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Je reproduis ici un article de Rémy Prud’homme, le jour même ou le Conseil d’administration d’EDF vient de signer, sous la pression de Hollande et Royal, son engagement dans le processus de fermeture de la centrale de Fessenheim.

Edifiant !

Rémy Prud’homme est climato-réaliste : j’en ai parlé ici à propos d’un de ses derniers livres : « L’idéologie du réchauffement ». Voir ici son CV et ses publications

L’article de Rémy Prud’homme :

Les surlignages et gras sont de mon fait.

Par énergies renouvelables il faut comprendre le renouvelable intermittent (solaire et éolien), celui qui par l’intermédiaire de la CSPE me coûte aujourd’hui sur ma facture EDF 2,25 centime d’€ en plus par kWh consommé.

Pour la comparaison des coûts des installations, il s’agit des coûts de construction.

Le semaine du 16 au 20 janvier a été marquée en France par une vague de froid, et donc par une augmentation de la demande d’électricité. La ministre de l’Environnement a déclaré le 18 janvier : « aujourd’hui, l’éolien et le solaire vont produire l’équivalent de 8 réacteurs nucléaires ». Elle s’appuie sur cette « constatation » pour conclure qu’il y a trop de nucléaire en France. Sa petite phrase est un gros bijou de désinformation. Elle mérite d’être analysée avec soin dans les écoles d’administration et de journalisme où l’on enseigne le mensonge (pas pour préparer nos élites à le pratiquer, bien sûr, mais pour mieux les en protéger). Cette déclaration, brève comme un tweet de Donald Trump, est en effet un bel exemple de la combinaison d’au moins trois techniques de désinformation.

La première est le mensonge simple. Un réacteur nucléaire de 1,2 GW produit en 24 heures 29 GWh. Le 18 janvier, l’éolien et le solaire ont produit 125 GWh. Chacun peut le vérifier en deux clics sur le site de RTE (qui, félicitons-le, publie la production de chaque filière pour chacune des heures de l’année). Nos renouvelables ont donc produit ce jour-là autant que 4,3 réacteurs. Transformer 4,3 en 8, ce n’est pas arrondir, c’est tricher. Mais pourquoi la ministre se gênerait-elle ? Elle sait qu’aucun média ne se donnera la peine de vérifier, et que tous reprendront son affirmation – ce qui s’est effectivement produit. Mais ceci n’est qu’un début, et l’art de la désinformation va bien au-delà du mensonge grossier.

La deuxième technique est le mensonge par sélection. Elle porte ici à la fois sur le choix du jour, et sur le choix du moment. La ministre donne un chiffre (faux, on l’a vu) pour le mercredi 18 janvier. Ce fut, du point de vue des renouvelables, le meilleur jour de la semaine. Une présentation plus honnête considérerait tous les jours de la semaine: on y verrait que la production des renouvelables a été en moyenne égale à celle de 3 réacteurs.

Surtout, le problème posé par une vague de froid est évidemment celui des pointes de la demande, et de la façon d’y faire face. Les chiffres significatifs se rapportent à la production des renouvelables à ces heures-là, pas à celle de la journée toute entière. Ils sont également disponibles sur le site de RTE. La production des renouvelables aux heures de pointes (qui ont eu lieu à 19 heures quatre des cinq jours de la semaine considérée), a été en moyenne égale à celle de 2,9 réacteurs nucléaires. Ca aurait pu être bien pire. A 19h en janvier, la production d’électricité solaire est toujours égale à zéro. En fait, nous avons eu cette semaine-la la chance d’avoir du vent, et donc une production éolienne assez soutenue.

La troisième technique de désinformation est le mensonge par omission. La ministre écarte toute référence au coût des filières qu’elle compare : cachez-moi ces euros que je ne saurais voir. Les installations solaires et éoliennes installées en France ont coûté un peu moins de 50 milliards d’euros. Selon la Cour des Comptes, les installations nucléaires ont coûté 83 milliards (en euros constants de 2010). Aux heures de pointe de la semaine les 50 milliards investis dans les renouvelables ont produit en moyenne 3,5 GWh, et les 83 milliards investis dans le nucléaire 56 GWh. Il fallait tout juste 10 fois plus d’investissement dans les renouvelables que dans le nucléaire pour produire la même quantité d’électricité.

La ministre, qui méprise sans doute les ingénieurs autant que les comptables, se garde bien de mentionner la durée de vie des investissements qu’elle compare. Celle d’un investissement éolien ou solaire est d’environ 25 ans. Celle d’un investissement nucléaire est d’au moins 50 ans. Prendre en compte ce détail divise simplement par deux l’intérêt relatif du renouvelable.

Au total, on a – au service de la bonne cause – une affirmation carrément fausse, deux choix arbitraires ou indéfendables, et deux omissions grossières. Ignorance ou cynisme ? On ne sait pas (et on ne sait d’ailleurs pas lequel des deux serait le plus déplorable).

Etonnez-vous du peu de crédibilité des politiciens et des médias.

Merci à Remy Prud’homme de mettre en exergue de façon magistrale l’irresponsabilité, une fois de plus, de Mme Royal.

Bonne année 2017

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Renoncule à feuille de Parnassie – Pyrénées, Cerdagne, vallée d’Err, 2200 m – Juin 2016

Une excellente étude de l’AAF (Académie d’Agriculture de France), sous la direction de Bernard Le Buanec, fait le point de façon factuelle et nous éclaire sur les réalités de la situation de l’agriculture et des produis Bio en 2016. On ne peut regretter qu’aucun journal national, régional ni même de vulgarisation scientifique (Science et Vie par exemple) ne s’en soit fait l’écho !

Soyons clair en ce qui me concerne : je ne suis pas un promoteur inconditionnel de ce type de culture pour produire notre alimentation, certes. Par contre j’estime que si il y a une demande solvable venant d’un certain nombre de consommateurs intéressés, il faut la satisfaire. Pourquoi l’agriculteur ne s’y intéresserait-il pas lui aussi pour y trouver satisfactions et revenu décent. Il n’y a donc pas lieu d’opposer agriculture bio et agriculture conventionnelle. Au contraire, l’une peut se nourrir de l’autre et réciproquement.

Par contre, ce sur quoi je réagis et m’indigne, c’est sur la communication tapageuse, mensongère, pseudoscientifique et idéologiquement orientée faite sur ce mode de production. Souvent par des groupuscules ou des associations qui n’ont rien de professionnels, mais aussi parfois par des dérapages internes au système. Une communication qui n’est pas faite comme il se devrait pour vanter les avantages et l’intérêt du bio, mais pour détruire l’agriculture conventionnelle qui jusqu’à preuve du contraire nourrit aujourd’hui à moindre coût une grosse majorité de la population de la planète.

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Un marketing de dénigrement basé sur la tromperie pour essayer d’imposer un nouveau modèle de consommation

La récente condamnation pour dénigrement de « Biocoop », la plus grosse enseigne commerciale bio française, en est une preuve évidente. Le dénigrement est condamné mais pas la tromperie qui est patente dans cette arrogante campagne de communication. Extraits du jugement pages 8 et 9 : « il est établi que cette campagne publicitaire repose non pas sur la valorisation des pommes issues de l’agriculture biologique, mais au contraire sur le dénigrement de  celles  issues  des  autres  filières,  aux  fins   de  dissuader  les consommateurs d’acheter ces fruits ». Ce jugement intervient alors qu’une seconde campagne de pub s’apprêtait à sortir sur nos écrans : un nouveau clip inspiré  de « Apocalypse now » pour culpabiliser à outrance les consommateurs qui ne consomment pas de fruits et légumes bio.

Fermons la parenthèse, ce marketing agressif est révélateur d’une idéologie envahissante qui veut imposer son modèle par la force et le mensonge.

Agribio : Quelques chiffres 2016

Chiffre d’affaires : 6,9 milliards en 2016 (soit 3% du marché alimentaire), un doublement depuis 2008.

31.000 exploitations pour 1.6 millions d’ha, soit 7% des exploitations et 5.8% de la surface agricole (SAU). Surtout représentées dans le domaine vigne, arboriculture et maraîchage, beaucoup moins en Grandes cultures (céréales).

Emploi : 10% des emplois de l’agriculture française (des systèmes de production nécessitant plus de main d’œuvre et une fréquence plus importante de transformation à la ferme et de vente directe).

Les régions les plus représentées : Midi-Pyrénées, Pays de Loire, Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes et PACA.

Aliments bio : nutrition et santé.

La valeur nutritionnelle et sanitaire des aliments bio n’est pas supérieure à celle des aliments conventionnels : en France l’imposant rapport de l’Afssa (Anses) de 2003 réactualisé en 2010 est sans ambiguïté à ce sujet. Des revues systématiques étrangères et plus récemment en 2015 et2016 un groupe européen d’auteurs spécialistes de l’agribio confirme cet état des lieux.

La probabilité de contamination bactérienne, fongique ou parasitaire est par contre plus élevée pour les produits bio : absence de traitements et moindre protection ou fertilisation organique abritant des germes nocifs pour l’homme. Voir ici l’affaire du concombre espagnol.

Quant aux résidus de produits phytosanitaires, le produits bio en contiennent également, apparemment en moindre proportion, mais il faut savoir que beaucoup de produits autorisés (ou non autorisés ) en bio ne sont pas recherchés. Le récent rapport de l’Efsa (octobre 2016) montre que 97,1 % des produits courants (82 649) et 98,8 % des produits bio (4 792) respectent la réglementation, que respectivement 53,6 % et 87,6 % des échantillons ne contiennent pas de résidus détectables et que 2,9 % et 1,2 % respectivement sont en infraction (dépassements de LMR).

Bio et environnement.

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Nielle, coquelicots et bleuets dans une parcelle d’avoine à Bourg Madame (Cerdagne)

L’agriculture biologique n’utilise pas de produits chimiques de synthèse.  On peut donc légitimement penser que l’impact de l’AB sur l’environnement devrait être plus faible que celui de l’AC. Pas de produit de synthèse dans l’eau ou dans l’air, pas de consommation d’énergie pour produire des engrais et des produits phytosanitaires. Mais il faut savoir qu’en pratique l’AB utilise le Cuivre (sulfate de cuivre de la bouillie bordelaise) en grandes quantités – c’est un des rares fongicide utilisable – alors que le cuivre est un puissant stérilisateur de la vie biologique des sols. De la même façon elle utilise des biocides non issus de la synthèse chimique et souvent non autorisés comme l’huile de neem qui ont des conséquences similaires à l’agriculture conventionnelle sur la faune et la flore.

Le maintien du labour, principale technique permettant de lutter contre les mauvaises herbes en bio, est source d’une consommation accrue d’énergie fossile et de production de GES (sauf dans le cas des prairies pour l’élevage).

L’agriculture biologique est une grande consommatrice de terres. Du fait de rendements moindres en AB, il faut plus de surfaces cultivables pour produire la même quantité d’aliments. Cela implique le défrichement de nouvelles surfaces (souvent en forêts) et une perte de biodiversité au niveau de la planète.

Sur le plan des engrais de ferme, une augmentation des surfaces consacrées à l’AB conduirait inévitablement à un problème de disponibilité de ces engrais notamment dans les régions de grandes cultures.

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Vaches gasconnes en Cerdagne

La bio à la croisée des chemins

Aujourd’hui dans notre pays, la population accède à une nourriture abondante et diversifiée pour un coût qui n’a cessé de baisser depuis un siècle. En 1950, un agriculteur nourrissait 15 personnes, aujourd’hui il en nourrit 4 fois plus pour deux fois moins cher. Selon l’INSEE et France Agrimer, le budget consacré à l’alimentation entre 1960 et 2013 est passé de 23.6% à 12.4% du budget total de consommation d’un ménage.

Ces évolutions balisent le changement de notre rapport à l’alimentation. L’alimentation n’est plus subie par la population sous l’angle réel du manque et de la cherté. Elle l’est maintenant sous le prisme déformé d’une sécurité sanitaire mise en doute dans l’esprit du consommateur.

Toutefois ce changement ne perdurera que s’il s’effectue en toute transparence. Les exemples révélateurs de l’opacité du système sont nombreux, citons par exemple le régime à deux vitesses entre l’AB et le conventionnel, favorisé par les pouvoirs publics, de l’autorisation de mise sur le marché des produits de protection des cultures. Ces mêmes pouvoirs publics auront-ils l’audace démagogique d’accéder à la demande de Claude Gruffat l’actuel Président de Biocoop, lors des 9ème assise de la bio le 19 novembre dernier, de passer d’une TVA de 20% pour les produits conventionnels à 10% pour les produits bio ! Enfin ce qui me paraît tout aussi important c’est qu’aujourd’hui la plus grosse partie des aliments bio est vendue par des grandes surfaces ayant des impératifs de volume, de présentation et de conservation, en provenance d’une production « bio industrielle » qui n’a plus rien à voir avec le bio local du petit producteur tel qu’on le laisse encore faussement laisser croire au consommateur. Ce bio là, on le trouve encore sur nos marchés et lieux de vente de proximité, comme cela a toujours existé.

Cette obligation de transparence me parait essentielle et je reprendrai ici les termes de la conclusion de Jean Louis Bernard  insistant sur le fait que « Pour asseoir son avenir et prospérer, l’agriculture biologique doit convaincre sur des fondements réalistes, construire davantage sur la science et moins sur l’image ». Je préciserai pour ma part, et moins sur le déni et le mensonge.

Contrairement à ce que l’on peut lire dans la presse Grand public ou même spécialisée (Science et Avenir par exemple) qui ont diabolisé cette nouvelle technologie sous l’influence d’organisations et de groupuscules activistes, la nature fabrique depuis la nuit des temps, sans la moindre intervention de l’homme, des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) : animal, végétal, bactérie.

Auparavant il est nécessaire de rappeler ce qu’est un OGM et plus précisément pour ce qui nous intéresse ici, une plante génétiquement modifiée.

Qu’est ce qu’une Plante génétiquement modifiée (PGM) ?

C’est un végétal, (une plante cultivée ou sauvage) dont le patrimoine génétique a été modifié par l’intervention de l’homme. Selon les définitions européennes, ces modifications doivent être issues du génie génétique. Les techniques et les outils du génie génétique permettent de modifier les plantes par la transgénèse,  c’est à dire l’introduction de nouveaux gènes dans le génome d’une plante, par insertion de portions d’ADN. Cette définition communément admise est cependant très restrictive puisqu’elle exclue le transfert de gènes d’une espèce à l’autre tel qu’il se passe dans la nature dans le règne végétal. Nous en verrons deux exemples ci dessous.

La maîtrise de ces techniques est très récente (les premiers OGM datant des années 70-80) et en rapide évolution. Elles permettent en pratique d’introduire dans un organisme des caractères nouveaux, que l’on n’a pas pu introduire par des techniques traditionnelles d’amélioration des plantes. Le transfert de gènes sélectionnés peut se faire entre espèces proches quand les techniques de croisement classique ont échoué, mais le plus souvent c’est d’une espèce vers une autre espèce que se réalise ce transfert. Ce fut le cas par exemple en 1985 de la première plante transgénique résistante à un insecte, un tabac dans lequel un gène d’une bactérie Bacillius thuringiensis produisant une toxine insecticide a été introduit.

La nature n’a pas attendu l’homme pour créer ses propres OGM et PGM

Les agrobacterium

La transgénèse naturelle la plus connue est celle qui est l’oeuvre d’une bactérie du sol : Agrobactérium tumefacians possédant la propriété de provoquer des tumeurs sur la plante hôte (la hernie du chou par exemple). La transmission de son pouvoir tumorigène s’effectue grâce à un plasmide (morceau d’ADN circulaire) qui s’incorpore au génome de la plante hôte. Ce phénomène naturel fut découvert dans les années 70 et les biologistes eurent tout de suite l’idée d’insérer un gène étranger dans cet ADN bactérien et d’utiliser ensuite la bactérie comme vecteur pour transmettre ce gène à une plante hôte. C’est comme cela que le premier tabac transgénique a été mis au point. Plus récemment c’est également le cas  le maïs MON 810 résistant à plusieurs insectes ravageurs, grâce à un gène Bt (provenant d’une autre bactérie Bacillius thuringiensis), transféré vers le maïs par Agrobactérium.

La Patate douce

Récemment on vient de découvrir qu’un grand nombre de plantes contiennent des gènes spécifiques d’Agrobacterium. Ainsi, en étudiant l’expression du génome de la patate douce, des chercheurs ont découvert dans les nombreuses variétés cultivées la présence de gènes d’Agrobacterium rhizogenes et d’Agrobacterium tumefaciens, alors que les variétés sauvages n’en contiennent pas. La  patate douce est donc une plante naturellement transgénique. Ces gènes ont entraîné des modifications morphologiques qui se sont exprimées dans les tubercules plutôt que dans les autres parties de la plante pour en faire une plante alimentaire. Ces chercheurs concluent que « ces résultats montrent l’importance des interactions entre plante et microbe et, sachant que la patate douce est consommée depuis des millénaires, cela pourrait changer le paradigme sur le côté « contre nature » des plantes transgéniques ».

Source : PNAS – Proceedings of the National Academy of Sciences of America

Nouveaux exemples de transfert de gènes entre espèces dans la nature : le cas des Orobanches

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Triphysaria eriantha (Orobanchacées) parasitede graminées sauvages et d’autres plantes hôtes en Californie. – Photo Huiting Zhang

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Striga asiatica (Orobanchacées) parasite du sorgho en Tanzanie – Photo Mike Timko

Une récente étude publiée par le PNAS en octobre 2016 décrit les mécanismes naturels de transfert de gènes dans une famille de plantes parasites, bien connue des botanistes mais aussi des agriculteurs, dont les principaux représentants sont les orobanches.

Les chercheurs ont détecté 52 cas de transfert non sexuel de l’ADN – connu sous le nom de transfert de gène horizontal, ou HGT – à partir d’une plante hôte. Les gènes transférés sont alors devenus fonctionnels chez les espèces parasites. Ce transfert pourrait stimuler la capacité de la plante parasite d’envahir son hôte et surmonter ainsi les défenses de l’hôte. Selon ce mêmes chercheurs, « la découverte du HGT va nous permettre de mieux comprendre comment les plantes parasites fonctionnent et comment nous pouvons mieux les contrôler. Notre espoir est que nous puissions utiliser cette information pour trouver les meilleures stratégies pour générer, ou sélectionner, des plantes hôtes résistantes . »

Sources :

Eurekalert : Parasitic plants may form weapons out of genes stolen from hosts

La publication – PNAS : Horizontal gene transfert is more frequent with increased heterotrophy and contributes to parasite adaptation

Quelques Orobanches rencontrées en France :

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Orobanche de la Picride

Les orobanches sont des plantes parasites dépourvues de chlorophylle et de racines normales. Elles émettent des suçoirs les reliant directement aux vaisseaux conducteurs de l’hôte, d’où elles tirent leur nourriture. Elles sont parasites de plantes sauvages, mais aussi de plantes cultivées comme l’orobanche rameuse qui peut faire de gros dégâts sur le colza, le chanvre et le tabac.

 

 

 

 

 

Orobanche de la picride – Orobanche picridis F.W.Schultz

Cette orobanche parasite les espèces du genre picris (picris hieracoides), helminthie, crepis (parfois la carotte sauvage). On la trouve le plus souvent en bord de route, dans des terrains vagues des friches meso-xerophylles sableuses ou sablo-caillouteuses.

Celle ci a été identifiée à La Rochelle près du bassin des minimes en bord de mer – 07 / 2016

 

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Orobanche du genêt

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Orobanche du genêt

 

 

L’orobanche du genêt – Orobanche rapum-genistae Thuill.

Cette orobanche parasite les genêts (genêt à balais, genêt purgatif…), les cytises.

Llo – Gorges de la Sègre – Cerdagne 06 / 2016

 

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Orobanche couleur améthyste

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Orobanche couleur d’améthyste

 

 

L’orobanche couleur d’améthyste ou orobanche du panicaut – Orobanche amethystea Thuill.

Parasite les divers panicauts (Eryngium) Bourg Madame – Cerdagne 06/2016

 

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Orobanche couleur de sang

Orobanche sanguine – Orobanche sanguinea C.Presl 

Inféodée aux Lotus, ici sur Lotier faux cytise. On la trouve dans le Var, sur les îles d’Hyères et en Corse.

Ici sur les hauteurs de Bonifacio en Corse du sud – 04 / 2014

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Orobanche couleur de sang

 

 

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Orobanche du thym

Orobanche du thym – Orobanche alba Stephan ex Willd. 

Orobanche parasitant principalement les plantes du genre Thymus et autres labiées. Souvent plus rouge que blanche comme ici, un exemplaire observé à Chateau Ville vieille dans le Queyras, sur les terrasses surplombant la vallée du Guil (sentier des astragales) – 07 / 2013

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Orobanche du thym

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Orobanche du thym

 

 

La transgénèse, qu’elle soit l’œuvre de la nature ou qu’elle soit pilotée par l’homme, contribue à l’augmentation de la diversité génétique et par conséquent à l’augmentation de la biodiversité.

 

Merci Maxime pour cette analyse où, en quelques mots, tout est dit.

Le décalage entre les politiques, les médias, les commentateurs, les intellectuels, les ONG dites citoyennes… les institutions de sondage, bref tout ce qui fait l’opinion « mainstream » disent les américains, vient d’éclater aux USA et à la face du monde.

Chez nous ?… nos brochettes de candidats ont 6 mois pour plancher sur le sujet.

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

sans-titreLa victoire de Donald Trump représente un véritable séisme politique en Amérique, mais aussi en France et en Europe. Elle épouvante la quasi totalité du monde médiatique, intellectuel, politique. Les commentaires de ce matin, consternés, font peine à entendre, insupportables dans leur unanimisme et leur conformisme grégaire. Ce résultat est le fruit de la fracture profonde, qui déchire tout le monde occidental, entre la majorité silencieuse, celle de l’identité malheureuse, traitée de populistes, et les « élites » ouvertes sur l’international, le culte des minorités, de la repentance et de la modernité. Aux Etats-Unis, elle exprime la revanche de « ceux d’en bas ». Elle est aussi, il ne faut pas l’oublier, le fruit d’un effroyable fiasco du modèle politique américain: l’extrême impopularité de Mme Clinton, représentante d’une dynastie qui a déjà lourdement sévi et dont les Américains ne voulaient plus. Bien sûr, le monde médiatique, les experts, les idéologues vont crier à la fin du monde, comme à la suite du Brexit…

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