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La transition énergétique est l’un des quatre thèmes proposés pour le « le grand débat national » par le Président de la République. Néanmoins ce dernier postule d’emblée dans sa lettre aux français que « personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite » (contre le réchauffement climatique). Dans ces conditions pourra-t-on réellement débattre ? (voir ici la fiche de présentation du thème transition écologique). En dissociant la transition énergétique du thème de la fiscalité et des dépenses publiques, le Président de la République semble oublier que c’est la hausse sans précédent de la fiscalité énergétique (hausse de 15 milliards d’euros d’ici 2022 selon le Sénat) qui est à l’origine du mouvements des gilets jaunes.

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(1) La Transition énergétique est inutile, dispendieuse et injuste article de Rémy Prud’homme

(2) association des climato-réalistes 

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Les énergies traditionnelles (hommes, animaux, vent, eau) ont été remplacées par des énergies nouvelles (charbon, pétrole, électricité, nucléaire) depuis le début du 19ème siècle Le passage du charbon au pétrole puis à l’électricité et au nucléaire montre que les transitions énergétiques ont toujours existé. Elles se sont développées sous l’impulsion de la technologie et du marché, très peu par l’intervention du politique.
L’actuelle transition énergétique est de nature radicalement différente. Elle a pour objet de réduire les rejets de CO2 dans l’atmosphère par peur des conséquences que pourrait avoir le CO2 sur le climat. Cette transition n’est inspirée, ni par l’apparition d’une innovation majeure, ni par le marché. Elle est d’origine exclusivement politique. Son coût n’est pas absorbé par le marché, mais soutenu par des taxes, et autres subventions financées par l’impôt payé par le consommateur.

1. La transition énergétique française est inutile

Même si l’on est réservé sur la théorie du réchauffement anthropique du GIEC, qui soutient que ce sont les gaz à effet de serre, principalement le CO2, émis par l’activité humaine qui entrainent l’élévation de la moyenne des températures sur terre, il est possible d’utiliser les éléments de calcul contenus dans leurs hypothèses pour estimer quel sera l’impact sur la température des réductions d’émission de CO2 des différentes politiques mises en œuvre :
Hypothèse 1 : d’ici 2050, les pays de l’OCDE – en gros les pays développés – réduisent leurs émissions annuelles de 50% ; les autres pays – pratiquement les pays en développement – n’augmentent pas leurs émissions annuelles.
Entre 2017 et 2050, par rapport à l’évolution « naturelle » (pas de transition), cette lourde politique de transition aurait pour effet de réduire la moyenne des températures de 0,029 °C, c’est-à-dire de 3 centièmes de degré.
Hypothèse 2 : rejets zéro d’ici 2050 pour l’ensemble des pays de l’OCDE :
cette politique (extrêmement coûteuse et totalement irréaliste) porterait l’impact à 5 centièmes de degré (au lieu de 3).
Hypothèse 3 : rejets zéro d’ici 2050 pour la France seule :
cela réduirait le stock de CO2 dans l’atmosphère de 1 dix-millième, et l’impact sur la température serait totalement insignifiant.
Même si l’on conteste ces chiffres, le simple bon sens voudrait que le fait que les centrales nucléaires (produisant actuellement 75% de notre électricité) ne produisent pas de CO2, suffit à démontrer que la transition énergétique en France est particulièrement inutile.

2. La transition énergétique française est dispendieuse

Le rejet de CO2 est la conséquence de l’activité de 4 principaux secteurs d’activité : les transports (surtout routier) représentent 39% des rejets, le secteur résidentiel et tertiaire (chauffage et eau chaude) 24%, l’industrie 21% et enfin l’énergie (principalement l’électricité) 14 %.

1. L’électricité : La taxation de ce secteur d’activité est paradoxale puisqu’il est totalement décarbonné à 85% (nucléaire et hydraulique). Mais c’est sans compter sur le dogme de la dénucléarisation et l’avènement de l’éolien promu comme un des piliers de la transition énergétique. Là, on n’est plus dans le paradoxe, mais dans la manipulation et le mensonge. Fermer des centrales nucléaires qui ne rejettent pas de CO2 et les remplacer par des éoliennes qui n’en produisent pas non plus ne réduira pas d’un gramme nos rejets de CO2. Cette politique a un coût :

  • un surcoût direct en subventions (promoteurs) et obligation d’achat de l’éolien à un coût très supérieur à l’électricité traditionnelle (EDF). Ce surcoût est chiffré par la CRE (Commission de régulation de l’énergie) à 5 milliards d’€ par an. Il est en continuelle augmentation.
    Qui paye ce surcoût direct ? Le consommateur d’électricité, à travers une taxe baptisée CSPE (Contribution au service public de l’électricité). Notons qu’au passage l’état affecte une TVA de 20% à cette taxe !!! Les 5 milliards de CSPE nous coûtent donc en réalité 6 milliards par an !
  • Des surcoûts indirects : dont on ne parle jamais. Dépréciation de l’environnement des riverains, de l’immobilier, bétonnage, desserte des éoliennes en substitution des terres agricoles. Coût de transport supplémentaire… Le coût estimé est équivalent aux coûts directs soit 5 milliards d’euros par an.

2. Les transports : En France, le secteur des transports est de loin le secteur qui rejette le plus de CO2. Ces rejets viennent principalement du transport routier de personnes et de marchandises.
Des tentatives nombreuses pour réduire l’importance de la voiture : sans être exhaustif, on peut citer :

• Remplacer les camions par des trains de marchandises ;
• Remplacer la voiture par le train pour les longs trajets ;
• Favoriser le co-voiturage ;
• Développer les transports en communs dans les villes ;
• Réduire les vitesses ;
• Développer le vélo (et la trottinette) ;
• Remplacer le diésel par l’essence ;
• Remplacer les carburants par de l’électricité.

Des tentatives coûteuses : le transport automobile est lourdement taxé, les modes alternatifs sont lourdement subventionnés.
Le montant des taxes spécifiques sur le transport routier s’élève à 45 milliards en 2017. La TICPE (taxe sur les carburants) est la plus importante : 37 milliards. Le gouvernement avait l’intention d’alourdir encore cette fiscalité en augmentant la taxe carbone. Il y a, provisoirement, renoncé…
Les modes alternatifs sont lourdement subventionnés. De l’ordre de 12 milliards par an pour la SNCF et 8 milliards pour les transports en commun locaux.
Pour l’essentiel, toutes ces coûteuses tentatives pour réduire les rejets de CO2 du secteur des transports sont restées sans effet non pas à cause d’une politique du tout-routier mais malgré une politique du moins-routier.
 Le fret ferroviaire, qui stagne malgré des plans frêt coûteux, représente aujourd’hui moins de 10% du total du transport des marchandises (exprimé en tonnes x km)
 Pour l’ensemble des transports de voyageurs, les véhicules à moteur (voitures, deux-roues, autobus et autocar) représentent 87% des déplacements mesurés en voyageurs*kilomètres et ce taux ne diminue pas… sauf à Paris.
C’est pourquoi, globalement, les rejets de CO2 du secteur transports diminuent peu. Et s’ils diminuent c’est grâce au progrès de la technologie des véhicules.

3. La transition énergétique française est injuste

Les politiques dites de transition énergétique sont non seulement inutiles et dispendieuses, elles sont également régressives. Elles pèsent davantage sur les pauvres que sur les riches, par rapport au revenu. Sur les ménages pauvres, sur les régions pauvres, et sur les pays pauvres.
Une régressivité entre les personnes : Les secteurs qui rejettent le plus de CO2 sont le transport routier, le logement et l’électricité. Le malheur veut que dans ces trois secteurs, la consommation augmente moins vite que le revenu. Pour chacun d’entre eux, la part de la dépense est plus grande chez les ménages pauvres que chez les ménages riches. Taxer ces dépenses ou en augmenter le coût pèsera donc bien plus lourd chez les ménages pauvres que chez les ménages riches.
Cette réalité est bien connue. Les pauvres sont plus durement affectés que les riches par la fiscalité environnementale. L’état le sait bien : de la main gauche il exonère ou subventionne les plus pauvres pour la consommation de ces biens (exemple le chèque énergie, ou des primes pour l’achat de voitures neuves moins émettrices de CO2, mais de la main droite il fait augmenter le prix de l’énergie et des carburants (au moyen de taxes ou de régulations). Or ces exonérations ou subventions sont en pratique très loin d’effacer le caractère fondamentalement régressif des hausses de prix causées par la transition énergétique.
Cette situation débouche sur une précarité énergétique croissante.
Une régressivité entre les régions : on dépense plus d’électricité et de carburant dans les zones rurales que dans les grandes villes et à fortiori à Paris. Un ménage rural consomme 60% de plus d’électricité qu’un ménage parisien, et 110% de plus en carburants. Rapportés au revenu les écarts de dépenses seraient encore plus importants. Ceci aggrave sérieusement les fractures territoriales. Et permet de mieux comprendre la géographie des gilets jaunes.
Une régressivité entre les pays : le coût de la transition énergétique rapporté au revenu par habitant est très différent entre pays riches et pays pauvres. Le surcoût d’une réduction de CO2 (en remplaçant par exemple une centrale au charbon par des éoliennes) est le même en Allemagne et en Inde. Disons qu’il est de 200 dollars. Mais 200 dollars c’est 100 heures de travail en Inde et 2 heures et demie de travail en Allemagne. Les pays pauvres ne peuvent tout simplement pas se payer notre transition énergétique. On essaye cependant de les persuader du contraire avec des arguments très faibles : le réchauffement climatique… et 100 milliards de dollars par an dont on ne sait toujours pas qui paiera et qui en profitera ! La Chine et l’Inde qui sont les plus gros producteurs de CO2 au monde ne sont absolument pas convaincus. La priorité de la Chine et l’Inde est le développement économique, pas du tout la transition énergétique.

4. Conclusion

L’association des climato-réalistes est consciente des nuisances que l’empreinte croissante de l’homme peut causer à la nature et à notre environnement : pollutions de toutes sortes, consommation excessive des ressources naturelles, atteintes à la biodiversité, destruction du patrimoine naturel et culturel, etc. Ils savent que la lutte contre ces dommages potentiellement considérables et parfois irréversibles doit être constante, et qu’elle implique nécessairement de multiples interventions des pouvoirs publics.
L’association des climato-réalistes se réjouit de voir que, au cours des décennies passées, cette lutte a souvent été un succès. Dans les pays développés en tout cas. Beaucoup reste à faire. Mais la combinaison du progrès scientifique, de l’intervention politique, et du marché a porté de beaux fruits, et elle a démenti complètement la plupart des prévisions catastrophiques brandies par les activistes de l’environnement.
Au cours des deux dernières décennies la peur du réchauffement de la planète a remplacé la peur de la dégradation de l’environnement. Cette lutte contre le CO2, sous le nom de transition énergétique, envahit les esprits et les institutions. Lorsqu’il y a conflit entre promotion d’industries (prétendument) écologiques et défense de l’environnement, comme dans le cas des éoliennes, le « ministère de la Transition écologique et solidaire » devient un ennemi de l’environnement. Dans un combat à fronts renversés, le ministère de la Transition soutient fermement les promoteurs de l’éolien contre les défenseurs de l’environnement. Il dispense les industriels de l’éolien du permis de construire, ignore les avis négatifs des gestionnaires des parcs naturels terrestres ou marins affectés, et multiplie les obstacles aux recours juridiques des riverains impactés.
C’est cet hégémonisme, cette nouvelle peur, et notre amour de l’environnement, qui nous ont conduit à essayer de regarder d’un peu plus près la « transition énergétique ». Avec des chiffres et pas seulement avec des slogans. Nous sommes heureux de présenter au public et au débat les modestes résultats de cet effort : la « transition » en cours n’est ni écologique, ni solidaire, et encore moins économique.

Compléments de lecture :

Institut Sapiens – Réussir notre transition énergétique

Philippe Charlez – Eoliennes : chronique d’un désastre annoncé

 

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Billet d’humeur

L’exception française :

Notre beau pays est champion des prélèvements tous azimuts.

Notre beau pays est sur les premières marches au niveau de la dette publique. Ceci explique cela ? Oui car l’état doit emprunter péniblement tous les ans pour rembourser sa dette. La dette est toujours présente… le reste est donc à venir

Mais, non contents du trou abyssal actuel (plus de 2000 milliards d’euros et plus de 100% du PIB), on s’acharne à creuser le trou. Notre politique dite de transition énergétique et les énergies dites vertes (pour ne citer que celle là, car à l’origine de la surrection des Gilets Jaunes) nous coûtent les yeux de la tête et la facture est prévue d’être exponentielle.

Dès lors, la logique voudrait que l’on fermât le plus tard possible, et s’il en était vraiment besoin, nos centrales nucléaires. Que nenni ! Notre président nous annonce le 27 novembre qu’il maintient de détruire de la richesse en fermant jusqu’à 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, à commencer par Fessenheim en 2020. Notons au passage que ces centrales ne produisent pas de CO2 et, selon ce qui se dit partout, n’ont aucun effet sur le réchauffement climatique. Cela permettra néanmoins de dilapider en pure perte jusqu’à 8 milliards d’euros par an dans les ruineuses et inutiles énergies renouvelables. Pourquoi commencer par détruire ce qui est rentable, économique, et qui fonctionne parfaitement en toute sureté, alors que l’Etat cherche de l’argent dans la poche des contribuables ?

L’allemagne n’a pas de déficit budgétaire. Elle peut se permettre le « luxe » du charbon et de la lignite pour produire son énergie et polluer ainsi la moitié de l’Europe (CO2 et particules fines) en toute impunité.

Mais revenons en France : Qui paiera ? Tout le monde, impôts ou pas impôts, car l’énergie est à la base de toutes les productions industrielles… et des besoins domestiques.

Pendant ce temps nos parlementaires s’occupent de l’abolition de la fessée.

InraCe n’est pas nouveau. Cela fait un moment que cela dure, mais cette fois ci les orientations de l’institut sont clairement exprimées en tant qu’attitude régressive alors que les perspectives d’innovations apparaissent confuses et du domaine du non dit.

Dans un document (approuvé le 19 septembre 2018 par le conseil scientifique de l’Institut), titré : « Stratégie de l’Inra en matière d’utilisation des technologie d’édition du génome végétal » l’Inra dévoile ses piètres ambitions dans le domaine de la génétique et de la création variétale grâce à l’utilisation des nouvelles technologie d’édition du génome.

La posture décliniste est clairement affichée dès l’introduction :

Ce ne sont ni l’innovation, ni la création de variétés nouvelles (qui permettraient de résoudre les divers problèmes environnementaux ou de santé humaine) qui préoccupent l’Inra, mais les « débats sociétaux et réglementaires relatifs à ces technologies« . L’Inra et son conseil scientifique conditionne et restreint son programme de recherche à la demande sociétale. Demande sociétale totalement manipulée par des ONG et autres groupes activistes de l’écologie politique ayant contribué à formater cette opinion à grand renfort de désinformation.

Dans cette même introduction l’institut rappelle ses valeurs : « contribuer au progrès environnemental, social et économique« . Il me semble pour l’Inra, que la première valeur doit être le progrès agronomique au service d’un progrès économique et environnemental, qui ensemble conditionnent le progrès social et non l’inverse.

La recherche à reculons

La recherche, l’innovation, on essaie de les trouver à travers les 6 principes qui composent les « éléments de stratégie ».

1er principe :

« …maintient d’une capacité d’expertise… » : on ne parle même pas d’acquisition d’expertises nouvelles qui serait la moindre des choses pour un institut de recherche. On peut aussi se poser la question : une expertise pour quoi faire ? C’est écrit : « … une capacité… à évaluer les limites… » sous entendu (c’est moi qui précise) évaluer les limites des variétés de la recherche privée, puisque la recherche publique ne fait plus de recherche et s’en remet à la vox populi… ou aux syndicalistes SUD Recherche EPST maison qui refusent de voir ces techniques « se répandre dans les champs »

2ème principe :

« des technologies indispensables à l’acquisition des connaissances…‘ : quelle finalité ! quel objectif ambitieux !!! De l’acquisition de connaissances pour quoi faire : de la création variétale ? Ce n’est surtout pas précisé ! Minable ambitions de la part d’un institut national de recherche.

Les 4 autres principes

Ils sont de la même veine. Sur l’ « utilisation des technologies du génome en amélioration des plantes » et la « Conduite des expérimentations« ,

« L’évaluation des possibilités offertes » par ces nouvelles technologies… « est légitime au sein de l’Inra« …  Y a t’il vraiment besoin de le rappeler ici, tant c’est une évidence ! « La justification d’essais au champ sera soumise à un comité d’experts… » Un de plus, le Conseil scientifique de l’Inra ne suffit pas ? Par contre il suffit de bien compliquer les choses pour bloquer le système. La démarche a déjà été bien rodée avec les OGM.

L’Inra invite Bové pour l’anniversaire d’un de ses départements

Peut être parce qu’il y a presque vingt ans (en juin 1999), comme l’aurait fait une bande de voyous, le sieur Bové et quelques comparses ont complètement détruit une serre du CIRAD à Montpellier  abritant les recherches sur le riz transgénique ?

Comme l’écrit fort bien Marcel Kuntz : L’invitation faite à Monsieur Bové ne peut que susciter la désapprobation de tous ceux qui sont attachés aux valeurs humanistes portées par la Science, et tout simplement opposés à l’utilisation de la violence en démocratie.

Bové n’a aucun message scientifique à délivrer aux chercheurs de l’institut. Il en serait bien incapable. Par contre le message idéologique et politique est clair : puisque ce sont les « débats sociétaux » qui animent l’Institut, l’Inra renoncera à utiliser et à développer les outils d’édition génomique tels que CRISPR-Cas9. C’est évident à la lecture et au ton de ce document, le nom de cette technique prometteuse en terme de création variétale n’est d’ailleurs aucunement mentionné dans le document en question.

L’impensable analyse d’Axel Kahn sur le glyphosate

J’ai toujours eu un immense respect pour ce chercheur de l’Inserm qui en son temps avait, avec beaucoup de brio, dirigé les difficiles débats de HCGB (Haut Comité du Génie Biomoléculaire), chargé d’émettre un avis sur l’autorisation de cultiver les OGM. L’énergie qu’il dépensait à mener les discussions sur des bases scientifiques et objectives contre leur déformation militante était louable, courageuse et exemplaire. L’impossibilité de faire émerger la vérité des faits l’a d’ailleurs fait quitter la présidence de ce comité.

Je suis abasourdi, ébahi aujourd’hui, de voir que sur un sujet équivalent, celui des pesticides pour lesquels la désinformation pratiquée par les tenants de l’écologie politique est tout aussi évidente, il cautionne ce que jadis il avait tenté de combattre.

Ainsi, lorsqu’il dit : « Cependant, n’en doutons pas, la pression citoyenne est appelée à devenir telle que le monde entier devra en venir là… sortir de l’agriculture tout chimique dans trois ou cinq ans. » Comment un scientifique de ce niveau peut il, tout comme le fait l’Inra, en venir à cette posture ? Comment la recherche scientifique peut-elle poser en préalable à son programme « la pression citoyenne » sachant qu’elle est fabriquée de toutes pièces ?

Comment un scientifique tel que Axel Kahn peut-il invoquer une seule instance comme le CIRC ayant classé le glyphosate comme “cancérogène probable” à l’instar de la viande rouge qui elle est consommée, alors que plus d’une dizaine d’agences sanitaires d’état (en France l’ANSES), à travers le monde, ont toutes déclaré le glyphosate non cancérigène et non problématique pour l’environnement ?

Comment peut-il ériger la permaculture en système agricole alternatif alors que au mieux c’est un concept pour jardiniers amateurs qui ne comptent ni leur temps ni leur argent. Une méconnaissance réelle de ce qu’est l’agriculture de la part d’un expert scientifique aussi respecté ? J’en doute quand même.

Comment un scientifique de ce niveau, je le répète, peut-il déclarer qu’ « en France, les journaux dans leur immense majorité s’indignent de ce que le glyphosate n’ait pas été interdit sans tarder », pour justifier (dans les commentaires du billet) une position de scientifique. C’est tout simplement hallucinant.

Ne voulant remettre en aucun cas en cause l’intégrité et la sincérité de ce chercheur, je suis bien obligé de constater que la spirale infernale de la désinformation et le matraquage médiatique font des ravages incommensurables.

Philippe Seguin : « La pire menace qui puisse peser sur une démocratie, c’est la violence sournoise, insinuante, du mensonge ; c’est la manipulation des esprits, d’autant plus redoutable qu’elle revêt les oripeaux du moralisme »

Sources :

Édition du génome végétal : l’INRA a-t-il une stratégie ? Le Blog de Seppi : Agriculture, alimentation, santé publique… soyons rationnels

José Bové invité à l’INRA : une lettre ouverte aux organisateurs  Blog Imposteurs : Science, raison, anti-panurgisme de Anton Suwalki

Forum Phyto – Le point d’Axel Kahn sur le glyphosate : La capitulation de la science – Philippe Stoop. Merci à Philippe Stoop pour cette juste analyse, précise et percutante.

Le blog d’Axel Kahn : Le point sur le glyphosate  L’intérêt des commentaires est au niveau de celui de l’article – A lire absolument

Je profite de la parution dans Les Echos du texte fondateur d’un site web animé par une majorité de scientifiques dont je partage la plupart des points de vue. Ayant des contacts directs avec quelques-uns des quarante signataires ou des membres de ce groupe, c’est avec un vrai plaisir que je relaie leur vision de l’état actuel de la science que je partage pleinement.

Science Technologies Actions
Est un groupe d’action pour la promotion des sciences et des technologies, composé de salariés du secteur public, privé ou indépendants, chercheurs, ingénieurs, techniciens, médecins, enseignants, agriculteurs et autres citoyens consternés par la marginalisation de la science et les attaques incessantes contre les technologies innovantes

Vaccins

Agnès Buzyn, ministre de la Santé, s’est, elle, appuyée sur l’expertise scientifique au sujet de la vaccination. – Fred Tanneau/AFP

Une quarantaine de spécialistes appellent la communauté scientifique à un sursaut civique pour sauver la recherche face au renoncement politique.

Il y a un an, l’Assemblée nationale a adopté une résolution sur les sciences et le progrès dans la République, qui rappelle « que la France, héritière d’une longue tradition scientifique, rationaliste et de la philosophie des Lumières, a toujours incarné le progrès et la science au service de l’humanité » et « que la recherche constitue un élément indispensable à la compétitivité de la France ».
Ce texte a été voté à l’unanimité par les trois groupes qui l’ont déposé (LR, PS, PRG). D’autres n’ont pas pris part au vote. Ainsi, dans la République française, tous ne considèrent plus la science comme une res publica. Bien sûr, il est possible de faire un mauvais usage des découvertes scientifiques, comme de tous les outils. Faut-il pour autant renoncer au progrès ?

Marchands de peur

Les auteurs de cette résolution constatent « que l’expertise scientifique n’est plus assez prise en compte dans les processus de la décision politique ». Effectivement les exemples abondent de renoncements devant un obstacle médiatique, en contradiction avec les faits scientifiques.
En agriculture, la France s’est isolée. Le gouvernement ne fait pas confiance à ses propres comités d’homologation des nouveaux produits, n’écoute pas ses propres conseillers scientifiques… Dans l’affaire du glyphosate, le classement marginalisé d’une agence de l’OMS a prévalu sur les avis d’une dizaine d’agences, y compris européennes, qui l’ont déclaré non-cancérigène. Tout se passe comme si les décideurs publics ne pouvaient que s’aligner sur les marchands de peur.
Des tractations politiciennes se font sur le dos des technologies. En 2007, l’interdiction de la culture des maïs transgéniques (qui s’autoprotègent contre certains insectes) a été entérinée à la suite d’un accord du gouvernement avec des « écologistes » avant le début du Grenelle de l’environnement. Dans la même veine, en 2011, un accord entre Europe Ecologie-Les Verts et le Parti socialiste, prévoyait la « fermeture progressive de 24 réacteurs [nucléaires] » et un « arrêt immédiat de Fessenheim » en cas de victoire à la présidentielle de 2012.
Le gouvernement actuel persiste à fermer cette centrale, alors que cela obligera la collectivité nationale à dépenser au moins un milliard d’euros de plus chaque année pour son électricité. Cela est déraisonnable dès lors que la sûreté nucléaire n’est pas le motif de fermeture. En outre, remplacer du nucléaire par des centrales à cycles combinés à gaz ferait perdre une partie de notre indépendance énergétique, accroîtrait le déséquilibre de notre balance des paiements et augmenterait nos émissions de gaz à effet de serre.

Cesser le déni de réalité

Nous sommes consternés que le sujet complexe des perturbateurs endocriniens devienne argument électoral, que les gouvernements s’alignent sur une phobie de la chimie, que la simple exploration d’hydrocarbures dans le sous-sol soit interdite, que l’on renonce à l’installation d’antenne-relais à la suite d’une campagne de désinformation. On saluera cependant l’action d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé, sur la vaccination. Elle s’est appuyée sur l’expertise scientifique et a dénoncé toutes les fausses informations, avant de prendre sa décision politique.
Néanmoins, un an après le vote de cette résolution rien n’a changé sur le fond. Le régime de la post-vérité a gagné du terrain dans le domaine scientifique et technique. Nous appelons les décideurs publics à cesser le déni de réalité, pour éviter que la France ne glisse vers le déclin.
La résolution invitait à « donner plus d’importance aux études et rapports de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques dans l’élaboration et le suivi des politiques… ». Cela ne suffit pas : un sursaut civique doit mobiliser les scientifiques, les ingénieurs, les techniciens, les intellectuels, les agriculteurs et tout citoyen qui se sent concerné par cette perte de légitimité des savoirs et des techniques. Le Collectif science technologies actions a été créé afin d’aider à remettre les arguments scientifiques rationnels au coeur de la décision politique.

Centrale atomique

Le dernier rapport du GIEC (p. 19) fait appel à une augmentation substantielle de l’énergie nucléaire mondiale

Cette tribune est signée par une quarantaine de professeurs, chercheurs, ingénieurs… :
Albert Amgar, dirigeant retraité d’une entreprise de services aux entreprises alimentaires. Michelle Archimbaud, docteur es sciences. Bernard Auxenfans, membre de Stanford university alumni. Brigitte Axelrad, professeur honoraire de philosophie et psychosociologie. Laurent Berthod, ingénieur agronome. Chris Bowler, coordinateur scientifique de Tara Oceans. Françoise-Marie Bréon, physicien-climatologue. Bertrand Cassoret, ingénieur et docteur en génie électrique. Philippe Charlez, ingénieur spécialiste des ressources non conventionnelles et de la transition énergétique. Didier Crépin, ingénieur, sécurité nucléaire et environnement. John Davison, directeur de recherche (retraité). Christophe d’Hulst, professeur des universités. Jacques Duran, physicien. Bernard Durand, géologue et géochimiste des combustibles fossiles. Gidali Gutner, ingénieur nucléaire et thermodynamique à la retraite. Dominique Greneche, docteur en physique nucléaire. Philippe Joudrier, directeur de recherches retraité. Jean-Pierre Jacquot, professeur des universités, membre senior de l’Institut universitaire de France. Philippe Hansen, rédacteur de énergie-crise.fr. Gérard Kafadaroff, fondateur de l’Association française des biotechnologies végétales. Jean de Kervasdoué, professeur émérite du CNAM et membre de l’académie des technologies. Marcel Kuntz, biologiste. Vincent Laget, ingénieur. Isabelle Lagroye, enseignant-chercheur, experte en bioélectromagnétisme. Jean-Michel Ortega, directeur de recherches émérite. Léon Otten, professeur des universités. Gérard Petit, cadre supérieur retraité du secteur de l’énergie. Anne Perrin, expert conseil risques électromagnétiques. Sébastien Point, docteur-ingénieur en physique, chercheur industriel. Francis Quétier, professeur des universités. Sébastien Richet, ingénieur. Claude Ringot, ingénieur retraité. Jean-Pierre Riou, retraité de l’éducation nationale. Michel Simon, citoyen, maire honoraire, chevalier de la Légion d’honneur. Philippe Stoop, docteur-ingénieur en agronomie. Guy Vallancien, membre de l’Académie nationale de médecine. Max Verdone, ingénieur retraité. Jean-Philippe Vuillez, professeur d’université et praticien hospitalier.

Sant Andreu Jazz Band

 

Sant Andreu 3Le Sant Andreu Jazz Band est né dans les années 2006, dans un conservatoire de musique d’un quartier de Barcelone dirigé par un homme remarquable Joan Chamorro. Ce contrebassiste multi-instrumentiste (saxo baryton, saxo tenor, clarinette basse…) a formé en 12 années une quantité de jeunes talents à son image. Filles et garçons le plus souvent aussi multi-instrumentistes qui se sont produits, instruments et chant, dans un nombre impressionnant de manifestations (catalanes, espagnoles et mondiales). Ceci dans de multiples configurations allant du trio au Big band, accompagnés par des Jazzmen espagnols confirmés et des pointures du jazz international comme Scott Hamilton, Dick Oats, Joel Frahm, Scott Robinson…

Sant Andreu 1Un festival de Jazz a lieu fin septembre à Barcelone depuis maintenant 5 ans, le dernier en date : 5ème JAZZING Festival de jazz de Sant Andreu

Difficile de citer toutes ces pépites ainsi mises au jour ! J’ai essayé d’en présenter quelques unes à la fin de  ce billet. Mais on ne peut en rester là sans évoquer de suite Andréa Motis la star internationale née de ce tsunami musical.

 

 

Andrea Motis

Sant Andreu 2Présentation : He’s Funny That Way,  promenade dans Barcelone

Difficile de résumer un début de carrière aussi époustouflant en choisissant 2 morceaux dans un répertoire déjà impressionnant :

Señor Blues : est une composition du pianiste Horace Silver, interprétée ici au palais de la Musique Catalane de Barcelone en décembre 2016. Elle est accompagnée par son habituelle section rythmique magique avec Joan Chamorro (contrebasse), Ignasi Terraza (fabuleux pianiste aveugle), Josep Traver (guitare), Esteve Pi à la batterie et un invité, l’élégant saxophoniste Perico Sambeat au saxo soprano.

Lullaby of Birdland : un standard du compositeur américain Georges Shearing, enregistré ici le 13 avril 2013 au Jamboree, un club de jazz Barcelonais, avec toujours la même section rythmique et le saxophoniste ténor américain Scott Hamilton. L’intro en fugue de Ignasi Terraza est un véritable chef d’oeuvre… le reste suit !

Crazy : avec son mentor Joan Chamorro dans un style plus pop, avec un remarquable échange entre le maître et l’élève.

https://andreamotis.com/fr/intro/

La valeur n’attend pas le nombre des années

Petite fleur : ici en juin 2009, Andréa Motis (14 ans), Eva Fernandez (15 ans) aux saxos soprano, Carla Motis (12 ans) la petite soeur d’Andrea au bandjo et Magali Datzira (12 ans) à la contrebasse.

Bei mir biste du schön : avec le joli sourire de Magali Datzira (16 ans) en 2011

What’s new : Elsa Armengou en 2017. Quel sens de la musique, quelle attaque, on dirait Clifford Brown, quel phrasé. On peine à entendre le passage au chorus d’un musicien chevronné comme Magnarelli. Fabuleux !

A tisket a tasket : Alba Armengou et Alba Esteban

Empathie

« After you’ve gone « 

I like to hear it sometimes

J’aime…

« Moody’s Mood for love » : une fabuleuse intro de Dick Oats au sax alto, un trio de filles époustouflant (Andrea Motis, Magali Datzira, Eva Fernandez)… et un magnifique chorus de Joan Mar Sauque à la trompette. Le plaisir à l’état pur ! Amy Winehouse n’est pas loin !

Dans le magnifique décor de la Plaza Real

Minor swing

China boy : Tous les kids sont présents. Quels talents !

Jazz symphonique

(In my) Solitude : thème composé en 1934 par Duke Ellington, magistralement interprété par Andrea Motis, accompagnée par l’orchestre symphonique Del Valles dans les ors du palais de la musique Catalane de Barcelone.

My favorite things : chanson écrite pour la comédie musicale de Broadway, La Mélodie du bonheur (The Sound of Music). Ce morceau est devenu un standard de jazz car repris de nombreuses fois par de grands interprètes comme le grand John Coltrane.

Quelques Bossa nova

Recado : ou l’art de la syncope. Magnifique chorus de Marçal Perramon ( saxo tenor). Le petit Victor Carrascosa (trompette) est renversant de génie. Quant à Luigi Grasso à l’alto… ces trois là ont une classe internationale.

A felicidade : avec Andrea Motis  ses chœurs, Joan Mar Sauque et Joel Frahm

Thanks for sharing

Ce qu’il y a de formidable dans l’aventure du SAJB emmenée par Joan Chamorro depuis maintenant plus de 10 années, contrairement à d’autres groupes ou artistes qui entendent tout monnayer, c’est la volonté de faire partager cette exceptionnelle réussite. Ainsi, un nombre très important d’enregistrements sont directement accessibles, bien qu’ils fassent l’objet de CD ou DVD marchands. Je pense que cette philosophie de mettre à disposition et de porter à la connaissance est finalement gagnante et il faut s’en réjouir.

L’autre intérêt consiste tout simplement à savourer les commentaires souvent très pertinents et toujours enflammés que l’écoute de ces jeunes musiciens engendre

Une sélection de mes pépites préférées et de leurs meilleures interprétations

Ma play list Youtube : Plus de 200 enregistrements de grande qualité

Magali Datzira                                              Rita Payes

Sant Andreu 4

S’il fallait choisir entre toutes ces divas… c’est vers ce petit plus, cette sensibilité, ce grain de folie que j’irai bien volontiers.
Lady sings the blues : dans la peau de Billie…
Night and day… accompagnée par Eva et Andrea      Just a closer walk with thee
Unchain my heart

Sant Andreu 7

Elle a intégré le SAJB en 2013 trombone et chant. Flor de lis … et le travail magnifique au trombone
So danço samba : ici avec Andrea Motis et Scott Robinson… Getz & Gilberto ?
I’m fool to want you : bel hommage à Billie Holiday
Gloomy sunday : avec le nonet de Joan Chamorro. Quelle orchestration et quel talent pour ce petit bout de bonne femme devant de pareilles pointures !

                                                  

Elia Bastida                                                         Eva Fernandez

Sant Andreu 6

Violoniste solo du SAJB, chant et saxophoniste tenor. You’d be so nice to come home
Baïao de quatro toques : Bossa ou 5ème symphonie de Beethoven ?                                                                                                       Doralice                                                Elle a rendu le 26 oct. 2018 un hommage à Didier Lockwood au festival de jazz de Saint Amarin en Alsace. Le Sant Andeu Jazz band l’accompagnait en compagnie de Fiona Monbet la violoniste préférée du musicien décédé en février 2018 à l’âge de 62 ans

Sant Andreu 5

Chant, saxophones alto et soprano
Mad about the boy
Close your eyes
Boogies blues (de Gene Krupa) avec Wycliffe Gordon au trombone et une jolie petite intro au sax soprano par Alba Esteban
Et maintenant : Para leer en forma interrogativa

 

 

 

 

 

Alba Armengou                                              Abril Sauri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joan Marti                               Joan Codina                      Marçal Perramon

Sant Andreu 12

Luminescence
At long last love (avec Magali Datzira Cb) Poutin (avec Terell Stafford) en 2012
From this moment

 

Joan Mar Sauque                Victor Carrascosa               Marc Martin

Sant Andreu 14

Tenderly (avec Luigi Grasso & Magali Datzira)
Sail away
A felicidade

 

 

Quelques commentaires glanés au hasard…

Joan Chamorro and his students are the best thing to come out of Spain since Flamenco.

J’écoute encore et encore sans jamais me lasser …… c’est magique !

Rita’s singing is an open channel to the human heart and soul.