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gauloisVoici  quelques réflexions sur un livre que j’ai apprécié, une matière dense mais une lecture facile, où l’on gagne parfois à revenir sur les pages précédentes. Je ne suis pas un fan de De Villiers, mais il faut reconnaître que l’homme a du talent et une culture certaine. Une plume agile, acerbe et colorée, souvent outrancière mais révélatrice, qui retrace avec brio les errements de la vie politique, de la société qu’elle incarne et ses interactions avec des crises majeures comme celle que nous vivons  actuellement avec l’épidémie de Covid 19.

Ce livre est le verbatim d’une rencontre entre le Ministre de l’économie de l’époque Emmanuel Macron, sa femme Brigitte avec Philippe de Villiers et Nicolas Sarkozy au Puy du fou en mai 2016. L’échange laisse penser à l’auteur que tous deux étaient sur la même longueur d’onde.

Mais très rapidement le ministre devenu président, montre à travers discours, prises de positions, statures, qu’il n’est pas celui venu au Puy du fou.

« Ce n’est plus le même Macron ».

« Il impose un nouveau clivage : le clan des progressistes dont il est le chef dans toute l’Europe, face aux populistes, qu’il identifie à des avatars du nazisme. Il ose assimiler patriotisme et racisme… ». « Ancien monde – Nouveau monde… un clivage bien réel entre l’homme de quelque part et celui de nulle part. Le premier cherche à jardiner, le second veut « posséder la nature »…

Mais « les français ont compris que les élites qui se disent progressistes veulent liquider les vieilles nations… ». Ainsi vinrent les gilets jaunes.

Puis ce fut l’épisode du Covid…

Quelques phrases à méditer

L’anti mondialiste, l’anti « village global » s’exprime ainsi :

 » Les grandes bureaucraties supranationales qui recouvrent aujourd’hui la planète d’une épaisse toile normative et scientifique… suffiront à la supervision de ce nouveau monde. Les glissements de la sémantique vont suivre : on ne parle plus de gouvernement mais de gouvernance, de loi mais de régulation, de frontière mais d’espace, de peuple mais de société civile… ». Et j’y rajouterai, tout récemment, on ne parle plus de distanciation physique mais de distanciation sociale.

La plus grande des bureaucraties supranationales c’est l’ONU, le machin dont parlait de Gaulle en son temps. Le plus bel exemple de manipulation scientifique et normative est celui de l’immense scandale du réchauffement climatique imputé sans aucune preuve à l’homme à travers la production de CO2 fossile. On assiste à une récupération tronquée de la science par des politiques, dans un but idéologique, de tentative de gouvernance mondiale : c’est l’œuvre du GIEC (Groupement International d’Experts sur le Climat) qui dépend de l’OMM (Organisation Mondiale de Météorologie), une des 15 agences spécialisées de l’ONU.

Plus récemment, à l’occasion de l’épidémie de Coronavirus, l’impensable scandale du Lancet, revue la plus prestigieuse dans le domaine de la science médicale, a montré comment une autre agence spécialisée de l’ONU : l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) influencée et manipulée par la puissance des « big Pharmas » a tenté d’accréditer une non moins incroyable étude bidon publiée en un temps record sur bases de données frelatées (« big datas »). L’objectif étant dans le cas présent de détruire des propositions de bon sens concernant l’utilisation de la chloroquine pour le traitement précoce de la grippe provoquée par le coronavirus.

Le scandale n’est pas chez le médecin Raoult, qui a montré avec brio comment gérer une crise épidémique quasi ordinaire, mais dans la compromission au plus haut niveau (OMS, ministère et administrations  de santé en France) entre politique et utilisation de la recherche dans le domaine médical.

« La politique est une comédie, l’élection n’est qu’un trompe l’œil, les décideurs sont ailleurs dans la main des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). »

« En cherchant des esclaves au bout du monde, nous avons fabriqué de nouveaux maîtres… »

Et le souverainiste de marteler :

« Nous sommes passés d’une Europe interétatique à une Europe de l’intégration supra étatique. Et nous sommes passés de la préférence communautaire à la fin du marché commun. Nous avons aliéné notre souveraineté. Les gens qui ont prôné cette idéologie… ont laissé derrière eux une France en friche, un pays qui n’a plus d’industrie, qui vend ses plate-forme aéroportuaires et qui favorise une agriculture dégradée en un processus agrochimique suicidaire, un pays qui fait fabriquer les pièces de rechange des chars Leclerc en Chine, et lui confie le soin de produire pour lui ses médicaments ».

Sur sa vision de l’agriculture et de l’écologie, plus loin il insiste :

« Nous avons perdu notre pêche et notre agriculture paysanne, nous avons largué notre industrie et nos pharmacopées ».

Et encore :

« Il faut sortir du productivisme, rétablir dans nos échanges et nos productions le primat du circuit court. Revenir au bidon de lait qu’on va chercher à la ferme d’à côté. »

On est ici au cœur de mon plus grand désaccord avec De Villiers.

Sur ces points d’un processus agrochimique suicidaire et de la perte de notre agriculture paysanne le souverainiste de Villiers, comme Bové en son temps, fait un improbable amalgame et révèle dans ce domaine l’incohérence de sa pensée. Le processus agrochimique n’est pas suicidaire, bien au contraire. Si l’on peut regretter (comme lui ?) que le process de fabrication industriel des produits chimiques ait été abandonné en France (voir Rhône Poulenc dans les années 90, vendu aux américains, Suisses et in fine aux Allemands), l’utilisation de ces produits aujourd’hui par les agriculteurs se fait dans des conditions professionnelles, archi contrôlées, respectant au plus haut point la santé des consommateurs avec un minimum d’impact sur l’environnement. Contrairement à ce que la doxa ambiante assène continuellement.

L’utilisation d’une protection des cultures performante permet la production de produits végétaux sains, en quantité suffisante et à des prix permettant l’accès aux plus démunis, ce que ne permettra jamais l’agriculture biologique. Elle permet une production maximale sur des surfaces minimales libérant ainsi des zones non cultivées où la biodiversité des espèces pourra se développer sans contraintes. Elle permet également à nos agriculteurs de rester compétitifs sur le marché mondial, de pouvoir exporter une production favorisée naturellement par nos sols et notre climat, et permettre une rentrée de devises dont le pays a et en aura encore plus crucialement besoin demain.

Je pense que la vision de l’agriculture de Philippe de Villiers, qui sous couvert d’écologisme rejoint l’idéologie gauchisante de l’écologie politique d’EELV, est une vision passéiste et aristocratique de l’agriculture, avec ses improbables culs terreux, taillables et corvéables à merci, premiers responsables et victimes des aléas de production inhérents à ce système de production.  Ce n’est pas le bobo intello des villes qui se coltinera la production de produits de base à raison de 80 heures de travail par semaine. C’est malheureusement cette vision de l’agriculture que la société actuelle désinformée  approuve et entraîne la France dans une désagriculturisation bientôt irréversible. Tout comme nous avons subi la désindustrialisation du pays depuis 30 ans que le souverainiste De Villiers regrette aujourd’hui amèrement.

 

Covid et Nouveau monde

Nous ne savions pas… mais gouverner c’est prévoir.

« … ils étaient prévenus depuis 12 ans par des voix autorisées et les plus hauts képis de l’armée française… que la menace virale était un risque sécuritaire majeur pour notre pays… 2008, 2013, 2017, aujourd’hui : une cyber-menace qui viendrait paralyser nos services collectifs et nos réseaux électriques, sans doute le prochain fléau ».

Lors de ma première mission en Chine en juin 2010, je me souviens parfaitement de mon étonnement lors de la lecture du China Daily à Pékin dont un article traitait du Plan pluriennal Chinois de l’époque, mentionnant les enveloppes affectées aux cinq grands secteurs de recherche et de développement du pays acec en tête : les risques épidémiques et la recherche biologique, ensuite le secteur des biotechnologies, celui de l’aéronautique et des process automatisés industriels. Ceci est révélateur des moyens mis en œuvre par les chinois, ce qui fait dire à Didier Raoult aujourd’hui que la science dans le domaine de l’épidémiologie n’est plus chez nous mais chez eux.

Un petit rappel de faits annonciateurs pas si lointains :

« Raffarin en 2004, il faut « faire quelque chose pour la Chine » : il décide d’aider les chinois à travailler sur les virus suite au SRAS, Chirac laisse parler son tropisme oriental, Michel Barnier signe un accord de coopération de transfert d’un laboratoire P4 à Wuhan sur le modèle du P4 Jean Mérieux à Lyon. La France maîtrise scientifiquement cette plate-forme novatrice, cinquante chercheurs français sont appelés à y travailler… mais les ingénieurs Chinois les ont remplacé au pied levé… des messages secret défense font connaître au pouvoir civil leurs réticences : il ne faudrait pas que le P4 puisse un jour devenir un arsenal biologique… opération de communication à haut risque… Nous aurions dû, dès la fin du mois de janvier, interdire les vols en provenance de Wuhan.

L’appareil d’état a cultivé l’imprévoyance ».

La crise : auraient-ils menti ?

« Comment se fait-il que, dans les hautes sphères où des employés à vie sont payés à décrypter les « signaux faibles »… on ait manqué à ce point de discernement, d’anticipation et de répondant ?

Le scientifiquement correct est à la santé ce que le politiquement correct est à la sphère publique.

Ainsi comprendra-t-on je l’espère, … par quel poison on a choisi le laissez faire, laissez passer de la contagion virale plutôt que d’accepter quelques entorses à l’idéologie.

Un rapport confidentiel en provenance du quai d’Orsay sur la sortie de crise met en garde les autorités en forme d’avertissement solennel : « Le risque est réel que les efforts de stimulation de la croissance ne soient l’occasion pour l’ancienne économie de se remettre au centre du jeu, au détriment de celle – plus innovante et verte notamment – que l’on essaie de développer ».

Mascarade

Mascarade« Dans l’histoire des contagions épidémiques, la problématique de l’assignation à résidence a toujours été la même : on consignait les mal portants. Nous, nous avons choisi de confiner les bien portants.

Comme beaucoup de nos compatriotes, je sens monter en moi une colère froide. »

 

Ce n’est pas une épidémie de grippe ou de Covid 19 que nous vivons en ce moment mais une épidémie de trouille. Peut-être qu’en définitive ce dont nous aurions besoin en urgence c’est d’un vaccin… contre la peur !

Nos politiques ont le souvenir du sang contaminé, de la vache folle, du syndrome Jean François Mattéi alors Ministre de la Santé en 2003 et de la négligence qu’on lui a imputée en pleine canicule. Ajoutons y un principe de précaution à géométrie variable et une coupable judiciarisation de la société et vous voilà masqués en plein air.

« … on sent que les autorités hésitent entre le confinement déconfiné et le déconfinement reconfiné ».

L’OMS dans ses dernières recommandations précise qu’elle ne « dispose pas de données factuelles directes attestant de l’efficacité du port généralisé du masque ». Aucun évènement extérieur fustigé par les autorités et la presse (concert à Nice, match Lyon Turin, fête de la musique, abords du Canal Saint Martin, rave-parties illégales…) n’a pu être identifié comme à l’origine de « clusters ». Je ne remets pas ici en question le port du masque pour les soignants, ni même celui de la population en milieu clos et dense. Je ne suis pas un insoumis.

Mais quand même, à ce jour fin août 2020, alors que l’épidémie de Covid 19 est terminée (il n’y a quasiment plus de décès causés par le virus – 4 décès hier en France  par exemple), autorités et médias tentent de nous faire croire que les testés positifs sont des gens infectés et contagieux. Rien n’est plus faux. Si on applique cette « logique » officielle et délétère, nous devrions rester masqués toute notre vie !
Les testés positifs (PCR) sont des gens qui ont développé des anticorps à un virus ou un coronavirus (sans précision duquel, cela peut être la grippe ou un rhume ou le Covid).

Cela signifie que l’immunité acquise fonctionne et que plus il y a de testés positifs, plus l’immunité collective progresse. Tous les médecins savent ça et ceux qui se taisent sont complices, ordre des médecins en tête.

 

 

L’épidémie chinoise n’est pas encore tout a fait pandémie et ce n’est pas du Coronavirus dont je voudrais m’entretenir, bien que ce soit d’actualité. L’actualité c’est l’affaire Mila, qui me conduit à évoquer cet autre virus qu’est l’islam et son vecteur : les musulmans. Mais au delà de ce fait, il y a pire : le laisser faire de nos politiques qui loin de pratiquer la prophylaxie, entretiennent le parasite pour qu’il se développe.

Si dans le cas du Coronavirus, il n’existe pas de moyens de lutte, ils existent bien en ce qui concerne l’islam. Mais en France, avec son gouvernement et ses soutiens gaucho, bobo intello progressistes et une droite tétanisée qui n’ose l’ouvrir, au mieux on ne bouge pas et au pire on favorise la prolifération du microbe et le développement de l’épidémie.

Avant tout j’aimerai relever ici le courage de cette belle jeune fille aux yeux pétillants d’intelligence et de spontanéité, même si elle s’exprime avec le langage de sa génération que je n’excuse pas par ailleurs, même si je ne cautionne pas le blasphème alors que je ne suis pas croyant. Il faut opposer ce comportement à la couardise, la veulerie maniérée de nos politiques et de la presse qui nous gouvernent.

  • Mais pour Segolene Royal, on ne cautionne pas Mila, une jeune fille en danger. Où sont les féministes ?
  • S. Royal , Martine Aubry, Fabien Roussel (secrétaire national du PCF), même combat, campagnes nationales ou municipales obligent, mêmes compromissions.

 

Quelques réflexions, merci Mila :

  • Il n’est pas pensable que l’éducation nationale dit « chercher des solutions » pour rescolariser cette adolescente, plutôt que de mobiliser les forces de l’ordre pour qu’elle réintègre SON lycée. De quoi à t’on peur ? Que fait Jacques Toubon le défenseur des droits ?
  • Cette jeune fille est chassée de sa cour d’école par les mêmes qui ont fait fuir beaucoup de jeunes français chrétiens ou juifs de notre école publique.
  •  Aujourd’hui, la seule qui soit à la hauteur de cette lamentable histoire, c’est Mila.

 

Quelques réflexions en vrac sur les réactions de la mouvance gaucho islamo progressiste au pouvoir : deux poids deux mesures.

  • D’une manière générale silence radio des belles âmes de gauche si promptes à dénoncer les atteintes aux droits de l’homme.
  • Des poursuites ont été engagées très rapidement pour « provocation à la haine », puis abandonnées par la justice envers celle qui exprime librement son opinion sur une religion. Cette justice a t’elle diligenté l’équivalent envers les internautes qui ont entamé son lynchage, et l’ont menacée de mort. Le repérage d’une adresse IP d’ordinateur n’est cependant pas bien compliqué !
  • Lorsqu’un adulte, amuseur patenté sur France Inter radio d’état, répète en boucle que « Jesus, Jésus, Jésus est pd (…) Du haut de la croix, plutôt que de l’avoir cloué, pourquoi pas l’avoir en… ? ». Pourquoi ni la justice ni la délicate sensibilité de sa ministre, sous couvert d’une liberté d’expression concernant la critique des croyances n’y voit rien à redire ? Personne n’a songé à ouvrir d’enquête sur Frédéric Fromet !
  • Nicole Belloubet, qui fut professeur de droit n’est pas une ignorante : elle sait qu’en France, il n’existe aucun délit d’insulte envers une religion, cela ne l’a pas empêchée de remettre en cause la liberté d’expression et de lui opposer la liberté de conscience : « L’insulte à la religion, c’est évidemment une atteinte à la liberté de conscience. C’est grave. ». Critiquer une religion, même grossièrement, n’est pas inciter à la haine contre ceux qui la pratiquent. Pourquoi alors n’en parler qu’à propos de l’islam ? Il est patent qu’avec de telles déclarations le processus de soumission est bien en place.
  • Que dire du CFCM (Conseil Français du culte musulman) en la personne d’A. Zekri : « qui sème le vent récolte la tempête », « elle l’a cherché, elle assume ». Propos d’Islamiste à la Tariq Ramadan ou propos d’un représentant officiel de l’Islam traditionnel ? Le masque tombe et les véritables finalités se dévoilent, ce qui lève les ambiguïtés, pour ceux qui ont des doutes…

Nous paierons cher cette lâcheté.

Nicole Belloubet serait bien inspirée de partir : Celine Pina – 1er février 2020

Alain Finkielkraut s’exprime longuement sur l’affaire Mila  : « la liberté d’expression est une conquête de la civilisation et la grossièreté une défaite de la civilisation »

Menacée de mort à 16 ans parce qu’elle critique l’islam : silence radio de nos gouvernants : Céline Pina 21 janvier 2020

Petit retour sur une France insoumise, il y a 40 ans… comme les temps changent !

 

 

20191010_104915 (2)Cet automne 2019 voit les sorties de champignons se succéder à un rythme impressionnant. Que ce soit dans les prés, les bois de hêtres et autres feuillus la pousse importante révèle un nombre d’espèces inhabituel. La météo de cet été 2019 est certainement à l’origine de ce phénomène : un été très chaud et sec suivi, à partir de la deuxième quinzaine de septembre d’importantes pluies dans une alternance de périodes toujours chaudes et de jours plus frais.

La cuisine des champignons

Les champignons sont cueillis au couteau, débarrassés des débris végétaux, mais jamais lavés, puis cuisinés au retour à la maison :

  • 20191017_130623

    Au 1er plan cèpes de Bordeaux et coulemelles en cours de 2ème cuisson et au 2nd plan cèpes de Bordeaux en cours de 1ère cuisson

    soit pour la conserve sous forme congelée : il s’agit alors de les cuisiner une première fois dans une poêle ou un faitout avec un peu de beurre et d’huile d’olive mélangés, salés pour leur faire rendre leur eau. Pendant 10-15 minutes pour des champignons comme le rosé des prés (Agaricus campestris) qui peut se manger cru, jusqu’à une demi heure pour certains bolets comme le bolet à pied rouge qui à l’inverse est toxique cru et doit être bien cuit pour exprimer toute sa comestibilité. L’eau est ensuite éliminée à 95% (pour certains champignons, cette première cuisson suffit pour éliminer l’eau par évaporation). On laisse refroidir et on congèle en sachets ou boîtes plastiques pour congélation. Bien étiqueter date, provenance et espèce.

  • soit pour une consommation immédiate : j’opère de la même façon que précédemment et après avoir éliminé l’eau je refais une deuxième cuisson avec beurre et huile d’olive dans lesquels je fait dorer quelques échalottes coupées en morceaux. Je remet ensuite les champignons à cuire pendant plus ou moins un quart d’heure en rajoutant sel, ail coupé finement ou écrasé, persil et un petit coup de moulin à poivre avant de servir…

Voici quelques photos prises cette année au cours de diverses sorties. Commençons par le plus improbable, la découverte de cette année 2019 :

Le bolet à pied rouge (Boletus erythropus) 

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Son chapeau est de couleur châtain plus ou moins foncé. Le dessous (les tubes ou la mousse) est rouge sombre sanguin, bleuissant voir noircissant fortement au toucher. Son pied est criblé de petits points rouges, comme de la craie projetée sur fond orangé.

Une découverte pour moi, en octobre 2019 dans la forêt d’Eawy au nord de Rouen en Seine Maritime. Je n’en avais jamais observé et encore moins cueilli. Devant l’importance de la production, nous avons décidé avec mes amis Gérard et Marc d’en faire un grand cabas à part (5-6 kg quand même à la fin de la matinée). Ils avaient pris le relai des cèpes de Bordeaux trouvés en grande quantité la semaine précédente mais beaucoup plus discrets lors de cette deuxième sortie. Leur habitat est identique à celui du cèpe de Bordeaux : sols plutôt acides (limons lessivés sur argile à silex) sous feuillus principalement le hêtre.

De retour à la maison je me suis empressé de le déterminer. Pas de doute ni de confusion possibles : premier test de dégustation concluant le soir de la sortie… Le bolet à pied rouge a une comestibilité très bonne et même réputée. La saveur de sa chair est douce. Cependant ce champignon est toxique lorsqu’il est cru ou mal cuit.

P1080354 (2)P1080346L’allure de ce champignon, massif, de couleur foncée, le dessous du chapeau couleur rouge sang sont autant de caractéristiques qui font que ce champignon n’est pas ramassé par les non connaisseurs. De plus la préparation pour le cuisiner est totalement dissuasive. En effet à la coupe, que ce soit le pied, les tubes ou le chapeau, la chair bleuit et noircit instantanément. Cette couleur disparaît à la cuisson, le champignon prenant alors une sympathique couleur beige chamois.P1080356 (2)

Une autre caractéristique de ce champignon est de ne jamais être véreux

Le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis)

Un champignon royal ! Son chapeau brun clair, son pied blanc délicatement réticulé et le dessous du chapeau blanc dans sa jeunesse puis jaune soufré clair lui donne un aspect très engageant pour le cueilleur. Il ne bleuit ni ne noircit à la coupe et sa chair reste délicatement nacrée lorsqu’il est cuit.

Le rosé des prés ou Agaric champêtre (Agaricus campester) – L’Agaric des forêts (Agaricus sylvaticus)

Ces deux champignons cohabitent chez moi dans une pelouse en bordure de bois sous des tilleuls à petites feuilles.

L’Agaric champêtre est un excellent comestible qui peut être mangé cru à l’instar du champignon de Paris (Agaricus bisporus) dont il est à l’origine.

Joli plateau de Rosé des prés, prêts à cuire (à droite)

 

Par contre l’Agaric des forêts n’a aucun intérêt culinaire. Il existe aussi l’agaric des bois (Agaricus sylvicola), comestible très reconnaissable à son goût anisé, et bien d’autres…

Ci dessous : Agaric des forêts (Agaricus sylvaticus)

La coulemelle ou lépiote élevée (Macrolepiota procera)

C’est un bon comestible, on la trouve fréquemment dans les prés ou les bois. Elle affectionne particulièrement les lieux riches en humus ou elle peut prendre des dimensions importantes, avec d’énormes chapeaux qui atteignent 20 à 25 cm de diamètre.

Coulemelles jeunes (en boule) et avec chapeau étalé, plus développées

Coulemelles prêtes pour la cuisson

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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Joli panier de Cèpes de Bordeaux

 

Le politique embarrassé et peu transparent

Il semble que le pouvoir politique soit en bien mauvaise posture dans cette affaire : en cause paraît il, une communication déconnectée, une réticence à communiquer la liste des produits chimiques qui se sont enflammés dans la nuit du mercredi au jeudi 26 septembre… des déclarations de ministres de préfets embarrassées
Tout ceci ayant contribué à une réaction des populations relayées par les ONG (WWF, Robin des toits…) et autres partis politiques (LFI, EElv, PS…), bref une politisation comme d’habitude de l’évènement qui ne devrait pas être. Malheureusement un juste retour des choses, car nos politiques, années après années, ont sciemment préparé la peur, par électoralisme, démagogie, ambitions inavouées et manque de courage pour quitter la geôle où nous enferme l’idéalisme écologique (alimentation, pesticides, climat nucléaire, CO² devenu poison…).

Une « science » qui n’en est pas.

Attention là encore à une dérive de notre vocabulaire banalisant un mot sous couvert de progressisme.

Poussé dans ses retranchements le pouvoir politique fait appel à la « science » dans toute sa grandeur et son impartialité. Science qui dans le cas présent, n’est qu’une question d’expertise, de techniques analytiques, soit un sujet classique d’analyses chimiques constituant la routine journalière de nos laboratoires.
Les premières déclarations du Week-end suivant l’accident se sont voulues très rassurantes : « situation normale » de la qualité de l’air. Certes on peut comprendre et croire que les analyses les plus courantes ont été réalisées, avec des résultats négatifs impliquant une qualité de l’air normale. Mais qu’en est-il des molécules plus sophistiquées fabriquées et/ou entreposés sur le site Lubrizol ? Qu’en est-il de leurs métabolites (dioxines…) produits lors de la combustion et retombés sur les territoires sous le panache de fumée ? Tout a-t-il été analysé ? La mise en œuvre des analyses (échantillonnage) est effectivement plus compliquée, il faut du temps pour leur mise en œuvre et l’on comprend bien là aussi que le résultat ne peut être immédiat. C’est cela qui aurait mérité un peu plus de précision et de transparence pour être expliqué à la presse et aux personnes impactées par le phénomène.

Des décisions néanmoins prises au niveau agricole et de l’alimentation :

Malgré une situation « saine », plusieurs centaines d’exploitations agricoles sont touchées par une mise en quarantaine de la production. Là, pas d’états d’âme on applique le principe de précaution, c’est tellement plus simple ! Toutes les cultures sont gelées et ne peuvent faire l’objet d’un usage alimentaire : hommes et animaux. Si on peut à la limite comprendre la décision pour l’herbe et les fourrages donnés aux bovins laitiers, on la comprend beaucoup moins pour les betteraves qui sont en fin de cycle de végétation, qui sont en terre à l’abri des dépôts et qui subiront un process de transformation en sucre, qui fait considérablement chuter les quantités de résidus éventuels.

Lubrizol et Glyphosate : la science instrumentalisée par le pouvoir politique :

Deux exemples où pour plaire à l’opinion publique, la science est manipulée par le pouvoir politique : magnifiée dans un cas, discréditée dans l’autre :

dans le cas de l’accident Lubrizol, le pouvoir politique suite à une gestion maladroite et peu transparente du problème se sent coincé : il fait donc appel à l’ultime rempart qu’est la science pour s’en sortir : « nos analyses sont sérieuses, il n’y a pas de problème de toxicité de l’air, nous publierons tout… » : tout ce qui aura fait l’objet d’analyses bien sûr…
– alors que dans le cas du glyphosate et du Roundup, un autre cas hystériquement médiatisé, notre beau pouvoir politique s’assied confortablement sur l’avis de son agence nationale l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) : la décision unilatérale prise par la France fin 2017 d’interdire le glyphosate sous trois ans. Jamais l’Anses, pas plus d’ailleurs que ses onze homologues dans le monde, n’a formulé telle demande. Pour elle, correctement utilisé, le produit n’est pas cancérogène. L’interdiction est quand même bien maintenue !
Voilà deux facettes de l’utilisation dévoyée de la science, par le pouvoir politique. Et l’on pourrait en citer bien d’autres…

Il ne faut pas ensuite s’étonner de la défiance et de la perte de confiance du citoyen derrière chaque déclaration de ce pouvoir politique. Ce n’est même plus “on nous cache tout, on ne nous dit rien”, c’est “de toute façon, ce qu’on nous dit n’est pas vrai” ».

Et pour ne rien arranger, mais ceci explique cela : A lire absolument !

Omerta sur une catastrophe industrielle majeure aux portes de Paris – Le monde diplomatique

Mise à jour du 3 octobre 2019 : « L’increvable mythe du « nuage de Tchernobyl » par Géraldine Woessner – Le Point

Lubrizol

Le G7, une manifestation au sommet paraît-il, organisée cette année en France par le Président Macron, fièrement installé dans son « époque progressiste », maniant « l’urgence climatique » et l’apocalypse comme seul horizon pour le futur. Ceci est révélateur de l’évolution de notre société : présentisme et immédiateté (« urgence climatique »…), proximité (information, réseaux sociaux…), autant de caractéristiques auxquelles certains, de plus en plus nombreux et notre président en tête, souhaitent que la science se plie. Or la démarche scientifique s’inscrit le plus souvent sur le long terme et la vérité scientifique ne découle pas d’un consensus social.

Amazonie

Voyez donc ce tweet qui a enflammé les esprits ce Week end en avant première du G7 d’août 2019 à Biarritz

 

Emmanuel Macron sait parfaitement que ses annonces prennent beaucoup de distance avec la vérité scientifique. Annonces que je qualifierai volontiers de fake news, qu’il a pourtant lui même combattues en légiférant… surtout pour celles qui s’écartent trop du politiquement correct.

Mais ce n’est pas son problème, PARCE QU’IL « FAIT » DE LA POLITIQUE ! Le simple citoyen n’y comprend plus rien, que ce soit pour celui qui essaie de réfléchir un peu, ou pour celui qui se laisse désinformer et manipuler par une presse relayant aisément toute information apocalyptique.

On ne peut nier l’habileté politique de Macron autour de ce G7 (invitation de Poutine à Brégançon en avant première, invitation surprise d’un ministre Iranien, remise en question de l’accord du Mercosur …). L’habileté médiatique également (?), quasiment théâtrale, qui avec ce tweet a abouti à une avalanche d’articles, de photos, d’avis de personnalités de tous horizons sur les incendies en Amazonie. Et « l’urgence » climatique : « Notre maison brûle… » en référence au réchauffement climatique et a la fameuse déclaration de Chirac en septembre 2002 à Johannesburg, lors du sommet de l’ONU sur le développement durable, déjà sous la malveillante influence de Hulot. C’est bien là que sur le plan des faits et de la science il y a  désinformation et manipulation de la part de celui qui souhaite porter le drapeau mondial de l’écologisme (occidental) :

foret

Pourquoi l’Amazonie flambe t’elle ?

L’Amazonie brûle en août et septembre, puis les incendies décroissent généralement au fur et à mesure que l’été de l’hémisphère sud se déroule. Ces flambées sont aggravées par la sécheresse provoquées certaines années par le phénomène météorologique El Niño. La première cause de ces flambées sont des brûlis volontaires, par les agriculteurs afin de gagner du terrain pour la culture et l’élevage. Mais une grande partie des terres qui brûlent ne participe pas à la déforestation. Ce ne sont pas des forêts anciennes qui brûlent, mais des terres qui ont déjà été défrichées et mises en culture les années précédentes.
Il est courant pour les agriculteurs des zones tropicales de brûler leurs champs pour lutter contre ravageurs, maladies et mauvaises herbes ce qui autorise de meilleurs rendements dans l’année qui suit.
Ce sont des usages millénaires pratiqués partout dans le monde, chez nous au 19ème siècle et encore aujourd’hui en Corse. C’est ce que l’on appelle l’écobuage (la cendre est un bon fertilisant).

Amazone déforestation

Une évaluation plus complète de la déforestation amazonienne au Brésil (source : WUWT)

Il n’y a pas de crise particulière en 2019. Globalement les incendies récurrents de l’Amazonie ne sont, pour ce début d’été amazonien, ni plus intenses ni plus importants que ceux actuellement observés dans l’hémisphère sud. Ils sont comparables aux incendies du nord de l’Australie et bien moins importants que les brûlis africains. D’ailleurs les niveaux de déforestation actuels sont bien inférieurs à ceux des années antérieures, bien que l’on observe une certaine reprise depuis le creux des années 2012 – 2013. Cela démontre en quelque sorte que l’action actuelle du gouvernement brésilien, ne se démarque pas de celle de ses prédécesseurs… Ceci dit les deux Présidents français et brésiliens n’ont pas été à la hauteur des enjeux dans cette joute stupide initiée par Macron à l’occasion de ce G7.

Une posture politique plus qu’un problème environnemental

Le tweet de Macron ne désigne pas explicitement le Brésil en parlant de la forêt amazonienne. Mais on aura compris qu’économiquement c’est le Brésil qui compte et c’est de plus une super puissance agricole. Lorsque Bolsanaro s’exprime à Davos en janvier dernier en disant que « la protection de l’écosystème unique de son pays doit être compatible avec la croissance de l’économie », cela insupporte les verts occidentaux progressistes du camp du bien, que Macron courtise plus que jamais, prochaines élections obligent. Le profil politique du très à droite Bolsanaro en fait une cible de choix, bien plus qu’Evo Morales, le président socialiste de la Bolivie voisine. La Bolivie occupe 10.2 % de la forêt amazonienne, mais concentre 26.3 % des feux en 2019 ! Là encore Evo Moralès ne suscite pas la même antipathie que Jaïr Bolsanaro… Il suffit pour s’en convaincre de parcourir l’article dithyrambique du Monde du 22 août vantant la popularité, la réussite économique de l’ancien cultivateur de coca en campagne électorale. Dans le même temps la forêt amazonienne Bolivienne, brûlait à un rythme trois fois supérieur à celle du Brésil, mais pas un mot sur le sujet.

Manipulation

La photo du tweet de Macron est vieille de 16 ans… pour représenter la situation actuelle !

Cette photo a été prise par Loren McIntyre un journaliste américain décédé en 2003… On peut l’acheter ici : Alamy.com/stock-photo… Comme remarqué précédemment, ce n’est pas d’aujourd’hui que l’Amazonie brûle et les incendies actuels n’ont rien d’exceptionnel. Bien entendu et dans l’absolu tout ceci n’est pas souhaitable, mais c’est un fait établi depuis qu’on observe les incendies par satellite.

Hystérie de la presse et des réseaux sociaux

Bref, tout ceci ne justifie, ni de décréter une situation de crise en invoquant l’urgence, ni l’hystérie qui s’empare comme à chaque fois des médias et des réseaux sociaux. On notera également, comme le remarque dans une interview parue dans l’Obs de Martine Droulers, géographe, chercheuse émérite au CNRS, responsable de l’équipe « Brésil » au Centre de recherche et de documentation sur l’Amérique Latine (CREDAL) : « Environ 50 % de la forêt est désormais sous un statut de protection nationale. Cette surface est partagée entre réserves indiennes et écologiques. Donc la moitié de l’Amazonie ne sera pas, ou très peu, sujette à la déforestation. Certains s’y risquent, mais les amendes sont sévères ». Nous sommes loin de l’affolement actuel sur une situation qui, si elle n’est pas idéale, n’est pas non plus la catastrophe irrémédiable clamée partout.

Tout ceci est l’illustration d’une pseudo crise montée de toutes pièces, dans le cadre plus général de l’idéologie climato-politique dominante, à l’image de l’invitation de Greta Thunberg à l’Assemblée Nationale ce même mois d’août et le 23 septembre prochain au sommet climatique de l’ONU à New York.

Erreurs et fake news

Revenons au tweet anxiogène de Macron : « L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu » ! Mais d’où tient-il cette information fausse ? Il semblerait que les sources utilisées pour ce tweet soient issues de plusieurs publications d’ONG (WWF, Greenpeace…) dont on ne peut pas dire que l’objectivité scientifique soit leur point fort…

  • L’Amazonie « poumon de la planète » : une formule médiatiquement percutante mais scientifiquement fausse.

Relativisons déjà dans un premier temps : même si la forêt amazonienne est immense, elle ne représente que 10% de la surface forestière de la planète.

Rainforest Queensland Australie – Embouchure de la Daintree river

Le poumon est un terme consacré au monde animal : c’est un organe qui absorbe par la respiration l’oxygène (O²) de l’air pour le transformer en CO² qu’il rejette dans l’atmosphère. Un poumon ne produit donc pas d’oxygène et l’Amazonie qui rejetterait dans l’air selon le tweet de Macron 20% de notre oxygène ne peut donc pas être un « poumon ».

Dans le cas des végétaux chlorophylliens comme les arbres de la forêt amazonienne ou de nos forêts Européennes, c’est un peu plus compliqué :

 

1. La photosynthèse utilise le CO² de l’air pour produire de la matière organique (glucose) et de l’oxygène.                                                                         

Environ 10% de l’énergie lumineuse atteint le sol dans la rainforest

L’équation de la réaction de photosynthèse est la suivante : 6 CO2 + 6 H2O + Energie (lumière) ⇒ C6H12O6 (glucose) + 6 O2 (oxygène)

La photosynthèse permet, grâce à l’énergie lumineuse, de transformer le CO² de l’air en matière organique (glucose…) et en oxygène. Mais que devient cet oxygène… le retrouve t-on dans l’atmosphère ? Autrement dit la forêt Amazonienne est-elle productrice nette d’oxygène ?

 

 

2. L’oxygène produit lors de la photosynthèse est utilisé par la respiration cellulaire et la croissance de la plante                                                                                  

L’équation de la réaction de respiration cellulaire est la suivante : C6H12O6 (glucose) + 6 O2 (oxygène) ⇒ 6 CO2 + 6 H2O + Energie (biochimique)

Un Argyrodendron de la rainforest du Queensland en australie. Cette arbre développe, comme beaucoup d’autres espèces, des racines aériennes (Buttress roots) qui s’étalent sur des sols peu profonds et pauvres en éléments minéraux.

La respiration cellulaire a lieu dans les mitochondries des cellules. Elle permet de transformer une partie du glucose produit par le végétal lors de la photosynthèse, en énergie nécessaire au fonctionnement de la cellule.  

L’autre partie participe à la croissance du végétal (synthèse de glucides, de cellulose et de lignine…). Lorsque le végétal est en croissance, la production de matière organique permet à l’oxygène de s’accumuler. Au cours de cette croissance l’arbre va produire des feuilles, des fruits, des branches qui vont tomber sur le sol, de même qu’en fin de vie c’est l’arbre entier qui tombera au sol.

 

3. En fin de vie du végétal l’oxygène se retransforme en CO²

Cette matière organique s’incorporera plus ou moins lentement au sol et sera consommée par des microorganismes divers (champignons, xylophages, termites…). On dit alors qu’elle se minéralise ou qu’elle s’oxyde en consommant l’oxygène stocké, produit pendant la croissance, tout en relarguant du CO² et / ou du méthane dans l’atmosphère. A la fin de la décomposition du végétal, tout l’oxygène fabriqué au cours de la vie du végétal aura été réutilisé.

On considère qu’une forêt est arrivée à maturité au bout d’une centaine d’années en gros. C’est largement le cas de la forêt Amazonienne, dont la biomasse ne croit pas, où il y a autant d’arbres qui se développent que d’arbres qui meurent. Photosynthèse, respiration et minéralisation s’équilibrent et le bilan CO²/O² est nul. IL N’Y A PLUS DE PRODUCTION NI DE STOCKAGE, NI D’O2, NI DE CO2 !

  • « L’Amazonie produit 20% de notre oxygène » erreur et fake news totale !

La situation décrite ci dessus n’est cependant pas tout à fait exacte. En effet, une partie de la matière organique (bois mort, arbres…) ainsi produite par photosynthèse peut être soustraite de la forêt et emmenée (charriée) par les fleuves (Rio Negro, Madeira, Amazone…) jusqu’au delta marin et se sédimenter à l’abri de l’oxydation. Mais les scientifiques considèrent le phénomène comme marginal (combien…?), et il est bien difficile de trouver des chiffres rationnellement établis sur le sujet… sauf chez WWF, Greenpeace et autres ONG activistes, mais sans aucune validation sérieuse. De toutes façons on est très loin des 20% avancés par Macron. D’ici à ce que Macron et ses conseillers utilisent les chiffres de ces ONG plutôt que ceux des scientifiques qui ont véritablement étudié la question, il n’y a qu’un pas que je franchis aisément… à moins qu’il n’ait été convaincu par les  palabres gratuites des Di Caprio, Ronaldo, Madona et autres spécialistes du sujet comme Greta Thunberg !

NB : Ce phénomène de séquestration de la matière organique par sédimentation, qui peut expliquer l’infime pourcentage d’oxygène relargué par la forêt actuelle, correspond exactement à ce qui s’est passé, à une échelle plus importante, lorsque les dépôts de charbon ou de pétrole se sont constitués (pour le pétrole, cependant, ce ne sont pas les forêts mais du plancton qui s’est enfoui dans les sédiments argileux au fond des mers). A l’époque carbonifère, qui commença il y a près de 400 millions d’années, d’énormes quantités de végétaux poussèrent un peu partout sur notre planète. Dans les marécages d’alors une proportion non négligeable s’est trouvée fossilisée et transformée peu à peu en lignite, puis en charbon. C’est cette matière organique produite en grande quantité, non oxydée à l’époque, que nous utilisons aujourd’hui pour nos besoins énergétiques… en produisant du CO² dit anthropique. C’est ce même mécanisme qui est à l’origine de l’accumulation à cette époque de l’oxygène dans l’air, faisant qu’aujourd’hui il représente 21% du volume d’air que nous respirons. Ce taux est d’ailleurs stable depuis quelques dizaines de milliers d’années.

Désinformation sur toute la ligne

Toute cette agitation conduit dans le grand public à des amalgames erronés qui deviennent vite des vérités dans l’opinion :

La forêt Amazonienne ne brûle pas à cause du réchauffement climatique, mais à cause de la démographie !

Le réchauffement climatique à l’origine des incendies de la forêt amazonienne constitue opinion fausse mais très répandue dans l’opinion publique. Opinion fausse savamment entretenue par des activistes et ONG de tous poils. Le réchauffement est d’ailleurs plus faible dans la zone intertropicale que dans beaucoup d’autres régions du monde.. La raison essentielle est liée à l’agriculture et à la mise en culture des terres pour nourrir le Brésil et la population mondiale croissante.

C’est d’abord un problème démographique dont il s’agit.

Comment Macron peut-il, comme un piètre activiste, parler « d’urgence climatique » alors que le problème démographique ne peut se traiter raisonnablement qu’à long terme ?

La production de Soja et de canne à sucre, l’élevage dans une moindre mesure, bref la production agricole sont une formidable opportunité de développement pour le Brésil. Le développement économique (et culturel) est la seule solution qui permette sur le long terme de faire baisser la démographie. Oui ces humains ont, comme nous l’avons fait, besoin de se développer et le même droit d’exploiter leurs ressources naturelles comme nous ne nous sommes pas privés de le faire… Et c’est une chance pour nous occidentaux à l’impérative condition de ne pas décroître nous mêmes.

Comment Macron peut-il, au delà de l’ingérence de souveraineté, interdire au Brésil de substituer sa forêt aux cultures, alors que dans le même temps en France on assiste à une artificialisation des terres (création de routes, aéroports, logements, zones commerciales… se substituant à des terres agricoles) sans précédent depuis de nombreuses années ?

Un « poumon » qui n’absorbe ni ne produit d’oxygène !

Nous avons vu précédemment que la notion de « poumon vert » ou « poumon de la planète » n’est qu’un mauvais symbole sur le plan de l’exactitude scientifique, mais c’est une image qui marque l’opinion publique tout en la dupant et en la désinformant. La forêt amazonienne n’est pas productrice nette d’oxygène.

Plutôt que de parler de l’oxygène à propos des incendies de la forêt amazonienne, il eût été plus juste de mentionner le relargage de CO². Mais là encore le CO² relargué dans l’atmosphère lors de la combustion du bois n’est que du CO² capté quelques dizaines ou centaines d’années auparavant lors de la photosynthèse et de la croissance des arbres. Lors des incendies de la forêt amazonienne, le CO² rejeté n’est autre que celui absorbé auparavant. Le bilan au niveau de l’atmosphère est nul.

La forêt amazonienne n’est donc pas non plus le puits de carbone auquel on veut nous faire croire car la biomasse totale de ce système végétal est constante. La forêt tropicale produit au mieux 1 à 2 tonnes de bois par an quand il est exploitable. Par contre les plantations de palmier à huile (5 à 6 tonnes d’huile) ou de canne à sucre (60 tonnes de cannes) produisent en quelques années une biomasse 10 ou 20 fois plus importante que celle produite par la forêt avec un bilan carbone de toute évidence au moins équivalent.

Ce n’est pas un problème climatique, mais bien d’une question environnementale dont il faut se préoccuper

La déforestation partielle de l’Amazonie pour sa mise en culture ne modifiera en aucun cas le bilan carbone de la planète, ni la teneur en oxygène, ni même sa teneur en CO² et les conséquences sur le climat global de la Terre sont négligeables.

Par contre il semble bien plus important de se préoccuper et de maintenir au maximum les réservoirs de biodiversité des écosystèmes de la forêt amazonienne. C’est ainsi que la déforestation et l’exploitation du bois doit être raisonnée, planifiée plutôt qu’une exploitation anarchique laissée à des aventuriers à la recherche d’une fortune éclair qui tronçonnent à tout-va sans se préoccuper de la pérennité des ressources. Comme l’attribution récente à des entreprises minières de 360.000 ha de forêt en Guyane, en Amazonie française…

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