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20191010_104915 (2)Cet automne 2019 voit les sorties de champignons se succéder à un rythme impressionnant. Que ce soit dans les prés, les bois de hêtres et autres feuillus la pousse importante révèle un nombre d’espèces inhabituel. La météo de cet été 2019 est certainement à l’origine de ce phénomène : un été très chaud et sec suivi, à partir de la deuxième quinzaine de septembre d’importantes pluies dans une alternance de périodes toujours chaudes et de jours plus frais.

La cuisine des champignons

Les champignons sont cueillis au couteau, débarrassés des débris végétaux, mais jamais lavés, puis cuisinés au retour à la maison :

  • 20191017_130623

    Au 1er plan cèpes de Bordeaux et coulemelles en cours de 2ème cuisson et au 2nd plan cèpes de Bordeaux en cours de 1ère cuisson

    soit pour la conserve sous forme congelée : il s’agit alors de les cuisiner une première fois dans une poêle ou un faitout avec un peu de beurre et d’huile d’olive mélangés, salés pour leur faire rendre leur eau. Pendant 10-15 minutes pour des champignons comme le rosé des prés (Agaricus campestris) qui peut se manger cru, jusqu’à une demi heure pour certains bolets comme le bolet à pied rouge qui à l’inverse est toxique cru et doit être bien cuit pour exprimer toute sa comestibilité. L’eau est ensuite éliminée à 95% (pour certains champignons, cette première cuisson suffit pour éliminer l’eau par évaporation). On laisse refroidir et on congèle en sachets ou boîtes plastiques pour congélation. Bien étiqueter date, provenance et espèce.

  • soit pour une consommation immédiate : j’opère de la même façon que précédemment et après avoir éliminé l’eau je refais une deuxième cuisson avec beurre et huile d’olive dans lesquels je fait dorer quelques échalottes coupées en morceaux. Je remet ensuite les champignons à cuire pendant plus ou moins un quart d’heure en rajoutant sel, ail coupé finement ou écrasé, persil et un petit coup de moulin à poivre avant de servir…

Voici quelques photos prises cette année au cours de diverses sorties. Commençons par le plus improbable, la découverte de cette année 2019 :

Le bolet à pied rouge (Boletus erythropus) 

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Son chapeau est de couleur châtain plus ou moins foncé. Le dessous (les tubes ou la mousse) est rouge sombre sanguin, bleuissant voir noircissant fortement au toucher. Son pied est criblé de petits points rouges, comme de la craie projetée sur fond orangé.

Une découverte pour moi, en octobre 2019 dans la forêt d’Eawy au nord de Rouen en Seine Maritime. Je n’en avais jamais observé et encore moins cueilli. Devant l’importance de la production, nous avons décidé avec mes amis Gérard et Marc d’en faire un grand cabas à part (5-6 kg quand même à la fin de la matinée). Ils avaient pris le relai des cèpes de Bordeaux trouvés en grande quantité la semaine précédente mais beaucoup plus discrets lors de cette deuxième sortie. Leur habitat est identique à celui du cèpe de Bordeaux : sols plutôt acides (limons lessivés sur argile à silex) sous feuillus principalement le hêtre.

De retour à la maison je me suis empressé de le déterminer. Pas de doute ni de confusion possibles : premier test de dégustation concluant le soir de la sortie… Le bolet à pied rouge a une comestibilité très bonne et même réputée. La saveur de sa chair est douce. Cependant ce champignon est toxique lorsqu’il est cru ou mal cuit.

P1080354 (2)P1080346L’allure de ce champignon, massif, de couleur foncée, le dessous du chapeau couleur rouge sang sont autant de caractéristiques qui font que ce champignon n’est pas ramassé par les non connaisseurs. De plus la préparation pour le cuisiner est totalement dissuasive. En effet à la coupe, que ce soit le pied, les tubes ou le chapeau, la chair bleuit et noircit instantanément. Cette couleur disparaît à la cuisson, le champignon prenant alors une sympathique couleur beige chamois.P1080356 (2)

Une autre caractéristique de ce champignon est de ne jamais être véreux

Le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis)

Un champignon royal ! Son chapeau brun clair, son pied blanc délicatement réticulé et le dessous du chapeau blanc dans sa jeunesse puis jaune soufré clair lui donne un aspect très engageant pour le cueilleur. Il ne bleuit ni ne noircit à la coupe et sa chair reste délicatement nacrée lorsqu’il est cuit.

Le rosé des prés ou Agaric champêtre (Agaricus campester) – L’Agaric des forêts (Agaricus sylvaticus)

Ces deux champignons cohabitent chez moi dans une pelouse en bordure de bois sous des tilleuls à petites feuilles.

L’Agaric champêtre est un excellent comestible qui peut être mangé cru à l’instar du champignon de Paris (Agaricus bisporus) dont il est à l’origine.

Joli plateau de Rosé des prés, prêts à cuire (à droite)

 

Par contre l’Agaric des forêts n’a aucun intérêt culinaire. Il existe aussi l’agaric des bois (Agaricus sylvicola), comestible très reconnaissable à son goût anisé, et bien d’autres…

Ci dessous : Agaric des forêts (Agaricus sylvaticus)

La coulemelle ou lépiote élevée (Macrolepiota procera)

C’est un bon comestible, on la trouve fréquemment dans les prés ou les bois. Elle affectionne particulièrement les lieux riches en humus ou elle peut prendre des dimensions importantes, avec d’énormes chapeaux qui atteignent 20 à 25 cm de diamètre.

Coulemelles jeunes (en boule) et avec chapeau étalé, plus développées

Coulemelles prêtes pour la cuisson

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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Joli panier de Cèpes de Bordeaux

 

Le politique embarrassé et peu transparent

Il semble que le pouvoir politique soit en bien mauvaise posture dans cette affaire : en cause paraît il, une communication déconnectée, une réticence à communiquer la liste des produits chimiques qui se sont enflammés dans la nuit du mercredi au jeudi 26 septembre… des déclarations de ministres de préfets embarrassées
Tout ceci ayant contribué à une réaction des populations relayées par les ONG (WWF, Robin des toits…) et autres partis politiques (LFI, EElv, PS…), bref une politisation comme d’habitude de l’évènement qui ne devrait pas être. Malheureusement un juste retour des choses, car nos politiques, années après années, ont sciemment préparé la peur, par électoralisme, démagogie, ambitions inavouées et manque de courage pour quitter la geôle où nous enferme l’idéalisme écologique (alimentation, pesticides, climat nucléaire, CO² devenu poison…).

Une « science » qui n’en est pas.

Attention là encore à une dérive de notre vocabulaire banalisant un mot sous couvert de progressisme.

Poussé dans ses retranchements le pouvoir politique fait appel à la « science » dans toute sa grandeur et son impartialité. Science qui dans le cas présent, n’est qu’une question d’expertise, de techniques analytiques, soit un sujet classique d’analyses chimiques constituant la routine journalière de nos laboratoires.
Les premières déclarations du Week-end suivant l’accident se sont voulues très rassurantes : « situation normale » de la qualité de l’air. Certes on peut comprendre et croire que les analyses les plus courantes ont été réalisées, avec des résultats négatifs impliquant une qualité de l’air normale. Mais qu’en est-il des molécules plus sophistiquées fabriquées et/ou entreposés sur le site Lubrizol ? Qu’en est-il de leurs métabolites (dioxines…) produits lors de la combustion et retombés sur les territoires sous le panache de fumée ? Tout a-t-il été analysé ? La mise en œuvre des analyses (échantillonnage) est effectivement plus compliquée, il faut du temps pour leur mise en œuvre et l’on comprend bien là aussi que le résultat ne peut être immédiat. C’est cela qui aurait mérité un peu plus de précision et de transparence pour être expliqué à la presse et aux personnes impactées par le phénomène.

Des décisions néanmoins prises au niveau agricole et de l’alimentation :

Malgré une situation « saine », plusieurs centaines d’exploitations agricoles sont touchées par une mise en quarantaine de la production. Là, pas d’états d’âme on applique le principe de précaution, c’est tellement plus simple ! Toutes les cultures sont gelées et ne peuvent faire l’objet d’un usage alimentaire : hommes et animaux. Si on peut à la limite comprendre la décision pour l’herbe et les fourrages donnés aux bovins laitiers, on la comprend beaucoup moins pour les betteraves qui sont en fin de cycle de végétation, qui sont en terre à l’abri des dépôts et qui subiront un process de transformation en sucre, qui fait considérablement chuter les quantités de résidus éventuels.

Lubrizol et Glyphosate : la science instrumentalisée par le pouvoir politique :

Deux exemples où pour plaire à l’opinion publique, la science est manipulée par le pouvoir politique : magnifiée dans un cas, discréditée dans l’autre :

dans le cas de l’accident Lubrizol, le pouvoir politique suite à une gestion maladroite et peu transparente du problème se sent coincé : il fait donc appel à l’ultime rempart qu’est la science pour s’en sortir : « nos analyses sont sérieuses, il n’y a pas de problème de toxicité de l’air, nous publierons tout… » : tout ce qui aura fait l’objet d’analyses bien sûr…
– alors que dans le cas du glyphosate et du Roundup, un autre cas hystériquement médiatisé, notre beau pouvoir politique s’assied confortablement sur l’avis de son agence nationale l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) : la décision unilatérale prise par la France fin 2017 d’interdire le glyphosate sous trois ans. Jamais l’Anses, pas plus d’ailleurs que ses onze homologues dans le monde, n’a formulé telle demande. Pour elle, correctement utilisé, le produit n’est pas cancérogène. L’interdiction est quand même bien maintenue !
Voilà deux facettes de l’utilisation dévoyée de la science, par le pouvoir politique. Et l’on pourrait en citer bien d’autres…

Il ne faut pas ensuite s’étonner de la défiance et de la perte de confiance du citoyen derrière chaque déclaration de ce pouvoir politique. Ce n’est même plus “on nous cache tout, on ne nous dit rien”, c’est “de toute façon, ce qu’on nous dit n’est pas vrai” ».

Et pour ne rien arranger, mais ceci explique cela : A lire absolument !

Omerta sur une catastrophe industrielle majeure aux portes de Paris – Le monde diplomatique

Mise à jour du 3 octobre 2019 : « L’increvable mythe du « nuage de Tchernobyl » par Géraldine Woessner – Le Point

Lubrizol

Le G7, une manifestation au sommet paraît-il, organisée cette année en France par le Président Macron, fièrement installé dans son « époque progressiste », maniant « l’urgence climatique » et l’apocalypse comme seul horizon pour le futur. Ceci est révélateur de l’évolution de notre société : présentisme et immédiateté (« urgence climatique »…), proximité (information, réseaux sociaux…), autant de caractéristiques auxquelles certains, de plus en plus nombreux et notre président en tête, souhaitent que la science se plie. Or la démarche scientifique s’inscrit le plus souvent sur le long terme et la vérité scientifique ne découle pas d’un consensus social.

Amazonie

Voyez donc ce tweet qui a enflammé les esprits ce Week end en avant première du G7 d’août 2019 à Biarritz

 

Emmanuel Macron sait parfaitement que ses annonces prennent beaucoup de distance avec la vérité scientifique. Annonces que je qualifierai volontiers de fake news, qu’il a pourtant lui même combattues en légiférant… surtout pour celles qui s’écartent trop du politiquement correct.

Mais ce n’est pas son problème, PARCE QU’IL « FAIT » DE LA POLITIQUE ! Le simple citoyen n’y comprend plus rien, que ce soit pour celui qui essaie de réfléchir un peu, ou pour celui qui se laisse désinformer et manipuler par une presse relayant aisément toute information apocalyptique.

On ne peut nier l’habileté politique de Macron autour de ce G7 (invitation de Poutine à Brégançon en avant première, invitation surprise d’un ministre Iranien, remise en question de l’accord du Mercosur …). L’habileté médiatique également (?), quasiment théâtrale, qui avec ce tweet a abouti à une avalanche d’articles, de photos, d’avis de personnalités de tous horizons sur les incendies en Amazonie. Et « l’urgence » climatique : « Notre maison brûle… » en référence au réchauffement climatique et a la fameuse déclaration de Chirac en septembre 2002 à Johannesburg, lors du sommet de l’ONU sur le développement durable, déjà sous la malveillante influence de Hulot. C’est bien là que sur le plan des faits et de la science il y a  désinformation et manipulation de la part de celui qui souhaite porter le drapeau mondial de l’écologisme (occidental) :

foret

Pourquoi l’Amazonie flambe t’elle ?

L’Amazonie brûle en août et septembre, puis les incendies décroissent généralement au fur et à mesure que l’été de l’hémisphère sud se déroule. Ces flambées sont aggravées par la sécheresse provoquées certaines années par le phénomène météorologique El Niño. La première cause de ces flambées sont des brûlis volontaires, par les agriculteurs afin de gagner du terrain pour la culture et l’élevage. Mais une grande partie des terres qui brûlent ne participe pas à la déforestation. Ce ne sont pas des forêts anciennes qui brûlent, mais des terres qui ont déjà été défrichées et mises en culture les années précédentes.
Il est courant pour les agriculteurs des zones tropicales de brûler leurs champs pour lutter contre ravageurs, maladies et mauvaises herbes ce qui autorise de meilleurs rendements dans l’année qui suit.
Ce sont des usages millénaires pratiqués partout dans le monde, chez nous au 19ème siècle et encore aujourd’hui en Corse. C’est ce que l’on appelle l’écobuage (la cendre est un bon fertilisant).

Amazone déforestation

Une évaluation plus complète de la déforestation amazonienne au Brésil (source : WUWT)

Il n’y a pas de crise particulière en 2019. Globalement les incendies récurrents de l’Amazonie ne sont, pour ce début d’été amazonien, ni plus intenses ni plus importants que ceux actuellement observés dans l’hémisphère sud. Ils sont comparables aux incendies du nord de l’Australie et bien moins importants que les brûlis africains. D’ailleurs les niveaux de déforestation actuels sont bien inférieurs à ceux des années antérieures, bien que l’on observe une certaine reprise depuis le creux des années 2012 – 2013. Cela démontre en quelque sorte que l’action actuelle du gouvernement brésilien, ne se démarque pas de celle de ses prédécesseurs… Ceci dit les deux Présidents français et brésiliens n’ont pas été à la hauteur des enjeux dans cette joute stupide initiée par Macron à l’occasion de ce G7.

Une posture politique plus qu’un problème environnemental

Le tweet de Macron ne désigne pas explicitement le Brésil en parlant de la forêt amazonienne. Mais on aura compris qu’économiquement c’est le Brésil qui compte et c’est de plus une super puissance agricole. Lorsque Bolsanaro s’exprime à Davos en janvier dernier en disant que « la protection de l’écosystème unique de son pays doit être compatible avec la croissance de l’économie », cela insupporte les verts occidentaux progressistes du camp du bien, que Macron courtise plus que jamais, prochaines élections obligent. Le profil politique du très à droite Bolsanaro en fait une cible de choix, bien plus qu’Evo Morales, le président socialiste de la Bolivie voisine. La Bolivie occupe 10.2 % de la forêt amazonienne, mais concentre 26.3 % des feux en 2019 ! Là encore Evo Moralès ne suscite pas la même antipathie que Jaïr Bolsanaro… Il suffit pour s’en convaincre de parcourir l’article dithyrambique du Monde du 22 août vantant la popularité, la réussite économique de l’ancien cultivateur de coca en campagne électorale. Dans le même temps la forêt amazonienne Bolivienne, brûlait à un rythme trois fois supérieur à celle du Brésil, mais pas un mot sur le sujet.

Manipulation

La photo du tweet de Macron est vieille de 16 ans… pour représenter la situation actuelle !

Cette photo a été prise par Loren McIntyre un journaliste américain décédé en 2003… On peut l’acheter ici : Alamy.com/stock-photo… Comme remarqué précédemment, ce n’est pas d’aujourd’hui que l’Amazonie brûle et les incendies actuels n’ont rien d’exceptionnel. Bien entendu et dans l’absolu tout ceci n’est pas souhaitable, mais c’est un fait établi depuis qu’on observe les incendies par satellite.

Hystérie de la presse et des réseaux sociaux

Bref, tout ceci ne justifie, ni de décréter une situation de crise en invoquant l’urgence, ni l’hystérie qui s’empare comme à chaque fois des médias et des réseaux sociaux. On notera également, comme le remarque dans une interview parue dans l’Obs de Martine Droulers, géographe, chercheuse émérite au CNRS, responsable de l’équipe « Brésil » au Centre de recherche et de documentation sur l’Amérique Latine (CREDAL) : « Environ 50 % de la forêt est désormais sous un statut de protection nationale. Cette surface est partagée entre réserves indiennes et écologiques. Donc la moitié de l’Amazonie ne sera pas, ou très peu, sujette à la déforestation. Certains s’y risquent, mais les amendes sont sévères ». Nous sommes loin de l’affolement actuel sur une situation qui, si elle n’est pas idéale, n’est pas non plus la catastrophe irrémédiable clamée partout.

Tout ceci est l’illustration d’une pseudo crise montée de toutes pièces, dans le cadre plus général de l’idéologie climato-politique dominante, à l’image de l’invitation de Greta Thunberg à l’Assemblée Nationale ce même mois d’août et le 23 septembre prochain au sommet climatique de l’ONU à New York.

Erreurs et fake news

Revenons au tweet anxiogène de Macron : « L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu » ! Mais d’où tient-il cette information fausse ? Il semblerait que les sources utilisées pour ce tweet soient issues de plusieurs publications d’ONG (WWF, Greenpeace…) dont on ne peut pas dire que l’objectivité scientifique soit leur point fort…

  • L’Amazonie « poumon de la planète » : une formule médiatiquement percutante mais scientifiquement fausse.

Relativisons déjà dans un premier temps : même si la forêt amazonienne est immense, elle ne représente que 10% de la surface forestière de la planète.

Rainforest Queensland Australie – Embouchure de la Daintree river

Le poumon est un terme consacré au monde animal : c’est un organe qui absorbe par la respiration l’oxygène (O²) de l’air pour le transformer en CO² qu’il rejette dans l’atmosphère. Un poumon ne produit donc pas d’oxygène et l’Amazonie qui rejetterait dans l’air selon le tweet de Macron 20% de notre oxygène ne peut donc pas être un « poumon ».

Dans le cas des végétaux chlorophylliens comme les arbres de la forêt amazonienne ou de nos forêts Européennes, c’est un peu plus compliqué :

 

1. La photosynthèse utilise le CO² de l’air pour produire de la matière organique (glucose) et de l’oxygène.                                                                         

Environ 10% de l’énergie lumineuse atteint le sol dans la rainforest

L’équation de la réaction de photosynthèse est la suivante : 6 CO2 + 6 H2O + Energie (lumière) ⇒ C6H12O6 (glucose) + 6 O2 (oxygène)

La photosynthèse permet, grâce à l’énergie lumineuse, de transformer le CO² de l’air en matière organique (glucose…) et en oxygène. Mais que devient cet oxygène… le retrouve t-on dans l’atmosphère ? Autrement dit la forêt Amazonienne est-elle productrice nette d’oxygène ?

 

 

2. L’oxygène produit lors de la photosynthèse est utilisé par la respiration cellulaire et la croissance de la plante                                                                                  

L’équation de la réaction de respiration cellulaire est la suivante : C6H12O6 (glucose) + 6 O2 (oxygène) ⇒ 6 CO2 + 6 H2O + Energie (biochimique)

Un Argyrodendron de la rainforest du Queensland en australie. Cette arbre développe, comme beaucoup d’autres espèces, des racines aériennes (Buttress roots) qui s’étalent sur des sols peu profonds et pauvres en éléments minéraux.

La respiration cellulaire a lieu dans les mitochondries des cellules. Elle permet de transformer une partie du glucose produit par le végétal lors de la photosynthèse, en énergie nécessaire au fonctionnement de la cellule.  

L’autre partie participe à la croissance du végétal (synthèse de glucides, de cellulose et de lignine…). Lorsque le végétal est en croissance, la production de matière organique permet à l’oxygène de s’accumuler. Au cours de cette croissance l’arbre va produire des feuilles, des fruits, des branches qui vont tomber sur le sol, de même qu’en fin de vie c’est l’arbre entier qui tombera au sol.

 

3. En fin de vie du végétal l’oxygène se retransforme en CO²

Cette matière organique s’incorporera plus ou moins lentement au sol et sera consommée par des microorganismes divers (champignons, xylophages, termites…). On dit alors qu’elle se minéralise ou qu’elle s’oxyde en consommant l’oxygène stocké, produit pendant la croissance, tout en relarguant du CO² et / ou du méthane dans l’atmosphère. A la fin de la décomposition du végétal, tout l’oxygène fabriqué au cours de la vie du végétal aura été réutilisé.

On considère qu’une forêt est arrivée à maturité au bout d’une centaine d’années en gros. C’est largement le cas de la forêt Amazonienne, dont la biomasse ne croit pas, où il y a autant d’arbres qui se développent que d’arbres qui meurent. Photosynthèse, respiration et minéralisation s’équilibrent et le bilan CO²/O² est nul. IL N’Y A PLUS DE PRODUCTION NI DE STOCKAGE, NI D’O2, NI DE CO2 !

  • « L’Amazonie produit 20% de notre oxygène » erreur et fake news totale !

La situation décrite ci dessus n’est cependant pas tout à fait exacte. En effet, une partie de la matière organique (bois mort, arbres…) ainsi produite par photosynthèse peut être soustraite de la forêt et emmenée (charriée) par les fleuves (Rio Negro, Madeira, Amazone…) jusqu’au delta marin et se sédimenter à l’abri de l’oxydation. Mais les scientifiques considèrent le phénomène comme marginal (combien…?), et il est bien difficile de trouver des chiffres rationnellement établis sur le sujet… sauf chez WWF, Greenpeace et autres ONG activistes, mais sans aucune validation sérieuse. De toutes façons on est très loin des 20% avancés par Macron. D’ici à ce que Macron et ses conseillers utilisent les chiffres de ces ONG plutôt que ceux des scientifiques qui ont véritablement étudié la question, il n’y a qu’un pas que je franchis aisément… à moins qu’il n’ait été convaincu par les  palabres gratuites des Di Caprio, Ronaldo, Madona et autres spécialistes du sujet comme Greta Thunberg !

NB : Ce phénomène de séquestration de la matière organique par sédimentation, qui peut expliquer l’infime pourcentage d’oxygène relargué par la forêt actuelle, correspond exactement à ce qui s’est passé, à une échelle plus importante, lorsque les dépôts de charbon ou de pétrole se sont constitués (pour le pétrole, cependant, ce ne sont pas les forêts mais du plancton qui s’est enfoui dans les sédiments argileux au fond des mers). A l’époque carbonifère, qui commença il y a près de 400 millions d’années, d’énormes quantités de végétaux poussèrent un peu partout sur notre planète. Dans les marécages d’alors une proportion non négligeable s’est trouvée fossilisée et transformée peu à peu en lignite, puis en charbon. C’est cette matière organique produite en grande quantité, non oxydée à l’époque, que nous utilisons aujourd’hui pour nos besoins énergétiques… en produisant du CO² dit anthropique. C’est ce même mécanisme qui est à l’origine de l’accumulation à cette époque de l’oxygène dans l’air, faisant qu’aujourd’hui il représente 21% du volume d’air que nous respirons. Ce taux est d’ailleurs stable depuis quelques dizaines de milliers d’années.

Désinformation sur toute la ligne

Toute cette agitation conduit dans le grand public à des amalgames erronés qui deviennent vite des vérités dans l’opinion :

La forêt Amazonienne ne brûle pas à cause du réchauffement climatique, mais à cause de la démographie !

Le réchauffement climatique à l’origine des incendies de la forêt amazonienne constitue opinion fausse mais très répandue dans l’opinion publique. Opinion fausse savamment entretenue par des activistes et ONG de tous poils. Le réchauffement est d’ailleurs plus faible dans la zone intertropicale que dans beaucoup d’autres régions du monde.. La raison essentielle est liée à l’agriculture et à la mise en culture des terres pour nourrir le Brésil et la population mondiale croissante.

C’est d’abord un problème démographique dont il s’agit.

Comment Macron peut-il, comme un piètre activiste, parler « d’urgence climatique » alors que le problème démographique ne peut se traiter raisonnablement qu’à long terme ?

La production de Soja et de canne à sucre, l’élevage dans une moindre mesure, bref la production agricole sont une formidable opportunité de développement pour le Brésil. Le développement économique (et culturel) est la seule solution qui permette sur le long terme de faire baisser la démographie. Oui ces humains ont, comme nous l’avons fait, besoin de se développer et le même droit d’exploiter leurs ressources naturelles comme nous ne nous sommes pas privés de le faire… Et c’est une chance pour nous occidentaux à l’impérative condition de ne pas décroître nous mêmes.

Comment Macron peut-il, au delà de l’ingérence de souveraineté, interdire au Brésil de substituer sa forêt aux cultures, alors que dans le même temps en France on assiste à une artificialisation des terres (création de routes, aéroports, logements, zones commerciales… se substituant à des terres agricoles) sans précédent depuis de nombreuses années ?

Un « poumon » qui n’absorbe ni ne produit d’oxygène !

Nous avons vu précédemment que la notion de « poumon vert » ou « poumon de la planète » n’est qu’un mauvais symbole sur le plan de l’exactitude scientifique, mais c’est une image qui marque l’opinion publique tout en la dupant et en la désinformant. La forêt amazonienne n’est pas productrice nette d’oxygène.

Plutôt que de parler de l’oxygène à propos des incendies de la forêt amazonienne, il eût été plus juste de mentionner le relargage de CO². Mais là encore le CO² relargué dans l’atmosphère lors de la combustion du bois n’est que du CO² capté quelques dizaines ou centaines d’années auparavant lors de la photosynthèse et de la croissance des arbres. Lors des incendies de la forêt amazonienne, le CO² rejeté n’est autre que celui absorbé auparavant. Le bilan au niveau de l’atmosphère est nul.

La forêt amazonienne n’est donc pas non plus le puits de carbone auquel on veut nous faire croire car la biomasse totale de ce système végétal est constante. La forêt tropicale produit au mieux 1 à 2 tonnes de bois par an quand il est exploitable. Par contre les plantations de palmier à huile (5 à 6 tonnes d’huile) ou de canne à sucre (60 tonnes de cannes) produisent en quelques années une biomasse 10 ou 20 fois plus importante que celle produite par la forêt avec un bilan carbone de toute évidence au moins équivalent.

Ce n’est pas un problème climatique, mais bien d’une question environnementale dont il faut se préoccuper

La déforestation partielle de l’Amazonie pour sa mise en culture ne modifiera en aucun cas le bilan carbone de la planète, ni la teneur en oxygène, ni même sa teneur en CO² et les conséquences sur le climat global de la Terre sont négligeables.

Par contre il semble bien plus important de se préoccuper et de maintenir au maximum les réservoirs de biodiversité des écosystèmes de la forêt amazonienne. C’est ainsi que la déforestation et l’exploitation du bois doit être raisonnée, planifiée plutôt qu’une exploitation anarchique laissée à des aventuriers à la recherche d’une fortune éclair qui tronçonnent à tout-va sans se préoccuper de la pérennité des ressources. Comme l’attribution récente à des entreprises minières de 360.000 ha de forêt en Guyane, en Amazonie française…

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BuechLe pays du Buëch et le massif du Dévoluy sont situés aux confins des Hautes Alpes et de la Provence.  Nos randonnées se sont déroulées pendant une semaine du 26 mai au 1er juin 2019, à l’ouest d’une ligne Gap Sisteron, sur la partie sud du massif du Dévoluy. Le pays du Buëch correspond approximativement au bassin des deux rivières : le petit et le grand Buëch, qui se rejoignent en amont de Serres. Le grand Buëch rejoignant ensuite la Durance à Sisteron.
Au delà de superbes paysages, la richesse de la flore méditerranéo-montagnarde de cette région est liée à la superposition de deux influences, celles de la montagne au nord avec en particulier le massif calcaire du Dévoluy et l’influence méditerranéenne au sud.

Le gîte « Les Planious » à l’Epine

Nous étions hébergés toute la semaine dans le remarquable gîte « Les Planious » de Geraldine, australienne d’origine et Emmanuel. Personnages vrais, éminemment sympathiques, véritables écologues ayant créé ce gîte de toutes pièces dans les années 1990 – 2000. L’énergie est fournie par des panneaux solaires et stockée dans des batteries au plomb, l’eau provient d’une source captée, internet est parfaitement opérationnel. L’alimentation provient du jardin, du verger et de producteurs locaux, en direct où sur les marchés, le plus souvent d’origine biologique, production en parfaite harmonie avec l’agro-climatologie du secteur (sols pauvres mais ensoleillement maximum et disponibilités en eau importantes). Rien à voir avec les écologistes des salons urbains et encore moins avec l’écologie politique ! Bravo et respect à ces deux personnes  nous ayant permis de passer un séjour agréable et enrichissant.
Les PlaniousTous les matins depuis ce lieu confortable, reposant, isolé et en pleine nature nous partons pour la journée dans des sites variés, tous botaniquement aussi riches les uns que les autres. Non sans oublier l’extraordinaire collation de midi, un picnic véritablement amélioré, concocté par Géraldine et ses collaboratrices. Au retour, Emmanuel nous faisant l’honneur de partager un opulent repas du soir arrosé d’excellents vins régionaux de son choix.

Plantes des pelouses steppiques et méditerranéo-montagnardes :

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Pelouse xérique (endroit chaud) sur une terrasse glaciaire du Buëch… avec les explications de Franck

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Stipe à tige laineuse (Stipa eriocaulis Borbás, 1878) – Famille : Poaceae. Aphyllante de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis L., 1753
Famille : Asparagaceae – ex. Liliaceae -) en arrière plan

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Liseron des monts Cantabres (Convolvulus cantabrica L., 1753) – Famille : Convolvulaceae, et Achillée tomenteuse (Achillea tomentosa L., 1753) – Famille : Asteraceae. Elles se rencontrent dans les pelouses arides et les rocailles sur sols calcaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diaporama : Flore des terrasses glaciaires du Buëch – Pelouses xériques

Diaporama : Flore des terrasses glaciaires du Buëch – Chênaie claire à chênes pubescents

La hêtraie sapinière montagnarde

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Sabot de Vénus (Cypripedium calceolus L., 1753) Famille : Orchidacae – Touffes où l’on peut dénombrer plus de 40 individus

Nous voici cet après midi au frais à une altitude de 1250 mètres, versant nord, dans le bois de l’Ubac près de Gigors (04). En pleine floraison du Sabot de Vénus, une magnifique orchidée, une des plus belle et des plus grande orchidée d’Europe. Elle est très rare et protégée au niveau national. Elle se rencontre à mi-ombre dans les hêtraies et les hêtraies-sapinières.

Le sabot de vénus utilise son labelle à la forme de sabot comme piège pour les insectes pollinisateurs qui en entrant ne pourront sortir que par des issues ou viendront s’accrocher à leur dos le pollen qui pourra féconder une autre plante lors d’une visite suivante.

Diaporama : Hêtraie sapinière au sud de Gap – Le Sabot de Vénus

Le long de la Durance…

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Mélampyre des champs (Melampyrum arvense L., 1753) – Famille : Orobanchaceae (ex Scrophulariaceae). Magnifique inflorescence violette et jaune. Assez rare, il n’est pas ici dans son biotope habituel (champs, friches sur sols argilo-calcaires bien ensoleillés).

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Petite massette (Typha minima Funck, 1794) – Famille : Typhaceae  « Roseau » de petite taille en colonies fréquentes dans les zones marécageuses des bords de la Durance et du Buëch.

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Spartier (Spartium junceum L., 1753) – Famille : Fabaceae, en arrière plan les zones exondées de la Durance et le pic de Crigne (1263 m)

Nous nous sommes particulièrement attardés sur la rive gauche au niveau de Monetier-Almont, puis un peu plus en amont vers le lac de Serre-Ponçon

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Zones marécageuses des bords de la Durance à la sortie du lac de Serre-Ponçon

Diaporama : dans le lit de la Durance

Festival d’orchidées au pied du village d’Upaix

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Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora (Lam.) R.M.Bateman, Pridgeon & M.W.Chase, 1997) – Famille : Orchidaceae. Foisonnent dans les prés humides au pied du village d’Upaix.

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Orchis punaise (Anacamptis coriophora subsp. coriophora (L.) R.M.Bateman, Pridgeon & M.W.Chase, 1997 Famille : Orchidaceae. Ce petit orchis se rencontre dans les zones temporairement humides, en pleine lumière comme l’orchis à fleurs lâches.

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Ophrys mouche (Ophrys insectifera L., 1753) Famille : Orchidaceae

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Friches et prés temporairement inondés sous le petit village perché de Upaix

Diaporama : Les orchidées du Buëch

Sur les hauteurs de Gap

Nous empruntons la route Napoléon au nord de Gap jusqu’au col Bayard pour bifurquer ensuite sur la gauche vers Chaudun pour faire une première halte matinale au col de Gleize. L’après midi sera consacré aux zones humides du plateau de Bayard au nord du golf de Gap Bayard.

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Le col de Gleize (1700m) avec, au fond derrière les mélèzes, le plateau de Bayard et le Champsaur et un magnifique panorama sur le massif des Ecrins.

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Fritillaire du Dauphiné (Fritillaria tubiformis Gren. & Godr., 1855 = Fritillaria delphinensis Gren., 1855 – Famille : Liliaceae. On trouve dans le Queyras la Fritillaire de Burnat (Fritillaria burnatii (Planch.) Backh., 1879) redécouverte par Franck Le Driant en 2005 (taxon confirmé en 2010 et publication en cours)

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Orchis sureau (Dactylorhiza sambucina (L.) Soó, 1962 = Dactylorhiza latifolia (L.) Baumann & Künkele, 1983). Famille : Orchidaceae De deux couleurs différentes : pourpre et jaune pâle. Ici trois jolis spécimen avec en arrière plan les feuilles émergentes de la grande gentiane jaune.

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Sagne de Canne (1278m) – Tourbière alcaline et vue sur les écrins au fond.

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Orchis grenouille (Coeloglossum viride (L.) Hartm., 1820 = Dactylorhiza viridis (L.) R.M.Bateman, Pridgeon & M.W.Chase, 1997) – Famille : Orchidaceae. Petit orchis qui passe souvent inaperçu en raison de sa couleur verte identique à celle des prairies sub-alpines qu’il habite.

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Primevère farineuse (Primula farinosa L., 1753) – Famille : Primulaceae. Cette primevère affectionne particulièrement les prairies humides et les bords de ruisseaux.

Diaporama : Le col de Gleize et le plateau Bayard sur les hauteurs de Gap

Les incontournables messicoles du Buëch

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Pastel des teinturiers (Isatis tinctoria L., 1753 – Famille : Brassicaceae) à l’entrée d’un champ d’avoine cultivée (?) ayant laissé place aux messicoles. Lagrand (05)

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Buglosse d’Italie (Anchusa italica Retz., 1779 = Anchusa azurea auct. non Mill., 1768) – Famille : Boraginaceae

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Miroir de Vénus (Legousia speculum-veneris (L.) Chaix, 1785) – Famille : Campanulaceae

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Dans ce champ (vraisemblablement ensemencé en avoine ?), prédominance du Bleuet (Cyanus segetum) et de divers pavots (Papaver rhoeas – Coquelicot – et Papaver dubium – Pavot douteux). Mais aussi Euphorbe en faux (E. falcata), Renoncule des champs (Ranunculus arvensis), Buplèvre à feuilles rondes (Bupleurum rotundifolium), Adonis d’été et Adonis flammé, Bifora rayonnant (Bifora radians), Erodium bec de cigogne (Erodium ciconium)…

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Adonis d’été (Adonis aestivalis L., 1762 – Famille : Ranunculaceae et Vesce de Hongrie (Vicia pannonica var. purpurascens (DC.) Ser., 1825) – Famille : Fabaceae

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Bifora rayonnant (Bifora radians M.Bieb., 1819) – Famille : Apiaceae

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Prés et champs du secteur de l’Epine : Vulpin des champs (Alopecurus myosuroides subsp. myosuroides Huds., 1762) – Famille : Poaceae. En arrière plan la Renoncule des champs (Ranunculus arvensis L., 1753 – Famille : Ranunculaceae)

Diaporama : Messicoles du Buëch

Le sud du Buëch

Un premier arrêt en début d’après midi sur le plateau calcaire dominant les gorges de la Méouge, au pied de la Montagne de Chabre. La Méouge est une petite rivière qui se jette dans le Buëch juste avant qu’il n’aille lui même rejoindre la Durance à Sisteron.

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Plateau calcaire surplombant les Gorges de la Méouge.

Diaporama : les gorges de la Méouge et la montagne de Chabre

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Lentille noircissante (Vicia nigricans(M.Bieb.) Coss. & Germ., 1861= Lens nigricans (M.Bieb.) Godr., 1843) – Famille : Fabaceae. Feuilles sans vrilles.

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Chardon noircissant (Carduus nigrescens Vill.), 1779 – Famille : Asteraceae

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Sur la crête de la Montagne de Chabre : vue sur la vallée du Buëch, le village de Serres. Au fond, le Devoluy et le pic de Bure

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Fumana fausse bruyère (Fumana ericifolia Wallr., 1840 = Fumana ericoides subsp. montana (Pomel) Güemes & Muñoz Garm., 1990 – Famille : Cistaceae

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Rosier pimprenelle (Rosa spinosissima L., 1753 = Rosa pimpinellifolia L., 1759 – Famille : Rosaceae

 

Mes autres randonnées botaniques :

Randonnées botaniques en Andalousie orientale – 2018

Randonnées botaniques dans les Sierras d’Andalousie occidentale – 2017

Randonnées botaniques en Cerdagne – 2016

Randonnées botaniques dans le Queyras – 2014

Un dossier critique sur l’alarmisme climatique

e56be517-f8ee-4253-abf8-251139e7bfa5Excellent dossier (la version numérique est ici : 4.5 €) qui intervient trois mois après le début de la révolte des gilets jaunes contre la taxe carbone à l’origine de l’augmentation du coût des carburants et particulièrement du vertueux Diesel.

L’opinion publique, à travers ses différentes composantes commence à prendre conscience que la transition énergétique dont on a jusqu’à présent tant vanté les vertes vertus, n’est qu’un prétexte à d’énormes prélèvements de taxes diverses, pour le colmatage d’un déficit public abyssal.

Dans le même temps, l’omniprésence et la capacité de nuisance et de désinformation de la sphère médiatique élargie, nous enferme dans une vision culpabilisatrice et apocalyptique d’un CO² produit par l’homme qui serait à l’origine du supposé bouleversement climatique actuel. Bouleversement bien hypothétique, non scientifiquement démontré sauf au prix d’énormes incertitudes. Je cite en vrac : campagnes de presse, rapports alarmistes, injonctions des politiques, vidéos culpabilisantes, interventions et pétitions d’artistes du showbiz, l’affligeante déférence des grands de ce monde devant une écolière suédoise qui sait ce qu’il faut faire pour lutter contre le climat… et le séchage des cours des écoliers le vendredi après midi pour la même cause…

Ne soyons pas naïfs, le grand débat national organisé en réponse aux gilets jaunes ne changera rien dans l’immédiat. Il faudra une autre révolte pour se sortir de cette idéologie instillée dans l’opinion publique par les activistes de l’écologie politique initialement recrutés dans la gauche post soixante huitarde, et dont les ficelles sont actuellement bien utilisées, depuis Al Gore, par la grande finance internationale et le capitalisme de connivence.

Quelques phrases clé tirées de ce dossier 

François Gervais (physicien, professeur émérite à l’université de Tours. Il a publié sur le climat dans des revues internationales et a été expert reviewer du rapport AR5 du GIEC. Il est auteur de L’Innocence du carbone, Albin Michel, 2013, et de L’urgence climatique est un leurre, L’Artilleur, 2018).

  • Vilipendé à tort, le CO2 est un bienfait pour l’humanité qui a permis de revégétaliser une bonne partie de la planète. Au nom de prévisions alarmistes, la France fait peser sur ses citoyens les plus modestes le coût d’une transition énergétique aux effets incertains.
  • En France, où la dette atteint 2 200 milliards d’euros, les Français devraient donc débourser, soit sous forme de taxes, soit par l’endettement, quelque 3 300 milliards d’euros supplémentaires pour éviter un réchauffement de l’ordre de 0,2 °C d’ici cinquante ans…
  • Les politiques françaises abusivement qualifiées de « climatiques » se réduisent à une importation massive de panneaux solaires photovoltaïques, principalement en provenance de Chine, et d’éoliennes importées d’Allemagne. Elles ne servent qu’à produire de l’électricité, alors que l’énergie électrique ne représente qu’un quart de l’énergie consommée. Seulement 5,3 % de l’électricité a été produite en France par des combustibles fossiles (1,4 % par du charbon, 2,6 % par du gaz, 1,3 % par du
    fioul). Cette politique vise donc à décarboner une fraction d’énergie de 1,3 %… un pourcentage excessivement éloigné de l’ambition clamée. La Cour des comptes
    l’a dénoncée.

Loïk Le Floch-Prigent (Ancien dirigeant de Elf Aquitaine et Gaz de France, spécialiste des questions d’énergie).

  • La transition énergétique dépend du renchérissement et de la raréfaction des hydrocarbures d’un côté et du prix des alternatives de l’autre. Si on décide de
    produire ces énergies avant qu’elles soient au bon prix, on devient un laboratoire pour le futur, mais ce laboratoire, il faut le payer. Et il faut être très riche.
  • Il n’existe pas, aujourd’hui, de possibilité de changer en dix ans l’ensemble du parc automobile, de diminuer le nucléaire, de ne pas utiliser les énergies fossiles… Les objectifs fixés ou suggérés par le gouvernement dans ce domaine relèvent de la politique-fiction qui nous mène dans le mur… notre industrie comme notre population n’y sont pas prêtes ! Cette idéologie de l’écologie politique française est responsable entre autres de la révolte des gilets jaunes. [A rapprocher de la déclaration ce jour même de Carlos Tavares responsable d’un géant automobile européen (Peugeot-Citroën-Opel) et également président de l’Association européenne des constructeurs : la décision du Parlement européen de réduire de 40% les émissions de CO2 d’ici à 2030 est un vote contre l’industrie européenne. Ce vote relaie les préconisations de l’écologie politique. Pendant ce temps les autres constructeurs et sous-traitants se plient aux exigences européennes plébiscitant la voiture électrique fonctionnant avec des batteries asiatiques comme seule solution d’avenir.]

Bertrand Alliot (docteur en science politique, ingénieur maître en gestion de l’environnement, il travaille pour l’université Paris-Est Marne-la-Vallée. Environnementaliste engagé et créateur de Nature TV.)

  • Les causes du réchauffement climatique, ses conséquences ainsi que les effets des politiques censées les combattre se situent clairement dans un angle mort de la raison politique.
  • Les pays de l’Union européenne encore pilotés par ceux de la vieille Europe… réussissent l’exploit de mener des actions dont la taille est minuscule au regard du problème posé, mais pourrait bien s’avérer majuscule au regard de conséquences économiques pouvant peser sur leurs peuples. 
  • Tels des apprentis sorciers, les pays d’Europe semblent vouloir tester des actions affectant négativement les générations actuelles tout en faisant le pari hasardeux qu’elles affecteront positivement les générations futures. L’entreprise peut avoir deux conséquences principales : d’abord entraîner une fragilisation de leurs économies (avec ses conséquences en termes de compétitivité). Provoquer ensuite le mécontentement, voire la révolte, d’une frange importante des peuples.
    Ce qui semble déjà avoir commencé…

Enfin il fallait bien, pour tenter d’équilibrer le dossier, un article de François Marie Bréon, colporteur infatigable comme Jean Jouzel de la Pensée Unique et de l’orthodoxie du GIEC. Rappelons que cet individu (directeur adjoint du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement de l’institut Pierre-Simon-Laplace) s’affiche ouvertement liberticide : « On peut dire que la lutte contre le changement climatique est contraire aux libertés individuelles et donc sans doute avec la démocratie. ». En plus c’est dans Libération !!! Oui vous avez bien lu, c’est Ici