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Le Gobemouche gris (Muscicapa striata) est un oiseau de l’ordre des Passériformes et de la famille des Muscicapidés. On compte plus d’une centaines d’espèces de gobemouche à travers le monde.

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On le trouve en Asie, dans toute l’Europe et au Maghreb. Il se reproduit essen-tiellement en Europe et en Asie de l’ouest. C’est un grand migrateur. Il rentre assez tard d’Afrique tropicale (pour ceux que l’on voit chez nous) où il hiverne. Son retour a lieu pendant tout le mois de mai, pour nidifier et se reproduire jusqu’à la mi août.

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Il a tout pour passer inaperçu : un plumage gris beige tout a fait quelconque, une petite silhouette élégante et fine surtout lorsqu’il est perché (12 à 15cm de long), un cri bref et peu audible a distance.

La meilleure façon de le repérer est de le surprendre en vol de chasse. C’est un insectivore qui se nourrit essentiellement d’insectes volants :  mouches, papillons, moustiques, guêpes et autres libellules qui volent dans son environnement.

 

Très souvent dressé immobile sur un perchoir exposé lui permettant d’avoir une vue dégagée (branche, piquet, fil…), il s’élance brusquement et d’un vol très rapide vers ses proies, en piqué, il peut adopter par la suite un vol vertical de haut en bas et de bas en haut plusieurs fois et même un vol stationnaire. Son aire de chasse se situe entre le sol et une hauteur de 2 à 3 mètres. Il consomme également des araignées, des vers de terre et des escargots, ainsi que des petits fruits et des baies.

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Dans un article précédent en date du 27 juin, je mettais en exergue L’INCURIE DE LA PRESSE FRANCAISE à se sortir de la pensée unique gangrénant notre société, pensée unique qu’elle contribue fortement à propager. 

Ceci à propos des OGM et plus particulièrement d’une étude de GE Seralini de 2012 faisant dire au journal Le Nouvel Observateur « Oui, les OGM sont des poisons », dans un dossier « opération de Com » dont la publication était complètement contraire à la déontologie scientifique. Toute la presse écrite et parlée française s’est alors engouffrée dans cette thématique des OGM poisons avec l’aval du 1er ministre de l’époque Jean Marc Ayrault dans une déclaration terriblement anxiogène, le jour de la parution du dossier de l’Obs, sans même prendre le recul ni la précaution de s’informer sur le sujet !

La communauté scientifique dans son ensemble rejette l’étude, qui est même retirée par l’éditeur de la revue scientifique « Food & Chemical Toxicology » (revue très moyennement notée dans la sphère scientifique, soit dit en passant).

Devant cet état de fait, les pouvoirs publics ne peuvent que proposer une contre expertise sous forme de trois études indépendantes menées au niveau Européen et Français.

Les résultats de ces trois études sont aujourd’hui connus : elles contredisent formellement les conclusions de la supercherie de Seralini

NON LES OGM NE SONT PAS TOXIQUES

NON LES ETUDES SUR 2 ANS NE SONT PAS NECESSAIRES POUR JUGER DE L’EVENTUELLE TOXICITE DES OGM (ELLES SONT SURTOUT DISPENDIEUSES EN ARGENT ET EN RATS SACRIFIES).

Je reprends ici les termes de l’article de Gérard Kafadaroff et de Philippe Joudrier dans Atlantico :

TSUNAMI MEDIATIQUE EN 2012, SILENCE OU OMERTA EN 2018  –       UN TRAITEMENT DE L’NFORMATION INQUIETANT !

A ce jour, seuls le Figaro et l’Obs (mais pour offrir ses colonnes à la mauvaise défense de Seralini, dont les arguments mercantiles ne sont pas dignes d’un « scientifique ») ont fait état de ces résultats confirmant ce que tous les scientifiques non idéologues savaient déjà en 2012.

Sources : 

OGM poisons… ou sans impact pour la santé ? L’étrange silence médiatique réservé aux 3 contre-expertises réalisées sur les pauvres rats du Professeur Séralini – Gérard Kafadaroff et Philippe Joudrier in Atlantico – 30 juin 2018

OGM : une manipulation scientifico-médiatique soigneusement préparée
Le Figaro – Cyrille Vanlerberghe  – 03/07/2018

Lien entre OGM et cancer : l’étude était fausse – Le Figaro – Cécile Thibert le 04/07/2018

Séralini : « On détourne des fonds publics pour discréditer mes travaux sur les OGM ! » – L’Obs -Arnaud Gonzague – 4 juillet 2018

 

 

Liens de publications internationales :

Aliance for science : European studies disprove Seralini’s GMO maize tumor claims – 7 juin 2018
Neurologica Blog : « Séralini Fails Replication » – 8 juin 2018
ISAAA : European and French Studies disprove Seralini’s GM Maize claims – 6 juin 2018
Chile Bio : Polémico estudio anti-transgénico nuevamente refutado, ahora por estudios europeos – 8 juin 2018
Abramlho : Novos estudos desmentem alegação de câncer por milho transgênico – 14 juin 2018
Genetic Literacy Project : Science disproves Seralini GMO rat tumor study—but his findings were always an outlier – 13 juin 2018
Agrolink : Novos estudos desmentem alegação de câncer por milho transgênico – 13 juin 2018
ABI : European studies disprove Seralini’s GM maize claims – 7 juin 2018

En septembre 2012, l’activiste « chercheur » idéologue anti-ogm de l’Université de Caen, G.E. Seralini rendait public à grand renfort de presse nationale acoquinée les résultats d’une étude  affirmant que le maïs NK603 entraîne des cancers chez les rats.

Voir ici mes commentaires sur l’étude de Séralini et ses rats du 28/10/2012.

Un bel exemple de FAKE NEWS… opportunément utilisé par les politiques de l’époque

Le Nouvel observateur, avec une couverture mensongère, sous la plume de Guillaume Mallaurie, autre activiste anti-ogm idéologiquement et déontologiquement corrompu, a même réussi l’exploit bien orchestré de publier les résultats de l’étude avant la publication scientifique dans la revue Food and Chemical Toxicology, pour le scoop et l’exclusivité de « l’information » !

Dès la sortie du dossier du NObs, l’information fait la une de tous les journaux papier, radios, télévision à grands renforts de photos truquées de rats porteurs de tumeurs. Voilà une véritable fake news… que le pouvoir politique (Le Foll alors Ministre de l’agriculture) est trop content de récupérer ! Ce qui est important pour ce pouvoir c’est de maintenir l’opinion publique sous le couvercle de la peur, de la maintenir dans sa croyance résultant de 20 ans d’activisme d’ONG aboutissant à la pensée unique actuelle, de « s’assurer » de sa santé et… de son vote lors du prochain scrutin.

Aujourd’hui on voit un autre gouvernement vouloir légiférer sur les fake news !!! Avant de légiférer, il faudrait peut être définir ce qu’est une fake news… et qui va en décider !

A la sortie de la publication en 2012, les agences sanitaires nationales, internationales font leur travail : elles analysent les résultats de l’étude. Le constat est accablant. A l’unanimité toutes les grandes agences scientifiques PUBLIQUES françaises, européennes et internationales se sont prononcées : graves lacunes statistiques, méthodologiques, bibliographiques, résultats inexplicables, non scientifiquement valables, non élaboré conformément aux bonnes pratiques scientifiques en vigueur, conclusions abusives…

Face à la contestation de cette étude par toute la communauté scientifique, GE Seralini se défend en affirmant que les études à 90 jours exigées par l’Union Européenne sont bien trop courtes pour révéler des effets qui se manifestent à bien plus long terme comme la cancérogénèse (les experts de l’époque savent eux que cela est parfaitement mensonger).

Pour trancher le débat les autorités Françaises et Européennes décident alors de lancer trois programmes de recherche pour confirmer ou infirmer les résultats des analyses de GE Séralini :

  • programmes GRACE et G-TwYST au plan européen
  • programme GMO90+ en France pour un coût total de 15 millions d’euros.

 

Aujourd’hui : un superbe exemple de MUTE NEWS… parfaitement « géré » par les politiques et la presse actuelle

J’ai emprunté le terme « mute news » à un article de Challenges (Menthon Routier – Double je n°570 – 14 au 20 juin 2018)

Selon l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV), les résultats de ces expérimentations maintenant publiés sont clairs (les résultats de l’étude GRACE ont été publiés en novembre 2015, les résultats de l’étude G-TwIST viennent d’être (discrètement) publiés le 28/04/2018, les résultats du programme français GMO 90+ sont disponibles mais n’ont toujours pas été rendus publics – cherchez l’erreur – !) :

1) Les résultats de ces programmes de recherche confirment l’absence d’effets sur la santé des maïs porteurs de MON 810 et NK 603 dans les études à 90 jours. Cette absence d’effets avait été déjà observée dans les études antérieures et prises en compte dans les évaluations faites par l’EFSA.

2) Les études à long terme (un an et deux ans), ne mettent en évidence aucun effet toxique des maïs analysés et n’apportent rien de plus que les études à 90 jours comme le savaient déjà les toxicologues.

Ainsi l’AFBV constate que ces nouvelles études réfutent les principales conclusions tirées des études de Gilles-Eric Seralini sur la toxicité des maïs « OGM » analysés : aucun risque potentiel n’a été identifié. En outre elles contredisent ses propositions sur la nécessité de réaliser les études long terme.

Seule l’AFBV a réagit à la suite de la publication de ces contre expertises. Ses conclusions ont été envoyées à 150 journalistes et 200 parlementaires.

Les résultats de l’étude « hors norme » de Séralini qui avait médiatiquement et politiquement fait tant de bruit en 2012, n’ont donc pas été confirmés par ces trois nouvelles études. Et que constate t-on à ce jour ? Calme plat et mutisme le plus complet au niveau de toute la presse, au moins française !

Une recherche sur internet et dans la grande presse française ne donne aucun résultat sur un quelconque article concernant ces nouvelles études pourtant officielles, indépendantes et dénuées de tous conflits d’intérêts !

Aujourd’hui, le 20 juin 2018 :

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Une omerta médiatique similaire sur le Glyphosate :

73% des articles de la presse française consacrés au glyphosate (sur 33 articles parus entre le 29 et le 30 mai 2018, au moment du vote de la loi alimentation et agriculture) citent l’avis défavorable du CIRC (le seul organisme ayant décrété le caractère cancérogène probable de l’herbicide, comme la viande ou le saucisson !) et aucun ne cite le consensus dégagé par les agences de santé, pas seulement européennes, mais mondiales, qui réfutent le caractère cancérogène proposé par le CIRC.

Voir ici l’enquête d’un site web  – La chèvre pensante – qui analyse la couverture médiatique de divers évènements.

Voir également ci-dessous une synthèse honnête de la question glyphosate réalisée par « Science technologies actions » :

Le glyphosate est la matière active du désherbant Roundup® découvert par Monsanto et proposé aux agriculteurs dès 1975. Le brevet a expiré en 1991 et est fabriqué aujourd’hui par de nombreuses sociétés essentiellement chinoises.

C’est un désherbant à action foliaire et systémique, à large spectre, très efficace, peu rémanent dans le sol,  et très bon marché. Ses qualités font qu’il est largement utilisé par les agriculteurs, et prisé par les amateurs, et pour désherber les voies ferrées, etc.

D’un point de vue agronomique, l’idéal serait d’avoir plusieurs molécules pour les mêmes usages, afin de faire des rotations. Ce n’est pas le cas : aucune alternative chimique n’est disponible notamment pour détruire les mauvaises herbes vivaces (chiendents, liserons, …) ou pour gérer les « techniques de conservation de sols » dans le cadre de l’agro-écologie.

Ce constat justifie un usage plus raisonné du glyphosate, et des réflexions sur des alternatives non-chimiques, mais pas une interdiction. Cette dernière option a pris une dimension médiatique et politique jamais vue pour un herbicide. Elle dérive d’une longue campagne anti-glyphosate qui a pris de l’ampleur suite à son classement, en mars 2015,  par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) comme « cancérogène probable » (groupe 2A), au même titre que la viande rouge. On peut considérer que ce classement exprime un danger potentiel mais non un risque lié à l’exposition de la population au glyphosate. Ce qui est sûr est que ce caractère cancérogène est contesté par toutes les agences sanitaires officielles,  y compris les européennes.

L’avis du CIRC est donc isolé scientifiquement, mais a influencé une réduction de la ré-autorisation de cet herbicide en Europe (5 ans au lieu de 15) et une décision du gouvernement français d’interdiction dans un délai de 3 ans maximum.

Pour être complet sur le CIRC, il faut mentionner qu’il est plus que soupçonné de partialité et fait l’objet d’une enquête à ce titre aux Etats-Unis. 

En résumé : le glyphosate apporte des bénéfices économiques, agronomiques et environnementaux, il est doté d’un bon profil toxicologique et éco-toxicologique, sa toxicité aigüe est faible, et il a été constamment jugé non cancérigène, non génotoxique par toutes les agences sanitaires françaises, européennes et internationales. Pour autant, la recherche d’alternatives n’est pas injustifiée, mais s’avère très difficile. Elles seront probablement plus onéreuses.

Deux exemples patents des ravages de l’hyper-communication dans notre société :

Sur ces deux sujets touchant à une activité clé de l’économie française, l’agriculture, on voit parfaitement les éléments qui constituent la spirale négative qui ronge notre société.

Le mécanisme est le suivant : les « gauchos-communo-trotskystes » de mai 1968 n’ont pas réussi à prendre le pouvoir. Certains sont allés élever les chèvres dans le sud de la France, d’autres plus ambitieux sont restés en place pour mettre au point les armes au service de leur idéologie.

Le champ de bataille tout trouvé est celui de l’environnement et de l’écologie et ses répercussions sur l’alimentation et la santé.

Les armes s’appellent ONG (Organisations Non Gouvernementales), petits copains dans la presse les ministères puis les politiques, médiatisation et communication. Le tout sur fond de désinformation, de manipulation de l’opinion publique en activant l’arme bien connue du catastrophisme et de la peur. Tout cela s’est installé insensiblement durant ces 50 dernières années dans une société ayant tellement profité de la modernité (des avancées de la science et de la technologie) qu’elle ne réagit plus devant des propositions de décroissance et d’abandon des facilités ainsi générées. Pire même, la science véritable et indépendante est dévoyée petit à petit, la pseudo science fait son entrée, politiquement et médiatiquement colportée, dans l’opinion publique qui n’a plus de repères

Ces technophobes idéologues ne sont que le nouvel avatar des anti-capitalistes ayant échoué dans leurs projets lors de l’extinction du communisme, anti-capitalistes déguisés en bonne conscience verte. Et cela marche ! A ceux là, il faut ajouter les nouveaux convertis et certains actuels capitalistes oppotunistes finançant des ONG de renom, car ils y voient encore des opportunités d’affaires (notamment dans le domaine de l’énergie et du climat) : la peur fait vendre !

Sources :

AFBV : Trois expertises française et européennes invalident les résultats et conclusions de l’étude de GE Séralini sur les maïs OGM

Contrepoints – Vincent Bénard : Les luttes technophobes, ou les habits neufs de l’anti-capitalisme

Science technologies actions

 

Suite ici

 

Protégé : 70 ou 71 ?

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Asphodèle de Villars

Qui ne connais l’Andalousie ? Séville, Grenade, Cordoue, le Flamenco… et pourtant ! L’ Andalousie occupe tout le sud de l’Espagne : de l’océan atlantique à l’ouest à la mer méditerranée à l’est. Pas la méditerranée du sud, avec les célèbres stations balnéaires de la Costa de la Luz. Mais la méditerranée de l’est dont la côte commence à Cabo de Gata (Alméria) pour remonter au nord vers Carboneras et Mojacar.

andalousie carteIci c’est la province d’Alméria, pas de fleuve comme le Guadalquivir qui traverse la plaine de Séville, mais un « désert » : le désert de Tabernas où furent tournés un certain nombre de westerns spaghettis des années 1960. L’arrivée de l’eau courante en provenance des sierras proches (Sierra Nevada entre autres) est récente, notamment sur la côte est. Pas de grandes cultures ni d’oliviers comme dans la plaine de Séville mais un développement récent de cultures maraîchères et fruitières sous serre, sur des milliers d’hectares, entre Alméria et Nijar de part et d’autre de l’autoroute, donnant au paysage une allure de mer intérieure.

Carte Cabo

Seule similitude avec l’Andalousie occidentale : les parcs naturels nationaux préservés. C’est dans l’un d’entre eux , le parc naturel de Cabo de Gata (classé réserve de la biosphère en 1997)  que je vais vous entraîner, pour découvrir toute la spécificité de la flore de cet endroit, dont la beauté fugace explose au printemps. Le nom Cabo de Gata fait référence aux agates qui étaient extraites de nombreuses mines dans la région).

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Sur la route de Albaricoques à Cortijo del Fraile

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Vue de Cabo de Gata sur la plage de Monsul. Derrière le cap, la plage de Genoveses et San Jose

 

 

 

 

 

 

Les paysages sont somptueux, surtout lorsque l’altitude s’élève, en particulier en bord de mer. De charmantes petites stations balnéaires se sont installées depuis une quarantaine d’années, comme San Jose au sud et Agua Amarga au nord du parc. Dans un style complètement différent de la Costa del Sol, puisque les habitations sont construites à flanc de colline sans jamais dépasser 3 ou 4 étages.

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La petite station de San José au soleil levant, toute proche de Cabo de Gata

L’Andalousie orientale, haut lieu de la botanique européenne et du western spaghetti

P1040641 (2)P1040089 (2)Nous logions à Los Albaricoques, à l’Hostal rural Restaurante Alba, point de chute à partir duquel nous avons rayonné vers différents sites botaniquement intéressants.

Los Albaricoques fut en 1965 le théatre du tournage de « Et pour quelques dollars de plus », la seconde des six collaborations entre le réalisateur Sergio Leone et le compositeur Ennio Moricone. Dans le film, qui fut le plus grand succès commercial de l’histoire du cinéma italien, la petite ville d’El Paso fut construite de toutes pièces près de Tabernas. Quant à Agua Caliente, qui abrite le gang d’El Indio, le vrai nom du village était Los Albaricoques.

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Tableau mural à l’hôtel ALBA représentant la scène culte du film « Et pour quelques dollars de plus », tournée à Los Albaricoques, avec Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Gian Maria Volonte.

Voir ici un blog bien illustré sur les lieux de tournages : Il était une fois au nord d’Almeria… Sur les traces de Sergio Leone et du western spaghetti

Les randonnées et la flore

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Arisarum vulgare (Capuchon de moine)

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Stipa tenacis-sima (Alpha) près de Tabernas

 

Depuis Los Albaricoques, nous nous sommes ainsi transportés vers le désert de Tabernas à l’est, Nijar, le parc naturel de Yesos de Sorbas sur substrat gypseux et la Sierra de Cabrera au Nord, le parc naturel de Cabo de Gata à l’est et son somptueux bord de mer ainsi que la zone côtière entre Almeria et les salines au sud.
Beaucoup de plantes déjà rencontrées dans les sierras d’Andalousie occidentale, mais aussi beaucoup d’endémiques et d’espèces très rares, voire disparues en France. Nous découvrirons également des espèces nord africaines en limite d’extension ainsi que de nombreuses espèces adaptées à la sécheresse estivale. Cette zone est une des plus arides d’Europe occidentale : ensoleillement maximal (2965 h/an à Almeria) et très faible pluviométrie (200 mm par an à Almeria, 250 mm à Tabernas et seulement 155 mm à Cabo de Gata, probablement le point le plus sec d’Europe).

 

 

 

Cliquer sur le nom du secteur (en vert) pour découvrir les diaporamas.

Diaporama : Entre Cabo de Gata et le Cerro de Vela Blanca

Les endémiques de Cabo de Gata

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Muflier – Antirrhinum charidemi Lange

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Muflier – Antirrhinum charidemi Lange

 

Muflier vivace disposé en coussins souvent implantés sur des parois rocheuses. Ce muflier à grandes fleurs est communément appelé Dragoncillo del Cabo. Vu sous un certain angle, les fleurs ressemblent effectivement à un dragon. Il existe également un œillet endémique sur le même site : Dianthus charidemi, que nous n’avons pas vu, car à floraison plus tardive.

 

 

 

Diaporama : Les plages de Monsul et Genoveses

Deux des plus belles plages entre Cabo de Gata et Carboneras. La très grande plage de Genoveses est toute proche de San Jose et la fantastique plage de Monsul fait face au Cerro et à la tour de Vela Blanca. C’est sur la plage de Mónsul, que Steven Spielberg a réalisé la scène d’Indiana Jones et la dernière croisade, dans laquelle Sean Connery effraie des mouettes avec son parapluie pour abattre un avion allemand.

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Plage de Monsul – Cerro et tour de Vela Blanca au fond

 

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Carraluma d’Europe
Caralluma europaea (Guss.) N. E. Br

Le Carraluma est une plante très originale que nous avons également observée dans le désert de Tabernas. A première vue, ressemblant à un cactus mais botaniquement cousine de la pervenche (Apocynacées). Sa floraison est très fugace. Il s’agit d’être présent au bon moment et avoir l’œil averti pour la capter !

L’Ammochloa de Palestine très rare également a été observée sur la plage de Genoveses.

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Ammochloa de Palestine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diaporama :La plage de Playazo (Rodalquilar)

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C’est par un chemin de terre de 3km, depuis Rodalquilar (la ville aux vestiges miniers), que nous accédons à la paisible et magnifique plage de Playazo. Gardée d’un côté par le château de San Ramon, elle déploie ses magnifiques eaux cristallines de l’autre côté aux abords d’une dune fossilisée.

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Mauve à petites fleurs – Malva parviflora L., 1753

 

 

 

 

 

 

 

Diaporama : Los Escullos

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Dune fossile érodée par le vent marin

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Ficoïde à cristaux
Mesembryanthemum crystallinum L., 1753, au délicieux goût d’huitre…

 

 

 

 

 

Ancien hameau de pêcheurs le site de Los Esculos est constitué de deux splendides plages séparées par une dune fossile. Nous retouverons d’ailleurs dans les anfractuosités de la roche calcaire la magnifique petite Linaire à feuilles grasses (Chaenorhinum crassifolium (Cav.) Lange) qui apprécie particulièrement ce genre de substrat.

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Linaire à feuilles grasses (Chaenorhinum crassifolium (Cav.) Lange), sur son substrat rocheux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diaporama : El Retamar, entre Almeria et San Miguel de Cabo de Gata

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Cynomorium écarlate « Champignon de Malte »
Cynomorium coccineum L., 1753

Cynomorium coccineum_Cynomorium écarlate02Le Cynomorium écarlate, encore appelé éponge ou champignon de Malte, est une plante étrange qui semble se développer à proximité des chénopodiacées aimant le sel (Obione, Arroche faux pourpier). Il parasite aussi les tamaris, salsola et limonium. Seule représentante de sa famille, comme les orobanchacées, cette plante n’apparaît qu’à la floraison sous la forme d’une inflorescence dense constituée de milliers de petites fleurs rougeâtres. On la trouve au sud de l’Espagne et du Portugal, en Corse, Sardaigne, Sicile, Malte, Tunisie, Maroc, Sinai, Palestine, Iran et Asie Centrale.

 

Diaporama : Entre Albaricoques et Cortijo del Fraile

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Le magnifique Pavot cornu (Glaucium corniculatum (L.) Rudolph, 1781)

La petite route encailloutée nous menant d’Albaricoques à Rodalquilar fut le lieu d’une exploitation minière intense au siècle dernier (mines d’or en particulier), dont les installations de Rodalquilar en sont encore les témoins. Un peu à l’écart l’ancienne ferme de Cortillo del Frail fut au centre d’évènements tragiques qui se déroulèrent une nuit de 1928, ayant inspiré l’écrivain Federico García Lorca lorsqu’il rédigea ses « Noces de sang ». Plus récemment cette ferme a  été utilisée pour le tournage du dernier film de la trilogie du dollar de Sergio Leone: « Le Bon, la Brute et le Truand » en 1966 (la mission du Père Ramirez dans le film). La flore se développant dans les parties plus ou moins cultivées est également d’une très belle diversité.

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Oliviers pluri-centenaires, friches et massifs miniers.

 

Diaporama : Nijar, Huebro et la Sierra de Alhamilla

La ville d’origine Arabe de Nijar est blottie sur les pentes méridionales de la Sierra Alhamilla. Elle s’ouvre sur la plaine couverte de serres et traversée par l’autoroute  qui, du nord nous mène vers Almeria et la Costa del Sol.

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Terrasses cultivées entre Huebro, blottie au fond de la Sierre Alhamilla, et Nijar

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Linaire verticillée(Linaria verticillata Boiss.)

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Huebro, petite ruelle sortant du village.

 

La ville de Nijar, d’origine Arabe, est blottie sur les pentes méridionales de la Sierra Alhamilla. Elle s’ouvre sur la plaine couverte de serres et traversée par l’autoroute  qui, du nord nous mène vers Almeria et la Costa del Sol.

 

L’étroite route qui serpente jusqu’à Huebro, petit village typiquement andalou accroché à la Sierra dominant Nijar, permet d’observer les cultures en terrasses irriguées. L’ancien système d’arrosage d’origine arabe utilisant les moulins y est conservé. La flore présente sur les flancs de la sierra nous a permis d’observer de magnifiques espèces peu fréquentes comme la Linaire verticillée ou le Fumeterre à neuf folioles.

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Fumeterre à neuf folioles (Sarcocapnos enneaphylla (L.) DC., 1821)

 

Diaporama : De Nijar à Sorbas

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Cistanche (spécimen blanc violacé)

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Cistanche (Cistanche phelypaea (L.) Cout., 1913)

 

De belles découvertes tout au long de cette petite route serpentant jusqu’à la jonction avec la nationale Tabernas Sorbas. Juste le temps de s’arrêter avant Sorbas sur une terrasse haute du lit du rio Aguas pour un pique-nique bien mérité… puisqu’une magnifique éclosion de Cistanches nous attendait !

Les Cistanches sont de magnifiques Orobanchacées de grande taille parasites des Chénopodiacées. D’un jaune éclatant, mais selon les substrats elles peuvent prendre des teintes allant du blanc violacé à des teintes plus sombres.

 

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Pique-Nique sur une terrasse du rio Agua

 

 

Diaporama : Le parc naturel des Yesos (Carrières de gypse) de Sorbas

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Carrière de gypse à ciel ouvert près de Sorbas

 

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Linaire d’Aragon – 
Linaria oblongifolia subsp. aragonensis (Lange) D.A.Sutton

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Petite linaire à grandes fleurs
Chaenorhinum grandiflorum (Coss.) Willk. subsp. grandiflorum

 

 

Une flore spécifique s’est développée dans cette région d’où l’on extrait le gypse d’impressionnantes carrières : les Yesos. C’est une région riche en grottes façonnées au cours des siècles par les pluies dans un système géologique karstique. Des espèces se sont adaptées à ce substrat particulier, qui serait nocif pour bien d’autres. C’est le cas de l’Hélianthème faux-Alypum, de l’Ononis à trois dents, très lignifié ou de la minuscule Linaire d’Aragon poussant directement sur la roche mère du gypse.

 

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Narcisse a feuilles vrillées (Narcissus tortifolius Fdez. Casa)

 

Diaporama : Le désert de Tabernas – Randonnée du 22 mars matin

La zone de Tabernas, que l’on désigne communément maintenant comme le désert de Tabernas, doit son nom à des paysages ressemblant fortement à ceux des déserts de l’ouest américain ou ceux d’Afrique du nord. La faible population installée et la faible pluviométrie (250 mm par an) amplifient ce phénomène. Remarquons néanmoins que la pluviométrie à Alméria n’est que de 200 mm… et 155 mm à Cabo de Gata ! Ce site acquit une certaine notoriété à la suite du tournage de films à succès comme « Un taxi pour Tobrouk » de Denys de la Patellière à la fin des années 1950, puis les westerns de Sergio Leone dans les années 1960.P1040670 (2)

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Moricandie fétide – Cistanches en arrière plan

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Euzomodendron de Bourgea

La flore est celle des climats semi arides, dans les zones basses (autour de 400 m d’altitude), avec une saison sèche en été. Elle n’en reste pas moins ultra spécifique, très adaptée à la sécheresse notamment au niveau de leur port. On peut citer quelques rencontres intéressantes comme cette jolie brassicacée ligneuse, endémique de la région d’Almeria : Euzomodendron bourgeanum Coss. Mais aussi Moricandia foetida Coss, Senecio flavus (Decne.) Sch. Bip, ou Pallenis hierichuntica (Michon) Greuter…

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Seneçon jaune – Senecio flavus (Decne.) Sch. Bip.

 

Diaporama : Tabernas, au pied de la Sierra de Alhamilla

Sclerocephalus arabicus Boiss. 4 (2)

Sclerocephalus arabicus Boiss

 

Petite après midi mais grande découverte : Sclérocephalus arabicus, une Cariophyllacée non encore décrite en Europe. Elle est par contre souvent décrite dans le Sud ouest Marocain, le Sahara, Djibouti, le Qatar, en Syrie…

 

 

Diaporama : Campo de Tabernas

Dans un paysage plus plat et plus ouvert, plus propice aux annuelles… avec un véritable festival de Linaires.

Linaria nigricans_Linaire noircissante1

Linaire noircissante – Linaria nigricans Lange

Linaria arvensis_Linaire des champs1

Linaire des champs Linaria arvensis (L.) Desf., 1799

 

Linaria oligantha3 (2)

Linaire – Linaria oligantha Lang

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Grosse levée de Linaire noircissante

 

Diaporama : Sur les hauteurs de San José

Gladiolus dubius_Glaïeul douteux6

Glaïeul douteux
Gladiolus dubius Guss., 1832

Reseda undata subsp. leucantha_Réséda blanchâtre4

Réséda blanchâtre
Reseda undata subsp. leucantha (Hegelm. ex Lange) Arénega ex Valdés

Asphodelus macrocarpus_Asphodèle de Villars5

Asphodèle de Villars
Asphodelus macrocarpus Parl., 1857
= Asphodelus villarsii Verl., 1860

Stipella capensis_Stipe du cap

« Prairies » à Stipe du Cap – Stipella capensis (Thunb.) Röser & Hamasha, 2012