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Sant Andreu Jazz Band

Sant Andreu 3Le Sant Andreu Jazz Band est né dans les années 2006, dans un conservatoire de musique d’un quartier de Barcelone dirigé par un homme remarquable Joan Chamorro. Ce contrebassiste multi-instrumentiste (saxo baryton, saxo tenor, clarinette basse…) a formé en 12 années une quantité de jeunes talents à son image. Filles et garçons le plus souvent aussi multi-instrumentistes qui se sont produits, instruments et chant, dans un nombre impressionnant de manifestations (catalanes, espagnoles et mondiales). Mais également dans de nombreux arrangements et configurations allant du trio au Big band, accompagnés par des Jazzmen espagnols confirmés et des pointures du jazz international comme Scott Hamilton, Dick Oats, Joel Frahm, Scott Robinson…

Sant Andreu 1Un festival de Jazz a lieu fin septembre à Barcelone depuis maintenant 5 ans : 5ème JAZZING Festival de jazz de Sant Andreu

Difficile de citer toutes ces pépites ainsi mises au jour ! J’ai essayé d’en présenter quelques uns et unes dans  ce billet. Mais on ne peut en rester là sans évoquer de suite Andréa Motis la star internationale née de ce tsunami musical.

 

Andrea Motis

Sant Andreu 2Présentation : He’s Funny That Way,  promenade dans Barcelone

Difficile également de résumer un début de carrière aussi époustouflant en choisissant 2 morceaux dans un répertoire déjà impressionnant :

Señor Blues : est une composition du pianiste Horace Silver, interprétée ici au palais de la Musique Catalane à Barcelone en décembre 2016. Elle est accompagnée par son habituelle section rythmique magique avec Joan Chamorro (contrebasse), Ignasi Terraza (fabuleux pianiste aveugle), Josep Traver (guitare), Esteve Pi à la batterie et un invité l’élégant saxophoniste Perico Sambeat au saxo soprano.

Lullaby of Birdland : un standard du compositeur américain Georges Shearing, enregistré ici le 13 avril 2013 au Jamboree, un club de jazz Barcelonnais, avec toujours la même section rythmique et le saxophoniste ténor américain Scott Hamilton. L’intro en fugue de Ignasi Terraza est un véritable chef d’oeuvre… le reste suit !

Crazy : avec son mentor Joan Chamorro dans un style plus pop, avec un remarquable échange entre le maître et l’élève.

https://andreamotis.com/fr/intro/

 

La valeur n’attend pas le nombre des années

Petite fleur : ici en juin 2009, Andréa Motis (14 ans), Eva Fernandez (15 ans) aux saxos soprano, Carla Motis (12 ans) la petite soeur d’Andrea au bandjo et Magali Datzira (12 ans) à la contrebasse.

Bei mir biste du schön : avec le joli sourire de Magali Datzira (14 ans) en 2011

What’s new : Elsa Armengou en 2017. Quel sens de la musique, quelle attaque, on dirait Clifford Brown, quel phrasé. On peine à entendre le passage au chorus d’un musicien chevronné comme Magnarelli. Fabuleux !

A tisket a tasket : Alba Armengou et Alba Esteban

Empathie

« After you’ve gone « 

I like to hear it sometimes

J’aime…

« Moody’s Mood for love » : une fabuleuse intro de Dick Oats au sax alto, un trio de filles époustouflant (Andrea Motis, Magali Datzira, Eva Fernandez)… et un magnifique chorus de Joan mar Sauque à la trompette. Le plaisir à l’état pur ! Amy Winehouse n’est pas loin !

Dans le magnifique décor de la Plaza Real

Minor swing

China boy : Tous les kids sont présents. Quels talents !

Jazz symphonique

Solitude

My favorite things : chanson écrite pour la comédie musicale de Broadway, La Mélodie du bonheur (The Sound of Music). Ce morceau est devenu un standard de jazz car repris de nombreuses fois par de grands interprètes comme le grand John Coltrane.

Quelques Bossa nova

Recado : ou l’art de la syncope. Magnifique chorus de Marçal Perramon ( saxo tenor). Le petit Victor Carrascosa (trompette) est renversant de génie. Quant à Luigi Grasso à l’alto… ces trois là ont une classe internationale.

Thanks for sharing

Ce qu’il y a de formidable dans l’aventure du SAJB emmenée par Joan Chamorro depuis maintenant plus de 10 années, contrairement à d’autres groupes ou artistes qui entendent tout monnayer, c’est la volonté de faire partager cette exceptionnelle réussite. Ainsi, un nombre très important d’enregistrements sont directement accessibles, bien qu’ils fassent l’objet de CD ou DVD marchands. Je pense que cette philosophie de mise à disposition et de portée à la connaissance est finalement gagnante et il faut s’en réjouir.

L’autre intérêt consiste tout simplement à savourer les commentaires souvent très pertinents et toujours enflammés que l’écoute de ces jeunes musiciens engendre

Ma play list Youtube : Plus de 200 enregistrements de grande qualité

Magali Datzira

Sant Andreu 4S’il fallait choisir entre toutes ces divas… c’est vers ce petit plus, cette sensibilité, ce grain de folie que j’irais bien volontiers.

Lady sings the blues : dans la peau de Billie…

Night and day

Unchain my heart

Rita Payes

Sant Andreu 7

Elle a intégré le SAJB en 2013 après avoir chanté et joué avec différents groupes. Elle vient de se faire remarquer à 19 ans au festival de Tanger (Tanjazz) en 2017.

So danço samba : ici avec Andrea Motis et Scott Robinson

I’m fool to want you : un magnifique hommage à Billie Holiday

Gloomy sunday : avec le nonet de Joan Chamorro. Quelle orchestration et quel talent pour ce petit bout de bonne femme devant de pareilles pointures !

 

 

 

Elia Bastida

Sant Andreu 6You’d be so nice to come home

Baïao de quatro toques : Bossa ou 5ème symphonie de Beethoven ?

 

 

 

 

 

Eva Fernandez

Sant Andreu 5

 

After you’ve gone

Close your eyes

Boogies blues (de Gene Krupa) avec Wycliffe Gordon au trombone et une jolie petite intro au sax soprano par Alba Esteban

 

 

 

 

 

Alba Armengou

En 2015 I don’t mean a thing

I’ve got a date with a dream

Triste de A. C. Jobim

Joan Marti

All of me

Marc Martin

An emotionnal dance

Quelques commentaires glanés au hasard…

Joan Chamorro and his students are the best thing to come out of Spain since Flamenco.

J’écoute encore et encore sans jamais me lasser …… c’est magique !

Rita’s singing is an open channel to the human heart and soul.

 

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La démission de Nicolas Hulot était bien entendu prévisible (prévue ?). Il est entré au gouvernement grâce à un grand coup de Communication de Macron qui l’a installé comme Ministre d’Etat s’il vous plait. Comment peut-on penser un seul instant que ces deux hommes puissent être compatibles, alors que l’un a été mandaté pour relancer la croissance et que l’ambition de l’autre c’est la décroissance. ? Ce fut juste une belle prise de guerre dans la mesure où il remportait tous les suffrages de popularité auprès des français. C’est cette popularité qui fut préférée et non pas sa compétence technique, encore moins sa compétence d’homme d’état. Techniquement on peut même se demander quel est l’intérêt d’un ministère de l’écologie, alors que c’est une discipline transverse qui devrait être traitée par l’agriculture, l’industrie, la santé et… l’économie. Cela éviterait bien des conflits inutiles.

Hulot le « lobbyiste lobbyé »

Il est d’autre part parfaitement risible d’entendre Hulot invoquer le lobbyisme de certains proches de la sphère du pouvoir (chasseurs, multinationales, industrie des semences et des pesticides…) comme cause de son départ. Lui dont toute la carrière a été construite autour du lobbyisme. Voir comment la Fondation Nicolas-Hulot, dont il a  présidé aux destinées et pour laquelle il avait inscrit en toutes lettres dans ses missions, qu’elle « participe au débat public », faisait le siège en permanence de tous les ministères de l’écologie précédents…. . Voir également la société « Eole » qu’il avait également créée, dont l’objet était, entre autres « le conseil en relations publiques et en communication sous toutes ses formes ». Rappelons nous également  ses talents de lobbyiste usant de son influence, pour faire signer par les principaux candidats à la présidentielle de 2007 un Pacte pour l’Ecologie !

Morale de l’histoire : Pour Mr Hulot le lobbying n’est acceptable qu’à sens unique…

Hulot n’a accepté ce ministère que pour pousser plus loin encore ses ambitions de lobbyiste et promouvoir son idéologie décroissante, au mépris de son comportement citoyen.

L’énergie :

Les navrantes contradictions de Monsieur Hulot se trouvèrent parfaitement illustrées par la sortie, le lendemain de sa démission, d’un rapport (commandité par les 2 ministères de l’économie et du développement durable) plaidant pour la construction d’un premier lot de six nouveaux EPR à compter de 2025. Il n’est pas inutile de rappeler sa position « philosophique » concernant le nucléaire : « Je ne vais pas me priver ici d’afficher ma réserve à l’égard de cette filière… C’est un vrai problème philosophique qui justifie ma réserve, au-delà des arguments économiques ».

Ce n’est pas un problème philosophique, c’est une idéologie. Selon Hulot donc, les arguments économiques on s’en balance, continuons à creuser le déficit puisque l’état et les français ne peuvent et ne veulent plus payer. Par contre le fait (et la contradiction quand il s’agit de la pensée de Hulot) que le nucléaire soit la pièce maîtresse permettant à la France de n’émettre relativement aux autres pays, qu’un faible taux de GES (Gaz à effet de serre), il ne faut surtout pas en parler à ce propos. Contradictions quand je vous tiens !

Hulot ou l’idéologie décroissante :

La démission de Nicolas Hulot est la parfaite illustration de ce que l’écologie politique, la « deep ecology » des Anglo-Saxons, est une mystification technologique, scientifique et économique de grande envergure. Mettre en œuvre les principes de l’écologie politique c’est la décroissance assurée, ce qui dans un pays comme la France avec une dette abyssale entre autres, conduirait inévitablement, non pas à un déclin, mais à une disparition rapide de la carte des puissances ayant encore un mot à dire sur « l’ordre mondial ». L’écologisme politique se sert de la science quand ça l’arrange et la rejette quand celle-ci ne va pas dans le sens de l’idéologie. Ses adeptes restent persuadés que l’économie planifiée peut mieux faire pour l’environnement que le capitalisme. C’est ainsi que, comme le note Eric Le Boucher dans Les Echos : Hulot « reste dans la vision d’hier d’une écologie qu’il faut imposer par la loi et même par la Constitution ».

Même analyse de Gil Riviere Weikstein, dans un éditorial de Agriculture et environnement, Hulot reste « un écologiste de l’ancien monde.

Je cite : l’homme aux « relations incestueuses avec le CAC 40 » représente cette forme obsolète de l’écologie politique typique de l’« ancien monde ». Le programme de Hulot se résume à vouloir « changer de modèle de société en faisant machine arrière pour renouer avec un idéal de frugalité ancré dans le local et hostile à la logique du développement capitaliste », note Luc Ferry. L’écologie politique fantasme en effet sur un monde qui n’a jamais existé, rejetant systématiquement l’innovation et le progrès. Or, le progrès scientifique reste de loin le meilleur allié de l’écologie. En tout cas de l’écologie de progrès, celle qui sait se saisir des innovations et de la science pour améliorer le monde qui nous entoure.

L’agriculture :

L’écologie de progrès défend les biotechnologies végétales et les outils modernes du génie génétique précisément parce que ces innovations permettent de mieux produire, de produire plus proprement. L’écologie de progrès n’a pas ce regard nostalgique sur un passé idéalisé (l’agroécologie, la permaculture, le bio pour tous….), comme c’est le cas de Monsieur Hulot et de ses amis. L’écologie de progrès n’est pas punitive. Ce n’est pas une écologie du refus  des limites et de l’interdiction (interdiction du glyphosate, des néonicotinoïdes des pesticides…). Elle a confiance dans le futur et dans la créativité humaine pour construire un monde meilleur. Meilleur pour l’homme et meilleur pour la nature.

Tant que les écologistes ne seront que des idéologues, tant que le ministère de l’écologie sera confié à des adeptes de cette écologie de « l’ancien monde », tant que comme Nicolas Hulot ils voudront « changer de modèle économique » par idéologie, sans en prévoir ni assumer les conséquences néfastes, alors ils ne méritent qu’une chose : que l’on soit écolo sans eux.

 

 

 

Le Gobemouche gris (Muscicapa striata) est un oiseau de l’ordre des Passériformes et de la famille des Muscicapidés. On compte plus d’une centaines d’espèces de gobemouche à travers le monde.

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On le trouve en Asie, dans toute l’Europe et au Maghreb. Il se reproduit essen-tiellement en Europe et en Asie de l’ouest. C’est un grand migrateur. Il rentre assez tard d’Afrique tropicale (pour ceux que l’on voit chez nous) où il hiverne. Son retour a lieu pendant tout le mois de mai, pour nidifier et se reproduire jusqu’à la mi août.

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Il a tout pour passer inaperçu : un plumage gris beige tout a fait quelconque, une petite silhouette élégante et fine surtout lorsqu’il est perché (12 à 15cm de long), un cri bref et peu audible a distance.

La meilleure façon de le repérer est de le surprendre en vol de chasse. C’est un insectivore qui se nourrit essentiellement d’insectes volants :  mouches, papillons, moustiques, guêpes et autres libellules qui volent dans son environnement.

 

Très souvent dressé immobile sur un perchoir exposé lui permettant d’avoir une vue dégagée (branche, piquet, fil…), il s’élance brusquement et d’un vol très rapide vers ses proies, en piqué, il peut adopter par la suite un vol vertical de haut en bas et de bas en haut plusieurs fois et même un vol stationnaire. Son aire de chasse se situe entre le sol et une hauteur de 2 à 3 mètres. Il consomme également des araignées, des vers de terre et des escargots, ainsi que des petits fruits et des baies.

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Dans un article précédent en date du 27 juin, je mettais en exergue L’INCURIE DE LA PRESSE FRANCAISE à se sortir de la pensée unique gangrénant notre société, pensée unique qu’elle contribue fortement à propager. 

Ceci à propos des OGM et plus particulièrement d’une étude de GE Seralini de 2012 faisant dire au journal Le Nouvel Observateur « Oui, les OGM sont des poisons », dans un dossier « opération de Com » dont la publication était complètement contraire à la déontologie scientifique. Toute la presse écrite et parlée française s’est alors engouffrée dans cette thématique des OGM poisons avec l’aval du 1er ministre de l’époque Jean Marc Ayrault dans une déclaration terriblement anxiogène, le jour de la parution du dossier de l’Obs, sans même prendre le recul ni la précaution de s’informer sur le sujet !

La communauté scientifique dans son ensemble rejette l’étude, qui est même retirée par l’éditeur de la revue scientifique « Food & Chemical Toxicology » (revue très moyennement notée dans la sphère scientifique, soit dit en passant).

Devant cet état de fait, les pouvoirs publics ne peuvent que proposer une contre expertise sous forme de trois études indépendantes menées au niveau Européen et Français.

Les résultats de ces trois études sont aujourd’hui connus : elles contredisent formellement les conclusions de la supercherie de Seralini

NON LES OGM NE SONT PAS TOXIQUES

NON LES ETUDES SUR 2 ANS NE SONT PAS NECESSAIRES POUR JUGER DE L’EVENTUELLE TOXICITE DES OGM (ELLES SONT SURTOUT DISPENDIEUSES EN ARGENT ET EN RATS SACRIFIES).

Je reprends ici les termes de l’article de Gérard Kafadaroff et de Philippe Joudrier dans Atlantico :

TSUNAMI MEDIATIQUE EN 2012, SILENCE OU OMERTA EN 2018  –       UN TRAITEMENT DE L’NFORMATION INQUIETANT !

A ce jour, seuls le Figaro et l’Obs (mais pour offrir ses colonnes à la mauvaise défense de Seralini, dont les arguments mercantiles ne sont pas dignes d’un « scientifique ») ont fait état de ces résultats confirmant ce que tous les scientifiques non idéologues savaient déjà en 2012.

Sources : 

OGM poisons… ou sans impact pour la santé ? L’étrange silence médiatique réservé aux 3 contre-expertises réalisées sur les pauvres rats du Professeur Séralini – Gérard Kafadaroff et Philippe Joudrier in Atlantico – 30 juin 2018

OGM : une manipulation scientifico-médiatique soigneusement préparée
Le Figaro – Cyrille Vanlerberghe  – 03/07/2018

Lien entre OGM et cancer : l’étude était fausse – Le Figaro – Cécile Thibert le 04/07/2018

Séralini : « On détourne des fonds publics pour discréditer mes travaux sur les OGM ! » – L’Obs -Arnaud Gonzague – 4 juillet 2018

 

 

Liens de publications internationales :

Aliance for science : European studies disprove Seralini’s GMO maize tumor claims – 7 juin 2018
Neurologica Blog : « Séralini Fails Replication » – 8 juin 2018
ISAAA : European and French Studies disprove Seralini’s GM Maize claims – 6 juin 2018
Chile Bio : Polémico estudio anti-transgénico nuevamente refutado, ahora por estudios europeos – 8 juin 2018
Abramlho : Novos estudos desmentem alegação de câncer por milho transgênico – 14 juin 2018
Genetic Literacy Project : Science disproves Seralini GMO rat tumor study—but his findings were always an outlier – 13 juin 2018
Agrolink : Novos estudos desmentem alegação de câncer por milho transgênico – 13 juin 2018
ABI : European studies disprove Seralini’s GM maize claims – 7 juin 2018

En septembre 2012, l’activiste « chercheur » idéologue anti-ogm de l’Université de Caen, G.E. Seralini rendait public à grand renfort de presse nationale acoquinée les résultats d’une étude  affirmant que le maïs NK603 entraîne des cancers chez les rats.

Voir ici mes commentaires sur l’étude de Séralini et ses rats du 28/10/2012.

Un bel exemple de FAKE NEWS… opportunément utilisé par les politiques de l’époque

Le Nouvel observateur, avec une couverture mensongère, sous la plume de Guillaume Mallaurie, autre activiste anti-ogm idéologiquement et déontologiquement corrompu, a même réussi l’exploit bien orchestré de publier les résultats de l’étude avant la publication scientifique dans la revue Food and Chemical Toxicology, pour le scoop et l’exclusivité de « l’information » !

Dès la sortie du dossier du NObs, l’information fait la une de tous les journaux papier, radios, télévision à grands renforts de photos truquées de rats porteurs de tumeurs. Voilà une véritable fake news… que le pouvoir politique (Le Foll alors Ministre de l’agriculture) est trop content de récupérer ! Ce qui est important pour ce pouvoir c’est de maintenir l’opinion publique sous le couvercle de la peur, de la maintenir dans sa croyance résultant de 20 ans d’activisme d’ONG aboutissant à la pensée unique actuelle, de « s’assurer » de sa santé et… de son vote lors du prochain scrutin.

Aujourd’hui on voit un autre gouvernement vouloir légiférer sur les fake news !!! Avant de légiférer, il faudrait peut être définir ce qu’est une fake news… et qui va en décider !

A la sortie de la publication en 2012, les agences sanitaires nationales, internationales font leur travail : elles analysent les résultats de l’étude. Le constat est accablant. A l’unanimité toutes les grandes agences scientifiques PUBLIQUES françaises, européennes et internationales se sont prononcées : graves lacunes statistiques, méthodologiques, bibliographiques, résultats inexplicables, non scientifiquement valables, non élaboré conformément aux bonnes pratiques scientifiques en vigueur, conclusions abusives…

Face à la contestation de cette étude par toute la communauté scientifique, GE Seralini se défend en affirmant que les études à 90 jours exigées par l’Union Européenne sont bien trop courtes pour révéler des effets qui se manifestent à bien plus long terme comme la cancérogénèse (les experts de l’époque savent eux que cela est parfaitement mensonger).

Pour trancher le débat les autorités Françaises et Européennes décident alors de lancer trois programmes de recherche pour confirmer ou infirmer les résultats des analyses de GE Séralini :

  • programmes GRACE et G-TwYST au plan européen
  • programme GMO90+ en France pour un coût total de 15 millions d’euros.

 

Aujourd’hui : un superbe exemple de MUTE NEWS… parfaitement « géré » par les politiques et la presse actuelle

J’ai emprunté le terme « mute news » à un article de Challenges (Menthon Routier – Double je n°570 – 14 au 20 juin 2018)

Selon l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV), les résultats de ces expérimentations maintenant publiés sont clairs (les résultats de l’étude GRACE ont été publiés en novembre 2015, les résultats de l’étude G-TwIST viennent d’être (discrètement) publiés le 28/04/2018, les résultats du programme français GMO 90+ sont disponibles mais n’ont toujours pas été rendus publics – cherchez l’erreur – !) :

1) Les résultats de ces programmes de recherche confirment l’absence d’effets sur la santé des maïs porteurs de MON 810 et NK 603 dans les études à 90 jours. Cette absence d’effets avait été déjà observée dans les études antérieures et prises en compte dans les évaluations faites par l’EFSA.

2) Les études à long terme (un an et deux ans), ne mettent en évidence aucun effet toxique des maïs analysés et n’apportent rien de plus que les études à 90 jours comme le savaient déjà les toxicologues.

Ainsi l’AFBV constate que ces nouvelles études réfutent les principales conclusions tirées des études de Gilles-Eric Seralini sur la toxicité des maïs « OGM » analysés : aucun risque potentiel n’a été identifié. En outre elles contredisent ses propositions sur la nécessité de réaliser les études long terme.

Seule l’AFBV a réagit à la suite de la publication de ces contre expertises. Ses conclusions ont été envoyées à 150 journalistes et 200 parlementaires.

Les résultats de l’étude « hors norme » de Séralini qui avait médiatiquement et politiquement fait tant de bruit en 2012, n’ont donc pas été confirmés par ces trois nouvelles études. Et que constate t-on à ce jour ? Calme plat et mutisme le plus complet au niveau de toute la presse, au moins française !

Une recherche sur internet et dans la grande presse française ne donne aucun résultat sur un quelconque article concernant ces nouvelles études pourtant officielles, indépendantes et dénuées de tous conflits d’intérêts !

Aujourd’hui, le 20 juin 2018 :

Sera

Une omerta médiatique similaire sur le Glyphosate :

73% des articles de la presse française consacrés au glyphosate (sur 33 articles parus entre le 29 et le 30 mai 2018, au moment du vote de la loi alimentation et agriculture) citent l’avis défavorable du CIRC (le seul organisme ayant décrété le caractère cancérogène probable de l’herbicide, comme la viande ou le saucisson !) et aucun ne cite le consensus dégagé par les agences de santé, pas seulement européennes, mais mondiales, qui réfutent le caractère cancérogène proposé par le CIRC.

Voir ici l’enquête d’un site web  – La chèvre pensante – qui analyse la couverture médiatique de divers évènements.

Voir également ci-dessous une synthèse honnête de la question glyphosate réalisée par « Science technologies actions » :

Le glyphosate est la matière active du désherbant Roundup® découvert par Monsanto et proposé aux agriculteurs dès 1975. Le brevet a expiré en 1991 et est fabriqué aujourd’hui par de nombreuses sociétés essentiellement chinoises.

C’est un désherbant à action foliaire et systémique, à large spectre, très efficace, peu rémanent dans le sol,  et très bon marché. Ses qualités font qu’il est largement utilisé par les agriculteurs, et prisé par les amateurs, et pour désherber les voies ferrées, etc.

D’un point de vue agronomique, l’idéal serait d’avoir plusieurs molécules pour les mêmes usages, afin de faire des rotations. Ce n’est pas le cas : aucune alternative chimique n’est disponible notamment pour détruire les mauvaises herbes vivaces (chiendents, liserons, …) ou pour gérer les « techniques de conservation de sols » dans le cadre de l’agro-écologie.

Ce constat justifie un usage plus raisonné du glyphosate, et des réflexions sur des alternatives non-chimiques, mais pas une interdiction. Cette dernière option a pris une dimension médiatique et politique jamais vue pour un herbicide. Elle dérive d’une longue campagne anti-glyphosate qui a pris de l’ampleur suite à son classement, en mars 2015,  par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) comme « cancérogène probable » (groupe 2A), au même titre que la viande rouge. On peut considérer que ce classement exprime un danger potentiel mais non un risque lié à l’exposition de la population au glyphosate. Ce qui est sûr est que ce caractère cancérogène est contesté par toutes les agences sanitaires officielles,  y compris les européennes.

L’avis du CIRC est donc isolé scientifiquement, mais a influencé une réduction de la ré-autorisation de cet herbicide en Europe (5 ans au lieu de 15) et une décision du gouvernement français d’interdiction dans un délai de 3 ans maximum.

Pour être complet sur le CIRC, il faut mentionner qu’il est plus que soupçonné de partialité et fait l’objet d’une enquête à ce titre aux Etats-Unis. 

En résumé : le glyphosate apporte des bénéfices économiques, agronomiques et environnementaux, il est doté d’un bon profil toxicologique et éco-toxicologique, sa toxicité aigüe est faible, et il a été constamment jugé non cancérigène, non génotoxique par toutes les agences sanitaires françaises, européennes et internationales. Pour autant, la recherche d’alternatives n’est pas injustifiée, mais s’avère très difficile. Elles seront probablement plus onéreuses.

Deux exemples patents des ravages de l’hyper-communication dans notre société :

Sur ces deux sujets touchant à une activité clé de l’économie française, l’agriculture, on voit parfaitement les éléments qui constituent la spirale négative qui ronge notre société.

Le mécanisme est le suivant : les « gauchos-communo-trotskystes » de mai 1968 n’ont pas réussi à prendre le pouvoir. Certains sont allés élever les chèvres dans le sud de la France, d’autres plus ambitieux sont restés en place pour mettre au point les armes au service de leur idéologie.

Le champ de bataille tout trouvé est celui de l’environnement et de l’écologie et ses répercussions sur l’alimentation et la santé.

Les armes s’appellent ONG (Organisations Non Gouvernementales), petits copains dans la presse les ministères puis les politiques, médiatisation et communication. Le tout sur fond de désinformation, de manipulation de l’opinion publique en activant l’arme bien connue du catastrophisme et de la peur. Tout cela s’est installé insensiblement durant ces 50 dernières années dans une société ayant tellement profité de la modernité (des avancées de la science et de la technologie) qu’elle ne réagit plus devant des propositions de décroissance et d’abandon des facilités ainsi générées. Pire même, la science véritable et indépendante est dévoyée petit à petit, la pseudo science fait son entrée, politiquement et médiatiquement colportée, dans l’opinion publique qui n’a plus de repères

Ces technophobes idéologues ne sont que le nouvel avatar des anti-capitalistes ayant échoué dans leurs projets lors de l’extinction du communisme, anti-capitalistes déguisés en bonne conscience verte. Et cela marche ! A ceux là, il faut ajouter les nouveaux convertis et certains actuels capitalistes oppotunistes finançant des ONG de renom, car ils y voient encore des opportunités d’affaires (notamment dans le domaine de l’énergie et du climat) : la peur fait vendre !

Sources :

AFBV : Trois expertises française et européennes invalident les résultats et conclusions de l’étude de GE Séralini sur les maïs OGM

Contrepoints – Vincent Bénard : Les luttes technophobes, ou les habits neufs de l’anti-capitalisme

Science technologies actions

 

Suite ici