Latest Entries »

Contrairement à ce que l’on peut lire dans la presse Grand public ou même spécialisée (Science et Avenir par exemple) qui ont diabolisé cette nouvelle technologie sous l’influence d’organisations et de groupuscules activistes, la nature fabrique depuis la nuit des temps des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) : animal, végétal, bactérie.

Mais auparavant il est nécessaire de rappeler ce qu’est un OGM et plus précisément pour ce qui nous intéresse ici, une plante génétiquement modifiée.

Qu’est ce qu’une Plante génétiquement modifiée (PGM) ?

C’est un végétal, (une plante, cultivée ou sauvage) dont le patrimoine génétique a été modifié par l’intervention de l’homme. Selon les définitions européennes, ces modifications doivent être issues du génie génétique. Les techniques et les outils du génie génétique permettent de modifier les plantes par la transgénèse,  c’est à dire l’introduction dans le génome d’une plante de nouveaux gènes, par insertion de portions d’ADN.

La maîtrise de ces techniques est très récente (les premiers OGM datant des années 70-80) et en rapide évolution. Elles permettent en pratique d’introduire dans un organisme des caractères nouveaux, que l’on n’a pas pu introduire par des techniques traditionnelles d’amélioration des plantes. Le transfert de gènes sélectionnés peut se faire entre espèces proches quand les techniques de croisement classique ont échoué, mais le plus souvent c’est d’une espèce vers une autre espèce que se réalise ce transfert. Ce fut le cas par exemple en 1985 de la première plante transgénique résistante à un insecte, un tabac dans lequel un gène d’une bactérie Bacillius thuringiensis produisant une toxine insecticide a été introduit.

La nature n’a pas attendu l’homme pour créer ses propres OGM et PGM

Les agrobacteriums

La transgénèse naturelle la plus connue est celle qui est l’oeuvre d’une bactérie du sol : Agrobactérium tumefacians possédant la propriété de provoquer des tumeurs sur la plante hôte (la hernie du chou par exemple). La transmission de son pouvoir tumorigène s’effectue grâce à un plasmide (morceau d’ADN circulaire) qui s’incorpore au génome de la plante hôte. Ce phénomène naturel fut découvert dans les années 70 et les biologistes eurent tout de suite l’idée d’insérer un gène étranger dans cet ADN bactérien et d’utiliser ensuite la bactérie pour transmettre ce gène à une plante hôte. C’est comme cela que le premier tabac transgénique a été mis au point. Plus récemment c’est également le cas  le maïs MON 810 résistant à plusieurs insectes ravageurs, grâce à un gène Bt (provenant d’une autre bactérie Bacillius thuringiensis), transféré vers le maïs par Agrobactérium.

La Patate douce

Récemment on vient de découvrir qu’un grand nombre de plantes contiennent des gènes spécifiques d’Agrobacterium. Ainsi, en étudiant l’expression du génome de la patate douce, des chercheurs ont découvert dans les nombreuses variétés cultivées la présence de gènes d’Agrobacterium rhizogenes et d’Agrobacterium tumefaciens, alors que les variétés sauvages n’en contiennent pas. La  patate douce est donc une plante naturellement transgénique. Ces gènes ont entraîné des modifications morphologiques qui se sont exprimées dans les tubercules plutôt que dans les autres parties de la plante pour en faire une plante alimentaire. Ces chercheurs concluent que « ces résultats montrent l’importance des interactions entre plante et microbe et, sachant que la patate douce est consommée depuis des millénaires, cela pourrait changer le paradigme sur le côté « contre nature » des plantes transgéniques ».

Source : PNAS – Proceedings of the National Academy of Sciences of America

Nouveaux exemples de transfert de gènes entre espèces dans la nature : le cas des Orobanches

triphysaria

Triphysaria eriantha (Orobanchacées) parasitede graminées sauvages et d’autres plantes hôtes en Californie. – Photo Huiting Zhang

striga

Striga asiatica (Orobanchacées) parasite du sorgho en Tanzanie – Photo Mike Timko

Une récente étude publiée par le PNAS en octobre 2016 décrit les mécanismes naturels de transfert de gènes dans une famille de plantes parasites, bien connue des botanistes mais aussi des agriculteurs, dont les principaux représentants sont les orobanches.

Les chercheurs ont détecté 52 cas de transfert non sexuel de l’ADN – connu sous le nom de transfert de gène horizontal, ou HGT – à partir d’une plante hôte. Les gènes transférés sont alors devenus fonctionnels chez les espèces parasites. Ce transfert pourrait stimuler la capacité de la plante parasite d’envahir son hôte et surmonter ainsi les défenses de l’hôte. Selon ce mêmes chercheurs, « la découverte du HGT va nous permettre de mieux comprendre comment les plantes parasites fonctionnent et comment nous pouvons mieux les contrôler. Notre espoir est que nous puissions utiliser cette information pour trouver les meilleures stratégies pour générer, ou sélectionner, des plantes hôtes résistantes . »

Sources :

Eurekalert : Parasitic plants may form weapons out of genes stolen from hosts

La publication – PNAS : Horizontal gene transfert is more frequent with increased heterotrophy and contributes to parasite adaptation

Quelques Orobanches rencontrées en France :

resized_20160606_095223_001_optimized

Orobanche de la Picride

Les orobanches sont des plantes parasites dépourvues de chlorophylle et de racines normales. Elles émettent des suçoirs les reliant directement aux vaisseaux conducteurs de l’hôte, d’où elles tirent leur nourriture. Elles sont parasites de plantes sauvages, mais aussi de plantes cultivées comme l’orobanche rameuse qui peut faire de gros dégâts sur le colza, le chanvre et le tabac.

 

 

 

 

 

Orobanche de la picride – Orobanche picridis F.W.Schultz

Cette orobanche parasite les espèces du genre picris (picris hieracoides), helminthie, crepis (parfois la carotte sauvage). On la trouve le plus souvent en bord de route, dans des terrains vagues des friches meso-xerophylles sableuses ou sablo-caillouteuses.

Celle ci a été identifiée à La Rochelle près du bassin des minimes en bord de mer – 07 / 2016

 

orobanche-du-genet_6

Orobanche du genêt

orobanche-du-genet_2

Orobanche du genêt

 

 

L’orobanche du genêt – Orobanche rapum-genistae Thuill.

Cette orobanche parasite les genêts (genêt à balais, genêt purgatif…), les cytises.

Llo – Gorges de la Sègre – Cerdagne 06 / 2016

 

orobanche-du-panicaut_1

Orobanche couleur améthyste

orobanche-du-panicaut_2

Orobanche couleur d’améthyste

 

 

L’orobanche couleur d’améthyste ou orobanche du panicaut – Orobanche amethystea Thuill.

Parasite les divers panicauts (Eryngium) Bourg Madame – Cerdagne 06/2016

 

20140425_103750

Orobanche couleur de sang

Orobanche sanguine – Orobanche sanguinea C.Presl 

Inféodée aux Lotus, ici sur Lotier faux cytise. On la trouve dans le Var, sur les îles d’Hyères et en Corse.

Ici sur les hauteurs de Bonifacio en Corse du sud – 04 / 2014

20140425_103817

Orobanche couleur de sang

 

 

orobanche-du-thym-o-alba_3

Orobanche du thym

Orobanche du thym – Orobanche alba Stephan ex Willd. 

Orobanche parasitant principalement les plantes du genre Thymus et autres labiées. Souvent plus rouge que blanche comme ici, un exemplaire observé à Chateau Ville vieille dans le Queyras, sur les terrasses surplombant la vallée du Guil (sentier des astragales) – 07 / 2013

orobanche-du-thym-o-alba

Orobanche du thym

orobanche-du-thym-o-alba_2

Orobanche du thym

Merci Maxime pour cette analyse où, en quelques mots, tout est dit.

Le décalage entre les politiques, les médias, les commentateurs, les intellectuels, les ONG dites citoyennes… les institutions de sondage, bref tout ce qui fait l’opinion « mainstream » disent les américains, vient d’éclater aux USA et à la face du monde.

Chez nous ?… nos brochettes de candidats ont 6 mois pour plancher sur le sujet.

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

sans-titreLa victoire de Donald Trump représente un véritable séisme politique en Amérique, mais aussi en France et en Europe. Elle épouvante la quasi totalité du monde médiatique, intellectuel, politique. Les commentaires de ce matin, consternés, font peine à entendre, insupportables dans leur unanimisme et leur conformisme grégaire. Ce résultat est le fruit de la fracture profonde, qui déchire tout le monde occidental, entre la majorité silencieuse, celle de l’identité malheureuse, traitée de populistes, et les « élites » ouvertes sur l’international, le culte des minorités, de la repentance et de la modernité. Aux Etats-Unis, elle exprime la revanche de « ceux d’en bas ». Elle est aussi, il ne faut pas l’oublier, le fruit d’un effroyable fiasco du modèle politique américain: l’extrême impopularité de Mme Clinton, représentante d’une dynastie qui a déjà lourdement sévi et dont les Américains ne voulaient plus. Bien sûr, le monde médiatique, les experts, les idéologues vont crier à la fin du monde, comme à la suite du Brexit…

View original post 108 mots de plus

RIEUSSEC 1947

 

C’est à l’occasion du baptême et d’une jolie fête organisée en l’honneur de mes 3 petits enfants : Benjamin, Thomas et Alexandre à Saint Mathieu de Treviers que j’ai saisi l’occasion d’ouvrir ce nectar de presque 70 ans dont les raisins ont vraisemblablement été récoltés quelques jours avant ma naissance,  tout cela ne me rajeunissant pas… mais c’est néanmoins un pur plaisir que d’évoquer cet instant et de me plonger dans l’univers du vin, du Sauternais et de ce 1er grand cru classé en 1855.

20160213_161745_2

Chateau Rieussec 1947

Histoire d’une jolie trouvaille

C’est à l’occasion d’une très belle « brocante » organisée chaque année dans la ville de Mouscron à la frontière Belgo-française au nord de Lille où ma sœur Danièle expose tous les ans, que j’ai eu la chance de découvrir ce bijou. Il faisait partie d’un lot de 4 bouteilles perdues au milieu d’un ensemble dont je ne me souviens pas la composition, mais n’ayant rien à voir avec le vin.

Et le brocanteur de m’expliquer qu’il avait racheté la maison d’un médecin de cette petite ville frontière, grand amateur de vins… propriétaire de vignes dans le Val de Loire dont la cave était encore bien garnie lors de son décès. Ce Monsieur met en vente régulièrement lors de chaque brocante 4 ou 5 bouteilles qu’il doit penser trop vieilles.

Certaines l’étaient sans aucun doute. Par contre celle ci attira mon attention à double titre : un sauternes, ça vieillit très bien en général. Chateau Rieussec, un 1er grand cru classé que je connais un peu puisque je possède dans ma cave quelques bouteilles de 1986 que je conserve précieusement. enfin le millésime 1947, un grand millésime Bordelais, qui plus est année de ma naissance.

La transaction fut rapide : mise à prix 30 €… emporté 20 € !

 

 

 

20160715_133039_2

Quelques notes de dégustation

Je n’ai pas suffisamment l’occasion de goûter de tels vins pour prétendre décrire celui ci avec précision. Le niveau de la bouteille légèrement bas, même si celle ci semblait parfaitement conservée me donnait quand même quelques inquiétudes confirmées lors du débouchage. Avec un bouchon sec ayant perdu la moitié de son volume, mais dont la partie inférieure était collée au goulot en formant une sorte d’opercule avec la matière du vin.

La 1ère surprise fut la concentration et la densité de ce vin, coulant dans le verre comme un élégant sirop. Puis ce fut la couleur, cuivre très foncé tirant sur le caramel. Enfin un nez d’une incroyable complexité, mais plus encore d’une persistance aromatique presque infinie.

En bouche les premières impressions furent celles du pruneau et du caramel, suivies immédiatement par cette énorme acidité toujours très présente permettant d’éloigner ainsi toute impression de lourdeur. Un véritable enchantement pour le palais : quelques traces de ce nectar suffisaient pour apprécier  l’extravagante concentration de ce vin, le caramel laissant ensuite la place aux épices douces, à la vanille… Une longueur en bouche ahurissante faisant que la première dégustation à 4 personnes s’est arrêtée à la mi bouteille tellement l’impression de plénitude était avérée.

Le vignoble de Sauternes

sauternesLe vignoble de Sauternes s’étend sur 1750 hectares, au sud de la zone viticole des Graves sur la rive gauche de la Garonne, au sud ouest de Bordeaux. Le Sauternes est considéré comme l’un des plus grands vins blancs liquoreux du monde.

Ce qui caractérise la région de Sauternes est son microclimat, particulièrement propice à la production de vins liquoreux à partir de raisins attaqués par la pourriture noble ou Botrytis cinerea. Le Sauternais est en effet traversé par le Cirons, une rivière froide, qui se jette dans la Garonne, fleuve plus chaud, favorisant ainsi l’apparition de brumes matinales qui favorisent le développement du Botrytis cinerea alors que le sud de la région des Graves bénéficie souvent en automne d’après-midi ensoleillés, qui empêchent un développement trop rapide du champignon. Le Botrytis cinerea décolore les baies, les recroqueville et concentre leur teneur en acide et en sucre. Les vendanges manuelles sont effectuées fin octobre en plusieurs tries et les rendements ne dépassent pas 10 – 15 hl/ha. Ils ne sont produits que lors des années favorables. À partir de ces raisins, on produit un vin riche, onctueux et mielleux, relevé par une forte acidité qui met en valeur les saveurs sucrées du vin. L’acidité est également un gage de grande garde. Le classement de 1855 n’a pas été modifié : 1er Cru Supérieur, château d’Yquem, puis 11 Premiers Crus, dont le château Rieussec, et 14 Seconds Crus.

ROUTE DES VINS

 

Le château Rieussec

Le domaine est propriété au XVIIIème siècle des moines des Carmes de Langon et leur vin est des plus réputés. Saisi à la Révolution, il est acquis par la famille Marheilhac, alors propriétaire du château La Louvière à Léognan. Le vin se voit classé premier grand cru de Sauternes en 1855. Il connaît malheureusement d’incessants changements de propriétaires puisque pas moins de 9 se succèderont de 1846 à 1971. Ce sont les Domaines Barons de Rothschild (château Lafite-Rothschild) qui rachètent le domaine en 1984 et s’associent en 2011 à la famille Dassault. L’objectif du Baron Eric de Rothschild est de rétablir la position de Rieussec en haut de la hiérarchie des Sauternes.

Voir ici la présentation du domaine en 2010 par Charles Chevalier, directeur technique du domaine.

Chateau-Rieussec-aerial-view-resizeSitué sur le point culminant des communes de Fargues et de Sauternes, le vignoble de Rieussec occupe une superficie de 93 ha, d’un seul tenant. Il est mitoyen d’Yquem et de Fargues et s’étend sur des sols vallonnés de graves et de limons sur sous-sol argileux. L’encépagement est constitué de Sémillon (90%), de Sauvignon (7%) et de Muscadelle (3%). La culture est conduite de façon traditionnelle avec le suivi minutieux que réclame le développement de la pourriture noble. La vinification et l’élevage du grand vin se déroulent quant à eux dans des fûts de chêne pendant environ 18 mois.

Le domaine produit en plus du grand vin un second vin  « Carmes de Rieussec » et une cuvée avec élevage plus court « Château de Cosse », tous deux en appellation « Sauternes », ainsi qu’un vin blanc sec « R de Rieussec » en appellation « Bordeaux Blanc ».

Le Sauvignon n’est pas utilisé dans le 1er vin, principalement à base de sémillon et de muscadelle. Il est plutôt utilisé pour réaliser le blanc sec « R de Rieussec ».

Présentation du domaine du château Rieussec.

Présentation du 1er vin « Chateau Rieussec » 1er grand cru classé.

Grands Sauternes et grands millésimes

Sur le plan des millésimes, après 1900, la première très grande année à Sauternes sera 1921, absolument superbe ! Viendront ensuite 1929, 1937 et 1945. Après guerre et jusqu’à aujourd’hui on peut citer : 1947, 1955, 1959, 1975, 1983, 1989, 1990, 1996, 1997, 2001 et probablement 2005.

Voir ici un classement assez précis des grands millésimes sauternais.

Quant aux grandes réussites de 1947 en sauternais on peut citer : Château RieussecChâteau GuiraudChâteau d’ YquemChâteau de Rayne VigneauChâteau SuduirautChâteau Climens

 

Une énigme à résoudre…

Lorsque je consulte sur internet les ventes aux enchères de Rieussec 1947, je ne retrouve pas l’étiquette de la bouteille qui fait l’objet de ce billet.

Je n’en connais pas la raison… Si quelqu’un peut m’aider à relever cette énigme, ma curiosité sera satisfaite et j’en serai très honoré.

20160213_161745_3
Rieussec

 

 

 

 

Belver de Cerdagne_4

Bellver de Cerdagne, un balcon sur la plaine et les Pyrénées espagnoles

Lys des Pyrénnées_10

Lys des Pyrénées

Fritillaire des Pyrénées

Fritillaire des Pyrénées

La Cerdagne est une petite région naturelle qui, avec le Capcir et le Conflent, constitue l’extrêmité orientale de la chaîne des Pyrénées catalanes pour la partie Française.

Elle est constituée d’un plateau perché à 1200 mètres d’altitude, à cheval sur l’Espagne et la France. Les deux villes frontières de Bourg-Madame en France et Puygcerdà en Espagne balisent le passage d’un pays à l’autre.

Les Pyrénées catalanes françaises 
Carte-Pyrénées-CatalanesBourg-Madame est vétuste et ne s’est pas développée, par contre Puygcerdà est une belle petite ville avec un centre historique perché au sommet d’une colline entourée d’une ville nouvelle à l’architecture harmonieuse. La géographie du lieu fait état d’un territoire Espagnol, l’enclave de Llivia, relié directement à la ville de Puygcerdà par une route neutre. Cette particularité est une marque de l’histoire et des luttes passées entre les royaumes d’Espagne et de France, qui s’achevèrent en 1659 avec le traité des Pyrénées.

 Puygcerda (Espagne), vue de la route de Saillagouse, sortie de Bourg-Madame

Avoine & messicoles_Puigcerda_4La Cerdagne bénéficie d’un niveau d’ensoleillement presque équivalent à celui du Queyras, soit plus de 3000 heures d’exposition par an. Il n’est donc pas étonnant d’y trouver le centre de recherche sur l’énergie solaire avec la centrale Thémis et les fours solaires d’Odello et de Montlouis. C’est également à Font-Romeu que les athlètes de haut niveau viennent à la recherche de l’amélioration de leurs performances.

 

Couple de Gypaètes barbus au nid - (Vallée d'Err 2200 m)

Couple de Gypaètes barbus au nid – (Vallée d’Err 2200 m)

La confluence d’un climat méditerranéen avec un climat montagnard ont permis le développement d’une flore et d’une faune très diversifiées. Nous avons pu ainsi croiser au cours de la semaine, Isards (chamois des Pyrénées), marmottes, vautours fauves et Gypaète barbu….

Isard fuyant à travers les massifs de genêts purgatifs (Vallée d'Err - 2100 m)

Isard fuyant à travers les massifs de genêts purgatifs (Vallée d’Err – 2100 m)

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux mots à propos de l’omniprésence des genêts purgatifs dont la couleur jaune étincelant et l’odeur enivrante qu’ils procurent en pleine floraison, sont un ravissement pour les sens. Malheureusement c’est la forte diminution de l’activité pastorale qui est à l’origine de son extension. Elle a favorisé leur installation sur les versants ensoleillés avec le Genévrier commun puis le Pin à crochets au détriment des pelouses thermophiles abritant de nombreuses espèces végétales et animales (Grand tétras, Lagopède alpin…). Des actions de brûlages tentent de reconstituer ces pelouses hautement fourragères.

Un séjour botanique illustré dans les diaporamas qui suivent …

Ce stage d’une semaine organisé par l’association Pulsatille est animé par son fondateur Franck Le Driant, botaniste chevronné auteur de nombreux ouvrages et d’une flore très complète « Flore Alpes » consultable facilement sur support informatique.

Enveitg

Le gîte, de bon matin, au départ d'une randonnée

Le gîte, de bon matin, au départ d’une randonnée

Cal Viatger_6Le principe du stage est celui du séjour en étoile à partir d’un point fixe d’où le groupe de 10-12 personnes part tous les matins en minibus vers des sites diversifiés et intéressants sur le plan botanique. Notre point fixe se situe à Enveitg au gîte Cal Viatger tenu de façon fort conviviale par Martine et sa belle sœur.

Elixir des Chartreux servi par Gérard en guise de pousse café à chaque picnic

Elixir des Chartreux servi par Gérard en guise de pousse café à chaque picnic

Cal Viatger_22

Les Pyrénées espagnoles et la station de la Molina vues du gîte Cal Viatger

Le picnic du midi, le petit déjeuner et le dîner sont l’expression d’une cuisine familiale basée sur des spécialités catalanes à base de produits frais.

 

 

Les diaporamas (cliquer sur le titre)

Messicoles de Cerdagne :

Les Messicoles sont des plantes que l’on retrouve le plus souvent en fleurs dans les moissons, dont le cycle de développement est comparable à celui des céréales. C’est un régal pour les botanistes (devenues rares, elles sont souvent très jolies), mais c’est plus qu’un inconvénient pour l’agriculteur. De ce champ d’avoine ci dessous, l’agriculteur ne retirera même pas le prix de la semence utilisée… sans compter le coût de son travail pour cultiver sa parcelle… ni les problèmes liés à la toxicité de ces jolies habitantes comme la nielle, s’il veut faire consommer sa récolte par son bétail ou la transformer en flocons (ou en farine) pour l’alimentation humaine.

Bleuet

Bleuet

Nielle

Nielle

Bleuets, coquelicots, nielle, mélilot officinal... et avoine "cultivée"

Bleuets, coquelicots, nielle, mélilot officinal… et avoine « cultivée »

 

 

 

 

 

 

Le lys des Pyrénées

Nous avons visité deux stations de cette espèce, endémique des Pyrénées, au cours de notre séjour. Dans les environs de Porté-Puymorens, au niveau des gorges de la fou ainsi qu’aux alentours d’un petit lac du Capcir.

Lys des Pyrénées en début floraison

Lys des Pyrénées en début floraison

Fleurs du Lys des Pyrénées

Fleurs du Lys des Pyrénées

Jeune fleur de Lys des Pyrénées

Jeune fleur de Lys des Pyrénées

 

 

 

 

 

Llo et les gorges du Sègre

Erodium à poils glanduleux_2_2Seigle des montagnes_5_2Llo est un petit village thermal (eaux sulfureuses à + 35°C), situé au débouché des gorges du Sègre qui traverse Saillagouse et Bourg-Madame avant de continuer son périple en Cerdagne Espagnole et rejoindre l’Ebre après Lérida. Une riche flore se maintient sur les rives du torrent avec notamment le très bel Erodium à poils glanduleux, mais aussi le Seigle des montagnes (Secale strictum) une espèce pérenne à l’origine du seigle cultivé visible près des « Bains de Llo ».

 

 

Les gorges calcaires de Pi (Bellver de Cerdanya – Espagne)

Ramonde des Pyrénées

Ramonde des Pyrénées

La Ramonde des Pyrénées (Ramonda myconi (L.) Rchb., 1831) est une très jolie plante, très rare, de la famille des gesnériacées que l’on ne trouve que dans les Pyrénées. Elle est ici dans des conditions idéales sur des rochers calcaires parfaitement ombragés. La famille des Gesnériacées est aujourd’hui bien représentée sous les tropiques. Elle était cependant bien présente en Europe au tertiaire. Seuls quelques représentants dont la Ramonde fait partie ont pu survivre aux dernières glaciations. C’est ce que l’on appelle une relique glaciaire également dénommée « fossile vivant ».

 

Bellver de Cerdagne et ses pelouses xériques (Espagne)

Les pelouses xériques sont des pelouses sèches qui témoignent de l’influence méditerranéenne sensible dans cette région, même à cette altitude.

 Les alpages du Pas de la Case (Andorre)

Anémones, narcisses et renoncules se partagent les croupes adoucies des alpages surplombant le béton bariolé des commerces du Pas de la Case. D’un côté le Port d’Envalira, un des plus hauts cols des Pyrénées (2400 m), de l’autre l’Ariège qui prend sa source dans le paysage chaotique du cirque de Font Nègre et du Lac Noir. A noter dans ce paysage dégoulinant, la présence de l’impressionnante Rhadiole ou Orpin rose.

Narcisse à fleur pâle

Narcisse à fleur pâle

Rhodiole (Orpin rose)

Rhodiole (Orpin rose)

La Molina (Espagne) – Col de la Creueta 1888m

Fritillaire des pyrénnées_11

Fritillaire des Pyrénées – Intérieur de la fleur de couleur acajou à jaune verdatre et légèrement quadrillé.

Fritillaire des pyrénnées_3Surplombant la jolie station de La Molina, les pelouses subalpines du col de Creueta nous offrent une grande diversité de plantes alpines. C’est également le royaume de la Fritillaire noire (ou Fritillaire des Pyrénées), qui par contre elle est endémique des Pyrénées franco-espagnoles.

 

 

 

La vallée du Passet au pied du col de Puymorens

Vallée du Passet, au fond le massif du Carlit

Vallée du Passet, au fond le massif du Carlit

Listère à feuilles en coeur

Listère à feuilles en coeur

Dans les vallées humides alimentant les sources du Carol… une débauche de Cardamines amères, à feuilles de radis… de Pédiculaires, verticillées ou feuillées…

… et « l’invisible » minuscule Listère à feuilles en cœur, une orchidée rare tranquillement tapie au fond des bois sombres.

 

 Flore des éboulis siliceux de la vallée d’Err

Renoncule à feuilles de Parnassie des éboulis siliceux de la vallée d'Err

Renoncule à feuilles de Parnassie des éboulis siliceux de la vallée d’Err

Primevère à larges feuilles des éboulis siliceux de la vallée d'ERR

Primevère à larges feuilles des éboulis siliceux de la vallée d’ERR

Après la rencontre avec un couple de Gypaètes barbus forts éloignés certes et d’un cingle plongeur dans le lit du torrent d’Err, ce fut une belle rencontre que celle des jolis spécimens de Primevères à larges feuilles et de Renoncules à feuilles de Parnassie.

 

Le secteur des Bouillouses et ses vallées humides

P1090008_2

P1090045_2Au bord du lac de Balcere

 

 

 

Et pour terminer, 2 jolies sardanes :

« EL TUTUT DE L’AVI » -Sardana- Cobla Costa Brava

Reblogué depuis le blog de Maxime Tandonnet

Bonjour Maxime,
message aussi juste que percutant. Et cela vaut pour beaucoup d’autres catégories professionnelles, pour une très grande majorité de gens qui travaillent, qui ne comprennent pas comment on peut laisser une minorité de dégénérés et d’agitateurs d’extrême gauche, salir les valeurs qui font une nation.
Ce qui est encore plus dramatique, c’est le soutien accordé par le gouvernement français, certains politiques et une certaine presse. Comme Joffrin voyant dans ce pitoyable mouvement ;  » Un laboratoire populaire… de la réhabilitation de la politique hors de la politique traditionnelle.

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

13124499_942975362490121_5566273596511016994_n (2)

View original post