de San Roque – Vue vers le Rocher de Gibraltar

Droséra du Portugal_8 (2)Droséra du Portugal_3 (2)Les garrigues situées au nord de San Roque dominent l’autoroute A7 reliant Algesiras à la côte méditerranéenne vers Marbella, Malaga puis Alméria.      Quelle superbe surprise d’y voir l’originale et surprenante Drosera du Portugal (Drosophyllum lusitanicum) parée de ses magnifiques fleurs jaunes diurnes. Digne représentante des plantes insectivores, abusivement dénommées « carnivores ». Elle capture ses proies grâce à de nombreuses glandes produisant de la glue, glandes alignées le long de nombreuses feuilles filiformes, encore enroulées à un stade jeune.

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Garrigues de San Roque – Vue vers Marbella

Puerto de Conil & Rio Roche (sud de Cadix)

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Dune fossile de la Pointe de Roche et pinède à Pins Parasols

Bugrane panachée2 (2)

Bugrane panachée (Ononis variegata)

Bugrane bétique1

Bugrane bétique (Ononis baetica)

Aujourd’hui nous mettons le cap à l’ouest, comme le rio Guadalète que nous allons rejoindre à Arcos puis Jerez de la Frontera, traverser une zone de marais et de lagunes au niveau de Cadix pour atteindre un peu plus au sud la pointe de Roche au niveau du petit port de Conil de la Frontera.

C’est dans une zone d’anciennes dunes sableuses recouvertes de magnifiques pins parasols que nous découvrirons, de part et d’autre du petit Rio Roche, d’autres espèces bien différentes de celles croisées précédemment.

Las Penuelas (2)

Abords du Rio Roche et Pins Parasols

De Ronda à El Burgo par le Puerto del Viento

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Route de Ronda à El Burgo au Puerto del Viento avec le Cerro del Viento dans les nuages

Erodium à feuilles de cheilantes5 (2)

Brunelle du Portugal1 (2)

Brunelle du Portugal

Nous ne pourrons admirer la blancheur des falaises calcaires de la Sierra Blanquilla, sur les pentes de laquelle nous avons pu découvrir le magnifique Erodium à feuilles de Cheilanthes (Erodium cheilanthifolium Boiss.), la cause : une journée sous influence atlantique, nuages bas et humidité dissimulant les sommets comme le Cierro del Viento (1190 m). Sur les hauteurs de El Burgo et sous la pluie nous avons pu admirer une jolie lamiacée à grandes fleurs, proche des brunelles, la curieuse Brunelle du Portugal (Cleonia lusitanica (L.) L)

Les coteaux d’El Gastor vers le lac de Zahara

Lac de Zahara Las Ventas4 (2)

Echinops strigosus_4

Echinops (E. strigosus L.)

Scorsonère à feuilles étroites_6 (2)

Scorsonère à feuilles étroites

Petite ballade sur la rive Nord-Est du lac de Zahara, sur les coteaux descendant d’El Gastor comme des balcons plantés d’oliviers surplombant le lac.

 

 

 

Exutoire du Rio Guadalete alimentant le lac de Zahara (1)

Rives et zones récemment exondées du lac de Zahara (2)

Genêt en ombelle et Rétame2

Genêt en ombelle et Rétame (Genista monosperma (L) Lam.) au bord du lac de Zahara

Journée dédiée à l’exutoire du Rio Guadalète dans le lac de Zahara, aux zones exondées, plus ou moins asséchées, riches d’une flore très diversifiée et foisonnante. Les rives constituées de friches de prairies et de pelouses sèches nous ont permis d’admirer de jolies colonies d’ail noir (Allium nigrum L.

Ail noir & Glaieul d'Italie

Ail noir (Allium nigrum L.) et Glaieul des moissons (Gladiolus italicus Mill.)

Références bibliographiques :

Atlas et le Livre rouge de la flore vasculaire menacée d’Espagne